Commentaire de ddacoudre
sur Les quant-à-soi


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ddacoudre ddacoudre 5 novembre 2007 18:10

Bonjour péripate.

J’applaudis des deux mains à tes observations.

je ne pense pas que ce que tu indiques soit compréhensible de tout un chacun, non parce qu’ils seraient sot, mais tout simplement parce qu’ils non jamais appris comment l’on passe de l’individu, la famille, au groupe, au clan, à la tribut,du territoire au pays, du chef à l’état.

Mais je pense que le vivre en semble est à prendre au sens conceptuel d’aujourd’hui, non au sens biologique ou sociologique.

Le libéralisme dans sa version garanti des libertés individuelles et le slogan fourre tout pour justifier qu’économiquement des individus nourris par le fait social, une fois aux commendes d’une entreprise se comportent comme des dictateurs (chef) et font avec leur personnel ce que faisaient les monarques avec les entrepreneurs d’antan avant qu’ils s’émancipent du pouvoir monarchique pour commercer. C’est pour cette raison que je reste un opposant à la confusion État et Entreprise dont Fillion avait fait un judicieux parallèle.

Je te copie un extrait de ce que j’avais écrit sur un sujet similaire en 2002

A la recherche d’une « âme ».

Dans notre monde contemporain marqué par l’individualisme on aurait tendance à croire qu’il peut exister un Être capable de vivre seul, un Être sauvage qui n’aurait pas besoin de liens affectifs autres que la satisfaction de sa sexualité ; qui n’aurait pas besoin d’une reconnaissance sociale, ni de sentir le besoin d’appartenir à un groupe, d’être aimé. On aurait tendance à croire que nos sociétés modernes ne sont qu’un ajout d’individus égoïstes dont notre idéologie libérale actuelle veut absolument entretenir l’image en réunissant dans un fait social les individus pour qu’ils affirment qu’ils veulent vivre seuls au milieu des autres, ce qui donne une tendance à croire que le libéralisme consiste à faire les choses « comme chacun les sent ».

Il nous faut donc faire la distinction entre. D’une part l’acquisition individuelle des aptitudes à une capacité de compétence et d’initiative, non pas pour être autonome, mais pour s’inscrire dans l’activité d’un groupe au sein duquel il y a, ou devrait y avoir, une place pour chacun et duquel chacun recevra en retour la sécurisation sociale qui lui donnera le sentiment d’être Un et Autonome. Et d’autre part la croyance ou suggestion que l’on peut exister sans les Autres parce que l’on aura acquis une capacité d’autonomie individuelle.

Il nous faut également faire la distinction entre l’affection par la réalisation de sa sexualité qui se concrétise suivant le modèle en vigueur (le couple dans la société judéo-chrétienne), et les mœurs qui débouchent le cas échéant sur la pratique de relations sexuelles polygamiques non avouées (amant amante), et le besoin d’une affection plus large ; c’est à dire le besoin d’être aimé par tous les autres pour concrétiser le fait d’exister, d’être reconnu de ses semblables par ses œuvres. Objectif plus généralement atteint par le côtoiement inhérent à la vie sociale source de rencontres en dehors de la cellule familiale nucléaire. Autrement dit par la relation humaine, et la relation humaine implique de savoir « recevoir et donner ».

Si je les mets dans cet ordre ce n’est pas le fait du hasard. Ils sont si banals que l’on en oublie que nous existons parce que nous avons d’abord reçu un héritage et qu’il ne peut y avoir un développement organique si nous ne savons pas donner, qu’elles que soient les imperfections de cet échange.

D’une certaine manière donner une âme à notre communauté Humaine.


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