Commentaire de Gil
sur Immigration : les points d'incompréhension
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Mr Irri,
Vous avez du citoyen français une vision bien particulière de ses supposées représentations de l’étranger : est-ce un parti pris volontaire de votre part de n’avoir recours qu’à pareils stéréotypes ?
Je vous cite :
- « Il est illusoire de penser que les étrangers veulent venir en France, ou dans un autre pays, par choix délibéré » : croyez-vous vraiment que c’est là ce que pense un français moyen ?
- « Les populations dites riches, qui prétendent d’une part reconnaître la responsabilité quant à la pauvreté créée dans les pays émigrés (colonisation, guerres, dépendance financière et énergétique), nient d’autre part être responsables de l’accroissement de leur misère ».
1) Les français ne sont plus riches : leur état (donc eux-mêmes) est endêtté à hauteur de 2000 milliards d’euros... Il faudrait commencer à percevoir cette réalité. Certes, certains français sont individuellement très riches, mais ce n’est pas le cas de tous, loin s’en faut ! De la même manière, certains étrangers sont également très riches, et certainement bien plus qu’un français moyen...
2) L’accroissement de la misère dans les pays d’immigration est avant tout lié à un accroissement sans précédent dans l’histoire de l’humanité, de la DEMOGRAPHIE. Pensez seulement qu’un quart de la population algérienne, pour ne prendre que cet exemple, a moins de 25 ans ! Pourquoi ne pas admettre cette simple réalité, au lieu d’évoquer la colonisation que la majorité de ces populations n’ont même pas connue...
- les « délocalisations » : croyez-vous que dans le contexte actuel de la mondialisation, les entreprises se soucient des étrangers qui veulent s’installer en France pour délocaliser leurs productions ? D’ailleurs, elles l’ont fait un temps vers l’afrique (le textile en Tunisie par exemple), puis elles sont parties vers l’Asie où le coût de la main d’oeuvre était encore moins cher...
- « (...) souvent dans des métiers si rudes que les « bons Français » n’en veulent pas ». Les personnes en situation irrégulière ne peuvent travailler par définition que dans des secteurs où le travail clandestin existe : principalement le batiment, et surtout la restauration (d’après un récent rapport, il y aurait 1/4 de travail au noir dans ce secteur). Pour autant, nombre de français travaillent dans ces secteurs, donc ne ditent pas que « ils n’en veulent pas ».
- « Le problème des banlieues (...) est un problème social. Les blancs, comme les noirs et les arabes vivants dans ces cités sont soumis à cette violence car faute de travail(...) » : et oui, il est bien là le problème. Tout cela n’a pas grand chose à voir avec le racisme, c’est avant tout un probléme ECONOMIQUE. En effet, quand un pays n’a plus assez de travail pour ses propres citoyens, qu’ils soient ou non d’origine étrangère, comment pourrait-il en fournir à des étrangers ?
- « Que reproche-t-on aux étrangers ? D’être étrangers tout bêtement (...) ». Ca ,c’est n’importe quoi ! Ne faites pas de généralisation visant à faire passer l’ensemble des français pour des xénophobes.
Rappelons que la France a accueilli et intégré quand son économie était florissante des étrangers venus de partout. Rappelons aussi que nombre de français ne sont pas blancs. Donc, arrêtez de faire passer les français pour des racistes congénitaux.
Quel est finalement le sens exact de votre article ? Je pense que votre conclusion aurait dû être votre introduction. Vous auriez pu partir en effet du contexte : « Puisque nous ne pouvons malheureusement pas accueillir tout le monde, et que nous ne pouvons pas n’accueillir personne », et que « il (vous) tarde de connaître les critères qui seront définis » pour l’accueil des nouveaux migrants, vous auriez pu proposer des pistes de réflexion, et conclure en donnant votre avis.
