Commentaire de Marsupilami
sur Oublier Alger...


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Marsupilami (---.---.59.118) 5 octobre 2006 18:47

@ Patrick Adam

A propos de ramadan, lis cette compilation de la presse algérienne parue dans Courrier international :

ALGÉRIE • Ramadan, entre prières et business La période du jeûne chez les musulmans est l’occasion de se recueillir pour faire la paix avec soi-même et se réconcilier avec les autres. Mais, à en croire la presse algérienne, c’est aussi le mois de la spéculation sur les produits alimentaires et celui où l’on craint une augmentation de la délinquance urbaine.

« Flambée des prix », titre en première page La Tribune, « Les prix s’envolent » enchaîne El Watan en une. Ce constat, fait par les deux quotidiens algériens dès le premier jour du ramadan, est confirmé par leur confrère Le Jeune Indépendant, qui se lance dans une comparaison entre les prix de vente en gros des agriculteurs et les prix de vente sur les marchés.

L’exemple le plus éloquent est celui de la courgette, « ce légume, appelé communément pendant le mois de ramadan, ’la reine de la chorba’ [soupe traditionnelle], est cédé par les paysans à 20 dinars/kg et même à 15 dinars/kg dans certaines parcelles agricoles ». Mais pour le consommateur final, « que ce soit à Alger, à Boumerdès ou encore à Aïn Defla, le prix de la courgette ne descend pas en dessous de 90 dinars/kg ».

En effet, si le jeûne doit être observé pendant la journée, les soirées du ramadan sont l’occasion de festins répétés réunissant famille et amis. Résultat : « Les prix des produits de large consommation poursuivent leur envolée. Certains produits ont même vu leur prix presque tripler en moins d’une semaine », poursuit El Watan. Une hausse qui est devenue coutumière durant la première semaine du ramadan, regrette le journal. « Les commerçants sont montrés du doigt dans cette flambée des prix. Ils sont accusés de faire monter les prix pour réaliser de grands bénéfices. Séduits par le gain facile, les commerçants d’occasion alimentent la spéculation, malgré une surveillance quelque peu renforcée des policiers dans les marchés. »

Pourtant, « le ministre du Commerce, M. Hachemi Djaaboub, avait annoncé, à la veille du mois de ramadan, que le consommateur n’avait à craindre ni pénurie ni hausse des prix dans les produits de large consommation, notamment les fruits et légumes », signale de son côté La Tribune. Mais, « entre les déclarations des officiels et la réalité, c’est tout un monde ». A Alger comme partout ailleurs à travers le pays, c’est quasiment le même constat, précise le quotidien. « En moins de quarante-huit heures, les prix des produits de première nécessité ont connu une montée en flèche. »

« Les citoyens qui ont cru que la surabondance de produits telle qu’annoncée par les officiels allait faire baisser les prix ont vite déchanté. Et, paradoxalement, cette hausse des prix n’a pas freiné la frénésie des achats chez certains consommateurs », note le journal. Et, à l’instar d’El Watan, l’éditorialiste de La Tribune estime que les premiers responsables de ces « mauvais comportements » sont les « commerçants véreux qui n’attendent que cette occasion faite de solidarité et de piété pour s’accaparer des manques à gagner ». Quant au comportement du consommateur, « même s’il ne fait pas dans la modération, il n’est pas tellement à blâmer », poursuit l’éditorialiste.

Pour La Tribune, l’Etat ne doit pas se contenter de menacer d’envoyer des milliers de contrôleurs mais devrait intervenir directement sur le marché, car « en l’absence d’un Etat régulateur, sa fonction par excellence, tous les excès sont permis et tant pis pour le pouvoir d’achat, qui subit dégringolade sur dégringolade ».

Et après la hausse des prix, on craint les agressions et les vols à la sauvette, souligne Le Jeune Indépendant. « De nos jours, force est de constater que des actes empreints d’incivisme se produisent durant ce mois sacré. » Ces dernières années, le nombre des vols a tellement augmenté, surtout dans la capitale Alger, que les gens sont obligés de s’armer, notamment en se munissant de bombes lacrymogènes, précise le journal. « C’est du moins le triste constat que nous tirons chaque année. Chaque ramadan, il y a des dépôts de plaintes dans les commissariats. »

Sont mis en cause les « désœuvrés qui n’ont d’autre occupation que de voler et agresser de paisibles citoyens vaquant à leurs occupations ». Ils profitent du manque de vigilance des jeûneurs, car « ces voleurs sans scrupules savent pertinemment que les citoyens sont un peu étourdis le matin », surtout les femmes, principale proie de ces agressions. Mais le quotidien signale que « les vols de téléphones mobiles et de voitures, notamment certaines marques, ont dépassé de loin les agressions sur les ménagères pour s’emparer d’un menu porte-monnaie ». (Hoda Saliby).

Ce qui est bien avec mes jeûnes intégraux, c’est qu’ils ne me coûtent pas un rond et que vu que je les faits dans la solitude, je n’emmerde personne.


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