Commentaire de aquad69
sur Le procès des hormones de croissance : la barbarie qu'on oublie...
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Bonjour Napakatbras,
article intéressant sur un sujet évidemment très peu médiatisé...
Mais il est un peu naïf de s’étonner : "Le respect des morts ? Le respect de la dignité humaine ? Le respect des lois ? Le respect de base de l’hygiène médicales ?"
Mais, par définition même, comment voulez-vous qu’il y ait aujourd’hui respect de quelque sorte que ce soit, en quelque domaine que ce soit ? Le respect et la responsabilité sont des attributs humain ; or les origines de toutes les évolution techniques de tout ce qui "fait" aujourd’hui le système, dans tous les domaines, ne sont jamais le fruit d’études et de décisions prises officiellement et planifiées par des humains en tant que décideurs réels.
Le véritable cadavre dans le placard de tout ce que l’on appelle aujourd’hui le système "moderne", c’est que tous les changements, évolutions, et progrès, toutes les couches d’inventions et de nouveautés techniques, n’ont jamais été "voulues" en quelque sorte par aucun centre de décision humaine, cad qu’elles n’ont jamais été décidées et planifiées à l’avance pour des besoins et des conséquences connues : en matière de développement technique, l’organe a toujours précédé la fonction et le critère de survie et de développement de ces nouvelles techniques a toujours été leur profitabilité pour les individus qui pouvaient en bénéficier ; à l’exclusion d’aucune autorité responsable, justement.
Dès lors, ce développement tous azimuth, en tous domaines, auquel on assiste n’est plus rien d’autre qu’une croissance anarchique en tous sens, sans aucun contrôle de ce qui pourrait représenter une volonté humaine ; les individus qui le provoquent sont bien sûr humains, à leur échelle individuelle, mais n’étant pas officiellement chargés de responsabilité devant la communauté humaine toute entière, il ne représentent pas, justement, la volonté humaine à l’échelle de sa totalité, et n’ont pas non plus d’horizon complet.
En vérité, et c’est le principe de base de l’individualisme actuel, chacun des milliards d’entre nous voit midi à sa porte, au grés de ses dons et intérets personnels, et "après moi le déluge !"
Le développement de la finance mondiale et de ses nouveaux produits, de plus en plus démentiel, en est un cas d’école : chaque nouveauté, de plus en plus "puissante" du point de vue du profit ponctuel, a été accueillies avec enthousiasme ; "toujours plus !" Ce genre de croissance a beaucoup plus la nature du développement des lichens que de la volonté humaine ; comment voulez-vous que le lichen soit doué de respect et de sens de la responsabilité ?
En vérité, tous le prétendu "développement mondial humain" actuel n’est qu’une gigantesque sommes de dérives qui n’ont absolument jamais été maîtrisées par des "gouvernements" politiques qui, au mieux , essayent déséspérément de courrir après le changement pour s’y adapter.
Ce que l’on ne voit pas, c’est qu’une société humaine est par nature un théatre, et qu’il ne faut pas confondre les acteurs et le scénariste ; or, au théatre, c’est le scénariste qui est à l’origine de l’histoire, c’est donc lui qui doit être doué d’intelligence et de volonté humaine pour définir une "histoire" humaine. Les acteurs, eux, peuvent être humains et intelligents", ils ne sont quand même que les supports de la pièce, d’autant meilleurs qu’ils sont plus profondéments "soumis" au scénario sans le commander, justement, sans en être responsables.
Dans un Monde à la dérive comme le nôtre, il n’y a plus, en fait, de "scénariste", plus de lieu de volonté humaine pour contrôler la croissance des tentacules de l’amibe, plus de "Capitaine", en sorte. Et ce n’est pas parce que les innombrables "acteurs" individuels de cette tragédie sont des humains intelligents et pas plus monstrueux que d’autres que celà n’y changera quelque chose : leur intelligence et leur sens de la responsabilité ne s’exerce quà l’échelle de leur rôle et non pas du scénario complet.
Le type de dérives comme celle dont vous nous parlez dans votre article est donc la règle, quelque choquante qu’elle soit, et non pas des exceptions scandaleuses provoquées par des individus particulièrement monstrueux. Le fait qu’il n’en arrive pas tous les jours est peut-être simplement dû à une certaine chance naturelle et aussi que le monstrueux est rarement rentable ; il est aussi possible que nous ne sachions pas tout...
Mais quand on constate que des choses aussi grave que la finance mondiale, le développement des armements les plus sophistiqués, et aussi celui de nouvelles techniques aussi puissantes que le génie génétique et celles des nano-particules, ne suivent que des règles aussi aléatoires et aussi irresponsables que la croissance végétative, on prend conscience que l’esprit humain ne maîtrise aujourd’hui plus rien de son avenir, et que les gouvernements prétendus "responsables", même les plus puissants d’entre eux, ne sont plus que des bouchons ballotés à droite et à gauche sur les flots déchaîné de la prétendue "évolution humaine et des techniques".
