Commentaire de Marsupilami
sur Dieu, une conjecture à traiter par les philosophes, bien plus que les religieux
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@ Sylvain
Je suis agnostique, il ne reste plus en moi la moindre trace de la foi que j’ai jadis eue et donc je ne prie jamais. Le dieu d’Amour et de Moralité et le Jugement dernier sont pour moi des inepties, est-ce clair ? Je n’en suis pas pourtant athée, vu qu’il n’y a aucune preuve objective de l’existence ou de l’inexistence de dieu(x).
J’ajoute pour préciser mon propos que je ne suis pas rationaliste (ça, tu le sais) et que je ne confonds pas le réel et l’expérimentalement mesurable, le commensurable n’étant qu’une modalité de notre entendement de la réalité matérielle telle que nous pouvons la percevoir (ceci d’autant plus que le techniquement non-mesurable et/ou impensable d’une époque qui peut de ce fait se faire taxer de « métaphysique » au mieux ou d’élucubration au pire, peut devenir le mesurable et mesuré d’une époque ultérieure, et accéder ainsi au rang de « physique ». C’est courant dans l’histoire de sciences et savoirs).
Devenir athée est un choix philosophique personnel et subjectif parmi d’autres, et tous sont respectables s’ils sont cohérents. L’agnosticisme me paraît néanmoins être la position la plus objective et réaliste face à l’inconnu (qui peut se transformer en connu) et à l’inconnaissable (dont la fonction est de demeurer inconnu).
