mercredi 4 octobre 2006 - par Patrick Adam

Oublier Alger...

 

La sortie du film Indigènes nous a donné l’occasion de nous interroger, souvent assez grossièrement, sur un pan de notre histoire aussi glorieux qu’indigeste. Colonisation... Guerres d’indépendance... Repentance... Réparations... La machine à lessiver la mémoire, à fabriquer de l’incompréhension, puis de la haine, s’est remise à tourner. Mais que pouvait-on attendre de mieux d’un film présenté par son réalisateur et les principaux acteurs de façon aussi manichéenne ? Voyons plutôt s’il ne nous manque pas quelques rouages essentiels pour nous façonner le socle d’une mémoire apaisée, dont nous allons avoir grandement besoin dans les décennies à venir...

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

L’histoire des guerres ne s’écrit jamais dans la continuité. Elle dépend du miroir que chaque nation est disposée à brandir devant elle-même quand lui vient un coup de blues. Mais il faut prendre en compte un paramètre évident : à chacune de ces crises d’identité, le miroir est appelé à changer de nature, en fonction des maux intimes qui agitent cette nation, puisqu’il lui sert à la fois de modèle et d’exutoire. Le principe de base (parfois douteux du point de vue de l’efficacité) étant que le regard se doit de ne jamais contempler deux fois de suite le même reflet.

L’épopée napoléonienne a longtemps forgé notre imaginaire - au moins jusqu’à Edmond Rostand et même au-delà - avant de devenir synonyme de fourvoiement pour nombre d’historiens contemporains (ce qui reste à démontrer). La guerre de 1914, dite " La Grande Guerre", longtemps décrite comme héroïque et toute à la gloire des vainqueurs, est aujourd’hui complaisamment assimilée à une boucherie (vision des plus réductrices). Concernant la Seconde Guerre mondiale, chacun la lit à sa façon et dans le cortège de mythes usinés pour façonner l’âme des peuples. Cependant, les Américains apprennent chaque jour un peu plus à la voir avec moins d’angélisme que celui dont ils se gavaient jusqu’à présent. Les Anglais n’ont pas ce souci, même s’ils restent évasifs sur l’embarquement précipité de leur troupes à Dunkerque et sur les divers bombardements qu’ils ont programmés avec leurs cousins d’outre-Atlantique dans le seul but de rayer de la carte la plupart des grands ports du continent. Les Espagnols ont carrément zappé ce conflit majeur car ils n’ont pas encore pu digérer leur guerre civile, et ils sont trop occupés aujourd’hui à s’interroger sur ce qu’ils vont bien pouvoir faire de la vallée de Los Caïdos où s’élève un funeste mémorial à la gloire du franquisme. Pour ce qui est des Italiens, ils ne savent toujours pas si Pier Paolo Pasolini a été assassiné dans la banlieue romaine pour s’être intéressé d’un peu trop près et trop crûment à la sordide République faschiste de Salo. Quant aux Suisses de bonne compagnie, il leur reste le goût acidulé de leur "neutralité bancaire" en travers de la gorge, et les Norvégiens leur gouvernement de collaboration avec les nazis... Pas facile d’affronter l’histoire... Et s’il était question d’en douter, les Turcs nous en apporteraient aussitôt la preuve avec le génocide arménien.

Vu par la France, le vécu de la guerre de 1939/1945 a été encore plus difficile à écrire, car c’était un vécu propre à diviser la nation qui, sur le moindre sujet, ne demande que ça. Intoxication... Débâcle... Passivité... Pacifisme... Collaboration... Résistance... L’engagement dans l’une ou l’autre de ces voies remonte loin, jusqu’au plus profond des années 1930, et même à l’affaire Dreyfus, à Bismarck, à Fachoda, à Sedan, et pour ceux qui s’en souviennent à Maximilien Ier... La Résistance ayant été tout à la fois gaulliste, communiste, radicale, mais aussi l’apanage d’une certaine droite aristocratique, la Libération ne pouvait qu’aiguiser des règlements de compte qui ont perduré tout au long de la IVe République et qui, alors qu’ils commençaient tout juste à s’estomper grâce aux efforts de reconstruction, ont été brutalement ravivés par la Guerre d’Algérie.

La Guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

Dans l’excellente émission de Daniel Schneidermann "Arrêt sur image" en partie consacrée à la sortie du film Indigènes, l’historien Gérard Blanchard rappelait dimanche dernier que la mémoire des Français à propos du rôle des troupes d’outre-mer dans la libération de l’Europe, cette mémoire alimentée depuis le début du siècle par une quantité prodigieuse d’images et de littérature, s’est refermée brutalement quand les métropolitains ont vu les rapatriés d’Algérie descendre les passerelles des navires avec leurs vêtements fripés, les yeux hagards, une ou deux valises en carton à la main.

Faudra-t-il aussi réécrire ces pages d’histoire ? Il est significatif de constater que plus on parle de la colonisation, plus on s’efforce de passer à la trappe le sort des pieds-noirs, c’est-à-dire de ceux qui en étaient les principaux artisans et qui, eux-aussi, ont participé à la libération de l’Europe. D’autant que, toutes proportions gardées, on a compté plus de morts dans leurs rangs qu’au sein des troupes "indigènes". Définitivement associés au sort des harkis dans notre imaginaire reconverti dans la repentance, on dirait qu’il convient de rayer ces gens de notre mémoire qui lave plus blanc que blanc. Bien sûr, il n’y a pas à prendre parti pour eux. La page d’histoire a été tournée. Mais leur drame reste bien réel, tant dans l’exil que dans le racisme auquel ils ont été confrontés, à l’instant même où ils ont mis un orteil sur le continent. Les logements précaires. Les recasements douloureux. Les Port-Vendres où personne n’était là pour les attendre. Les Sarcelles sinistres. La solidarité perdue. Les regards envieux ou réprobateurs des métropolitains qui estimaient qu’on en faisait toujours trop pour ces "esclavagistes". Rappelons qu’en 1962, les bateaux qui les ramenaient à Marseille ont été accueillis par les dockers communistes brandissant des pancartes où il était écrit : "Les pieds-noirs à la mer".

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

Je n’avais que douze ans au moment de l’indépendance algérienne, mais je me souviens encore des discours qui enflammaient ma famille sur le déroulement de ce qu’on appelait alors des "évènements". L’idée même d’abandon faisait pendant à celui de la "débâcle" de 1940, et c’est bien ainsi que le FLN avait envisagé son combat pour l’indépendance, en avançant ses pions au moyen de sanglantes provocations ciblées destinées à saper le moral de la population musulmane, avant même de faire douter les Français. Après huit ans de conflit, il a fallu du temps pour panser les blessures. D’autant que le fait de voir l’Algérie anarchique et bourgeoise de Ben Bella, puis l’Algérie socialiste et doctrinaire de Boumedienne se jeter dans le giron de Khrouchtchev et de Brejnev n’était pas fait pour donner envie à de Gaulle d’étendre vers le sud une politique de réconciliation si bien entamée avec l’Allemagne. La base de sous-marins de Mers-el-Kébir était une épine dans le pied de l’Europe, avec une surveillance particulière de la part des Anglais installés à Gibraltar et des Américains qui attendaient depuis des décennies le moindre prétexte pour mettre la main sur le pétrole saharien... Qui se souvient de ce qui faisait alors l’actualité ?... Il faudrait parler ici de l’étrange mort de Conrad Killian, inventeur du pétrole saharien. Ce génial géologue français fut empoisonné, en 1943, par des Touaregs à qui les Britanniques avaient très certainement fourni la fiole de poison, mais il en réchappa, jusqu’à ce qu’on le retrouve suicidé-pendu, à l’espagnolette d’une fenêtre de chambre d’hôtel, en 1950. C’était à la veille des plus grandes découvertes de gaz et de pétrole sahariens...

Plus tard, quand Houari Boumedienne comprit qu’il ne serait pas le Nasser d’un Maghreb impossible à unifier et que les Russes étaient incapables de faire tourner convenablement les gigantesques complexes industriels qu’ils avaient implantés à grand frais dans le pays, il tenta de renverser la vapeur qui le menait au chaos, mais c’était un peu tard. Ce président droit et austère est mort avant d’avoir pu atteler cette nation encore en gestation au wagon de la modernité, comme comme l’avait fait Atatürk en son temps. Pourtant, il en avait montré clairement l’intention lors du débat sur la Charte nationale qu’il avait initié après avoir appris la gravité de sa maladie. Mais le peuple algérien ne l’avait pas suivi. C’est à cette date, fin 1978 et début 1979, que le pays a basculé, et que les Frères musulmans (associés à l’aile conservatrice du FLN) ont remporté leur première victoire. Après d’âpres combats au sein des principales instances représentatives du pays, l’Algérie n’était plus une "République socialiste". Elle était devenue une "République socialiste et islamique". Les barbus avaient franchi leur Rubicon. Plus rien ne serait comme avant en Méditerranée et dans le monde arabe. Au-delà, on se souvient mieux de ce qui s’est passé. Chadli Benjedid dépassé par les évènements et par les affairistes. Mohamed Boudiaf assassiné en quelques jours. Les élections court-circuitées. Lamine Zeroual et l’armée à toutes les leviers de commande. Le pays noyé dans le sang... Et Bouteflika sorti comme un lapin blanc d’un chapeau de prestidigitateur salement cabossé, en réincarnation de la face cachée de Boumedienne, et qui tente depuis de refaire l’unité du pays sur le dos des Berbères éternels frondeurs, des harkis toujours aussi copieusement bafoués, et des Français traités de génocidaires.

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

Aujourd’hui, on nous demande de tous côtés de "revisiter" notre histoire, de balayer dans les coins et dans les recoins, et même sous les tapis. Mais qu’on nous dise alors en quel temps l’Algérie a écrit la sienne. En cinquante ans, en a-t-elle jamais eu les moyens, et même l’envie ? A la voir amnistier des milliers d’assassins sur son sol, tout en continuant de pourchasser, hors de son territoire (tout au moins en paroles), ceux qui lui servent depuis des années de boucs émissaires institutionnalisés, on peut en douter.

Chez nous, les réactions qui se développent sur différents forums consacrés au film Indigènes montrent qu’une partie très importante des jeunes d’origine maghrébine l’utilisent comme une revanche de l’actualité sur l’histoire. Rien n’est plus dangereux. C’est ainsi que nous avons pu voir sur Canal + et ailleurs des images montrant le réalisateur et les principaux acteurs postés derrière une estrade, en Torquemada enflammés, prêts à jeter au bûcher le moindre contradicteur. Depuis qu’il est passé à "Arrêt sur Images", les insultes n’arrêtent pas de pleuvoir sur Gérard Blanchard accusé d’impartialité. Or, cet historien a été le conseiller officiel du film... Que lui reproche-t-on, sinon de ne pas porter les valises idéologiques qu’on aurait bien voulu le voir porter comme un laquais de l’histoire "équitable" ? Ceux qui ont bien écouté ses propos durant cette émission peuvent comprendre qu’il n’était pas loin d’estimer s’être fait manipuler par les principaux protagonistes, tout au moins dans la présentation du film, et qu’il tenait à rectifier le tir.

Colonisation... Immigration... L’amalgame n’est pas loin. Cachan... Sétif... Certains aimeraient nous faire croire que c’est pareil, avec les enfants en première ligne. Et dans la foulée de ces réflexions malsaines, la bien-pensance livre une fois de plus un combat d’arrière-garde, sans même se rendre compte qu’elle agit comme les instituteurs post-soixant’huitards qui s’accrochent désespérément à des méthodes débiles d’apprentissage de la lecture, bien qu’on sache pertinemment qu’elles ont ôté à leurs élèves toute possibilité de mener à terme le moindre raisonnement logique. Serons-nous obligés, dans trente ans, de revenir là aussi aux "bonnes vieilles méthodes d’avant" ? Celles qui avaient fait leurs preuves : le "qui fait quoi ?" en grammaire et, en histoire, le "qui a fait quoi ?"

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

De même que Palestiniens et Israéliens n’apprendront à se respecter qu’à partir du moment où ils assureront, de part et d’autre, un réel enseignement de connaissance, de compréhension mutuelle et d’acceptation de l’autre, de même Français et Algériens ne pourront à nouveau naviguer de conserve qu’en ajustant leur mémoire réciproque, et non en s’obstinant unilatéralement à insulter le passé. La France a fait des erreurs en Algérie. Elle les a reconnues. Mais elle n’a pas fait que des erreurs. A d’autres de le reconnaître.

L’Express en a fait sa couverture : "Faut-il avoir honte d’être Français ?" A l’aube du XXIe siècle, est-ce cette impression de nous-mêmes que nous voulons léguer aux jeunes qui en seront les maîtres, pour essayer de leur donner le goût de se comprendre avant même de pouvoir s’accepter ? On se croirait toujours scotchés dans les années 1960, à l’époque où nos intellectuels se demandaient s’il valait mieux avoir raison avec Sartre le théoricien plutôt qu’avec Camus le réaliste. On dirait qu’un demi-siècle ne nous a pas suffi pour reconnaître qu’à tout prendre, Camus connaissait quand même un peu mieux son "sujet" et son "terrain" que l’éternel enraciné au Flore.

Au lendemain de la bataille d’Alésia, les chefs gaulois sont rentrés chez eux (sauf ceux qui ont été fermement priés d’aller à Rome faire un triomphe à Jules César) et tout le monde a cherché à oublier au plus vite. Tant et si bien qu’au XIXe siècle, les historiens se sont rendu compte qu’on ne savait plus rien de l’emplacement de cette place forte dont la chute avait fait des Gaulois éparpillés en tribus querelleuses un peuple de Gallo-Romains... Et si dans nos banlieues où se développe un communautarisme chauffé à blanc par des mercenaires de l’histoire, on se disait enfin qu’il faut parfois savoir oublier... Oublier le "là-bas" mythique des mémoires torturées ou manipulées... Oublier un passé qui, depuis longtemps, n’appartient plus à personne... Oublier des racines qu’on voudrait étirer maintenant jusqu’au fin fond de la péninsule arabique... Oublier que les victoires ou les défaites qui ont le mieux servi les peuples sont celles où l’on a vu le futur, et non pas le passé, sortir vainqueur...

Notre mémoire pourra commencer à s’apaiser quand nous aurons commencé à oublier Alger...



671 réactions


  • space_cowboy (---.---.97.140) 4 octobre 2006 10:28

    Bonjour Patrick,

    très beau texte et très bien construit même si je ne suis pas d’accord avec cette notion d’oubli dont vous vous faites le chantre. L’argumentaire est très bien monté et je vous en félicite.

    Je préfère être en désaccord constant avec vous lorsque vous êtes calme, c’est beaucoup plus constructif.

    Ma position est contraire puisqu’une lecture objective de l’histoire me parait importante pour construire l’avenir. Une lecture objective et tentant de ramener la responsabilité de tous : colonisateurs et partisans du FLN pour exemple, puisque tout deux ont pris en otage un peuple entier pour imposer leur vue.

    On ne construit rien sur des bases inexistantes et une lecture partisane de l’histoire n’en font que des bases fragiles et sujettes à d’autres guerres. L’histoire passée pour construire notre futur. Pas question de repentance mais de vérités toujours bonnes à dire même si elle sont douloureuses.

    En tout cas, félicitations pour cet article beaucoup plus sujet à réflexion qu’à polémique.

    +1, voire +2 à Patrick, (aujourd’hui je vous appelle patrick jusqu’à la lecture de vos réponses à commentaire ou je vous espère explicatif plus qu’agressif).


    • freddy (---.---.73.241) 4 octobre 2006 12:46

      A demian west

      Votre parfaite sufisance : vous vous prenez pour l’ayatollha de la pensé universelle et vous n’en êtes hélas que le grand mamamouchi.Triste abbé trisotin confondant le français et le volapluc vous nous emm...

      Freddy


    • space_cowboy (---.---.133.77) 4 octobre 2006 13:05

      surtout que question arguments vous faites pâle figure... c’est toujours l’intelligence qui gagne... face à PA vous faites pâle figure...

      si je ne suis pas d’accord avec PA sur la totalité de sa pensée, ce n’est pas en étant à la limite de l’insulte que vous en sortirez grandi...


    • aram (---.---.163.3) 5 octobre 2006 21:18

      Très juste observation, Demian. Patrick Adam fait souvent de la voltige ; il n’a rien d’un historien capable d’analyser objectivement les événements.


  • Marsupilami (---.---.47.198) 4 octobre 2006 10:39

    Excellent article, comme d’habitude. Y a plus qu’à attendre que les chacals radinent pour bouziller ce fil de discussion... Avant ça, un petit lien malicieux.


  • Paul M (---.---.75.83) 4 octobre 2006 10:57

    @ Patrick Adam

    Encore un texte qui se lit comme on déguste un grand cru !

    Que du plaisir.

    Voila qui devrait donner à réfléchir à un certain « intellectuels » bardé de diplômes (mdr), je pense bien entendu au « néant bleu ».

    Si les bouquins d’histoire (et les autres) avaient tous cette fluidité et ce charisme nos chères têtes blondes et brunes attendraient avec impatience la fin de la récréation.


    • space_cowboy (---.---.133.77) 4 octobre 2006 13:07

      Ce n’est qu’un lecture de l’histoire qui prête à controverse... pas la peine non plus de s’emballer !

      quant au style, là je m’incline... le texte est très bien écrit !


  • cosetoujours (---.---.4.88) 4 octobre 2006 11:07

    Mon cher Patrick Adam es-tu masochiste ou quoi ? Au bahut c’était toi « tête à claques » ?


    • cosetoujours (---.---.4.88) 4 octobre 2006 11:23

      @ Patrick Adam : l’Algérie c’est un peu trop compliqué pour toi:attends encore de grandir quelques années.Parle-nous plutot de l’assassinat de Mehdi Ben Barka !


    • hassan (---.---.234.0) 7 octobre 2006 00:38

      l’article est bien ecrit.l’analyse est juste est claire. quant a benbarka,ne remuons pas le couteau dans la plaie. le maroc est devenu nation grace a ses rois, a son peuple. on a revise notre histoire meme la plus sombre. et nous avoncons. que l’algerie fasse la meme chose. et l’histoire doit servir l’avenir.


  • Bulgroz (---.---.37.38) 4 octobre 2006 11:25

    La caste des rédacteurs

    par Carlo Revelli le 12 septembre 2006

    Encore une fois, je n’approuve pas la méthode de DW qui consiste à publier des dizaines de messages sur un même article. Je trouve que cela est contre-productif pour lui et pour le débat. Et ça risque d’énerver certains lecteurs. Ca n’empêche pas ce que j’ai déjà dit sur lui


    • DUGENOU (---.---.4.88) 4 octobre 2006 11:52

      @ Bulgrave le fasciste:c’est vrai que je trouve parfois Demian pénible,mais ton appel à la censure en dit long sur ta vision de la tolérance.


    • Stravos (---.---.132.162) 4 octobre 2006 13:53

      J’allais dire la même chose : « D.W ou les inconvénients de la liberté d’expression... » Moi, j’arrive à m’y faire, malgré l’extrème difficulté de la tâche. A coté de D.W, passer l’agreg c’est de la gnognote comme épreuve...


  • (---.---.23.35) 4 octobre 2006 11:33

    Après la critique d’un film QU’IL N’A PAS VU,Patrick explose lui-même Patrick en en faisant UN DEUXIÈME ! smiley

    Ce type est extraordinaire ! smiley


  • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 11:52

    Salut Marsu

    Bien sûr le titre de mon article fait référence à l’excellent bouquin d’Edmonde Charles-Roux, femme de Gaston Deferre et fille d’un historien spécialiste de la colonisation qui a publié en 1932, dans la « Revue Historique », un article intitulé « France et Afrique du Nord avant 1930 » qu’on devrait distribuer gratuitement dans les écoles.

    Je me demande quand même de plus en plus en plus s’il est naturel que la rédaction laisse pourrir systématiquement tous les fils qui parlent du Maghreb ou de tout ce qui touche de près ou de loin à l’islam. Tout le monde a le droit d’exprimer une opnion, mais nous ne sommes plus là devant l’exposé d’opinions, mais dans une entreprise d’obstruction qui n’est pratiquée que par un groupe d’individus peu nombreux et parfaitement identifiables.

    Bien à toi. Patrick Adam


    • cosetoujours (---.---.4.88) 4 octobre 2006 12:00

      @ patrick Adam:je trouve que ta proposition de distribuer gratuitement tes lectures dans les écoles est intéressante,mais les budgets sont trés serrés.En plus elles sont occupées à rechercher les évaluations des enfants expulsables,sous demande de certaines autorités.Véridique.

      Quand je disais que ça schlingue de plus en plus dans notre beau royaume de France....


    • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 12:23

      @ space_cowboy

      Ravi de votre commentaire. Comme vous le voyez, l’ensemble de mes textes repose sur une forme manifeste de sérénité que des importuns de service s’évertuent toujours d’entamer. Je n’ai aucune passion ni aucune vocation à me montrer agressif. Mais comme le dit Marsu, je suis un « réactif » un peu vif. Le propre d’une réaction étant d’être le corrolaire d’un geste qui ne m’appartient pas.

      Mon propos n’est pas d’affirmer « qu’une lecture objective de l’histoire » ne serait pas « importante pour construire l’avenir ». Je pense que la plupart des articles que j’ai publiés sur Agora démontrent le contraire.

      Je suis amoureux de l’histoire. Mais quand une société se trouve devant un écueil, que faut-il faire ? Continuer à taper dedans, ou bien le contourner. Ma suggestion (ce n’était qu’une suggestion, pas une injonction, encore moins une menace) à « oublier Alger » est adressée à ceux qui croient avoir tout appris de l’histoire parce qu’ils sont allés passer une heure et demie dans une salle obscure, pour voir une brochette de stars estamillés « beurs » triturer l’histoire suivant ses seuls intérêts (même s’ils sont légitimes).

      L’histoire de l’Algérie est toujours aussi brûlante pour nous, pour les Algériens, pour les harkis, pour les pieds-noirs, pour les émigrés de la première génération, pour ceux de la deuxième, et à présent pour ceux de la troisième.

      Les « vérités toujours bonnes à dire même si elle sont douloureuses. » A condition qu’elles ne soient pas toujours manipulées dans une seule direction. La vérité est toujours complexe, et ramificatrice. Quand j’ai commencé à m’intéresser à l’histoire d’un bout du Sahara, j’ai réalisé que je tirais un fil qui m’a amené à passer une bonne partie de ma vie dans des bibliothèques où je n’avais jamais mis le pied. Tout le monde n’a pas à faire la même démarche bien sur, mais l’histoire se doit d’être respectée dans sa globalité. Or l’histoire aujourd’hui c’est de l’actualité et c’est totalement antinomique.

      Alors que fait-on ? On laisse les saltimbanques faire le boulot ?... Dimanche dernier, au cours d’un repas qui m’a fait rencontrer quelques jeunes, on m’a fait une réflexion qui ne laisse pas de me perturber : on parlait du spectacle des comiques qui passent en boucle à la télé, chacun s’accrochant au sien comme s’il faisait partie d’une secte, (il semble que ce soit le sujet de conversation primordial aujourd’hui). Au cours de la conversation, quelqu’un a dit que Bigard était le plus fort car il avait appris grace à lui des tas de choses qu’on ne lui avait jamais enseignées. Et comme exemple il a cité l’Homo Sapiens dont il n’avait jamais entendu parler avant le spectacle de Bigard. Consternant...

      Bien à vous. soyez assuré que l’agressivité n’est pas pour moi un psychotrope, mais juste une réaction quand je me vois condamné pour des pensées qui ne me concernent pas.

      Patrick Adam


    • ZEN zen 5 octobre 2006 08:28

      J’approuve ce commentaire mesuré,même si sur ton article,trés intéressant et stimulant,il y aurait beaucoup à dire du point de vue historique...

      (Il se trouve que « j’avais vingt ans dans les Aurès » et je garde une mémoire blessée de cette période cruelle.)

      Cela nous change de certains de tes commentaires (où les imprécations et les appoximations prennent trop souvent le pas sur l’analyse ), même des excès de Pascal Bruckner, qui récidive avec « La tyrannie de la pénitence »...même s’il pointe un vrai problème,notamment l’instrumentalision de la mémoire dans un sens ou dans l’autre.

      Je reste attaché à cette remarque de Ricoeur dans « La mémoire, l’histoire, l’oubli » où tout me semble dit : « Le rôle de l’histoire est de corriger, de critiquer, voire de démentir la mémoire d’une communauté déterminée, lorsqu’elle se replie et se referme sur ses souffrances au point de se rendre aveugle et sourde aux souffrances des autres communautés. »

      Salut


    • ZEN zen 5 octobre 2006 08:41

      @Visiteur indigène

      « La société de consommation s’ouvrait mais pas pour tous et elle avait le mérite de proposer à la population blanche d’accéder au consumérisme à outrance et de leur faire oublier les affres des sans grades confrontés a une ghettoisation et précarité croissante. Cacher la misère que l’on ne saurait voir était le credo »

      D’accord ,à condition de ne pas oublier que les dégats du libéralisme économique avec son cortège de précarisation et d’exclusion touche TOUT LE MONDE...même si certaines communautés plus marginalisées géographiquement et culturellement en souffrent plus que d’autres,comme les noirs aux USA.


  • Aïcha Qandicha (---.---.208.76) 4 octobre 2006 11:55

    Quoi ? Oublier Alger et retourner au Mont Canigou ? Quelle horreur ! Heureusement qu’il lui reste Smara ! pauvre pupille du désert, qu’est-ce qu’il deviendrait sans les Arabes !


  • ohlala (---.---.124.230) 4 octobre 2006 12:15

    Agoravox le média citoyen. DW = Je suis partout. Il y a quelque chose qui va pas , là.


  • Bulgroz (---.---.37.38) 4 octobre 2006 12:15

    Encore une fois, Demian West va pourrir le débat généré par la TRIBUNE LIBRE de Patrick Adam, en proférant des attaques ad hominem et en s’en prenant notamment aux diplômes que les uns et les autres auraient ou n’auraient pas.

    A titre d’exemple, je me suis permis de relever les interventions de Damien West sur le fil généré par l’ article de Poète des Tavernes.. Ces interventions en forme d’insultes gratuites portent sur l’auteur de l’article « Laïque, mais pas trop ! »

    Sur le débat de fond, il n’y a pas eu un seul apport de Demian West. Voir plus bas et notamment le dernier post datant de ce jour.

    Je me pose la question de savoir quel intérêt à Agoravox à laisser Demian West poster ses tonnes d’insultes à l’encontre des auteurs et des commentateurs. Insultes qui génèrent elle mêmes autant de réactions déplacées.

    Si Agoravox pense que Demian West est nécessaire aux débats, que cela soit dit et qu’on interdise Patrick Adam (par exemple) de publication. Sachant que Patrick Adam récolte régulièrement 80% d’avis favorables en moyenne pondérée sur ses articles alors que Demian West n’en recueille lui péniblement que 30% !!

    Sachant que les interventions de Demian West sont orientées uniquement sur la défense de l’Islam et la New Andalousie 24/7, c’est son droit mais pas celui de marquer à la botte tous ceux qui ne pensent pas comme lui 24/7

    Je me pose la question de savoir si Demian West a une fonction officielle sur Agoravox, pour éviter (par exemple) que ce site soit hacquerisé comme le sont nombre de sites en France et d’ailleurs.

    Pour un nouvel internaute qui découvre Agoravox, il y a 100% de chances de tomber sur des posts de Demian West qui sont plus en forme de chat d’ados qu’ en débat de fonds de contributeurs souhaitant adhérer aux valeurs affichées par Agoravox.

    J’ai bien lu la recommandation faite par Carlo Revelli à Demian West sur la contre-productivité de ses posts, mais cela ne semble pas avoir eu d’effets.

    Je souhaiterai lancer le débat sur ce sujet et je suis désolé d’avoir pollué de fil de Patrick Adam à cet effet.

    Merci

    Laïque, mais pas trop !par demian west (IP :xxx.x12.226.110) le 29 septembre 2006 à 11H58 Le tavern eux, Vous allez donc aussi surfer sur la vague anti-musulmane pour vous faire une bonne et grasse audience sur AgoraVox ? « Même chez nous » comme vous dites si francément.

    Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x12.226.110) le 29 septembre 2006 à 12H01 Je veux dire : quand vous choisissez vos sujets autour de la laïcité et du culte à reprises du fond de commerce des xénophobes. Le waouhisme du citoyen ! Dw

    > Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x12.163.30) le 29 septembre 2006 à 12H43 Bravo le Taverneux, D’avoir r’assemblé à nouveaux la Foire aux Racistes et aux Xéno. C’était prévu sans doute. DW

    Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x03.144.5) le 29 septembre 2006 à 13H52 Taverneux, C’est plutôt la vôtre boutique du Ténardier. Mais c’est votre droit et le nôtre de... DW >

    Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 22H32 Taverneux, Ici, et votre sujet : savent attirer tous les islamophobes et xénophobes du site, et maintenant vous dialoguez avec eux. Car vous pensez, présomptueux, que vous êtes plus fort qu’eux, puisque vous seriez républicain, et ils vous engluent déjà dans leur lie. Vous vous êtes vendu à l’audience dont le prix c’est la glue. Demian West

    Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 22H54 Taverneux, Vous êtes un enfant naïf qui débattez encore avec la lie islamophobe, xénophobe, raciste et tout du reste. Ils sont ici, car je les ai chassés d’ailleurs, avec d’autres internautes qui les chassent aussi. Vous êtes présomptueux car ils vous ont déjà englué, quand vous pensiez les convaincre à changer. Alors qu’ils ne changeront jamais, puisqu’il sont trop vieux pour voir le nouveau monde qui les remplace déjà. DW >

    Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 22H59 Je dirais même plus outre : vous les recevez. Et la honte en prime. DW >

    Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 23H02 Mon précédent post était destiné au Taverneux islamaudience et commerce. DW

    Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 23H04 Taverneux On avait remarqué que vous étiez très poli avec la bête. D’aucuns diraient même trop... DW >

    Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 23H14 Taverneux cuidant, Pourquoi ? vous faites aussi casserole et toutes menaces : vous êtes peut-être propriétaire du journal ou de je-ne-sais quelle police ? Vous paraissez grotesque à quémander de l’audience en attirant de telles grappes de mouches racistes. DW >

    Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 23H20 Taverneux, Ce fil, à l’ensuite de l’article est devenu si pourri de racisme anti-républicain, qu’on en prend honte pour l’auteur de l’article même. Car il accueille cette lie jusqu’au dégoût du lecteur même. DW

    Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 23H38 Taverneux, Force nous est de reconnaître que vous êtes si débordé par le racisme résiduel sur ce site, qu’il a bien entamé de votre compétence résiduelle aussi. DW

    Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 23H40 Tav, Pas si sa méconnaissance entraîne l’islamophobie et la xénophobie ou le racisme militant qui peuvent entraîner le crime. DW

    Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x21.126.192) le 2 octobre 2006 à 09H26 Taverneux, Vous me faites rire : Quand vous parlez à un raciste, vous lui dites : « vous avez des préjugés grossiers » et quand vous parlez à un pervers, vous lui dites qu’il n’a pas d’idées. Alors qu’il a les pires idées et qu’il vous les balance sur le fil de votre article, que vous n’avez jamais maîtrisé : tellement vous étiez ivre de votre audience factice, qui vous a fait oublier vos prétentions d’idéal. DW

    > Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP:xxx.x12.163.35) le 4 octobre 2006 à 09H47 Taverneux, Effectivement, Agoravox n’interdit pas que vous apportiez la vôtre boîte de cirage pour proprer les durillons souliers souillés de Bulgroz : c’est pourquoi vous vous y autorisez genre cireuse dans les détails. Et c’est bien. DW


    • Marsupilami (---.---.47.198) 4 octobre 2006 12:25

      @ Bulgroz

      C’est vrai qu’il y en ras le bol des interventions stupides de D.W. qui sabotent systématiquement tous les fils de discussion sans jamais amener aucune contribution aux débats. Ce n’est que de la pollution visuelle et verbale, un spambot diffamateur.


    • Marsupilami (---.---.47.198) 4 octobre 2006 12:30

      @ Dhimmi-hi-han à l’ouste

      Ce qui es sûr, c’est que t’es fat, toi !


    • space_cowboy (---.---.97.140) 4 octobre 2006 13:56

      si tu crois que tu vas faire chier que les racistes et autres faurisson, tu te fous les doigts dans l’oeil jusqu’à l’homo-plat !

      tu pourris la vie de tout le monde et tout le monde va partir ! et en plus, tes conneries de nov langue va dans leur sens... on passe tous pour des couillons !

      t’es vraiement chiant !


  • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 12:22

    BRAVO PATRICK

    Tu as écrit un article remarquable sur la manière d’écrire l’histoire . Elle ne peut être totalement objective car ele est toujours le reflêt de l’actualité du moment . il est certain que l’histoire coloniale est influencée par les problêmes de banlieues . L’histoire de la révolution française a varié régulièrement au fil du temps et les explications manichéennes ont été remplacées par celles de l’ecole Furet . L’histoire travaille avec des faits souvent incontestables mais leur interprétation varie ;

    Ton approche des problêmes de notre époque a l’intérrêt d’être faite par un esprit libre hors de toute chapelle c’est pourquoi je me régale à la lecture de presque tous tes articles /

    Deux points sur lesquels j’attire ton attention

    La vraie formule est : « il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aragon » formule soixante huitarde et imbécile .

    Deuxio : Fais moi le plaisir d’ignorer le pitre que nous connaisons tous afin de ne pas te perdre car ce fil mérite mieux que les dégueulis d’un malade mental .

    Bonne continuation et encore bravo .

    Vive la république quand même


    • Marsupilami (---.---.47.198) 4 octobre 2006 12:28

      @ Cambronne

      « La vraie formule est : » il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aragon « formule soixante huitarde et imbécile ».

      Rogntudjuuu.. C’est pas Aragon, c’est Aron...


    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 4 octobre 2006 12:44

      La formule « Mieux vaut avoir tort avec Sartre, que raison avec Aron », attribuée à BHL, a de nobles antécédents :

      Aristote : « Je suis ami de Platon, mais encore plus de la vérité. »

      Cicéron : « Je préfère être dans l’erreur avec Platon, que dans le vrai avec ses contradicteurs »


    • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 13:47

      MARSU

      MILLE EXCUSES ! c’est ma fourche qui a langué !

      C’est l’exemple type du lapsus significatif .

      Vive la république quand même !


    • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 13:56

      POUR REPRENDRE CE QUE NOUS DIT YANN, il est question de faire un « vrai » film sur la guerre d’algérie du style et de la qualité de Platoon.

      Je crains le pire car nous avons déja eu RAS , vingt ans dans les aurés etc Seul l’honneur d’un capitaine de schoendorffer essayait de dire les choses sans manichéisme et sans parti pris mais il n’a eu qu’un succés d’estime . Il devrait le reprendre maintenant que les esprits ont muri .

      « L’honneur d’un capitaine » de schoendorffer un beau film qui existe en DVD et que je conseille à tout le monde .

      Vive la république .


  • Yann (---.---.71.157) 4 octobre 2006 12:23

    Toujours fort intelligent et proche de la réalité vos articles cher Adam, il est heureux de vous lire et de saisir tout le jus de vos rectifications historiques en ces temps de propagande islamiste étatisé. Je ne vous apprendrait rien en vous disant que le prochain opus de la bande à Jamel Troisbouzes traitera cette fois des exploits humanistes du FLN... En attendant la guerre civile je brique ma kalach..


    • DUGENOU (---.---.4.88) 4 octobre 2006 12:43

      Quand Yann apparaît,Internaute n’est pas loin ! Avox noyauté par l’extrême droite,c’est ça le problème.Et franchement,c’est craignos. Amitiés aux responsables d’Agoravox.


    • Prêtresse Prêtresse 4 octobre 2006 13:34

      Ta « maman ! » est un concept relatif Demian.

      — -


  • ohlala (---.---.124.230) 4 octobre 2006 12:47

    bel article, riche et dense.


  • Yann (---.---.71.157) 4 octobre 2006 12:52

    Je ne noyaute pas cher Monsieur, je m’exprime tout bonnement. Nous n’avons pas la coutume ni le goût de l’entrisme dans les rangs patriotes, nous sommes républicains et nous participons au débat dans le but de l’enrichir ou de l’éclairer. Aprés ce n’est pas vraiment de mon fait si nous sommes de plus en plus nombreux, c’est le vent de l’histoire..


  • Rocla (---.---.180.65) 4 octobre 2006 13:00

    Manichéisme ,

    c’ est quand un homme est obsédé de vouloir

    mettre les chiens dans sa niche ?

    Rocla


  • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 4 octobre 2006 13:13

    Demat toujours obsédé par Israël. smiley


    • Daniel Milan (---.---.2.142) 4 octobre 2006 13:45

      Je comprends, La Communauté suscite de l’émotion, d’autant que ce sont nos Français de souche (crémieuse) !... Ils ont été près d’un million à quitter l’Algérie promise pour la France promise !


  • Marsupilami (---.---.47.198) 4 octobre 2006 13:18

    Attention, c’est du lourd au niveau neuronique :

    Ensemble des commentaires émis par D.W. sur cet article entre 10h35 et 13h02 :

    « Islampophagie et inculture sont les deux hypertrophiques mamelles de la bande à PA. Un texte décousu autour des conceptions d’un pseudo-historien qui rumine l’histoire sans jamais en avoir avalé une page dans l’ordre. C’est un collier de pensées malformées et qui ne mènent qu’au constat qu’il faut vite étudier l’histoire avec des maîtres, pour pouvoir en parler à son tour fermement. Soupe d’histoire. Je me sens mieux l’ayatollah de la vôtre fessée de ce matin heureux. Depuis quelque temps, vous êtes au plus houba ! Oui c’est un maso pas pasolinien du tout, car il en redemande tellement qu’il y bosse genre je m’y applique à gymself. hi hi hi ! muuuaaaaaaahhh ! C’était juste pour vous dire la bonne journée. En plus, mes copinettes vous trouvent très sexy. Elles me le disent... Je pense qu’il écrit sous la contrainte, sinon sous la torture genre bourrelleries et grièvetés des arts qui désertifient. Mais, ça fait des mois que vous avez ravagé les allées de l’AgoraVoïde avec vos litanies en fils interminables qui déversaient la haine pour autrui : et juste parce qu’il serait né en arabique landique ou qu’il y aurait ses origines. Votre règne est désormais ferré car on ne vous lâchera plus... Quand les racistes et xénophages et islamophages commencent à geindre c’est que la France ne va pas si mal. Regarde les racistes crier »maman !« A Fatwa by Marsupilami. A Fatwa by Bulgroz. ...des incultes je vous dis... Il faut comprendre que c’est toute la bande du FN qui n’a plus d’audience dans les médias traditionnels, et que ces xénophages ont vu dans l’Agora leur chance de se réapproprier l’opinion : c’est raté comme on dit chez taré. Regarde les pleurer »maman !« . est nombreux puisqu’il est à la foire dans le palais des miroirs. N’oublions pas que tous ces pseudo-intellectuels de l’islamophagie ont appris à écrire quand René Coty était Président de la République Française : ça donne le ton bien solemne qui leur glue les bottes. Aujourd’hui c’est Nowadaies : et c’est mieux ».

    Passionnant, n’est-ce pas ?


    • Daniel Milan (---.---.2.142) 4 octobre 2006 13:40

      Ce sont deux mêmes ordures !


    • Moué (---.---.196.72) 4 octobre 2006 14:06

      Demian, autant à mes débuts sur AgoraVox je vous considérais comme un « poil à gratter » nécessaire, autant en ce moment vous tournez au psoriasis.


    • Christophe (---.---.123.29) 4 octobre 2006 23:33

      Daniel Milan qui vient de se fouler un de ses deux neuronnes tellement il a dû réfléchir pour nous sortir l’une de ses plus puissantes reflexions de la semaine (attention, ça vaut son pesant de cacahuettes) : « Ce sont deux mêmes ordures ! » (impressionnant, non ?) smiley

      il faut dire que nous avons à faire ici à l’un des plus grands intellectuels de la côte niçoise. Et pour que vous puissiez vous rendre compte de la profondeur (abyssale) de sa pensée, je vous encourage à lire son CV impressionnant :

      "Procès d’un néo-nazi converti à l’islam à Nice.

      Parcours : Daniel Milan, 56 ans, agent de sécurité, est une vieille connaissance de la communauté juive niçoise. Militant du groupe néo-nazi FANE à la fin des années 70, il sera jugé par la 7e chambre correctionnelle de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence le 10 janvier 2005. Il est poursuivi pour rébellion (envers les policiers venus l’interroger) et avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis en première instance, en décembre 2001.

      Retour sur l’affaire : en septembre 2001, Daniel Milan, resté dans l’ultra-droite, adresse par fax des lettres anonymes à diverses personnalités et associations, dont J’Accuse, dirigée par Marc Knobel, qu’il prend pour cible ainsi que Maître Richard Sebban, avocat de l’association. il profère en particulier des menaces de morts. dans ces textes, son autre obsession est la « chasse aux arabes et aux musulmans » répandue par les sionistes" suite, selon lui, aux attentats du 11 septembre 2001. très rapidement, il est identifié comme l’auteur de ces missives et est mis en examen.

      Lors de la procédure, l’intéressé s’enferre dans un délire paranoïaque complet : il injurie le procureur de Nice, Eric de Montgolfier et accuse Marc Knobel de le persécuter et même de l’avoir fait torturer par la police. Le procureur qui avait requis contre lui en première instance avait demandé un an de prison ferme. il a également fait appel.

      Ce dossier aurait pu rester anecdotique si Daniel Milan ne s’était converti à l’islam et pas sous sa forme modérée. Ni si une association de soutien à sa personne n’avait vu le jour avec son siège à Paris. Il s’agit de RDM (Réhabilitation de Daniel Milan). Le prévenu risque en appel une aggravation de sa peine"


  • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 13:24

    @ tous

    Pour ce qui est de la controverse c’est bien Sartre et Aron, et le débat portait alors sur l’appréciation que l’on pouvait avoir de l’URSS... Cette controverse est plus tardive que l’opposition très forte, du début des années 60, entre l’existentialisme nihiliste de Satre et Camus qui pensait que l’absurdité de l’existence n’empêchait pas de donner un sens à la vie.

    Puis qu’on en est aux corrections : à noter que dans l’article il faut lire « Gérard Blanchard accusé de partialité » et non « d’impartialité », bien sûr.

    Mille excuses. Patrick Adam


  • Yann (---.---.71.157) 4 octobre 2006 13:27

    Tiens Christian vous avez modifier votre icône, je dois bien dire que je n’aperçois plus vos traits fort distinctement. Que pensez-vous de cet article ? Est-ce selon vous une tribune raciste ou un texte équilibré ?


  • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 13:49

    @ yann

    Merci pour votre appréciation. effectivement le prochain film sera sans doute encore plus gratiné que celui-ci. A touiller goulûment dans le pot de confiture qui rapporte gros, pourquoi se gêner ?

    Je pense que traitant du FLN, ils n’oublieront pas de parler des centaines de fellhas qui ont eu le nez coupé d’un coup de couteau parce qu’il avaient fumé du tabac français. Voici le texte d’un avertissement placardé par le FLN à Djemaa (teritoire de Touggourt), le 25 septembre 55 : « Ecoutez, gens. Evitez de fumer des cigarettes françaises, cela vaudra mieux pour vous. Nous brûlerons le magasin de celui chez qui nous trouverons des cigarettes françaises et par dieu, la France ne pourra jamais rien faire. Nous couperons au couteau le nez de celui que nous trouverons en train de fumer des cigarettes francçaises. Nous en avons décidé ainsi. Faites ce que vous voulez.Toi, Caïd, fais attention à ce que tu fais. Nous t’égorgerons, toi et ta famille, petits et grands. Evitez les jeux de hasard dans les cafés, tels que dominos et cartes... Vous pourriez vous en retpentir... »

    J’ai vécu dans l’Est algérien à la fin des années soixante-dix et j’ai rencontré des tas de gens qui avaient subi ce traitement humaniste et « libérateur ».

    Bien à vous. Patrick Adam


    • DUGENOU (---.---.4.88) 4 octobre 2006 14:00

      Et certains militaires français disaient :« si vous ramassez un de nos mégots,on passera votre village et vos caches au lance-flamme » et ils l’ont fait.Les survivants avaient droit à la gégène, hein Jean-Marie ?.Plein d’appelés sont revenus détruits de ces « opérations de maintien de l’ordre ».


    • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 14:15

      DUGENOU

      Vous avez choisi un beau pseudo qui convient bien à votre pensée . Vous avez oublié les viols massifs avec rires gras des chefs , mais je pense que c’est pour le prochain post .

      N’importe quoi !


    • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 14:21

      FURTIF

      Comme vous j’ai appris à écrire sous Auriol et je trouve que ce sont les générations nowaydays qui pouraient en prendre de la graine car leurs prestations ne sont pas trés convaincantes .

      Je n’ai pas l’impression que l’auteur souhaite que l’on fasse du passé table rase ou alors j’ai mal compris .

      Cordialement .


  • Yann (---.---.71.157) 4 octobre 2006 13:51

    Camus était un véritable penseur, dans le haut du panier. Rien de commun avec Sartre qui l’a d’ailleurs emmerdé toute sa vie avant de le louer à sa mort. C’était le conflit algérien qui les sépara, Camus étant un patriote..


  • meddye (---.---.81.53) 4 octobre 2006 13:55

    @ADAM tu as vue le film ? il ne s’agit pas d’un film sur la colonisation ni surl’indepedance mais un film de guerre sur 39/45. => L’oubli du role de ces combattant « français ». Pourquoi te sentir si outré que des « beurs » ont réalisé un film permettant une certaines justices pour ceux qui ont combattu pour la france ! => Pourquoi vouloir confronté les miseres subit par les communauté harki,pieds noir et les colonisés ?

    Chaque soufrance merite une reconnaissance pour appaiser les blessures du passés ! Cepandant il est plus facile de pardonner lorsque la morale et la justice sont sur ton chemin que l’inverse ! Cordialement


  • Nic Telsa (---.---.91.144) 4 octobre 2006 13:57

    Je suis impressioné par la technicité de ce site, quel est le logiciel génial qui reconnait automatiquement les posts stupides et/ou inbitables et qui les illustre automatiquement d’une tête d’ahuri, sorte de BHL version rha loukoum bleu azur. Merci, cela nous permet d’un coup d’oeil d’éviter la lecture du facheu ! Chapeau !


  • Moué (---.---.196.72) 4 octobre 2006 14:00

    Je voudrais vous remercier Mr Adam pour cette Histoire qui se lit comme une histoire. Quand je vois un de vos articles le matin sur Avox, je sais que je vais passer un bon moment, riche d’enseignement et de réflexion. Je ne suis pas d’accord avec tout ce que vous dites mais vous le dites bien, vous étayez votre propos et vous montrez combien le monde ne peut se penser de manière manichéenne.

    Continuez votre chemin en faisant fi des facheux (là je pourrais faire un jeu de mots). Parcontre un petit bémol : dans vos commentaires parfois vous vous laissez aller à la colère (sur d’autres fils).


    • Patrick Adam Patrick Adam 8 octobre 2006 18:11

      @ Moué

      Je n’avais pas eu l’occasion de vous répondre et je m’en excuse. J’aime beaucoup vos différentes interventions sur les fils et même si, comme vous le dites, nous ne sommes pas toujours d’accord sur tout (quoi de plus normal) je suis heureux de vous voir apprécier mes réflexions.

      Bien à vous. patrick Adam


  • c florian (---.---.162.39) 4 octobre 2006 14:07

    il ne faut jamais oublier l’histoire, bien au contraire la connaissance du passé, de ses erreurs et de ses réussites, est essentielle pour aller de l’avant. la polémique sur les combattants des colonies est née du manque de savoir des français sur ce sujet, d’un oubli d’une partie de l’histoire. reconnaitre son histoire est le meilleur moyen d’éviter à certains de la manipuler ou de donner une version différente aussi partiale que « l’officielle ». les exemples sont nombreux, de l’esclavage à la colonisation, de l’empire à la Ve république. il n’est pas normal d’attendre un film pour parler de l’armée d’outre mer, pour revaloriser les pensions. on en sait beaucoup plus de la stratégie militaire de la premiére guerre mondiale que de la colonisation. l’histoire ne doit pas être un fardeau à porter, elle doit être un ensemble d’expériences nous permettant de devenir meilleurs. avancer sans oublier


  • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 14:10

    PATRICK

    comme je disais à YANN réjouissons nous du futur film qui doit être de la même veine que Platoon .Je conseille vivement à ceux qui ne l’ont pas vu de voir « l’honneur d’un capitaine » de schoendorffer qui est ce que j’ai vu de mieux sur la guerre d’algérie et les problêmes de conscience qui se sont posé aux militaires .

    Je regrette de m’être planté en te reprenant sur Sartre et Aron , d’autant plus inexcusable que j’ai lu les mémoires d’ Aron en entier aprés avoir lu régulièrement ses éditos dans le figaro . Le peintre comme tu vois en a profité pour faire son petit pipi . C’est désolant et je me demande comment la nature a fait pour nous fabriquer des erreurs de ce genre .

    Restons ZEN et vive nous !


    • Marsupilami (---.---.47.198) 4 octobre 2006 14:29

      @ Dhimmi-hi-han à l’ouste

      Il vaut mieux lire la tranche d’un ouvrage d’Aron que de regarder ta tronche ouvragée. C’est nettement plus instructif. Et merci pour ton précieux qu’on-m’enterre.

      @ Cambronne

      C’est un excellent film de Schœndœrfer, L’honneur d’un capitaine. A part ça je te condamne à lire du Armand Robin, na.


    • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 18:46

      MARSU

      Merci pour ce lien , je viens de lire armand Robin et je me suis régalé ; tu connais mon amour pour les communistes !

      Je repense au personnage d’Aragon qui pour moi est le pire fumier de la terre . Vivant dans le luxe ne sachant même pas l’odeur que peut avoir un ouvrier en transpiration .

      En tout cas il faisait bien rire les staliniens de chez staline .

      Salut et fraternité .


  • Le furtif (---.---.46.252) 4 octobre 2006 14:15

    @ Patrick Adam

    Quelles que soient les intentions de votre très beau texte : expliquer , partager et apaiser. Quel programme !

    Je crains que vous n’atteigniez ces objectifs en empruntant la voie de « on efface tout » . Vous m’aviez semblé appartenir au camp de la vérité coûte que coûte , quoi qu’elle coûte. Les plaies que l’on cherche à masquer ne cicatrisent jamais.Les travailleurs de l’ombre se réjouiraient trop.Tous les obscurantistes, vaticanistes, fascistes bruns ou verts, peopolistes gênés dans leur petit commerce.......toute la racaille des chercheurs de vent, des ebouriffés de l’autoproclamation seraient trop heureuse.

    D’ailleurs cela me fait sourire . Avec ce que tu nous montres de ton caractère depuis des mois . T’imaginer en possession d’un argument, d’une information, d’un élément et ....ne le livrant pas !?

    Au fait, je n’ai pas appris à écrire sous Coty mais sous Auriol , un jour je t’apprendrai où j’ai appris à lire...Le bondissant et toi avez le droit de rire aussi .

    Maintenant trollons un peu

    Toi Patrick appartenant à la très haute caste des rédacteurs....

    « vénérés soient-ils »

    Ne pourrais-tu pas jouer de ton influence pour obtenir un respect de la hierarchie chronologique dans le classement des interventions sur un « fil ».

    Deuxièmement Agoravox a-t-il un service de veille permanent 24h/24h. ou a-t-il tout simplement des permanents.

    Troisièmement existe-t-il des bandes intervenant en groupe sous le même pseudo ?

    Pour conclure un rappel : lire et relire l’article de B Dugué du 13/09 sur les people, reseau ....On dirait vraiment qu’il a travaillé sur le motif.


    • Marsupilami (---.---.47.198) 4 octobre 2006 14:36

      @ Le Furtif

      Vivre est un paradoxe. Il faut à la fois savoir se souvenir (pour ne pas refaire les mêmes erreurs) et oublier (pour avancer sans rancœur). Pas de souvenir sans oubli, pas d’oubli sans souvenir. C’est vrai autant pour la grande Histoire que pour nos petites histoires de tous les jours.


  • vigie (---.---.94.57) 4 octobre 2006 15:03

    L’introspection sur notre passé colonial ne peut se faire que dans le devoir de vérité, relayé par des faits incontournables, et vérifiable et non pas être manipulé au gré des intérêts communautariste qui n’ont pour seul but que des servir leurs desseins et non une volonté Forcené de justice historique.

    On ne doit pas sans arrêt fouiller le passé, faire sortir les cadavres du placard pour un comptage post mortem qui sous un certain angle laisserait volontairement des pans entiers d’informations pour mieux servir sa cause. Seul des historiens, des témoins, des documents authentifiables peuvent servir cette démarche pour comprendre ce qui est arrivée. Loin des manipulations et d’une réécriture partisane.

    L’exercice est difficile tant la tentation de falsification de l’histoire est latente. La récupération clanique de notre passé ne servira pas le devoir d’exigence morale que nous avons de comprendre les évènements ce qui se sont déroulés. Il faut être très prudent avec les souvenirs que l’on exhume, les douleurs ravivées, les passions toujours présentes. Si nous arrivons l’acceptation par toutes les parties de notre part d’ombres et de lumières hors de tous manichéismes, alors, peut être pourrons nous enterrer notre passé dignement.

    Ci dessous extrait de l’express :

    la vérité sur les massacres d’Oran

    Combien de pieds-noirs ont-ils été enlevés et tués au moment de l’indépendance de l’Algérie, notamment lors des journées sanglantes que connut la grande ville de l’ouest du pays ? Un rapport d’historiens - dont L’Express révèle la teneur - va être remis à Dominique de Villepin.

    Il livre enfin un bilan précis, bien loin des surenchères et de la guerre des chiffres, qui n’en finissent pas d’attiser les rancœurs.

    par Boris Thiolay, L’Express, le 13 septembre 2006

    C’est un épisode « oublié » de la fin de l’Algérie française. Une tache sombre dans le processus sanglant de décolonisation. La question des Européens disparus en 1962-1963, après le cessez-le-feu puis l’indépendance algérienne, est une blessure toujours à vif pour les rapatriés et un sujet de polémique jamais éteint, malgré les recherches des historiens. Pour les familles concernées, ce sont des deuils encore impossibles à faire, quarante-quatre ans après les faits. « Cette souffrance, pour nous, c’est comme si elle datait d’hier, car elle n’a jamais été prise en compte », raconte Colette Ducos-Ader, membre du Groupe de recherche des Français disparus en Algérie (GRFDA), une association réunissant des familles et quelques historiens.

    La tragédie dissimulée. Oran, 5 juillet 1962

    Combien y eut-il, en vérité, de victimes les 5, 6 et 7 juillet 1962 à Oran, quand des pieds-noirs furent kidnappés et assassinés par des soldats algériens et la foule fêtant l’indépendance ? Que sont-ils devenus ? Combien furent relâchés, et même sauvés par des « Arabes », comme on les nommait à l’époque ? Pouvait-on empêcher, au terme de huit années d’une guerre atroce, ce nouveau coup de folie meurtrière, sachant que l’armée française, qui n’avait plus autorité, n’est pas intervenue pour protéger les victimes ? De ce trou de mémoire, de cette faille de l’histoire franco-algérienne continuent de sourdre de vieilles haines intactes. Une frange de la communauté pied-noire, travaillée par les nostalgiques de la colonisation et les anciens ultras de l’OAS (Organisation armée secrète), s’obstine à colporter des rumeurs invérifiables et à avancer des chiffres effarants. « 25 000 civils français ont disparu en Algérie, dont 3 000 rien qu’à Oran », clament certaines associations. « 6 000 à Oran », affirmait déjà en 1967 l’Association pour la sauvegarde des familles et enfants de disparus (Asfed), l’une des premières organisations à se mobiliser. En réalité, ils furent 365 à disparaître à jamais dans l’Oranais, probablement tous assassinés.

    C’est l’une des conclusions d’un rapport qui sera remis prochainement au Premier ministre, Dominique de Villepin, et dont L’Express révèle ici la teneur en exclusivité. Cette étude inédite, commandée par le ministère des Affaires étrangères, s’appuie sur la totalité des dossiers des pieds-noirs disparus en Algérie de 1954 à 1962. Elle a été menée par deux historiens, Maurice Faivre et Jean Monneret - qui a aussi consulté les archives du ministère de la Défense et en a fait un livre, La Tragédie dissimulée. Oran, 5 juillet 1962, chez Michalon - ainsi que par des fonctionnaires de l’Agence nationale pour l’indemnisation des Français d’outre-mer (Anifom). Il est donc aujourd’hui possible d’établir un bilan précis, à quelques dizaines de personnes près, du nombre de civils français disparus pendant la guerre d’Algérie, et en particulier des victimes des enlèvements et des massacres d’Oran.

    Entre le début de la guerre d’Algérie, le 1er novembre 1954, et le cessez-le-feu, le 19 mars 1962, 370 Européens ont disparu et n’ont jamais été retrouvés. Après le 19 mars 1962 et jusqu’en avril 1963, 3 490 personnes ont été enlevées : 1 940 sont présumées décédées, 910 autres ont été libérées et 640 ont été retrouvées vivantes. Sur ce total de 3 860 personnes enlevées, pour l’ensemble de la guerre, on dénombre 430 femmes et une quinzaine d’enfants. Et 2 300 Européens sont demeurés disparus. A titre de comparaison, on estime qu’environ 13 500 civils algériens musulmans ont été enlevés entre 1954 et 1962 par l’armée française, mais aussi par le Front de libération nationale (FLN). Pour ce qui concerne Oran, en ces journées tragiques du 5 au 7 juillet, 453 enlèvements sont répertoriés. Selon les auteurs de l’étude, on connaît le sort de 88 de ces personnes : certaines ont été libérées ou retrouvées, d’autres sont indubitablement décédées. On est loin du « génocide » dénoncé par les associations jusqu’au-boutistes. Mais ce fut bien, en 1962, à Oran, un épisode de violence insoutenable, malheureusement prévisible, dans le droit-fil de ces années de guerre. Au crépuscule de l’Algérie française, la grande ville de l’Ouest algérien est le dernier bastion de l’OAS. Alors que l’indépendance devient inévitable, les ultras de l’Algérie française multiplient les destructions, les attentats aveugles, les assassinats. L’OAS a déjà causé la mort d’environ 500 personnes dans l’Oranais. L’écrivaine Andrée Montero, dont le mari et le frère furent enlevés le 25 avril 1962 à Oran, a décrit, dans Le Cri retenu (L’Harmattan), cette marche vers l’abîme : « Dans les deux camps, c’était à qui se massacrerait, s’étriperait avec le plus de haine. [...] Le fossé était devenu fosse, où se perdaient les charniers [...]. » Dans ce contexte, les enlèvements de pieds-noirs représentent une forme de terrorisme silencieux, un effrayant « message politique » destiné à les faire fuir. Pour les autorités algériennes, l’alibi est de livrer une guerre sans merci aux partisans de l’OAS.

    Mais, en réalité, ces enlèvements sont aussi motivés par la soif de vengeance, la jalousie, le banditisme. Alors que les durs de l’OAS ont quitté Oran durant les derniers jours de juin, les Européens les plus modestes, les plus isolés, deviennent des proies faciles que l’on peut dépouiller, rançonner, assassiner. Andrée Montero poursuit : « Vous savez comment se comportent les vainqueurs... » « Il faut permettre aux familles de faire leur deuil. » A quoi sert de revenir, quarante-quatre ans après, sur cette comptabilité macabre ? « Il faut dire la vérité et permettre aux familles de faire leur deuil. Cela rétablit aussi un certain équilibre historique », affirme Maurice Faivre, historien et général à la retraite, qui était affecté au 2e bureau, le service de renseignement, à l’état-major d’Alger en 1962. « Il est bon de rappeler qu’il y eut des morts innocents dans toutes les communautés. Il n’y a pas d’un côté de bonnes victimes, les partisans de l’indépendance algérienne, et de l’autre de mauvaises, les pieds-noirs et les harkis », insiste Jean Monneret, lui-même pied-noir et membre d’associations défendant la mémoire des Européens disparus. « Cette guerre des chiffres est la traduction d’une guerre mémorielle. Chaque communauté s’accroche à des chiffres symboliques et astronomiques », explique Benjamin Stora. Historien spécialiste de l’Algérie, il dénonçait déjà en 1991, dans La Gangrène et l’oubli (La Découverte), l’inflation, au fil du temps, des totaux de victimes, tant en France qu’en Algérie.

    Car, du côté de l’Etat algérien, on n’est pas en reste. Depuis plus de trente ans, le FLN a officialisé le chiffre d’ « un million et demi de martyrs », quand des historiens comme Maurice Faivre l’évaluent aux environs de 153 000. « On reste sur des postures victimaires ; on ne parvient toujours pas à sortir de la mémoire pour passer à l’Histoire », poursuit Stora. Cette surenchère continue d’empoisonner les relations franco-algériennes. Et d’alimenter des haines franco-françaises.

    L’Etat disposait pourtant depuis longtemps d’informations sur le nombre global et les circonstances de certaines disparitions. Dès le mois de mai 1963, Jean de Broglie, alors secrétaire d’Etat aux Affaires algériennes, annonce à l’Assemblée nationale le bilan suivant : 3 080 Européens enlevés ou disparus, dont 18 retrouvés, 868 libérés, 257 tués. En octobre 1963, le même de Broglie reçoit les résultats d’une commission d’enquête menée en Algérie par la Croix-Rouge. Faute d’avoir obtenu l’accès à une vingtaine de camps de prisonniers, l’organisation humanitaire conclut à la disparition certaine de 1 500 personnes. Ce rapport, frappé du délai de confidentialité trentenaire, n’a pas été communiqué aux familles en 1993. Ses résultats n’ont été révélés qu’en 2003. L’année suivante, le Quai d’Orsay rendait publique une liste de 3 689 noms. Elle a été révisée dès juillet 2005 : on y a soustrait 1 408 personnes retrouvées, pour parvenir à 2 281 noms.

    Les associations de familles de disparus ont, elles aussi, établi des listes. Depuis longtemps. Souvent de manière approximative. Colette Ducos-Ader, membre du GRFDA, a quitté l’Algérie le 1er juin 1962 pour mettre ses enfants à l’abri. Elle n’y est pas retournée. Quatre membres de sa famille ont été enlevés en 1962. Dont son premier mari, agriculteur près de Blida, qui n’a jamais été retrouvé. Depuis, elle n’a eu de cesse de rassembler des témoignages et des informations sur les disparus. En près d’un demi-siècle de recherches et de recoupements, elle a établi une liste de 4 635 noms. « Je ne prétends pas posséder la vérité, mais je tiens ces documents à disposition pour les comparer avec ceux que détient l’Etat », explique cette femme qui réclame « le droit à la vérité ». Elle est bien placée pour savoir que les autorités, françaises comme algériennes, ont caché des informations aux familles, par négligence, omission ou mépris. Exemple : le certificat de décès de son premier époux a été établi à partir d’une déposition reconstituée sur un papier à en-tête de la République française, mais estampillé d’une signature algérienne. La date de décès mentionnée est le 13 juin 1962, c’est-à-dire la veille de son enlèvement... D’autres familles ont reçu le dossier d’un proche disparu. Elles ont découvert que les autorités avaient la certitude du décès, alors qu’elles laissaient planer le doute dans leurs courriers. On a ainsi entretenu espoirs et rumeurs. Et laissé la porte ouverte aux manipulations.

    Destinée à reconnaître les déboires des Français rapatriés, la loi du 23 février 2005 a, de plus, remis le feu aux poudres. Le fameux article 4, qui, abrogé depuis, demandait aux enseignants de mettre en valeur le « rôle positif » de la colonisation, a été ressenti, notamment par les historiens, comme une provocation. Depuis, le traité d’amitié que l’Algérie et la France envisagent de signer est au point mort. Cependant, les 11 et 12 septembre dernier, le rapporteur spécial Jacques Baudot a décidé de visiter, au nom du gouvernement français, plusieurs anciens cimetières et lieux de mémoire européens à Alger et à Oran. Reste que le régime algérien - pour qui l’histoire mythifiée de la guerre de libération est l’un des derniers artifices de cohésion nationale - exige la repentance de la France et dénonce le « génocide » subi durant la colonisation. La France a pourtant, bon gré mal gré, fait quelques pas en exprimant ses regrets à propos, notamment, de l’usage de la torture, ou des massacres de Sétif, le 8 mai 1945.

    Un lobbying d’associations qui veulent réhabiliter l’OAS La loi sur les rapatriés a aussi remis en selle les nostalgiques de la colonisation et les anciens ultras de l’Algérie française. Quelques députés et certains maires, essentiellement UMP, de grandes villes du sud de la France - Nice, Toulon, Béziers, Perpignan - ont, depuis des années, autorisé l’inauguration de monuments à la gloire de l’OAS. En présence de nombreux élus du Front national et de vieux routiers de l’extrême droite française. Aujourd’hui, un autre projet est en gestation à Perpignan. Le Mémorial des disparus d’Algérie devrait être inauguré en 2007, dans l’enceinte du couvent Sainte-Claire, avec l’appui politique et financier de la municipalité. Le lieu devrait comprendre un mur de 15 mètres sur 2,5 mètres, sur lequel seraient inscrits « les noms de toutes les personnes disparues entre 1954 et 1963, sans distinction de sexe, d’âge, d’origine ou de confession ». Traduire : les personnes disparues du fait de leur attachement ou engagement aux côtés de l’Algérie française. Cette stèle devrait être financée par une souscription. Combien de noms pourraient y figurer ? « Environ 3 000 pour les civils, 340 pour les militaires. Pour les harkis, on n’a pas de chiffres, mais certains parlent de 150 000 », réplique Suzy Simon-Nicaise, présidente du Cercle algérianiste des Pyrénées-Orientales, l’association à l’origine du projet de mémorial.

    Or les historiens français estiment que l’abandon puis le massacre des harkis ont fait entre 55 000 et 75 000 victimes. Autrement dit, à Perpignan, on graverait dans le marbre des chiffres fantaisistes, amplifiés, falsifiés. « On ne peut pas passer sous silence un génocide », clame Suzy Simon-Nicaise, qui a quitté l’Algérie en 1962, avec ses parents, à l’âge de 8 ans. « Des gens victimes de massacres réels avancent des chiffres toujours plus hauts pour se réclamer d’un génocide, commente l’historien Claude Liauzu, spécialiste de la colonisation. Rendre hommage à ses victimes est légitime, mais calquer sa souffrance sur le “modèle” de la Shoah est invraisemblable. Derrière ce mur des disparus, on pressent un lobbying politique d’associations qui veulent réhabiliter l’action de l’OAS. » Maurice Halimi, adjoint au maire de Perpignan, jure que le contenu scientifique du mémorial sera soumis à des historiens incontestables : « Si nous ne parvenions pas à un consensus et à une vérité arithmétique, nous reviendrions à un mur sans noms, avec un simple rappel des événements. » Certains, à gauche et surtout à l’extrême gauche, réclament l’abandon du projet. Mais Perpignan « la Catalane » - comme aime la dénommer son maire, Jean-Paul Alduy (UMP) - ville de 120 000 habitants, a accueilli entre 15 000 et 20 000 rapatriés d’Algérie dans les années 1960. La municipalité a érigé la question identitaire en modèle de gestion. « Depuis que Jean-Paul Alduy est maire, le vote Front national est passé de 37 à 16,1% », se félicite Maurice Halimi. Il est vrai que Pierre Sergent, ancien conseiller municipal, et qui fut élu député du Front national dans les Pyrénées Orientales en 1986, était un ex-officier passé à l’OAS. Certains de ses compagnons de route n’ont pas abandonné le combat.

    Boris Thiolay


    • DUGENOU (---.---.4.88) 4 octobre 2006 17:13

      Sauf erreur de ma part,on a viré Mendés-France,qui avait une autre approche pour régler le problème de la décolonisation de l’Algérie.(les premiers massacres ont été contemporain de la fin de la 2éme guerre mondiale).Si on l’avait écouté,c’est à dire s’il y avait eu plus de raison et moins de fanatisme on aurait pu éviter cette guerre atroce de part et d’autre.


    • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 17:57

      VIGIE

      excellent rappel des horreurs qui ont eu lieu aprés le cessez le feu et qui font que commémorer le 19 Mars 1962 comme le font la FNACA et les socialos communistes est une honte .

      Cdt


    • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 18:23

      PATRICK

      J’ai apprécié ton article en tout point remarquable à la première lecture mais je viens de le relire et je le trouve encore meilleur . Non ce n’est pas du cirage de pompe mais il correspond tellement à ce que je pense que je ne peux qu’applaudir .

      Je ne crois pas malheureusement qu’on poura écrire une histoire en commun avec les algériens car pour cela il faudrait déja que nos propres historiens ne soient pas de parti pris . Il y a en effet une convergence entre les historiens officiels français et ceux d’algérie pour dire que nous étions une bande de pourris et d’assassins face à de valeureux combattants du fln .

      Tu n’es pas historien de formation mais tu en as la démarche car tu as compris que la vérité ne se décrète pas ; il faut faire des recherches et instruire à charge et à décharge .

      Dans les milieux intellectuels français il est politiquement incorrect de parler des pieds noirs et de l’armée française en algérie de façon positive .

      Nous avons torturé , nous avons violé aprés l’ avoir spolié , tout un peuple . Toi tu oses dire que c’est plus compliqué . Hé oui la vérité est toujours plus compliquée .

      La réaction du ministre de robien montre bien que nos gouvernants ont peur des banlieues donc ils vont passer la brosse dans le sens du poil . S’il veut faire de l’histoire à l’école , alors faisons en mais sur tous les sujets et pas sur un « détail » de l’histoire . J’ai employé détail de manière délibérée et j’entends déja les hyènes ricaner .

      Je te félicite pour ton sang froid et je remercie tous les intervenants qui sont nombreux sur ce sujet à parler avec raison et modération .

      Vive la france !


  • calicéo (---.---.14.212) 4 octobre 2006 15:36

    Cher Patrick, comme d’habitude je lis vos articles avec grand plaisir tant ils sont bien rédigés et intéressants. Je crois que vous avez raison, comme je vous l’ai déjà dit vous ne tombez jamais dans le manichéisme et c’est cela qui fait la richesse de vos pensées. Comme d’autres participants à ce fil, je vous demande de ne pas tenir compte des commentaires intempestifs de quelques « agités du bocal ». En effet, quoique vous disiez ils seront toujours là non pour argumenter mais pour perturber le débat. Vous feriez un article sur les saveurs et les thés du monde entier, en mettant un bémol sur le thé à la menthe, qu’ils vous traiteraient encore d’islamophobe ou de raciste. Je rigole de leur ridicule. Quant à Demian, il a été questionné sur une autre fil, sur son C.V, son blog, sa gallerie d’art (tu parles !) et il n’a toujours pas répondu.... cela laisse à penser que le pauvre homme n’a rien à dire pour sa défense, si ce n’est : « vous êtes raciste, vous êtes islamophobe.... » toujours le même disque rayé... Je pense qu’il est de votre devoir d’homme intelligent, même sous les insultes, de ne plus répondre. Et puis,il est tellement déjanté et imbu qu’il trouverait encore le moyen de se construire un piedestal avec les pierres que nous pourrions lui jeter. Vous qui vivez au Maroc, prenez pour vous ce proverbe : « les chiens aboient, la caravane passe ». Soyons cette caravane.... Bien à vous, chaleureusement, calicéo


    • (---.---.50.208) 4 octobre 2006 15:53

      Sur un modèle de pondération... Quand on cite en exemple des témoignages d’européen à la mentalité « tintin au congo », on se discrédite soi-même.

      Personnellement, je vois patrick adam comme un raciste depuis son dernier article où il reproche un manichéïsme inéxistant dans le film « indigènes » tout en citant des personnes soi disants pondérées qui auraient pu servir de modèle à Jean Dujardin pour OSS117.

      Si Adam n’est pas raciste, c’est qu’il est stupide. Hors je n’ai pas l’impression qu’il soit stupide...


  • Rocla (---.---.180.65) 4 octobre 2006 15:39

    Quand-même ,en ce moment on a pas de guerre à laisser à nos petits , mais de quoi vont-ils parler dans 50 ans ? On est des salauds , on aime plutôt la paix . Des dégénérés j’ vous dis . Heureusement il y a le réchauffement , les religions , la popolitique ,et Sarkolène de Segozie .

    Rocla des anticipations


  • Basta (---.---.65.219) 4 octobre 2006 16:19

    « les Russes étaient incapables de faire tourner convenablement les gigantesques complexes industriels qu’ils avaient implantés à grand frais dans le pays » !!!!

    D’où tires-tu que les complexes industriels ont été construits par les Russes ! Totalement faux,comme beaucoup d’affirmations de cet article qui fait penser aux nostalgiques larmoyants de l’Algérie française.

    Pour info, la plupart des grands complexes industriels algériens ont été réalisés par des consortiums américains ou européens. Il était pas con, Boumédiene, il achetait les armes à l’URSS, et ramenait les plombiers des USA.

    A l’auteur de cet article : quelle impression ça te fait de vivre dans une région colonisée par le Maroc ? Informe nous des progrès de l’ONU dans leurs tentatives de mettre en place un référendum qui décide de l’avenir de ce coin de Sahara (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sahara_occidental), ça te rendra réellement utile et tu auras des données de première main, et non des réminiscences faschos !


  • RAF (---.---.10.2) 4 octobre 2006 17:20

    @ Patrick Adam @ ses co-légionnaires déclassés :

    OUBLI(EZ) ALGER !

    J’ai l’impression de voir une cohorte de coyotes amassés autour d’une crotte...de coyote, il va sans dire !

    Désolé, mais vous avez beau salivé pour ceux de votre espèce en Algérie il n’y a plus de place. Refoulés, battus, humiliés, déclassés, émasculés, renvoyés le baluchon pour seul bagage...rongés par la rage et noyés dans le fiel. Vous ne pouvez plus y retourner. Jamais...

    Vous ne savez pas à quel point vous restez si petits au regard du plus simple des Algériens. Vous pouvez dominer, acheter, pervertir, corrompre, humilier...tous les peuples que vous voudrez/qui le voudraient ; pas les Algériens : vous laisserez vos dents, vos molaires, vos crocs, vos canines... et repartez sans rien.

    Il est révolu le temps des maîtres et des esclaves. Le discours des Algériens pour ceux qui ne le savent pas c’est de dire à la bétise : « Va voir ailleurs, si j’y suis ».

    Autant vous dire tout de suite que je n’ai pas lu votre torchon, vous savant d’avance, inhumain, raciste, pouilleux et puant.

    PS/ OUBLI(EZ) ALGER, VOUS ! En revanche Alger ne vous oubliera pas. Ne le lui demandez surtout pas...Cela, elle le refusera de toutes ses forces.

    RAF


  • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 17:20

    Salut Cambronne

    Bien sûr je n’ai jamais écrit : « du passé faisons table rase », je dis seulement que vouloir « éduquer » nos banlieues avec un film fait par des bobobeurs pour des beurs qui sont encore secoués par un passé mal digéré, n’est pas la meilleure solution aujourd’hui. Et j’ai entendu le ministre de robien dire ce matin qu’il avait recomandé de faire passer le fil dans les établissements scolaires... On peut craindre le pire, vu la façon dont on y enseigne l’histoire.

    Le titre « oublier alger » faisait précisément référence au livre d’edmonde charles Roux qui parle du déracinement de manière adminrable.Mais le fond du problème est bien d’essayer de savoir quelle mémoire doivent se construire les enfants d’immigrés. Est-ce celle de la réparation, de l’expiation et de la revanche, ou bien celle d’une histoire apaisée, qui sans gommer les fautes, s’appuient sur ce que ces deux peuples si différents l’un de l’uatre se sont appris en coexistant pendnat plus d’un siècle.

    A propos, moi aussi j’ai du apprendre à lire sous Auriol, mais, si j’en crois ma mère car moi j’ai oublié, je n’avais pas deux ans quand je pouvais réciter 7 ou 8 fables de la Fontaine en entier. La « culture », ça commence à la maison pas à l’école, et c’est encore mieux quand c’est fait pour donner du bonheur et de la fierté à sa mère.

    Patrick Adam


    • (---.---.23.35) 4 octobre 2006 17:30

      Tu n’as même pas lu le livre.


    • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 17:32

      @ basta

      Je vosi que je parle à un expert. Alors t’as sans doute visité un jour l’immense complexe sidérurgoique que les Russes avaient implanté à la sortie d’Annaba, pas loin de l’ancien site d’Hyppone, et dont j’ai pas le temps maintenant de rechercher le nom. Quand j’étais en Algérie, il tournait à 30% de ses capacités de productions. C’était la risée de tout le pays. Il y avait aussi une cimenterie du côté de Mostaganem, qui aurait dû produire des tas de tonnes de ciment, mais les concepteurs russes avaient oublié de construire la voie ferrée pour évacuer la production. Les files de camion s’étiraient le long de la côte. Le ciment coûtait un prix fou. A l’époque, le port d’Alger, celui de Skikada et celui d’Anaba étaint gérés par des russes. pas celui d’Oran. A Tebessa, tout l’hiver on mangeait du poulet russe et du chou russe. Faut dire qu’il n’y avait pas grand chose d’autre à bouloter. Le pire était de tomber malade, car à l’hôpital, on était soigné par des Russes... et j’ai une ou deux anecdotes locales assez « piquantes » en réserve à ce sujet, si ça t’intéresse.

      Tu devrais te procurer quelques numéros de la revue Afrie-Asie de l’époque. elle faisait scrupuleusement le bilan de la cooépration avec les russes et avec les Allemands de L’Est. Tiens, à propos, Simon Malley, son ex-rédacteur en chef est mort ces jours-ci. Pourquoi tu nous ferais pas un article à sa gloire.

      patrick Adam


    • (---.---.23.35) 4 octobre 2006 17:37

      Tu n’as pas lu cette revue.


    • Aïcha Qandicha (---.---.48.163) 4 octobre 2006 18:49

      Ta mère, elle aurait dû commencer par t’apprendre la politesse, puis l’adresse de qui tu sais... ça t’aurait évité de vivre dans le passé !


  • Emile Red (---.---.225.150) 4 octobre 2006 18:23

    Encore une revisite de l’histoire par le très célèbre Adam.

    Quand comprendra-t-il que l’histoire ce n’est pas deux romans de gare et une imagination sclérosée.

    Qu’il se cantonne à étudier les cailloux du désert et cesse de renifler sur sa grandeur perdue au fin fond de ses plus alcoolisés rêves coloniaux.

    Quelle magnanimité peut avoir le peuple marocain à supporter une telle engeance en son sein !

    Parler d’un film qu’il n’a vu tout en commentant une situation qu’à 12 ans il n’a pu comprendre, y mêlant Napoléon et Maximilien... même Spielberg n’y aurait pas songé.

    Que de visqueuses turpitudes...


    • Emile Red (---.---.225.150) 4 octobre 2006 18:32

      « je n’avais pas deux ans quand je pouvais réciter 7 ou 8 fables de la Fontaine en entier ».

      J’avais point vu la perle...

      Le roi de l’anecdote va nous la raconter plus tard... comme d’habitude...

      Que n’a t-il vécu ce Superman de la plume stérile ?

      « Je lisais Hegel et Kant en têtant le sein droit de maman »... c’est pour quand ?


    • Bulgroz (---.---.120.129) 4 octobre 2006 18:54

      Tu vois, Emile Red, au dessus du titre, il y a marqué « Tribune lîbre ». Alors Patrick Adam nous raconte son histoire avec ses sentiments et son vécu.

      Pour la VRAIE HISTOIRE, nul doute que tu puisses t’en remettre à ce que tu sais et que tu as appris et que tu vas t’empresser de nous livrer.

      Sinon, tu a toujours la possibilité de faire des couper/coller de Wikipedia et les proposer comme article à Agoravox. Alors, on te lira.


  • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 18:52

    @ Cambronne

    J’ai compris ce qu’était l’histoire telle que bon nombre d’historiens nous la servent, à Smara, quand, arrivant dans cette « cité » décrite dans quasiment tout les livres d’histoires comme ayant été bombardée ou incendiée par les troupes du colonel Mouret en 1913, j’ai découvert les reste de la zaouÎa de Cheikh Ma el Aïnin quasiment intacts, et ayant souffert depuis, beaucoup plus de l’occupation espagnole qui débuta en 34, puis de leur abandon par les Marocains.

    Quand j’ai commencé mes recherches, sur les conseils du Lt coL Jean D’Arbaumont qui a publié un ouvrage où il traite de la question, j’ai cherché le rapport militaire, puis le rapport politique du colonel Mouret. J’ai remis un exemplaire du rapport militaire aux autorités de Smara qui n’en avaient jamais eu connaissance. J’ai eu aussi le plaisir de remettre divers documents au petit-fils du cheikh, qui les expose à l’intérieur du bâtiment.

    La zaouïa est toujours debout, et ça n’empêche pas nombre d’historiens de bazar de continuer à écrire qu’elle a été bombardée. C’est même dans tous les guides touristiques. Le Clézio qui n’est pas historien mais qui a voulu donner des cours d’histoire dans « Gens des nuages » a sacrifié au rituel. De même qu’Antoine de Meaux qui avoue dans son ouvreage n’avoir pas pu visiter la zaouÎa lors de son bref passage à Smara... J’ai participié à une controverse à l’Académie des Sciences d’Outrre-Mer avec le directeur des Guides Bleus qui continuent de parler de cette destruction . Pour l’anecdote, l’homme est descendant du fameux Marmol à qui on doit une « Histoire d’Afrique » des plus intéressantes et qui date du XVIIème siècle.

    Je me suis aussi posé beaucoup de questions sur la façon dont on écrit l’histoire la première fois que je me suis rendu à Asrir, près de Guelmim (Anti-Atlas), sur les ruines de Noul Lamta, une cité un peu mythique qui a été, du Xè au XIIIème siècle la capitale d’une tribu de nomades guerriers dont on parle dès qu’on se réfère à cette partie de l’Afrique, vu que ces guerriers se sont joints au Almoravides dans leur conquête du Maroc puis de l’Espagne. Toutes les descriptions font de cette cité une ville importante, connue pour oa fabrication de boucliers en peaux d’antilopes. Quant tu es sur le site, tu te rends compte que c’était une petite boite de terre séchée qui ne devait pas pouvoir contenir plus de cinq cents âmes...

    Voilà comment on écrit l’histoire. Et pourquoi j’aime à me glisser dans les fissures... Merci pour tes pensées. Bien à toi.

    Patrick Adam


  • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 19:03

    @ bulgroz

    Qu’est-ce que tu t’embêtes avec l’Emile Louis de l’histoire... A mettre dans le même panier que ses comparses et les noyer dans l’indifférence. Pour eux, c’est la pire des choses qui puisse leur arriver. Ils viennent là pour se persuader qu’ils existent. Ne leur donne pas ce plaisir. Répond à ceux qui avancent des arguments, même quand s’ils ne te conviennent pas, mais zappe ceux qui sont là pour polluer. Ils ont trop dévoilé leurs batteries. De moins en moins d’intervenants les supporte. Il n’est pas impossible que la rédaction se décide à appliquer d’autres règles afin de respecter les opnions (même exprimées avec une certaine force) mais à condition que ce soit des OPINIONS et non de vulgaires poubelles verbales.

    Ton travail de compil est bon, mais comme pour ce qui est du Marsu qui s’y est attelé aussi, je vous trouve un sacré courage d’aller chercher comme ça dans le nauséabond.

    Bien à toi. patrick Adam


  • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 4 octobre 2006 19:07

    Fisser dans les glissures tu l’as lu Adam ?


  • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 19:16

    PATRICK

    Continuons notre combat parcequ’il est évident que pour beaucoup de gens ce qui figure dans les manuels scolaires est de l’histoire alors que c’en est loin la plupart du temps ; Comme tu l’as trés bien mis en évidence l’histoire s’écrit en fonction du gout du jour ou plutot de l’actualité du moment . Donc l’histoire est révisable contrairement à ce que disent les imbéciles ou les malhonnètes .

    Il faut reprendre les différentes éditions de LAVISSE sur la révolution française . A chaque fois les monarchistes deviennent un peu plus ignobles et les républicains plus vertueux . A ce propos je te conseille «  la chambre » de françoise chandernagor où elle décrit les derniers mois de la vie de Louis XVII et surtout la manière inhumaine dont ce pauvre gosse a été traité .

    Pourquoi cette évolution ? Parcequ’il fallait former de bons petits républicains solidement convaincus de la légitimité du régime alors que la république n’était pas encore bien assise .

    Comme nous avons un sérieux problêmes avec nos banlieues je te parie deux balles que nous n’avons pas fini de voir des séquences de cirages de pompes par nos ministres respectifs .Ils croient les naïfs qu’en flattant la beuritude ils seront tranquilles. Que nenni ce sera pire :

    « Oignez vilain il vous poindra, poignez vilain il vous oindra » selon une bonne et belle formule du moyen age dont je ne donnerai pas la traduction car chacun peut comprendre .

    Bien a toi et vive la république quand même .

    PS : pour Napoléon les historiens d’aujourd’hui sont revenu à des aspects plus positifs du personnage comme pour Napoléon III d’ailleurs .L’excellent historien Tullard a écrit des livres remarquables la dessus .


  • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 19:24

    @ au furtif

    Deux aspects à ton post.

    1) l’histoire c’est ma passion, mais l’hisoire pour laquelle j’ai consacré des centaines d’heures d’études, perso, dans mon coin, sans rien demander à personne, jusqu’à ce que je sente que le puzzle était en train de se reconstituer. Je ne demande pas l’oubli de l’histoire, au contraire, tout ce que j’aiécrit prouve le contraire. Mais nos stars du show-bizz et les bobos-beurs ne doivent pas faire de l’histoire revancharde. C’est dangereux. On constate chaque jour que les plaies concernant l’Algérie ne sont pas refermées. Qui a intérêt à jeter du sel dessus ? L’histoire de l’Algérie n’appartient à personne, d’autant que ce pays n’existait pas sur le plan politique avant l’arrivée des Français. Quant à sa réalité géographique de l’époque et à son étendue, mieux vaut ne pas en parler, ça ferait rougir les Algériens qui possèdent aujourd’hui la deuxième superficie d’Afrique, après celle du Soudan, et qui devraient remercier pour ça les Français...

    Le sens de mon article c’est que le jour on on va écrire cette histoire, tout le monde doit trouver sa place : faire un film sur un aspect de la question, et en travestissant la réalité, n’est pas bon. Les jeunes qui sont en France ont besoin d’oublier Alger. Il ne sert à rien de regarder « là-bas ». je connais bon nombre de Marocains résidant enFrance, ou Français, qui ne veulent plus se rendre au bled, car on les y insulte, ou on les vole en chemin (même les banques les volent).

    2° J’écris des textes sur Agora. La rédaction les retient pour la plupart et je l’en remercie. Agora est un espace de liberté d’expression irremplaçable. Ma collaboration ne va pas plus loin. Je n’ai pas l’impression de faire partie d’un club ou d’une caste quelconque. Il m’est même arrivé de le dire à Carlo Revelli. Je n’ai aucun instinct grégaire. Et du reste j’apprécie que la rédaction m’assure cette totale indépendance. Alors pour ce qui est du classement ou des modération, je ne peux rien faire pour toi. Je subis régulièrement la lèpre verbeuse des éructateurs de service. J’ai essayé diverses méthodes avec eux. L’échange à été impossible. Et même le combat avec l’hydre de Lerne a fini par me lasser. Il y a des choses plus intéressantes à faire dans la vie que de perdre du temps à couper des têtes hideuses qui repoussent immédiatement.

    Patrick Adam


    • (---.---.30.119) 4 octobre 2006 19:33

      Bin nous, on a peut-être des têtes hideuses sur Agoravox, mais on ne demande pourtant pas grand chose : Juste de faire une critique d’un film après l’avoir vu, c’est quand même pas grand chose. smiley


    • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 19:43

      @ Cambronne

      La vision de l’histoire est un miroir. C’est certain.

      Certains le contemplent avec complaisance en s’épilant les poils follets ou en se collant de copieuses couches de fard (tiens, ça me rappelle le portrait de quelqu’un, ça...), d’autres font des grimaces le matin pour remettre leurs muscles en place, d’autres, d’autres encore comme les vielles filles travaillées par la ménaupose ou les vieux-beaux aux cheveux teints, se poudrent comme au temps du Régent ou se noie de parfums. D’autes oublient de se laver les dents.

      Les historiens communistes sont responsables d’une dérive doctrinaire dont il est difficile aujourd’hui de se débarrasser. Quand on pense aux bouquins qui ont été écrits sur Lénine ou Mao par les ctuels inconditionnels de Bush, ça relativise pas mal de grands principes « émancipatoires ». Et l’exemple type est Doriot. Avant de m’intéresser à l’histoire du Maroc, je ne connaissais de Doriot que sa participation très active aux plus sinistres oeuvres de Pétain. Quand je me suis penché d’un peu plus près sur la guerre du Rif, j’ai découvert la hargne des discours anticoloniaux que Doriot (alors député communiste) déversait régulièrement à la Chambre des Députés. Garaudy n’aurait-il pas fait à peu près le même chemin, sauf que lui, ce n’est pas à Sigmaringen qu’il va finir mais à Téhéran.

      Pour Nap. III je suis bien d’accord avec toi. D’autant que je suis un fantique du baron Haussmann et je me marre toujours autant de voir tous les bobos se boucher le nez quand on évoque son nom tout en étant les premiers à s’arracher les sublimes appartements qu’il a laissés dans Paris.

      Bien à toi. Patrick Adam


    • (---.---.30.119) 4 octobre 2006 19:47

      « Quand on pense aux bouquins qui ont été écrits »

      Oui Patrick, c’est bien d’y penser, mais c’est encore mieux de les LIRE.

      cordialement smiley


    • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 20:49

      @ spirou

      Je m’excuse auprès de Pascal Blanchard et non Gérard pourtant j’avais son nom sous les yeux en écrivant mon texte...

      Effectivement comme vous le dites : « Certains s’attendaient à ce que Pascal Blanchard se pare du costume de militant exalté tout en utilisant son »magistère« d’historien. Malheureusement pour ces gens-là, celui-ci n’a pas daigné oublier l’impartialité qui sied à l’historien. » J’ai même eu l’impression qu’il tenait à remettree les pendules à l’heure comme s’il ne digérait pas les tentatives de manipulations dans lesquelles ont avait voulu l’embarquer.

      J’attends avec impatience le livre de Daniel Lefeuvre. Je crois aussi que Bruckner compte ajouter un opus au « sanglot de l’homme blanc ». La rentrée sera instructive.

      Il est évident qu’aujourd’hui l’actualité (et plus encore l’actualité spectacle) a remplacé l’histoire. Seules quelques émissions donnent encore la parole à des historiens (la plupart sur France Culture) , mais ils doivent se sentir bien perdus.

      Pour ce qui est deVBoumedienne : je suis d’accord avec vous concernant l’emploi des professeurs syriens et égyptiens qu’il a fait venir en masse dans les années 70 et qui ont fait le lit du FIS. Je l’ai souvent rapporté sur différents fils. Et j’étais présent en Algérie à cette époque. J’ai pu en mesurer les dégâts. Il faut dire à sa décharge que l’ensemble du système n’avait pas voulu mobiliser les fonds pour payer d’autres coopérants et que les égyptiens et syriens ne coûtaient pas chers, d’autant que leurs pays faisaient tout pour s’en débarrasser. Un effort très important avait été fourni pour la construction des bâtiments, l’erreur a été de les faire fonctionner avec du personnel d’un niveau intellectuel indigent. Mais là aussi, à la fin de sa vie, Boumedienne a réalisé son erreur. Et en78, il a ouvert en grand les portes de la coopération aux Européens en faisant venir des centaines de profs de français, de maths, de physique, d’anglais etc.... Mais là aussi, le débat sur « l’école fondamentale » avait salement savonné la planche. Et le niveau était effroyablement bas.

      Bien à vous. Patrick Adam


    • aram (---.---.163.3) 5 octobre 2006 23:43

      Avant de poursuivre la lecture des commentaires qui suivent, je crois devoir faire une pause ici pour corriger de nombreuses lacunes dans le discours de P. Adam. Ce dernier semble, hélas, n’avoir rien appris de son séjour en Algérie :

      1°) Si les Algériens ont opté pour la coopération avec les Russes, dès la fin des années 60, c’était pour deux raisons :

      a) Les Européens, et en particulier les Français, avaient ri au nez des Algériens quand ceux-ci s’étaient ouverts à eux de leur projet d’installer une usine sidérurgique à Annaba. « Comment, vous qui ne disposez ni de moyens humains compétents et suffisants ni d’industre capable de consommer votre éventuelle production, pourriez-vous entrer en concurrence avec la sidérurgie européenne qui, elle-même, souffre non seulement d’une mévente grandissante mais souvent de l’incapacité de suivre l’évolution technologique permanente ? » leur avaient objecté non sans raison les Européens. De la même manière que Nasser confronté à un égal refus à l’occasion de l’édification du barrage d’Assouan, Boumédiène, saisissant alors l’offre alléchante et opportune de la Russie, a donc relevé le défi en contractant avec cette dernière. Bien évidemment il n’est pas de mon propos de commenter ici les résultats parfaitement négatifs de cette opération.

      b) Il faut se rappeler que la nationalisation de son pétrole par l’Algérie en 1971 avait été immédiatement sanctionnée par une espèce de lever de boucliers en vertu duquel, tout en déclarant rouge le pétrole algérien, autrement dit pétrole interdit d’accès sur le territoire européen, un blocage des relations commerciales avec ce pays a été décidé et mis en application de longues années durant. Du coup, Boumédiène s’était mis en quête de nouveaux marchés pour écouler son pétrole mais aussi pour y acheter ses équipements.

      2°) Le recours aux « frères arabes » du Moyen-Orient que l’Algérie a eu, durant les vingt premières années environ de son indépendance, tient, lui, à une triple raison :

      a) A la rentrée scolaire de 1962, les Algériens, faisant le décompte des élèves comme des effectifs disponibles, s’étaient rendu compte que 85 % des enfants admissibles à l’école n’étaient pas scolarisés, d’un côté ; et, de l’autre, que les quelques centaines d’instituteurs disponibles, de souche exclusivement autochtone, ne pourraient jamais prendre en charge les 15 % d’élèves déjà inscrits à la veille de l’indépendance.

      b) Confrontés à une situation aussi dramatique, les autorités du pays s’étaient rapprochées de leurs homologues françaises pour leur demander avec insistance l’envoi, au titre de la coopération déjà prévue dans les Accords d’Evian, d’un contingent le plus fort possible d’enseignants français. Il était clair, à ce moment là, que, pour la France déployant à travers tous les continents une activité intense dans le sens de son rayonnement culturel, l’occasion de préserver la culture française en Algérie devenait à tous égards un geste prioritaire. Mais ce n’est pas ce choix que de Gaulle avait retenu, puisqu’il est resté sourd aux appels de détresse reçus.

      c) Le recours aux plombiers, savetiers et autres chameliers moyen-orientaux décidé alors par Alger devenait par suite inéluctable. Et le cortège de fondamentalistes qui allait accompagner ces soi-disants enseignants se traduirait bien sûr par les conséquences désastreuses qui ensanglante l’Algérie depuis plus de quinze ans...


  • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 4 octobre 2006 19:27

    Flatter la beuritude ? flatter la juivitude serait un peu plus appropriée, non ? On ne parle jamais en mal de son maitre, n’est ce pas Cambronne !


  • Spirou (---.---.109.37) 4 octobre 2006 19:31

    @Patrick Adam.

    Votre article est bon(excellent rappel des différents problèmes mémorielles qui tenaillent divers sociétés. Vous auriez pu mentionner aussi le Japon et l’Allemagne).

    Un bémol il ne s’agit pas de Gérard Blanchard mais de Pascal Blanchard. Le procès de partialité que l’on lui intente est à mourir de rire lorsque l’on connait un peu son parcours. Il s’était distingué par un ouvrage sur les zoo humains pendant les expositions universelles. Ce sujet lui avait « autorisé » une page entière dans le Monde diplomatique(dernière page si je me souviens bien) et lui avait marqué le début de son exposition médiatique. D’ailleurs, si l’on réfléchit votre erreur n’en est pas une. Certains s’attendaient à ce que Pascal Blanchard se pare du costume de militant exalté tout en utilisant son « magistère » d’historien. Malheureusement pour ces gens-là, celui-ci n’a pas daigné oublier l’impartialité qui sied à l’historien.

    En tout cas, ces polémiques ont le mérite d’affirmer qu’une fois de plus histoire et mémoire s’opposent terme à terme...

    Pour revenir à votre proposition finale, je ne crois pas que l’oubli soit une solution à ce trop plein de mémoire.

    En revanche, l’histoire peut être un remède à nos « société mémorielles » où le culte du passé n’est qu’une tentative maladroite de répondre aux incertitudes de l’avenir et à l’absence de projet collectif. En ce sens que l’un des rôles de l’histoire est d’affranchir l’homme de la tutelle des souvenirs.

    Comme le dit Pierre Nora" Au coeur de l’histoire, travaille un criticisme destructeur de la mémoire spontanée. La mémoire est toujours suspecte à l’histoire dont la mission vraie est de la détruire et de la refouler. L’histoire est la délégitimation du passé vécu...[...]Les lieux de mémoire. I. La république. p.xix-xx

    Etant donné que la lecture de vos posts me donne « régulièrement » d’excellentes références bibliographiques, je ne peux qu’attirer votre attention sur le prochain livre de Daniel Lefeuvre « Pour en finir avec la repentance coloniale » cf http://www.amazon.fr/gp/product/toc/2082104400/ref=dp_toc/402-1182046-5112913?ie=UTF8&n=301061

    A ce propos, il est étonnant de voir des historiens -cantonnés dans des domaines de recherches très pointus - investir des« débats de société ». Il y a peut être une corrélation avec les masses d’âneries historiques débitées à la minute dans les médias ?

    nb : je ne suis pas d’accord sur le rôle de boumédienne. Je peux me tromper mais ce monsieur est responsable de l’importation d’instituteurs égyptiens(notamment) dans le cadre de sa politique d’arabisation. Instituteurs égyptiens qui avaient aussi la particularité pour certains d’entre eux d’être membre d’une célèbre confrèrie égyptienne. Ce sont eux les formateurs de la génération FIS et cie.


    • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 20:39

      SPIROU

      Merci pour les références du bouquin et pour votre intervention trés interessante . Comme vous je pense que Boumédienne était une des pires figures du fLN .

      Cdt


  • Virgile (---.---.226.199) 4 octobre 2006 19:38

    Bel article, joliment tourné.

    Puisque la glose des « colonisés » tend à l’insulte des colons réduits au role d’esclavagistes, largement légitimée par l’autocritique expiatrice inconséquente des agités, puisqu’il n’y a plus de nuance et qu’une seule opposition épidermique colons/étrangers alors M Adam a raison : il est préferable d’oublier... En attendant que les agités s’écoutent et comprennent qu’il est stupide d’opposer, de diviser pour vivre ensemble.


    • RAF (---.---.10.2) 4 octobre 2006 21:18

      @ VIGILE

      Vous avez tort de penser que je fais dans la généralisation.

      Je vous prie de bien lire ce que j’ai écrit. J’ai bien dit qu’il s’agissait de ceux qui vivaient et sévissaient ici dans ce forum. Je me suis tout simplement mis en faux contre leurs thèses de fascistes. Mes propos sont donc destinés exclusivement à cette bande qui peste toujours dans ce forum et qui l’empeste - qui passe d’ailleurs le plus clair de son temps à insulter ici l’arabe, là le musulman, l’africain, le palestinien, le libanais, l’irakien... et j’en passe.

      Ne me dites surtout pas que ce qui est dit par ces gens en général et P.Adam en particulier est justifié par la volonté de dialogue : ils sont là , ils se défoulent tout bonnement sur l’Autre. Voulez-vous une preuve ? Reprenez-les un par un, vous verrez que là où il y a l’insulte ils se trouvent. Liberté d’expression : mon oeil ! La haine, la rancoeur, l’esprit de revanche, c’est plutôt ce qu’il faudrait dire.

      Maintenant, si vous voulez mon avis sur les colons : il y a comme partout les Bons d’une part et les Méchants de l’autre. Ne me dites surtout pas qu’il n’y avait que de bons colons en Algérie. Ne me faites pas dire non plus que les colons sont des esclavagistes (j’ai parlé des maîtres et des esclaves d’une façon plus générale). Quand bien même il y’en aurait eu, je ferais volontiers la différence entre un colon et un colonialiste.

      Je ne vois pas de cet oeil le monde : pour moi la question est de l’ordre de l’humain. Il n’y a pas de communauté qui soit moralement et humainement exempte de défauts. Ceux qui prétendent l’être à l’instar de Patrick Adam veulent tout simplement déverser leur venin de faschos intraitables. Alors voilà, Monsieur Vigile, si vous cherchez le dialogue - le vrai - n’allez pas voir de grâce chez Patrick Adam et ses légionnaires. Vous devriez comprendre qu’aborder un sujet comme le fait ce revanchard revient à provoquer le trouble dans les imaginaires et à mettre le feu aux poudres. Maintenant, par ailleurs, si vous considérez l’article de P.A. comme étant de bonne facture, ce qui est votre droit le plus absolu, vous ne devriez pas à mon sens le justifier par le fait que quelqu’un ait pu donner l’air d’en vouloir aux colons. Procéder par identification comme vous le faites équivaut à être soi-même catégorique. Vous tomberiez dans la même erreur et/ou piège.

      Un mot sur votre expression « agités » : voyez-vous franchement autour de PA qui ne s’agitent pas.

      Bien à vous.

      RAF.


    • DUGENOU (---.---.4.88) 4 octobre 2006 22:09

      @Virgile:si tu parles de cohabiter,on peut oublier.Si tu veux« vivre ensemble » il faut que lumière soit faite pour comprendre et pardonner.Les crimes des hommes sont ceux de leurs passions et de leur dirigeants.


  • Antoine Diederick (---.---.229.33) 4 octobre 2006 20:14

    Pas mal...j’apprécie ...


  • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 20:36

    PATRICK

    Le résultat de la zénitude est frappant ! Le déjanté du pinceau est parti se coucher .

    Pour DORIOT par rapport à Pétain / Doriot était chef des jeunesses communistes et à ce titre a fait des stages de formation à Moscou avant la guerre.

    Il n’était pas du tout un soutien de Pétain . Doriot comme Déat un ancien socialiste étaient à Paris et animaient le mouvement collaborationiste qui était hors gouvernement . Ils étaient anti vichistes car ils avaient compris que le vieux maréchal n’aimait pas les allemands ni les Nazis alors qu’eux souhaitaient vraiment la victoire de l’Allemagne et du nazisme .Doriot en uniforme allemand de la LVF .

    Là encore l’histoire doit selon moi être revisitée ou du moins précisée .Et comme pour l’Algérie nous ne sommes pas prêts . L’Ecrivain Américain Paxton est à mon avis la meilleure référence sur Vichy , à lire absolument si ce n’est déja fait .« Le gouvernement de vichy et l’armée de vichy ».

    Salut et sérénité .


  • blackfeetfeet0 (---.---.73.111) 4 octobre 2006 20:42

    Cequi est aussi incontestable,c’est que 168.ooo Francais d’Afrique du Nord ont participé à la libération du pays. Pour l’Algerie c’étaient des juifs et des chrétiens qu’on appelait pas encore des pieds noirs.Je ne vais pas reprendre les propos fort justes de Daniel Blanchard. Je rappelle que je viens d’un ex département francais. Sur mes papiers,il est marquè 93,département de Constantine. Nous sommes des cousins germains des Francais,en exil dans un pays qu’on nous a présenté comme le notre. Je n’aime pas votre qualificatif de crémieux. Sachez que depuis 62,bon nombre de cimetières juifs et chrètiens ont été profanés.Certains qui sont venus vous liberer ont leurs os disséminés mais au moins,ils sont morts sur leur terre.Comme l’a déclaré De Gaulle à Peyrefitte nous avions un peu de substance humaine francaise. Dommage que je ne puisse pas avoir une carte d’apatride.


    • blackfeetfeet0 (---.---.73.111) 4 octobre 2006 21:01

      Au fait,demandez à Vllalonga,Hanin,Bedos,Bruel,Garcia... si ils sont issus d’esclavagistes. Dans beaucoup de forums ,tout se confond. Amalgames,manque de recul,et surtout émotion qui remplace la connaissance et réflexion. Quand aux anciens combattants indigènes non Francais,ils n’auront jamais la parité pour leurs retraites.Com associée aux larmes de Chirac sont synonymes de manipulation. Le Gisti vient encore de le dénoncer. Au fait,porquoi ne pas parler des colonnes infernales d 1793 en Vendée ? La Guerre d’Algerie est à la fois une guerre d’indépendance,de sécession et civile entre les 3 communautés,entre musulmans ,entre Francais et les musulmans dont 95 pour cent n’avaient pas la citoyenneté francaise pleine et entière,entre les pieds noirs et les métropolitains. Voilà,la complexité du problème.


  • cloclo (---.---.12.221) 4 octobre 2006 20:43

    @ l’auteur

    bon article, très bien écrit comme d’habitude.

    J’ai vu l’émission de Daniel Schneidermann « Arrêt sur image ». L’historien Gérard Blanchard m’a impressionné par sa connaissance et sa franchise. J’ai tout particulierement apprécié le passage où il faisait référence aux monuments aux morts de la guerre de 14, erigés en l’honneur des soldats d’afrique ainsi que du traitement fait, à ces meme soldats par les médias de l’époque.

    J’ai savouré ce passage tout en me remémorant les divers débats ayant eu lieu sur ce site.

    En ce qui concerne la mémoire (et donc l’histoire), je pense que la collective, à la différence peut etre de l’individuelle, n’en retient que des bribes vraies ou fausses (aucune importance). Le but étant d’avancer et de se constituer un socle commun, et non d’éviter de refaire d’hypothétiques erreurs.


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