Commentaire de ddacoudre
sur Les quant-à-soi
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Bonjour jc Allard.
Ton article à été l’occasion d’échanges intéressants avec aussi des commentateurs. J’ai bien entendu parcours ton site, je l’ai même en favoris que je communique souvent. C’est pour cela que je savais que tu ne parlais pas de fermeture de frontière par ostracisme.
Mais j’avoue que tout en ayant compris tes arguments et les motifs, je ne les partage pas fondamentalement, la raison n’en est pas un argument de conviction, mais une justification de nature.
Les études anthropologiques font la démonstration que l’homme par sa multiplication et sous l’effet conjugué des richesses des espaces géographiques, c’est déplacé, il a donc migré, et même lorsqu’il a défini des États il a passé une bonne partie de son temps en conquête.
Ce qui c’est transformé c’est un peu le schéma, car le passage du nomadisme à la sédentarisation engendrant elle aussi un nomadisme moderne, qui peut se caractériser par des gens de tous pays qui se rendent chez d’autres avec des raisons le plus souvent identiques que l’on appellent aller chercher fortune ailleurs. Naturellement cette migration pour les uns qui devient immigration pour les autres varie en fonction de la richesse des États et des facilités de circulation.
Il parait commun de comprendre que le nomadisme n’est pas une caractéristique constante de l’humain, c’est une possibilité qu’il peut utiliser si cela est vital pour sa survie.
Car pour migrer il faut qu’il y ait une raison majeure, qui est toujours la recherche de nourriture (tous sens). Il est facile de comprendre que nos ancêtres ne migraient pas en ayant à leur disposition une carte géographique, donc pour partir à petit pas vers un inconnu qui se découvre au quotidien il fallait une raison impérieuse.
Sinon chacun reste dans son territoire ou la nourriture est abondante.
C’est pour cette raison que l’on découvre des populations soit au fin fond de l’Indonésie ou de l’Amazonie, et aucune d’elles n’ont éprouvé le besoin de migrer.
Si nous voulons qu’elles migrent il suffit de faire ce que nous avons fait avec nos populations de Guinée. Il suffit de leur dire qu’être civilisé c’est avoir une télé et ne pas leur donner les moyens de la fabriquer ou de l’acheter, alors ils iront chercher la nourriture nécessaire (monnaie) ailleurs, et si l’on ne veut pas qu’ils aillent la chercher ailleurs il faut la leur apporter ou les aider à développer les moyens d’en faire
Il y a donc un comportement naturel chez tous les individus à chercher ce qu’il considère comme essentiel à sa survie. Et aujourd’hui cette nourriture n’est plus comme par le passé un fruit a cueillir mais la monnaie.
Dans notre société moderne nous savons que ce sont des recherches de confort et ostentatoires sortie de la problématique de la faim et de la santé, pour le résumer simplement.
Il est donc dans notre nature de migrer si cela s’avère nécessaire et aucune frontière n’a pu enrayer l’immigration pas plus qu’un rideau de fer.
Ceci dit tout le monde a comprit que le seul moyen de l’endiguer et de faire en sorte que les homme se sentent bien où ils se trouvent, ce qui ne nuit nullement au commerce, sauf si l’on utilise un système d’exploitation de l’autre. Ce qui est le propre de notre organisation économique qui devant diverses possibilités de relations au travail s’accroche à celle de l’exploitation de l’autre, remake moderne de l’esclavagisme (hors traite des noirs d’Afrique qui constitue un phénomène particulier). Je veux faire allusion aux stratifications sociales qui en résultent, égale aux compositions sociale des grecs. Quand l’on s’aventure à la comparaison elle se recouvre parfaitement. Eux ils pensaient que la condition sociale était de naissance, pour ainsi dire inné, nous nous savons qu’elle est de naissance aussi, mais sociale.
Chez eux l’esclave pouvait être émancipé, chez nous un salarié peut s’émancipé à être employeur, mais la relation reste l’exploitation d’autrui, non sa participation dans une contrainte volontaire de partenariat dans la poursuite d’un but.
Il en résulte un type de relation humaine conflictuelle (sur ce plan) qui se pérennise depuis lors et exclue de fait « l’en trop » s’il ne lui ai pas fait une place par une autre activité.
Je me souviens avoir lu que tu préconisais le développement de la santé comme moteur économique. De mon côté j’ai développé celui du savoir et rédigé un essai « rémunérer les homme pour apprendre ».
Si dans les pays pauvres ont favorisé la création de monnaie par la mise en place d’une activité éducative rémunéré ils n’auraient pas besoin de venir la chercher chez nous. Sous réserve que cette éducation soit sélective pour ne pas sombrer dans les travers où nous sommes, maintenant que nous savons que notre confort est mortel, mais c’est un autre problème.
nos jugements de valeur sont émotionnels et suggestifs. Leur normalisation permet d’assurer la cohésion des groupes d’individus et constitue leur ethnogenèse.
Néanmoins, puisque ce sont des jugements de valeur subjectifs, ils sont tous contestables dans l’absolu, et cela permet aux civilisations de se succéder. C’est le « relativisme culturel », dont l’acculturation est la démonstration.
Nous ne pouvons pas dire d’après les traces archéologiques et les lectures qui nous ont permises de comprendre et d’apprendre l’existence des civilisations passées, que les dominants de chacune d’elles, assurés de leurs certitudes aient voulu laisser leur place, et considérer leur propre culture comme une valeur relative. Pourtant, le temps a eu raison de leurs certitudes absolues. Puissions-nous le comprendre à présent afin que le travail des anthropologues et archéologues ne soit pas vain ! Ces mêmes certitudes, nous les affirmons aujourd’hui avec heureusement beaucoup plus de moyens et de compétences.
Toutefois, le risque demeure le même que par le passé, c’est à dire celui de croire que les idoles que nous bâtissons suffisent à nous prémunir de l’évolution. Nous avons toujours des hommes qui ont besoin de titres de « rois », comme si être simplement un être humain n’était pas difficile en soi, et d’autres qui ont besoin de les adorer.
C’est cette orientation qui transpire parfois de tous les « accrocs » à l’économie de marché, sans trop s’apercevoir pour autant qu’ils entrent en prêtrise, et limitent l’activité de leur idole (l’homo oeconomicus) à leur propre dévotion. Ils condamnent ainsi l’Homme à n’être que le tube digestif de l’économie.
Ils limitent ainsi sa substance, et son entité, à n’être que deux trous, l’un mangeur de bien et service, l’autre évacuateur de monnaie et de déchets, et ce, quel que soit l’intérêt que celui-ci y trouve. Ce faisant, ils récupèrent la monnaie et laissent les déchets à la charge de la collectivité future,et ils s’accommodent de toutes les cultures quand il faut y déposer leur processus capitalistique.
Le plus caractéristique en est bien l’Arabie Saoudite.
cordialement
