Commentaire de Le péripate
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Le péripate Le péripate 7 novembre 2007 08:40

@ JC Allard.

J’ai lu avec attention le lien que vous m’avez proposé. Je ne suis pas du tout d’accord. Ce texte (le deuxième lien ne marche pas) propose donc de revenir sur la décolonisation, en arguant du fait que la colonisation aurai été trop superficielle pour être efficace.

Ce qui est sensiblement different de votre texte, qui , lui, propose la fermeture des frontières aux hommes, aux hommes venus d’Afrique ou d’ailleurs. Vous ne proposez pas de fermer les frontières à nos hommes (touristes,hommes d’affaires, etc..). Vous ne proposez pas non plus de fermer les frontières aux marchandises non plus.

Sensiblement different donc, mais cohérent. Je crois que l’on pourrai appeler cela des banthoustans.

Avant de continuer,et d’exposer une autre solution, je me demande dans quelles études vous avez pu trouver que les immigrés une fois chez nous voudraient nous transformer à leur image. J’avoue être perplexe devant cette affirmation, qui me semble non fondée et même carrement erronée. Est ce que Rachida Dati cherche à nous transformer en berbere ? Laissons ce point pour l’instant.

Mon interprétation est que cet autre monde (pour ne pas le nommer en developpement ou encore tiers monde)subit un choc de marchandisation, choc qui appelle en retour une réaction spirituelle, faute de quoi le résultat est la clochardisation de ce monde. Les deux effets peuvent d’ailleurs être simultanés.

Pour ne pas rester dans le vague, et étayer mon propos, je vais vous donner l’exemple de la politique brésilienne en Amazonie.

Partout en Amazonie où la « civilisation » est arrivée, il y a eu clochardisation. Fort de ce constat, et conscient du caractère unique de la civilisation amazonienne, un organisme de protection des indiens a été créé. C’est la FUNAÏ. La politique de la Funaï est extrémement simple. Fermer les frontières qui entourent les zones où se trouvent des indiens non encore « découverts ». Fermer, oui, mais pas aux indiens, fermer aux brésiliens ! Attendre des indiens eux mêmes le contact, s’il le souhaite, ce qui arrive parfois. Ces indiens ont toutes libertés pour entrer et sortir, mais pas les marchandises, pas les coupeurs de bois, pas les chercheurs d’or...

Les resultats sont excellents. Bien sûr, il n’y a pas d’entreprise indienne cotée en bourse, mais, j’ai pu le constater de mes yeux, ces sociétés apprivoisent en douceur notre monde.

Ce qui m’amène à ma conclusion. La solution est dans le néoprotectionnisme, qui nous protège de la main d’oeuvre à bas coût, qui protegent ces sociétés de nos marchandises en leur laissant le temps de trouver en elles même leur modèle de développement.

Donc, oui à la fermeture des frontières, mais avec un esprit très différent du votre. C’est la marchandise qu’il faut bloquer, et il faut aussi limiter très fortement l’impact de nos touristes sur un monde fragile.

Une sorte d’écologie appliquée aux sociétés humaines. Ce qui semble être votre préoccupation aussi me semble t-il.

Amicalement.


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