Commentaire de ddacoudre
sur Les quant-à-soi
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Bonjour pèripate.
Je disais la même chose de cette manière en tenant compte des lois de la physique.
Extrait.
C’est pour cela que j’ai tant insisté sur le deuxième principe de la thermodynamique. Lorsque l’on a compris que l’on tend toujours vers le désordre structurel, nous ne devons pas être surpris que tous les ordres que nous élaborerons, que ce soit au nom du libéralisme ou autre, seront condamnés à se transformer. Pour deux raisons, l’une, parce que vivre dans l’ordre que nous avons établi le modifie de fait (c’est pour cela qu’une ménagère est toujours en train de ranger chez elle), ou ne serait-ce que par le renouvellement des générations dans lesquelles, évidemment, l’ancienne ne peut répercuter en totalité son « ordre culturel » sur la nouvelle. L’autre, parce que notre « ordre culturel » fait partie de l’ordre universel, et que cet ordre universel tend toujours vers le désordre.
Ainsi, il devrait nous apparaître clairement que lorsque des hommes réclament au non du libéralisme leur ordre, ou d’autres un ordre pour leurs semblables, et que ceux-ci doivent légiférer sans cesse pour maintenir les dits ordres, cela signifie au minimum que notre « ordre culturel » repose sur des normes ou des références désuètes.
Toutefois, si nous ne pouvons pas débrouiller le « désordre » universel, nous pouvons néanmoins comprendre que nos organisations communautaires, que nous voulons ordonner, tendront au désordre pour se réorganiser, et ceci rend éphémères toutes nos constructions closes, qui plus est rend compréhensible la nécessité permanente de se réformer, y compris réformer nos idéaux, et élargir son horizon intellectuel.
Ceci est un exercice périlleux qui exige d’apprendre et toujours apprendre, d’apprendre et désapprendre.
De ce fait, il faudra nous séparer de la notion de « liberté absolue » comme nous nous sommes séparés du temps absolu, dans un monde où nous pouvons tout emprisonner même la pensée, et regarder notre monde comme il est, sous condition, sous référence de notre réflexion.
Cordialement.
