Commentaire de Henri Masson
sur Défendons l'anglais !
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A Fanfan :
C’est François Cavanna qui a écrit ça dans son livre La belle fille sur le tas d’ordures" (Ed. Archipel).
Cavanna y dresse un portrait peu reluisant de notre société, et l’un des chapitres se termine par un post scriptum qui ressemble à un clin d’oeil :
P.S. A propos... Dites-moi. Pour-quoi aucun gouvernement au monde n’a-t-il jamais proposé, (à l’O.N.U., par exemple) la promotion d’une langue ultra-simplifiée ? L’espéranto, ou une autre. On me dit que l’espéranto, au vocabulaire trop européen, ne ferait pas l’unanimité. Or, l’anglais, irrésistiblement, s’impose... Il n’est pas particuliè-rement simple, ni logique ! Ils ne veulent pas de l’espéranto ? Ils auront l’anglais. Tant pis pour leurs gueules. (Février 1989)
En 1999, dans Charlie Hebdo (7 juillet), il a récidivé :
« L’Europe en formation a eu un tort immense dès le début, tort heureusement réparable à condition de le vouloir : celui de n’avoir pas opté pour une langue internationale artificielle. Une langue que ne pourrait revendiquer aucun peuple, une langue ultra-simplifiée quant à la grammaire, à l’orthographe, à la syntaxe .Il en est une, l’espéranto. J’avoue ne pas l’avoir apprise. Je la suppose imparfaite, comme toute entreprise humaine, mais pleine de bonnes intentions. Pourquoi n’a-t-elle même jamais été proposée ? L’apprentissage ? Certainement beaucoup plus facile que celui de l’hébreu, langue archaïque fort complexe, qui a pourtant été imposée en Israël et, ma foi, semble fonctionner à la satisfaction générale. »
En outre, il a envoyé une dédicace à un espérantiste pallois, Jacques Décobert, que l’on peut voir sur : http://www.esperanto-sat.info/article767.html
Depuis que l’on ne trouve plus rien à La Samaritaine, on trouve tout sur le site de SAT-Amikaro 
