Commentaire de MBOCK Elise
sur Les quant-à-soi


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MBOCK Elise MBOCK Elise 5 novembre 2007 12:49

On peut toujours faire de la politique imaginaire.

@Le panda. Vous êtes pour tout et son contraire. Avec les éructations de l’auteur et avec l’intelligence de ddacoudre. Il faudrait savoir. Mais c’est votre problème.

@ddacoudre. Super vos deux interventions qui se situent au-delà des lieux communs et des poncifs. Pour appuyer vos commentaires que je trouve excellents, je fais un transfert de ce que j’ai dit au sujet d’un autre article sur l’immigration :« réactions à un juge en colère ».

D’abord, l’effet perroquet reproduit ici par l’auteur est le produit d’un endoctrinement politique. C’est dans la norme de ce que j’ai appelé « une génétique sociale ».

Deux. Il faut recommencer les lectures et la formation par le début et non prendre le sujet en milieu de parcours.

Trois. Cynisme, victimisation, diabolisation, formules à l’emporte pièces, ironie méprisante : c’est le propre des « français de souche » en grande difficulté ou en plein délire de pureté « raciale » qui croient que cette galère/dégenerescence raciale est imputable à la présence des immigrés.

Normal, quand on est mal dans sa peau, on essaie de trouver une justification. Etant soi-même affaibli ou dans le doute existentiel, on tape sur plus faible que soi. Petits coups et bassesses comportementales et verbales tiennent lieu de thérapie personnelle.

La question de l’immigration est un sujet international, qui relève des rapports Nord/Sud que le « français commun » ne connaît pas et ne peut pas connaître. Avant de siffler sur l’immigration, commençons par le début - comme tu le fais : l’histoire des peuples et des coopérations internationales.

En espérant que certains trouveront le temps, entre différentes galères, invectives et raccourcis.

Quatre. Vous avez cette phrase excellente : « Je comprends bien ce que tu dis, mais l’avenir de tes enfants puisque tu te situes dans ce schéma à moins a craindre de l’africain, que des capitalistes boursicoteurs et autres qui pour construire leurs profits videront l’Europe et les Etats-Unis, pour aller se gaver jusqu’à la mort en orient. Certes c’est un raisonnement linéaire, mais c’est en ayant celui-ci en mémoire que nous trouverons ou qu’en surgiront très aléatoirement les moyens d’y faire face dont nous n’avons pas idée aujourd’hui. ». Lire mon article ici même : le new deal. Travailler plus pour gagner plus. Qui dit mieux ? Publié le 18 Octobre qui illustre à merveille ce que tu dis.

« Alors l’arrêt de l’immigration face à cela est un phénomène marginal qui est devenue central par sa récurrence médiatique, et par la guerre « civilisationnelle » qui couvent comme résultat de la dégradation d’une situation économique à laquelle il nous faut trouver une nouvelle émulation sous réserve d’en crever ».

Exact. D’où le commentaire qui suit.

« Le clonage institutionnel » (le livre que j’ai publié, avril 2007) traite de l’usurpation institutionnelle qui fait que les institutions ont confisqué les territoires de la décision publique y compris sur des sujets pour lesquels la simple compétence administrative et juridique ne suffit pas. Ainsi de l’immigration.

Le clonage institutionnel indique que les institutions sont clonées. Elles ne reconnaissent de légitimité qu’à elles et à elles seules. Ce clonage fait que le citoyen lambda est forcément exclu, méconnu. Comment voulez-vous, dans ces conditions d’autoreconnaissance et d’autoréassurance, que ces institutions (qui vont au-delà des administrations) aient le moindre début de solution au problème des gens qu’ils ne connaissent pas ?

Des institutions qui fonctionneraient autrement aboutiraient à d’autres lois et à d’autres résultats à commenter. Nos institutions clonées tant au niveau des moules de formation (Grandes Ecoles) que d’élection (partis politiques) produisent les résultats qu’on commente aujourd’hui. Aller plus loin dans un tel commentaire c’est jouer le jeu de cette usurpation institutionnelle qui se veut omnisciente, alors qu’elle oscille le plus souvent entre l’erreur, la mauvaise foi (les Politiques), les faux-semblants (les Juges) et l’approximatif.

La survalorisation de l’utilité publique conduit fatalement à la confiscation des territoires publics qui, elle-même, conduit à l’inefficacité de nos politiques publiques à laquelle nous assistons tous aujourd’hui, pas seulement pour l’immigration.

Le clonage institutionnel traite de cette usurpation institutionnelle et de ses conséquences au niveau anthropologique (l’immigration et les discriminations) au niveau social (les exclusions et la fracture sociale) au niveau économique (les freins à la croissance) et au niveau démocratique (l’inégalité des chances et l’équilibre démocratique).

L’immigration y est traitée comme victime expiatoire (du clonage institutionnel).

Donc, comme vous dites, comme dommage collatéral d’un problème plus grave. J’ai appelé cela la confiscation des territoires et les nouveaux rentiers.

Bravo à vous ddacoudre, si les aveugles peuvent voir, les sourds entendre, les muets parler.


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