Commentaire de Martin Lucas
sur Une page va se tourner
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Sauf le respect que je vous dois en une telle épreuve, je me sens légèrement étouffé sous les clins d’oeil appuyés et les coups d’épaule lourds de sous-entendus dont vous émaillez ce texte :
Qualificatifs terriblement « évidents » : une jeunesse évidemment innocente, russie pays de « dames généreuses et fortes »,temps « chaotiques », des majuscules partout, des points d’exclamation, des pléonasmes...
On dirait une mauvaise digestion d’histoire officielle, régurgitée par quelqu’un qui n’ose parler de sa vie directement.
On peut se demander, à la lecture de ce texte, à qui vous vous adressez. A un auditoire familial ? A un public anonyme, à un ami très cher, un journal intime ?
Vous ne parlez que sur quelques lignes de votre mère, et encore, avec ses yeux et non les vôtres, comme si elle ne faisait pas partie de vos souvenirs.
Je regrette qu’Avox ait publié ce texte, qui comme tant d’autres est plus un assemblage de poncifs qu’une vision personnelle.
