Commentaire de ronchonaire
sur L'arbitrage vidéo, c'est possible et inévitable


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ronchonaire 27 juin 2008 11:50

Personnellement, je suis plutôt opposé au recours à la vidéo, en particulier pour juger des hors-jeux car cela ralentirait considérablement le jeu et que cela va finalement à l’encontre de l’esprit du sport en général.

Tous ceux qui citent le rugby en exemple oublient que dans ce sport, le recours à la vidéo n’est utilisé que pour (in)valider les essais. Si l’on veut faire un parallèle avec le foot, cela reviendrait à n’utiliser la vidéo que pour savoir si le ballon a vraiment franchi la ligne en cas de but litigieux ; pourquoi pas ? En revanche, toujours pour faire un parallèle entre ces deux sports, utiliser la vidéo pour juger les hors-jeux en foot reviendrait à utiliser la vidéo pour juger les éventuels en-avants de passe au rugby ; je vous laisse imaginer la pagaille que cela provoquerait, dans un cas comme dans l’autre.

D’une manière générale, les autres sports ayant recours à la vidéo (basket, foot US, tennis) le font toujours pour juger la position du ballon (ou de la balle) par rapport aux limites du terrain, jamais pour évaluer la position des joueurs eux-mêmes ou leur respect des règles (sauf le cas légitime des comportements dangereux, voire violents, qui font l’objet de visionnages a posteriori).

Faisons un parallèle avec la "vraie vie" maintenant ; nous sommes tous, à un moment donné, "hors-jeux", dans le sens où nous ne respectons pas toujours complètement les règles. La vidéo peut être justifiée dans certains cas (comportements dangereux pour les autres, notamment sur les routes), mais certainement pas de manière systématique ; imaginez un peu de vous faire sanctionner par "arbitrage vidéo" parce que vous avez jeté votre chewing-gum sur le sol ou que vous avez traversé en dehors du passage piéton. Mon parallèle vaut ce qu’il vaut (c’est-à-dire pas grand chose, probablement) mais si vous y réfléchissez, la logique est pourtant la même dans les deux cas : on ne peut donc pas être, en toute logique, opposé au "flicage" permanent de notre vie quotidienne par des caméras à tous les coins de rue et en même temps soutenir l’arbitrage sportif par vidéo.

Un dernier point, pour revenir au foot : sont-ce vraiment les fautes d’arbitrages, sur les hors-jeux notamment, qui pourrissent le jeu ? Ce que l’on peut véritablement reprocher aux arbitres (et aux instances dirigeantes), c’est de ne rien faire pour nettoyer les surfaces de réparation sur coups de pied arrêtés, alors qu’il y a au moins 10 fautes commises par action. Jusqu’à preuve du contraire, les arbitres n’ont pas besoin de la vidéo pour siffler ce genre de fautes. Il leur faudrait juste un peu de courage.


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