Commentaire de Pierre JC Allard
sur Les quant-à-soi
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@ Peripate. Désolé pour le lien qui ne fonctionne pas, je le reprend ici : http://nouvellesociete.org/714b.html
Concernant mon « Sauver l’Afrique » c’est ma conclusion après des décennies de travaux et de tractations en Afrique. Pour les raisons que j’évoque, je n’en vois pas d’autres. Il est possible que je me trompe, mais disons que ce n’est pas une idée que j’émets à la légère et elle résulte d’une bonne connaissance du terrain.
Concernant la frontière-portillon - à sens unique - ce n’est pas du tout ma pensée. Je pense qu’il faut sortir l’Occident du tiers-monde encore plus vite que le tiers-monde de l’Occident. Si je n’ai pas été clair, je me relis et je corrigerai. Le projet de « partenariat »- sous strict contrôle d’une instance internationale - est l’exception. la seule.
De même pour la question des marchandises. C’est la question FONDAMENTALE. Je m’aperçois que ceci n’est pas évident si la lecture de cet article n’a pas été précédée de celle du http://nouvellesociete.org/5169.html à laquelle je vous invite. Si vous me faites le plaisir d’y jeter un coup d’oeil, je crois que vous conviendrez que nous sommes plutôt du même côte de la barricade.
En ce qui a trait à l’Amazonie - dont je connais ce qui est à moins de 24 heures de marche en selva du réseau fluvial navigable + la zone frontalire à la Guyanne et au Venezuela - ... disons que l’herbe est plus verte vue de loin. Le problème de la structure mise en place est qu’elle est poreuse à la corruption... laquelle pousse là-bas plus vite que la bambou, tout en ayant les racines gigantesques du caoutchouc.
C’est d’ailleurs LE problème du sous-developpement : il n’y a pas de sentiment de commune appartenance, ni donc aucune solidarité, entre les castes supérieures de ces États et les autres couches de la population, de sorte que qu’on ne peut pas rejoindre les vrais démunis... Même un tout petit agriculteur du sertao, s’il a 0,5 hectare de terre, ne voudrait pas être vu mort avec un indigene. Difficile de bâtir un front contre l’exploitation des fazendas...
Continuons tous à réfléchir...
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