Commentaire de ddacoudre
sur Les quant-à-soi
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Bonjour j c Alard.
Avec lisa et martin vous avez fait le tour du problème, mais si je puis le dire avec une image, de manière linéaire compatible avec notre réflexion au déduction toujours déterminé, or l’évolution est aléatoire, plus proche de ce que l’on appelle la mécanique quantique.
Nous ne choisissons pas notre destinée, mais nos actions en sont une partie intégrante qui la façonne, mais pas toujours comme nous l’aurions souhaité, car s’il en était ainsi, cela signifierait que notre existence est déterminée.
Ceci a pour conséquence de permettre d’observer que l’homme atteint toujours les buts qu’il se fixe, mais de manière différente de ce qu’il avait pensé.
Sur une période courte nous pouvons toujours avoir la prétention de croire que nous disposons de notre destin, mais avec la connaissance des sciences d’aujourd’hui, c’est le contraire qui s’affirme, et cette compréhension est une chance énorme pour changer le monde, ou plutôt que le monde change.
Ainsi, de comportements « naturels » en concepts dits irréels, l’homme s’est construit un monde de connaissance et de savoir, où cohabitent « apparemment » des paradoxes. Dans le même temps, la connaissance approfondie, le savoir grandissant, les ressources surabondantes, les idéaux et courants de pensées multiples ont complexifié l’organisation et la compréhension du monde. Par analogie, notre monde ressemblerait à un puzzle en expansion où chaque pièce se renouvelle, se multiplie, varie de forme, de couleur, de place, et modèlerait une image sans cesse changeante. Un puzzle que nous n’avons aucune chance de lire dans son ensemble par notre seul regard, et même si nous nous situions dans une position hypothétique d’observateur, nous ne pourrions observer et comprendre que le passé, car le temps de décoder ce que nous observons, l’image que nous définissons n’existe plus. Si bien que l’étroitesse de notre regard ne nous permet d’exister que par défaut tout en étant partie intégrante du monde objectif.
Monde objectif que nous devons percevoir par nos sens, et c’est cet apparent paradoxe qui a certainement donné naissance à la récurrente querelle des matérialistes et des spiritualistes.
Alors cela ne signifie pas qu’il ne faille pas être agissant avoir des idées les défendre et vouloir les réaliser. Cela permet d’être tolérant, mais ne signifie pas tout accepter particulièrement de la part de ceux qui au nom de leur différence ne le sont pas, et de tous ceux qui pensent détenir une vérité opposable à tous les autres.
Donc je ne vais pas reprendre ce qu’on développé lisa et martin.
J’avais un ami « identitaire », l’identité qu’il revendiqué était celle des celtes, de grands blonds et il me développait que devant la monté du métissage il fallait qu’ils se regroupent sur un territoire qu’ils achèteraient pour vivre entre eux, entre gens partageant les mêmes valeurs. J’ai pris le temps de lui expliquer que vouloir ghettoïser ses futurs enfants sur un territoire clos était bâtir un zoo.
Ce n’est bien sur pas ce que tu proposes, mais fermer les frontières de l’Europe pose le problème de la remise en cause de notre activité économique actuelle. Pour y aboutir il faut pas mettre des gendarmes aux frontières, ni seulement leur donner les moyens de rester chez eux, mais faire en sorte que la pénurie de natalité s’accorde avec une décroissance sélective.
Mais ce n’est pas vers cela que nous nous dirigeons,ce qui démontre ce que je vous disais au début du commentaire que nous ne choisissons pas notre destinée, elle se construit de la totalité.
Nous pouvons aujourd’hui estimer que la suprématie du « Blanc » (d’origine indo-européenne) va s’éteindre d’elle-même, compte tenu du taux de natalité inférieur à son propre renouvellement. L’activité économique importera de fait des populations extérieures, et nous seront conduit vers un métissage.
Au-delà de la couleur, qui n’a d’intérêt que pour les racistes, (qui sont d’ailleurs condamnés d’avance et qui en perpétuant la xénophobie fabriquent de futurs martyrs), c’est le mélange des croyances qui va constituer la difficulté maximale, et ce, au travers de celle qui se présente sur la scène politique par l’action d’une minorité sous son aspect le plus hégémonique aujourd’hui, l’Islam.
Non parce que c’est l’Islam, mais parce qu’elle est dans sa période obscurantiste, la « dogmatisation », et constitue, la voix, et la voie d’une forme d’opposition politique aux pays riches. Pays riches pris aussi dans leurs représentations dogmatiques, « le judéo-héléno-christianisme et la colonisation économique ». Nous savons d’expérience, que contre des convictions les armées sont de peu de poids.
Alors il faudra que « l’homo oeconomicus », dans ses rapports et ses échanges catégoriels, comme dans ceux avec l’extérieur, songe à laisser une place à « l’homo-sociabilis », afin d’y développer l’émancipation intellectuelle, de manière que le langage économique ne se limite pas à poser « seulement des entraves de geôliers ».
En effet, la comparaison des tendances démographiques entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement ne va cesser de s’accroître. Les régions développées, Australie, Amérique du Nord, Europe, Japon, Nouvelle-Zélande, abritent 1,2 milliards d’habitants avec un taux de fécondité de 1,57 enfant par femme. Dans les 50 prochaines années, leurs populations ne devraient pas évoluer car leur taux de natalité va rester inférieur au taux de renouvellement (qui est de 2,1), avec des disparités. On notera un affaiblissement dans des pays comme l’Espagne, la Fédération de Russie, Hongrie, Italie, Lettonie et Portugal, parce que leur taux de renouvellement avoisinera le zéro. Celle des pays comme L’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et les États Unis seront ceux qui auront un taux de renouvellement le plus élevé autour de 1, en parti du fait de l’immigration.
Dans le même temps, les populations des pays en développement qui abritent 4,9 milliards d’habitants auront doublé, passant à 8,2 milliards d’habitants avec un taux de fécondité de 3,1 ; parmi lesquels les pays les moins avancés, se situant en Afrique, auront eu triplé la leur, passant de 269 millions à un milliard, avec les taux de fécondité les plus élevés ; alors que l’ensemble des pays les moins avancés passera de 658 millions à 1,8 milliards. Corrélativement l’urbanisation s’accroîtra également les villes de plus de 1 million d’habitants passeront de 4,3% en 2000 à 5,2% en 2030 et celles de moins de un million passeront de 28,5% en 2000 à 30,6% en 2030. (Source, UNFPA réalisé sur la période de 1995 à 2000.)
Comme je ne vois pas toute cette population aller sur les bancs de l’école pour apprendre la relativité de nos valeurs, et celles « du monde sensible » par lesquelles j’ai commencé.
Il est facile d’imaginer que le souci de se nourrir donnera plus d’acuité aux penchants d’aller chercher ailleurs ce dont ils ont besoin, et ils deviendront de fait réceptifs à toute idéologie porteuse d’une espérance.
Historiquement la circulation des populations, toujours générées par le besoin économique, se trouve grandement facilité par les infrastructures des transports d’aujourd’hui, sans parler de ceux qui en font le commerce, mais ce qui circule moins vite c’est la compréhension qu’il n’y a qu’une espèce humaine qui s’exprime au travers de cultures constituées dans des périodes de certitudes d’hommes croyant en diverses représentation de dieu.
En conséquence, si quand nous naissons nous héritons malgré nous, de la responsabilité d’assurer l’évolution de notre espèce, il n’en est pas de même du phénomène d’exclusion que nous construisons, et auquel il nous appartient d’apporter une solution.
Solution sans laquelle, les exclus, étant en parfaite harmonie avec les « lois naturelles » si chères au libéralisme, peuvent aller se servir pour survivre, même par la violence, là où se trouvent les richesses, parce que leur innée génétique a été faite pour cela, pour qu’ils survivent. Sauf à pratiquer l’eugénisme, à leur retirer les gènes qui les motivent à survivre, il n’y a pas de solution en dehors de la coopération.
Je ne dis pas cela pour inciter à la violence, mais seulement pour indiquer, et faire comprendre que nous ne pouvons tout à la fois nous approprier, et les territoires, et les richesses qu’ils fournissent au bénéfice de quelques particuliers et collectivités, afin d’en interdire l’accès à ceux qui ne possèdent pas un moyen d’échange, et se plaindre que les exclus ont tort d’avoir faim, sous prétexte que « les assister » représente une charge qui réduit les profits.
Ainsi les critères « méritocratiques » ne peuvent suffire à contenir l’inné poussé dans ses retranchements.
Il y a donc plusieurs problématiques, celle de fermer ses frontières, celle de ne pas servir de pompe d’aspiration, celle de pouvoir financer leur développement, celle de comprendre les différences culturelles.
Mais pour cela, il faut encore nous doter de quelque chose qui nous fait défaut, la conscience de l’espèce. Non pas celle qui nous classe biologiquement, ni la conscience de l’espèce qui conduit à nous comparer à celle que nous connaissons chez les animaux et formés des clans territoriaux, mais celle qui nous est propre ou plus développée que chez d’autres espèces, parce que nous disposons de la conscience de soi qui nous entraîne vers la conscience Humaine.
Non plus celle qui conduit l’individu à s’effacer dans l’espèce, ou de s’en extraire, mais celle de l’individu qui s’associe pour donner corps à l’espèce, parce que nous en prenons conscience (effet papillon). Ceci, nous permettant de nous auto gérer ou induire dans la connaissance de plus en plus grande du monde physique et psychique.
Il faudra bien un jour que nous comprenions, que ce qui fait notre individualité, n’est pas que nous puissions nous décompter dans notre plus petite unité, et nous personnaliser, mais bien notre espèce.
Mais nous suivons ou l’évolution nous trace une autre voie par l’argent symbole de la possession aujourd’hui, l’argent qui a été, et est une motivation dans la mise en application de techniques polluantes et destructrices, pour satisfaire un désir de possession, que nous retrouvons tout au long de notre courte histoire humaine contemporaine.
La possession serait-elle l’élément moteur, le facteur héréditaire de toute évolution qui, quoi que nous fassions, de la simple cueillette comme nos ancêtres, au rêve le plus secret de posséder la vie éternelle en passant par la mise en œuvre de tous les produits de notre technologie, engendrera l’acculturation pour notre successeur.
Est-ce que ce serait cela, face à quoi il faut que nous fassions preuve d’intelligence ?
Est-ce ce désir qui peut transformer l’émancipation de notre espèce, en accélérateur de sa mutation ou de sa disparition ?
Alors, il y a beaucoup à dire sur la gestion de ce désir, et si j’avais une image du comble de sa stupidité à donner, je choisirais celle du gros qui prend des médicaments pour devenir maigre, afin de pouvoir continuer ainsi à manger ce qui le fait grossir.
Merci pour cet article est aussi aux commentaires.
Cordialement désolé d’être long mais c’était dur de faire court.
