mercredi 4 octobre 2006 - par Patrick Adam

Oublier Alger...

 

La sortie du film Indigènes nous a donné l’occasion de nous interroger, souvent assez grossièrement, sur un pan de notre histoire aussi glorieux qu’indigeste. Colonisation... Guerres d’indépendance... Repentance... Réparations... La machine à lessiver la mémoire, à fabriquer de l’incompréhension, puis de la haine, s’est remise à tourner. Mais que pouvait-on attendre de mieux d’un film présenté par son réalisateur et les principaux acteurs de façon aussi manichéenne ? Voyons plutôt s’il ne nous manque pas quelques rouages essentiels pour nous façonner le socle d’une mémoire apaisée, dont nous allons avoir grandement besoin dans les décennies à venir...

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

L’histoire des guerres ne s’écrit jamais dans la continuité. Elle dépend du miroir que chaque nation est disposée à brandir devant elle-même quand lui vient un coup de blues. Mais il faut prendre en compte un paramètre évident : à chacune de ces crises d’identité, le miroir est appelé à changer de nature, en fonction des maux intimes qui agitent cette nation, puisqu’il lui sert à la fois de modèle et d’exutoire. Le principe de base (parfois douteux du point de vue de l’efficacité) étant que le regard se doit de ne jamais contempler deux fois de suite le même reflet.

L’épopée napoléonienne a longtemps forgé notre imaginaire - au moins jusqu’à Edmond Rostand et même au-delà - avant de devenir synonyme de fourvoiement pour nombre d’historiens contemporains (ce qui reste à démontrer). La guerre de 1914, dite " La Grande Guerre", longtemps décrite comme héroïque et toute à la gloire des vainqueurs, est aujourd’hui complaisamment assimilée à une boucherie (vision des plus réductrices). Concernant la Seconde Guerre mondiale, chacun la lit à sa façon et dans le cortège de mythes usinés pour façonner l’âme des peuples. Cependant, les Américains apprennent chaque jour un peu plus à la voir avec moins d’angélisme que celui dont ils se gavaient jusqu’à présent. Les Anglais n’ont pas ce souci, même s’ils restent évasifs sur l’embarquement précipité de leur troupes à Dunkerque et sur les divers bombardements qu’ils ont programmés avec leurs cousins d’outre-Atlantique dans le seul but de rayer de la carte la plupart des grands ports du continent. Les Espagnols ont carrément zappé ce conflit majeur car ils n’ont pas encore pu digérer leur guerre civile, et ils sont trop occupés aujourd’hui à s’interroger sur ce qu’ils vont bien pouvoir faire de la vallée de Los Caïdos où s’élève un funeste mémorial à la gloire du franquisme. Pour ce qui est des Italiens, ils ne savent toujours pas si Pier Paolo Pasolini a été assassiné dans la banlieue romaine pour s’être intéressé d’un peu trop près et trop crûment à la sordide République faschiste de Salo. Quant aux Suisses de bonne compagnie, il leur reste le goût acidulé de leur "neutralité bancaire" en travers de la gorge, et les Norvégiens leur gouvernement de collaboration avec les nazis... Pas facile d’affronter l’histoire... Et s’il était question d’en douter, les Turcs nous en apporteraient aussitôt la preuve avec le génocide arménien.

Vu par la France, le vécu de la guerre de 1939/1945 a été encore plus difficile à écrire, car c’était un vécu propre à diviser la nation qui, sur le moindre sujet, ne demande que ça. Intoxication... Débâcle... Passivité... Pacifisme... Collaboration... Résistance... L’engagement dans l’une ou l’autre de ces voies remonte loin, jusqu’au plus profond des années 1930, et même à l’affaire Dreyfus, à Bismarck, à Fachoda, à Sedan, et pour ceux qui s’en souviennent à Maximilien Ier... La Résistance ayant été tout à la fois gaulliste, communiste, radicale, mais aussi l’apanage d’une certaine droite aristocratique, la Libération ne pouvait qu’aiguiser des règlements de compte qui ont perduré tout au long de la IVe République et qui, alors qu’ils commençaient tout juste à s’estomper grâce aux efforts de reconstruction, ont été brutalement ravivés par la Guerre d’Algérie.

La Guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

Dans l’excellente émission de Daniel Schneidermann "Arrêt sur image" en partie consacrée à la sortie du film Indigènes, l’historien Gérard Blanchard rappelait dimanche dernier que la mémoire des Français à propos du rôle des troupes d’outre-mer dans la libération de l’Europe, cette mémoire alimentée depuis le début du siècle par une quantité prodigieuse d’images et de littérature, s’est refermée brutalement quand les métropolitains ont vu les rapatriés d’Algérie descendre les passerelles des navires avec leurs vêtements fripés, les yeux hagards, une ou deux valises en carton à la main.

Faudra-t-il aussi réécrire ces pages d’histoire ? Il est significatif de constater que plus on parle de la colonisation, plus on s’efforce de passer à la trappe le sort des pieds-noirs, c’est-à-dire de ceux qui en étaient les principaux artisans et qui, eux-aussi, ont participé à la libération de l’Europe. D’autant que, toutes proportions gardées, on a compté plus de morts dans leurs rangs qu’au sein des troupes "indigènes". Définitivement associés au sort des harkis dans notre imaginaire reconverti dans la repentance, on dirait qu’il convient de rayer ces gens de notre mémoire qui lave plus blanc que blanc. Bien sûr, il n’y a pas à prendre parti pour eux. La page d’histoire a été tournée. Mais leur drame reste bien réel, tant dans l’exil que dans le racisme auquel ils ont été confrontés, à l’instant même où ils ont mis un orteil sur le continent. Les logements précaires. Les recasements douloureux. Les Port-Vendres où personne n’était là pour les attendre. Les Sarcelles sinistres. La solidarité perdue. Les regards envieux ou réprobateurs des métropolitains qui estimaient qu’on en faisait toujours trop pour ces "esclavagistes". Rappelons qu’en 1962, les bateaux qui les ramenaient à Marseille ont été accueillis par les dockers communistes brandissant des pancartes où il était écrit : "Les pieds-noirs à la mer".

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

Je n’avais que douze ans au moment de l’indépendance algérienne, mais je me souviens encore des discours qui enflammaient ma famille sur le déroulement de ce qu’on appelait alors des "évènements". L’idée même d’abandon faisait pendant à celui de la "débâcle" de 1940, et c’est bien ainsi que le FLN avait envisagé son combat pour l’indépendance, en avançant ses pions au moyen de sanglantes provocations ciblées destinées à saper le moral de la population musulmane, avant même de faire douter les Français. Après huit ans de conflit, il a fallu du temps pour panser les blessures. D’autant que le fait de voir l’Algérie anarchique et bourgeoise de Ben Bella, puis l’Algérie socialiste et doctrinaire de Boumedienne se jeter dans le giron de Khrouchtchev et de Brejnev n’était pas fait pour donner envie à de Gaulle d’étendre vers le sud une politique de réconciliation si bien entamée avec l’Allemagne. La base de sous-marins de Mers-el-Kébir était une épine dans le pied de l’Europe, avec une surveillance particulière de la part des Anglais installés à Gibraltar et des Américains qui attendaient depuis des décennies le moindre prétexte pour mettre la main sur le pétrole saharien... Qui se souvient de ce qui faisait alors l’actualité ?... Il faudrait parler ici de l’étrange mort de Conrad Killian, inventeur du pétrole saharien. Ce génial géologue français fut empoisonné, en 1943, par des Touaregs à qui les Britanniques avaient très certainement fourni la fiole de poison, mais il en réchappa, jusqu’à ce qu’on le retrouve suicidé-pendu, à l’espagnolette d’une fenêtre de chambre d’hôtel, en 1950. C’était à la veille des plus grandes découvertes de gaz et de pétrole sahariens...

Plus tard, quand Houari Boumedienne comprit qu’il ne serait pas le Nasser d’un Maghreb impossible à unifier et que les Russes étaient incapables de faire tourner convenablement les gigantesques complexes industriels qu’ils avaient implantés à grand frais dans le pays, il tenta de renverser la vapeur qui le menait au chaos, mais c’était un peu tard. Ce président droit et austère est mort avant d’avoir pu atteler cette nation encore en gestation au wagon de la modernité, comme comme l’avait fait Atatürk en son temps. Pourtant, il en avait montré clairement l’intention lors du débat sur la Charte nationale qu’il avait initié après avoir appris la gravité de sa maladie. Mais le peuple algérien ne l’avait pas suivi. C’est à cette date, fin 1978 et début 1979, que le pays a basculé, et que les Frères musulmans (associés à l’aile conservatrice du FLN) ont remporté leur première victoire. Après d’âpres combats au sein des principales instances représentatives du pays, l’Algérie n’était plus une "République socialiste". Elle était devenue une "République socialiste et islamique". Les barbus avaient franchi leur Rubicon. Plus rien ne serait comme avant en Méditerranée et dans le monde arabe. Au-delà, on se souvient mieux de ce qui s’est passé. Chadli Benjedid dépassé par les évènements et par les affairistes. Mohamed Boudiaf assassiné en quelques jours. Les élections court-circuitées. Lamine Zeroual et l’armée à toutes les leviers de commande. Le pays noyé dans le sang... Et Bouteflika sorti comme un lapin blanc d’un chapeau de prestidigitateur salement cabossé, en réincarnation de la face cachée de Boumedienne, et qui tente depuis de refaire l’unité du pays sur le dos des Berbères éternels frondeurs, des harkis toujours aussi copieusement bafoués, et des Français traités de génocidaires.

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

Aujourd’hui, on nous demande de tous côtés de "revisiter" notre histoire, de balayer dans les coins et dans les recoins, et même sous les tapis. Mais qu’on nous dise alors en quel temps l’Algérie a écrit la sienne. En cinquante ans, en a-t-elle jamais eu les moyens, et même l’envie ? A la voir amnistier des milliers d’assassins sur son sol, tout en continuant de pourchasser, hors de son territoire (tout au moins en paroles), ceux qui lui servent depuis des années de boucs émissaires institutionnalisés, on peut en douter.

Chez nous, les réactions qui se développent sur différents forums consacrés au film Indigènes montrent qu’une partie très importante des jeunes d’origine maghrébine l’utilisent comme une revanche de l’actualité sur l’histoire. Rien n’est plus dangereux. C’est ainsi que nous avons pu voir sur Canal + et ailleurs des images montrant le réalisateur et les principaux acteurs postés derrière une estrade, en Torquemada enflammés, prêts à jeter au bûcher le moindre contradicteur. Depuis qu’il est passé à "Arrêt sur Images", les insultes n’arrêtent pas de pleuvoir sur Gérard Blanchard accusé d’impartialité. Or, cet historien a été le conseiller officiel du film... Que lui reproche-t-on, sinon de ne pas porter les valises idéologiques qu’on aurait bien voulu le voir porter comme un laquais de l’histoire "équitable" ? Ceux qui ont bien écouté ses propos durant cette émission peuvent comprendre qu’il n’était pas loin d’estimer s’être fait manipuler par les principaux protagonistes, tout au moins dans la présentation du film, et qu’il tenait à rectifier le tir.

Colonisation... Immigration... L’amalgame n’est pas loin. Cachan... Sétif... Certains aimeraient nous faire croire que c’est pareil, avec les enfants en première ligne. Et dans la foulée de ces réflexions malsaines, la bien-pensance livre une fois de plus un combat d’arrière-garde, sans même se rendre compte qu’elle agit comme les instituteurs post-soixant’huitards qui s’accrochent désespérément à des méthodes débiles d’apprentissage de la lecture, bien qu’on sache pertinemment qu’elles ont ôté à leurs élèves toute possibilité de mener à terme le moindre raisonnement logique. Serons-nous obligés, dans trente ans, de revenir là aussi aux "bonnes vieilles méthodes d’avant" ? Celles qui avaient fait leurs preuves : le "qui fait quoi ?" en grammaire et, en histoire, le "qui a fait quoi ?"

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

De même que Palestiniens et Israéliens n’apprendront à se respecter qu’à partir du moment où ils assureront, de part et d’autre, un réel enseignement de connaissance, de compréhension mutuelle et d’acceptation de l’autre, de même Français et Algériens ne pourront à nouveau naviguer de conserve qu’en ajustant leur mémoire réciproque, et non en s’obstinant unilatéralement à insulter le passé. La France a fait des erreurs en Algérie. Elle les a reconnues. Mais elle n’a pas fait que des erreurs. A d’autres de le reconnaître.

L’Express en a fait sa couverture : "Faut-il avoir honte d’être Français ?" A l’aube du XXIe siècle, est-ce cette impression de nous-mêmes que nous voulons léguer aux jeunes qui en seront les maîtres, pour essayer de leur donner le goût de se comprendre avant même de pouvoir s’accepter ? On se croirait toujours scotchés dans les années 1960, à l’époque où nos intellectuels se demandaient s’il valait mieux avoir raison avec Sartre le théoricien plutôt qu’avec Camus le réaliste. On dirait qu’un demi-siècle ne nous a pas suffi pour reconnaître qu’à tout prendre, Camus connaissait quand même un peu mieux son "sujet" et son "terrain" que l’éternel enraciné au Flore.

Au lendemain de la bataille d’Alésia, les chefs gaulois sont rentrés chez eux (sauf ceux qui ont été fermement priés d’aller à Rome faire un triomphe à Jules César) et tout le monde a cherché à oublier au plus vite. Tant et si bien qu’au XIXe siècle, les historiens se sont rendu compte qu’on ne savait plus rien de l’emplacement de cette place forte dont la chute avait fait des Gaulois éparpillés en tribus querelleuses un peuple de Gallo-Romains... Et si dans nos banlieues où se développe un communautarisme chauffé à blanc par des mercenaires de l’histoire, on se disait enfin qu’il faut parfois savoir oublier... Oublier le "là-bas" mythique des mémoires torturées ou manipulées... Oublier un passé qui, depuis longtemps, n’appartient plus à personne... Oublier des racines qu’on voudrait étirer maintenant jusqu’au fin fond de la péninsule arabique... Oublier que les victoires ou les défaites qui ont le mieux servi les peuples sont celles où l’on a vu le futur, et non pas le passé, sortir vainqueur...

Notre mémoire pourra commencer à s’apaiser quand nous aurons commencé à oublier Alger...



671 réactions


  • calicéo (---.---.238.3) 6 octobre 2006 01:44

    @raf et visiteur indigeste

    j’ai conscience que vous jouirez de me répondre méchantement, mais que m’importe vos pauvres mots et maux, moi qui ai laissé choir depuis fort longtemps la cuirasse de la haine.... Je m’interroge simplement sur le vide de vos vies privées et le trop plein de vos gonades pour cultiver ainsi agressivité et stupidité....

    une simple terrienne. Bien à vous avec toute mon affliction


  • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 6 octobre 2006 03:39

    Calicéo, le sieur adam de sion étant un xénophobe notoire, particulièrement anti-musulman, il est de bon aloi que ce triste sire en récolte brimades et sarcasmes. Dois-je vous rappeller qu’il discerte « philosophiquement » sur des sujets qu’il n’a pas vu ni lu et qu’il adore se vautrer dans le déni le plus abject devant sa smala ébahie. On récolte ce que l’on sème...


    • Calicéo (---.---.168.149) 6 octobre 2006 16:11

      @visiteur indigène : oui mais ça c’est votre point de vue et peut être pas celui de tout le monde. Et comme je vous le disais je ne comprends pas vos « sarcasmes », comme vous le dites joliment ! L’insulte est donc votre seul argument ? Je pensais vos armes plus prestigieuses.... cordialement,


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 06:47

    @ ohlala

    Merci pour votre commentaire. Effectivement l’insanité se porte bien chez les fous de dieu et leur porteur de valises bourrées de haine. Bof. On finit par s’y faire. Je zappe et ne réponds qu’à ceux qui ont quelque chose à dire. J’ai beaucoup aimé votre balade bucolique. Moi je suis un homme des cailloux. quand je me balade dans le désert, j’en ramène au moins 30 kg à chaque fois.

    bien à vous. Patrick Adam


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 07:33

    @ wrysia et ka

    Bonjour. Oui, il faut « valoriser ces jeunes à l’école » comme vous le dites, mais il faut aussi qu’à la maison on leur donne envie de s’intégrer (c’est à dire « d’oublier » un peu le bled) et pas les élever dans les traditions les plus sinistres. Bien sûr, toutes les familles n’agissent pas ainsi, mais un jeune qui ne possède que 200 mots de vocabulaire, il ne faut pas mettre la faute suelement sur l’école. Il y a un déficit plus tôt, c’est à dire à la maison.

    Mais valoriser aujourd’hui un jeune qui sera confronté à la coexistance entre différences cultures, c’est avant tout en faire quelqu’un de curieux, d’ouvert à l’autre, et non pas un éternel paumé de la contemplation de son nombril.

    Bien à vous deux. Patrick Adam


    • wrisya (---.---.231.251) 6 octobre 2006 08:26

      Bonjour Patrick,

      Les traditions pour moi sont à garder car elles font partie de l’identité mixte et à mon sens elles sont à garder absolument comme héritage identitaire et culturel riche : cette coexistence pacifique là entre deux cultures.

      Et il est vrai que certaines de ces traditions sont à faire disparaître : les idéologies traditionnelles visant notamment à marquer de manière plus ou moins importante selon les familles une prétendue « suprématie masculine » : elles doivent être « annulées » par l’éducation à l’école qui reste à mon sens un/le moyen essentiel pour cette ouverture du jeune aux valeurs d’égalité et de mixité, mais aussi comme vous le dîtes par les parents eux mêmes : et là il faut absolument les aider car lorsqu’ils arrivent exilés du pays dans un pays totalement étranger et quasi antinomique sur certaines idées, comment remettre en question tout un mode de vie qu’on a vécu justement toute sa vie pendant des années ? Sans aide extérieure des institutions, les parents ne pourront jamais rejeter certaines idées, même s’ils ne sont pas forcément d’accord avec : (que ce soit par rapport par ex. à l’excision pour les cas minoritaires les pires, ou les mariages « arrangés/forcés »)

      Car il faut saisir aussi que dans ces cas, il arrive souvent que les parents ont peur du regard de la communauté : chez nous, c’est un véritable fléau. Les gens même s’ils ne sont pas d’accord avec une certaine pratique, ne diront rien : ce comportement de la « bienséance » qui fait tant de mal parce que « ça ne se fait pas » : c’est ce qu’on vous répondra, mais je suppose que vous avez déjà pu vous en rendre compte auprès des populations où vous vivez...

      A mon sens, je ne crois pas que le déficit du vocabulaire soit surtout due aux familles, bien sûr cela y participe certainement, mais bien plutôt à l’école : mes parents n’ont jamais été à l’école et chez nous on parle Peul, pourtant cela ne m’a jamais empêché d’avoir cette soif de connaissance qui m’a poussé à lire énormément durant mes années de collège/lycée.

      Et cela reste minoritaire chez les jeunes... Et là, je crois qu’effectivement quand des jeunes ne parlent pas français à leur domicile, et que l’école ne les incite pas non plus à développer un goût pour la lecture (je n’ai jamais eu cette occasion là, mes lectures relevaient d’une volonté personnelle affirmée et très peu d’entre nous avaient cette démarche...) Ces jeunes là se retrouvent à développer des « codes » qu’on a tous plus ou moins utilisé étant jeunes : le verlan, l’argot... maintenant c’est du mélange de mots africains avec des mots français et avec les chats, sms, et autres il se développe de plus en plus une « langue » du jeune qui d’ailleurs ne concerne pas seulement ces jeunes là mais bien tous ceux de leur âge.

      Donc à mon sens, c’est surtout un problème à l’école : un jeune qui ne lit jamais ne peut avoir de vocabulaire et lorsqu’il se retrouve avec d’autres jeunes dans la cité, ils parlent comme ils peuvent en inventant des mots qu’ils sont souvent les seuls à comprendre d’ailleurs... (j’en ai appris un la semaine dernière et j’ignore bien jusqu’à présent la base de sa création...)

      En parlant des codes de bienséance : un truc qui n’a rien à voir, mais par exemple chez nous les Griottes ou Griots vivent de « chants » qu’ils font sur lors de mariages, baptêmes. Ils débarquent chez vous sans y avoir été invités (pas la peine ils ont des radars supersonics) et vous obligent (je pèse mes mots) à leur donner argents, boubous, bijous... et gare à vous si vous n’avez pas les moyens : ils vous feront une de ces réputation... !!

      Cdt


  • (---.---.93.227) 6 octobre 2006 07:50

    Mais que cherche Patrick en créant des fils de conversation pareils ? C’est à n’y rien comprendre. smiley


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 08:03

    @ IP:xxx.x53.93.227

    Ne peuvent répondre à votre interrogation que ceux qui sont équipés d’un cerveau en état de marche, ce qui ne semble pas être votre cas.

    Patrick Adam


  • Paul M 6 octobre 2006 09:12

    @RAF

    En d’autres termes, la démocratie est ce qui va dans votre sens, le reste n’est qu’insulte personnelle à votre encontre qui vous autorise de droit à toutes les exactions verbales.

    Comme le « néant bleu » brandissant son DEA en étendard jaunis par le temps, vous en êtes resté à la maternelle où le pipi-caca-crotte-bisque-bisque-rage est encore de rigueur (mais c’est un passage obligé).

    Je déplore que faute de démocratie on se trouve, ici en face d’une « agoracratie » où la pratique de la lapidation verbale est devenue monnaie courante.

    Je sais que cela ne vous fera ni chaud ni froid mais je vous plains.

    C’est la dernière fois que j’essaye de comprendre.


  • Paul M 6 octobre 2006 09:14

    Pardon, je voullais poster plus haut...


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 09:22

    @ wrysia

    Je pense aussi que certaines traditions sont à conserver. Je ne suis pas nihiliste, d’autant que j’ai un faible pour certains rituels.

    Certaines sociétés développent encore aujourd’hui un réel déficit entre le principe d’égalité des sexes, de la liberté d’expression, de la curiosité intellectuelle et culturelle. L’école doit lutter aujourd’hui à la fois sur ce qui se passe parfois à la maison, ainsi que sur les messages de haine et d’exclusion diffusés par certaines chaînes satellitaires. Mais elle doit aussi lutter contre les médias occidendaux qui dévalorisent la société occidentale tous les jours, en établissant le culte de la violence, de l’argent roi et de la vie sexuelle comme produit de consommation.

    L’éducation se fait aujourd’hui selon cinq piliers : la maison, l’école, les médias (essentiellement la télé), la rue, et la religion (pilier facultatif - l’athéisme pouvant le remplacer). La discours « officiel » consiste aujourd’hui à faire porter toutes les carences éducatives sur la seule école et à laisser « tranquille » toutes les autres composantes. Il y a désormais connivence entre les médias et la religion (du moins l’islam et à certains égards le boudhisme) car le christianisme, le judaïsme n’ont plus le même traitement.

    Vous dites très justement : « Sans aide extérieure des institutions, les parents ne pourront jamais rejeter certaines idées ». Mais quelles institutions ? Attention de ne pas faire toujours porter le poids de la charge éducative sur les institutions de la République quand on sait que la République n’entre pas dans les maisons mais que la religion, oui.

    La notion de « suprématie masculine » doit être combattue tant à la maison qu’à l’école. Et la façon de la combattre est de s’imposer de ne jamais justifier de telles pratiques. Je vais donner un exemple qui va encore me valoir une vollée de bois « vert ». Faire passer l’image de la femme musulmane comme une mère qui fait de bons couscous et qui vit exclusivement pour transmettre la tradition (idem pour la femme africaine), c’est véhiculer une image parfaitement raciste, sexiste et condescendante. La mère n’est pas seulemnt la gardienne des traditions, elle doit aussi être le vecteur de l’avenir pour ses enfants. Comment un enfant peut-il croire en l’avenir quand il voit sa mère cantonnée dans la tradition avec interdiction formelle d’en sortir ?

    Patrick Adam


    • Paul M 6 octobre 2006 09:37

      @P Adam

      « La notion de « suprématie masculine » doit être combattue tant à la maison qu’à l’école »

      Oui, et partout ailleurs aussi.

      Quand l’homme aura compris que la femme lui est infiniment supérieure en beaucoup de points et qu’il privilégiera ses oreilles plutôt que ses cou ..... on fera un grand pas vers la paix.

      Un homme a besoin d’une femme pour faire un enfant, une femme n’a besoin que d’un spermatozoïde pour le faire.


    • Paul M 6 octobre 2006 09:47

      @ « Néant bleu »

      C’était une question d’échelle mais votre DEA était encore entre vos yeux et votre esprit et vous n’avez pas saisi. Mais qui s’en étonne.

      PS : Merci pour connardise, je vous avoue que ça m’aurait vexé que vous m’ayez fait un compliment.


    • Paul M 6 octobre 2006 09:48

      « en droits et en devoirs »

      Absolument vrai


    • Moué (---.---.129.123) 6 octobre 2006 10:03

      @Demian : Un spermatozoide laché « inDaWind » suffit... La gestation,l’accouchement,l’allaitement ne vous en déplaise est bien une histoire de femme. Sinon on verrait plus fréquement des hommes collés aux mères célibataires.

      L’homme et la femme sont différents, c’est une évidence.Sont ils complémentaires ? non c’est beaucoup trop simple. Ils ont chacun des compétences différentes.

      Une anecdote qui me fait sourire et que l’on retrouve dans la vie de tous les jours. La vision : Les hommes et les femmes n’ont pas la même appréhension du contenu d’un frigo. L’homme ne verra que le yaourt qu’il cherche et si on lui demande s’il y avait de la mayonnaise, il n’en saura rien une fois le frigo fermé. La femme, elle, aura visualisé l’ensemble du contenu du frigo ...Pourquoi ? ça vient de notre héritage préhistorique où les rôles dans ces sociétés de survie étaient bien définis. Le chasseur au regard lointain et perçant, uniquement concentré sur sa proix... La gardienne du foyer et des enfants, entrain de réaliser une tâche mais gardant toujours un oeil sur la progéniture du clan...D’où un regard en faisceau étroit mais portant loin pour l’homme concentré sur une unique tâche et une vision plus panoramique, englobant en faisant plusieurs choses à la fois pour la femme. Donc ne demandé pas à votre conjoint de voir ses chaussettes sales trainer, il n’a pas la compétence pour smiley


    • citadelle (---.---.51.149) 6 octobre 2006 10:23

      On dit aussi que l’homme allait à la chasse pendant femme restait au foyer depuis tellement longtemps que seul l’homme a gardé la barbe smiley

      Ha les traditions !!!

      Quelle était déjà le discours machiste de Chira il y a qque année ?


    • (---.---.60.49) 6 octobre 2006 12:14

      @Moué

      psychologie à deux balles....


    • wrisya (---.---.231.251) 6 octobre 2006 12:29

      Patrick,

      J’ignore dans quelle proportion ces jeunes sont influencés ou nom par certains messages de certaines chaînes et comment cela se traduit dans leur vie de tous les jours dans leur rapport aux autres ; J’ai vraiment aucune idée de ce qu’ils peuvent diffuser et surtout de comment les télespectateurs les perçoivent.

      J’ai l’impression que les gens recherchent surtout des programmes culturels « du pays » : le besoin de se retrouver ou de se sentir « chez soi » pour les parents, pour les jeunes je ne sais pas s’ils les regardent vraiment... J’ai plutôt l’impression qu’ils sont plus intéressés par les sitcoms américains et autres « modèles » que par les feuilletons sauce Santa Barbara « sauce bollywood version égyptienne » qu’ils peuvent voir dans ces chaînes là...

      Ce serait intéressant que qqun dise justement dans quelle mesure il perçoit la manière dont ces jeunes appréhende des programmes plus idéologiques ou pernicieux diffusés par ces chaînes...

      L’éducation est certainement réalisée au travers de ces piliers que vous citez, lorsque je parles de l’école, c’est parce que je crois que pour les jeunes actuellement c’est vraiment une échappatoire qui leur permet de « s’en sortir » car ils ne trouveront aucune aide dans la rue, ni dans les médias, dans leur famille ça dépend sans doute desquelles...

      Et concernant la religion, celle-ci peut parfaitement participer de cette éducation par rapport à plusieurs valeurs de respect, d’éducation... mais elle ne devrait pas être considérée de manière absolutiste par ces jeunes là car elle risque alors fort de créer un fossé d’incompréhension avec d’autres domaines lorsqu’il y a incapacité à concevoir la religion comme « inclusive » et non pas comme « exclusive » : on en a un exemple prégnant avec certains ici même...

      Lorsque j’évoques la nécessité d’aider les parents, ce n’est pas en matière religieuse mais simplement éducationnel et cela va nécessairement concerner, de près ou de loin, les pratiques traditionnelles-religieuses des familles car celles-ci sont, selon les familles à des degrés divers, plus ou moins la base de l’éducation des enfants. Si l’on prend le cas des mariages forcés hérités de traditions archaïque qui n’envisagent bien évidemment pas la femme comme sujet, il s’agit d’amener à une évolution graduelle de cette tradition que certains parents voudront appliquer sur leurs filles.

      Donc faire advenir le droit de l’Individu (la fille) amènera inévitablement à se mêler d’une éducation « incompatible » avec les notions des Droits de l’Homme : l’inaliénable qui consiste à choisir son destin sans craindre une quelconque menace pour son intégrité morale, mentale ou physique.

      Le rôle de la femme diffère sans doute dans les sociétés traditionnelles : au Sénégal, il est vrai la femme est nécessairement mère (quoique de moins en moins au Bled), et elle a un pouvoir matriarcal très marqué au sein du foyer : par ex. elle s’occupe de gérer financièrement les dépenses de la maison, s’occupe de tout ce qui a trait aux champs et à la domesticité de la vie de famille : cela relève de sa responsabilité et l’homme n’a rien à dire. Il s’occupera surtout quand à lui de « l’extérieur » : subvenir financièrement aux besoins de la famille. Mais là je parle des générations des grands parents...

      Les jeunes au Sénégal sont beaucoup plus libérés de ces rapports traditionnels, ce dont vous parlez existe surtout chez nous dans les villages éloignés de la capitale, là où les gens vivent comme ils ont toujours vécus : la femme ne peut rester célibataire longtemps, doit nécessairement avoir des enfants, et si elle ne va pas à l’école c’est pas très grave car elle aura tôt fait de se marier... Lorsqu’il n’y a personne pour vous indiquer que vous êtes Sujet de vous-même et ce « même » si vous êtes une femme, c’est difficile de remettre en question un système qui a toujours existé car les gens vivent très souvent dans ces cas là dans les regards des autres : que vont-ils dire si elle n’est pas encore mariée, si elle n’a pas encore d’enfant...

      C’est pour cela que je pense qu’il faut aider les parents débarqués du jour au lendemain : non pas en leur envoyant un imam, mais en les aidant à comprendre le pays dans lequel ils vivent afin d’anticiper « les problèmes » liés à leur rapport à la société et là ça relève plus des organismes sociaux de l’Etat.

      P.S. : Il faut ignorer superbement « Lost : les Perdus », ils ont du crever leur bouée c’est pour ça qu’ils pataugent lamentablement comme des gamins.


    • RAF (---.---.10.2) 6 octobre 2006 22:06

      A Paul

      Tiens...je te croyais moins crétin. Tu n’as pas honte de me répondre en t’emparant de mon point de vue. ça dépasse tout entendement. Dis-moi Paul, aurais-tu au moins une idée pour me répondre qui ne soit pas à moi. Aux visiteurs de ce site : allez voir ce que j’ai dit à ce monsieur et voyez comment il me répond. Malhonnête....monsieur Paul des Crottes.

      RAF


  • (---.---.60.49) 6 octobre 2006 09:43

    Dire que la femme est supérieure à l’homme, c’est faire du sexisme à rebours. L’homme et la femme sont égaux en droits et en devoirs.


  • Paul M 6 octobre 2006 10:13

    J’avoue avoir glissé dans un de leurs pièges....


  • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 6 octobre 2006 10:22

    Par adam de sion : « qu’on leur donne envie de s’intégrer (c’est à dire »d’oublier« un peu le bled) »

    Même comme cela, même en changeant de nom, de prénom, de peau et de religion que cela ne vous suffirait pas ! la non acceptation de l’autre est dans vos gênes si ce n’est dans ta doctrine. Allons ! « oublier le bled » c’est-à-dire rejeter ses racines, la schizophrénie se soigne adam.

    Tu n’écoutes rien, tu as tes idées et tu crois avoir la panaçée universelle. Toi, tu peux parler à ma place ? moi qui ai véritablement cette double culture où les défauts des uns sont compensés par les qualités des autres et vice-versa. Tu n’as été qu’un touriste qui regardait les autochtones d’un oeil hautain pour ne retenir que les tares quotidiennes des petites gens. Eux qui ne s’imagine même pas la société schizophrènique occidentale où tout est apparat, m’as-tu-vu et tape à l’oeil.

    Ce sont sous des aspects scintillants de facilités et d’ordre que l’occident se vend alors que les valeurs humaines et morales sont aux oubliettes, course au maintien du niveau de vie oblige et individualisme outrancier à l’américaine, n’oublions pas de remercier la bonne fée crédit ainsi que la sacro sainte croissance ! (qui mène à l’économie de guerre soit dit en passant)

    C’est l’inverse de l’autre côté, la place des valeurs morales et humaines est encore vivace, les liens encore entretenues par la famille, la tradition et la religion e. La culture consumériste à venir et du tout crédit a déjà provoqué de sérieux chamboulements, certains n’en veulent pas d’où les tensions. L’homme est ainsi fait, toujours plus, toujours plus... Il y a une voie alternative qui peut allier culture et modernité, mais tu ne sauras jamais la voir puisque par essence tu n’as qu’une perception ! Dans tous tes commentaires, tu n’as jamais trouvé ne serait-ce qu’une seule circonstance atténuante à ces pauvres gens, tu n’as pas su les regarder dans les yeux imbue de tes origines, toi le bwana qui sait tout.

    Tu souhaiterai qu’ils oublient qui ils sont et d’où ils viennent pour ne plus ressembler à rien, qu’à une suite de chiffre comme dans ta modernité avec une épée de Damoclès journalière en corrolaire. Qu’ils deviennent un peloton d’aigris traumatisés qui cherche dans l’autre la solution de ses propres tares et échecs.

    Oublier le bled pour s’intégrer, bullshitt (j’allais dire bullg...)L’époque actuelle le démontre bien !

    Wrysia-françoise, la fête dont tu parles en fin de post c’est halloween ! t’as oubliée ?

    Adam de sion : L’école de la république est l’entonnoir à bétail en ce qui nous concerne, c’est des bras que l’économie voulait et pas des cerveaux...toi aussi tu as la mémoire courte ?


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 10:25

    @ Paul M

    Je crois qu’il faut, à tout prix, s’imposer comme règle de ne PLUS JAMAIS adresser un seul post à des idividus dont on peut dresser la liste aisément (D. W. - Visiteur indigeste - RAF et quelques autres). Ils n’apportent que haine et vomissures. On peut règler nos comptes avec eux de façon indirecte. Il n’existent que parce qu’on leur répond. Le jour où ils seront condamnés à se parler entre eux, sans jamais exister en dehors de leur fleuve de haine, nous aurons gagné. Ils se vautreront autant qu’ils le voudront dans leurs propres vomissures et nous pourrons les ignorer superbement.

    bien à vous. Patrick Adam


  • Marie Pierre (---.---.224.152) 6 octobre 2006 10:39

    Bonjour Patrick et grand merci à vous pour cet article.

    Née en Algérie, je l’ai quittée après la mort de mon père en 1960. J’avais 8 ans, et je ne comprenais pas pourquoi on me traitait de colon, de raciste etc... Ce lieu de naissance nous poursuivait dans toutes nos études. Pour moi, les colons étaient des gens riches, nous mangions haricots, lentilles et parfois viande.

    J’ai longtemps gardé ce sentiment de culpabilité, me disant que la mort de mon père était un fait de guerre (il était civil, espagnol des Baléares), je n’ai eu aucune haine pour les algériens parmi lesquels nous avions des amis.

    C’est en lisant Le Premier Homme de Camus, donc en 1994, que j’ai découvert une autre vision de l’Algérie, une vision non coupable.

    Maintenant je lis régulièrement (et je le recommande) le journal Liberté Algérie . Je découvre que de nombreux Algériens ne sont pas d’accord avec l’histoire que voudraient écrire certains officiels, se battent contre les fondamentalistes de retour au pouvoir et on y retrouve vos sentiments de guerre pas finie.

    Bien à vous, Marie Pierre


    • blackfeetfeet0 (---.---.246.20) 6 octobre 2006 18:07

      Je vous ai adressé un coommentaite,mais je me suis trompé car je l’ai mis à la rubrique « réagir à l’article » Il se trouve vers la fin. Je vous conseille un livre rédigé par une chercheuse du CNRS sur nous. Nous aussi nous avions des amis musulmans(on ne disait pas algériens à l’époque).Certains ont meme sauvé des pieds noirs en 1962,tout en restant après l’indépendance. Nous sommes des cousins germains des Francais comme les Québecquois.Malheureusement pour la France,nous nous sommes repliés ici,avec notre fond d’algerianité.


    • RAF (---.---.10.2) 6 octobre 2006 23:55

      A Marie Pierre

      Vous passez à côté de la réalité comme beaucoup d’autres. Comme beaucoup et comme toujours en voulant justifier certaines choses vous ratez l’occasion de comprendre. Et vous reproduisez le même schéma que d’autres avant vous.

      Chère Marie Pierre avec tout le respect que j’ai pour ces françaises et ces français qui sont dans la même situation que vous, et dont beaucoup sont mes amis, je me dois de vous dire qu’en Algérie on ne vous considère pas comme des colons simplement parce que vos parents l’étaient. Sortez de grâce de vos ornières et préconçus et ouvrez les yeux. Regardez par vos yeux, pas à travers ceux de vos parents. Nous ne sommes plu en 1962 : beaucoup de choses ont changé dans les mentalités ; vous l’avez dit vous-même - sauf qu’en matière d’histoire personne ne peut effacer quoi que ce soit de ce qui a été commis, d’atroce ou d’humain. Quand bien même des Algériens vous diraient le contraire, par complaisance.

      Concernant Camus, voilà encore une imposture, celle de quelqu’un dont il faut déplorer l’errance de la pensée - notamment dans « Le Premier homme », ouvrage certes des plus patriotiques mais ouvrage raciste et farci de contre vérités. Il y a spécialement dans cette « oeuvre » posthume un réel saccage et/ou profanation de l’humain et de l’universel. Rien qui puisse l’honorer : mieux vaut le laisser reposer en paix et arrêter d’évoquer, comme vous le faites, comme le font tous ceux qui s’identifient à lui, son souvenir. A tant l’évoquer sur le plan philosophique et politique, vous vous mettez en situation de « récidive » - ce que les Algériens, fussent les plus jeunes, ne tolèreraient guère. Sur le plan philosophique, a fortiori : l’absurde chez lui trône dans toute sa monumentalité - absurde auquel il adhère sans réticence ni résistance. Souvenez-vous de sa relation avec Sartre qui avait essentiellement pâtie à cause de cette allégeance à l’absurde et à l’arbitraire de l’homme Camus. Ceci dit, je ne minimise en rien l’importance de l’oeuvre - esthétiquement parlant.

      Avez-vous remarqué le nombre d’ouvrages critiques écrits sur son oeuvre et les charges qui pèsent contre lui, hormis bien sûr quelques critiques dont les analyses perdent très vite le souffle - tant l’homme Camus est indéfendable, à l’endroit de l’Algérie et de la souffrance humain ? A le suivre, il n’y a qu’une souffrance : celle de ses compatriotes colons et autres européens. Oh, on me dira qu’il a commis des articles sur la misère en Kabylie (pourquoi spécialement la Kabylie ? ! ) mais cela reste en deça de prouver sa bonne volonté - loin s’en faut.

      Mon mot de la fin, chère Marie : vous êtes venue ajouter vos griefs aux rancunes de Patrick Adam, perdant une sacrée chance de regarder le monde autrement que comme la cohorte de coyotes qui l’accompagnent. Bravo, vous avez bien choisi le camp de ceux qui respectent leurs semblables.

      RAF


  • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 6 octobre 2006 10:44

    A Adam de sion : Le golani est encore une fois en déroute ? Remarque, je fais l’effort de répondre à vos âneries....C’est Adam Bien Phu ? Wry-alésia ? Bull-run ? Beit jbel, cela te dis quelque chose ?


    • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 6 octobre 2006 10:49

      Liberté Algérie est un journal laïque. Si, si adam de sion, nous avons nos anti-cléricaux..


    • Daniel Milan (---.---.2.24) 9 octobre 2006 00:52

      En général des anticléricaux...judéophiles, comme en France ! C’est là un trait commun !


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 11:19

    @ Marie Pierre

    Merci pour ce témoignage. Je ne connaissais pas la revue « Liberté Algérie » qui, évidemment, ne paraît pas au Maroc.

    Je ne suis pas pied-noir, mais étant de la région de Perpignan j’en ai rencontré souvent, surtout des petits fonctionnaires, des instituteurs notamment. Mais comme je le dis dans mon article, je me souviens parfaitement du racisme « anti-pieds-noirs » dont se sont rendus coupables de très nombreux Français, tout comme envers les harkis qui ont été parqués loin de la vue des bien-pensants de l’époque (car ça existait déjà, notamment chez les marxisants). La décolonisation algérienne a été bâclée. On ne va pas revenir là-dessus même si tout le monde peut reconnaître que c’est dommage pour les deux parties. Tourner la page ne signifie pas effacerle souvenir, bien évidemment. Mais les regrets ne servent plus à rien, ni aux uns, ni aux autres. De nombreux Espagnols ont peuplé l’Algérie, car les Français refusaient de s’expatrier sur une terre qui était alors en grande partie en friche. Ils ont mis en valeur des terres abandonnées depuis des siècles. Au XIXème siècle, il était vraiment loin, le fameux « grenier à blé » de Rome.

    Bien à vous. Patrick Adam


    • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 11:25

      @ kasba aujourd’hui laïque

      Au Maroc je ne lis que des revues laïques que tu as critiquées à d’autres occasions : « Tel quel » et « Le Journal Hebdo ». Certains quotidiens aussi ont des tendances laïcisantes. J’ai aussi un bon nombre d’amis d’origine berbère ou arabe qui sont farouchement athées et avec lesquels j’ai de magnifiques conversations concernant toutes les stupidités qu’on trouve dans les livres sacrés que ce soit dans la Bible ou dans le Coran (normal, le Coran est souvent un copier-coller (avec des erreurs de transmission - peut-être un virus ?) de la Bible).

      Patrick Adam


    • Marie Pierre (---.---.224.152) 6 octobre 2006 11:42

      @ Patrick,

      Vous pouvez le lire sur Internet, lien dans mon post.

      Marie Pierre


    • citadelle (---.---.51.149) 6 octobre 2006 12:50

      J’ai critiqué des revues laiques ? A quelle occasion ? Vous parlez peut-etre de ces qque petit merdeux de journaliste qui prennent un grand plaisr à provoquer la minorité musulmane de France et l’Islam en général !

      Je suis pour que les pays soit laique ce qui ne veut pas dire athée ! moi je ne suis ni un athée, ni un religieux juste un simple croyant qui aimerait qu’on nous foute la paix une fois pour toute. Comme je l’ai déjà dit le moteur de tout ça est le racisme et il ne faut pas me dire le contraire.

      C’est vrai qu’il y a une certaine demande qu’on nous sert avant les élections cette fois avec l’islamisation de la France « complètement idiot je trouve , pas vous ? » autant en rire smiley smiley Non ?!

      2002, pour faire basculer des voix de gauche vers le FN et donc gagné les élections, les chaines de télé nous ont bourré le cerveau avec des reportages sur les pires banlieues de France, film de toutes une année si ce n’est plus« on a meme us un reportage avec une fausse perquisition et de faux policier, mais ce n’est pas ça qui va deranger le CSA ... demande oblige » On a us aussi le vingt heure avec ses « alertes à la population !! » une voix paniquante et la musique de fond des dents de la mer pour parler des voles de portable dans les cafés. La cerise sur le gateau fut ce petit vieux agressé chez lui par des jeunes de son village juste avant le jour J où on a pris soin de ne pas dire qui sont les responsables !

      2007 se dessine déjà. Islamisation de la France lapidation des femmes, ni pute ni soumisse, immigration non choisi etc etc... Le programme télé n’attend que ce moment !


    • Sihem (---.---.166.66) 13 octobre 2006 22:31

      Conseil amical d’un ancien directeur d’école algérien à ceux qui vont enseigner le rôle « positif » de la colonisation ...

      xxxx

      alger - Enfin, grâce à l’article 4 de la loi du 23 février 2005 où il est écrit que les programmes scolaires reconnaissent le « rôle positif » de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, les enseignants de France pourront dire toute la vérité sur ce soi-disant rôle « positif » de la présence française durant la période noire de la colonisation en Algérie, en passant par le 8 mai1945 et la « pacification » de 1954 à 1962.

      Ils expliqueront comment les grandes villes d’Algérie, berceaux de la civilisation turco-arabo-berbère furent dévastées ; des palais et des mosquées rasés ; des archives historiques transformées en feu de camp pour les troupes françaises ... Ils rappelleront que tous les Algériens étaient « lettrés ». L’historien Michel Harbart le proclame : « Les témoignages sont formels : en 1830 tous les Algériens savaient lire, écrire et compter », la seule ville d’Alger comprenant 3000 médersas. « La plupart des vainqueurs, note la commission d’enquête de 1833, avaient moins d’instruction que les vaincus. » Ils montreront la richesse de l’Algérie avant 1830.

      Un ultra entre les ultras, Genty de Bussy, affirme, malgré lui certainement : « Mostaganem ? Pays couvert d’arbres fruitiers de toutes espèces, jardins cultivés jusqu’à la mer... grâce à un système d’irrigation si bien entretenu par les Maures », mais, ajoutera-t-il, « depuis l’occupation le pays n’offre plus que sécheresse et nudité. »

      Concernant la Mitidja, le général de Barillat reconnaissait qu’en 1830 « les plantations font de ce territoire un paradis terrestre ». Le colonel suisse Saladin affirmera qu’il n’a rien vu de comparable en Europe à la région de Blida et ce, après avoir été frappé par la richesse des environs de Tlemcen...

      Les « colons » encore aujourd’hui dénient toute exploitation et mise en valeur de ces régions par les Algériens soutenant qu’elles n’ont été que marécages alors qu’ils les ont découvertes après ... plus d’une trentaine d’années de guerre d’une sauvagerie extrême... Bugeaud en personne regrette : « On n’arrive pas à couper tous les arbres, vingt mille hommes avec des haches ne couperaient pas en six mois les oliviers et les figuiers de ce beau pays ! » Ces enseignants feront-ils l’éloge de ce « Père Bugeaud ». qui proclama « la guerre continue jusqu’à extermination » ? « J’entrerai dans vos montagnes je brûlerai vos villages et vos moissons, je couperai vos arbres fruitiers... » et, (...) « il faut les empêcher de semer, de récolter, de pâturer. »

      L.F. de Montagnac en mars 1843 : « Toutes les populations qui n’acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, ... l’herbe ne doit plus pousser où l’armée française a mis le pied. » Toutes ces menaces des nouveaux « Huns » français furent exécutées grâce à d’autres « valeureux » généraux comme St Arnaud, qui a fait preuve d’un zèle incroyable lors des enfumades de tribus entières, Cavaignac, Pélissier, Lamoricière... ces derniers ayant élevé la razzia et l’extermination en doctrine : sous leurs ordres des milliers d’Algériens furent « enfumés », massacrés déportés ; villages et villes brûlés, récoltes et vergers dévastés ; troupeaux abattus. Il fallait affamer la population indigène pour l’asservir. « ... Le colon pouvait fusiller l’indigène qu’il voulait. » expliquera le préfet Bouzet à la commission d’enquête de ... 1872 ! La relève fut assurée avec autant de zèle et de talent par leurs successeurs : les sous-préfet Achiary, Duval en 1945, les Bigeard, Massu, Aussaresses et consorts entre 54 et 62.

      On a continué d’arrêter, d’assassiner, de violer, de torturer... au nom de « la civilisation » !!! Des milliers de pages ne suffiraient pas pour décrire ces crimes contre l’humanité, ces génocides inqualifiables, l’humiliation et les souffrances de tout le peuple algérien quelle que fût sa classe sociale, au nom du pays des droits de l’homme. Le meilleur des indigènes ne valait pas la semelle de la chaussure du plus misérable des Européens. Après plus de quarante ans de guerre d’occupation, les « colons » ont « trouvé » un pays, qui fut très prospère, complètement rasé, dévasté mais prêt à les accueillir !!!

      Mais qu’y avait-il de « positif » chez ces nouveaux « arrivants » ? Qui étaient-ils ? Les vingt premières années : aventuriers, frères de la côte, contrebandiers, trafiquants en tout genre, prostituées...comme le prouvent toutes les archives ... Bugeaud a fait venir des centaines de femmes que lui a « envoyées » son ami, le maire de Toulon et qu’il a « marié » aux soldats transformés en colons !

      Tous, qu’ont-ils apporté avec eux si ce n’est leur force de travail ? Se souviennent-ils qu’ils ont aussi émigré et qu’ils se sont expatriés pour survivre, pour manger ? Se rappelle-t-on aujourd’hui d’où ils venaient : en 1845, vingt-cinq mille Espagnols, près de huit mille Italiens, autant de Maltais ... sans oublier les réfugiés, de l’est de la France après l’annexion de l’Alsace-Lorraine, et dans quel état étaient-ils ? Gens pauvres fuyant une terre de misère pour la plupart. L’Etat ayant décidé une colonisation de peuplement, la « bonne migration » faite de Français de souche, arrive au gré d’événements politiques, économiques...

      L’appel lancé par le Cardinal Lavigerie est significatif : « Chrétiennes populations d’Alsace et de Lorraine ... fuyant vos maisons incendiées, vos champs dévastés... l’Algérie vous ouvre ses portes... l’Etat peut se procurer des millions d’ha de terre ... » Ces émigrés avaient-ils les capacités à « civiliser » un peuple dont la civilisation millénaire était reconnue par les conquérants eux-mêmes ? Non, assurément ! Mais avec tous les moyens mis à leur disposition « ils » ont fini par « bâtir leur Algérie », « la leur » : leur Eldorado !! Et où était l’indigène ?...

      Comment les enseignants français vont-ils expliquer qu’à la veille de la guerre de libération en 1954, 100 % des petits Européens d’Algérie étaient scolarisés et ...19 % de petits indigènes ! • Comment enseigner qu’après 130 ans de « rôle positif » le peuple algérien tombait peu à peu dans le néant car il avait perdu sa langue ( l’Arabe, langue étrangère dans son propre pays ), sa pensée, sa culture, sa personnalité et subissait ainsi la destruction de sa société ?

      Comment justifier et cautionner le « rôle positif » de la colonisation dans sa politique d’extermination et de razzia, de torture et de déportation ; dans l’expropriation des Algériens de leurs terres ancestrales et des ressources de leur pays ; dans l’idéologie colonialiste raciste qui considère les indigènes comme des êtres inférieurs, serviles, corvéables à merci, mais bons pour servir de chair à canon ?

      Comment commenter et interpréter un « rôle positif » dans le fameux code de l’indigénat et l’aliénation politique qui criminalisaient l’existence entière de millions d’êtres humains considérés comme indignes d’avoir des droits et d’être des citoyens à part entière ?... . a titre d’exemple, certaines plages huppées du littoral portaient des écriteaux : « interdit aux arabes et aux chiens »

      Et je passe sur les nombreux bagnards exilés à Cayenne pour des raisons de résistance à l’occupation, et qui ont rendu l’âme loin des leurs sans revoir leur pays d’origine, comme ceux de Nouvelle Calédonie déportés à partir de 1871 et ou l’on compte une nombreuse colonie descendant de ces exilés, déplacés aux antipodes sans espoir de retour.

      Comment expliquer la construction d’un pays exclusivement réservée au conquérant européen ? Pratiquement pas un civil européen n’a mis les pieds dans un « village indigène » où il n’y avait ni électricité ni eau courante ... il n’en connaissait même pas l’existence, les routes goudronnées ne desservaient que les villes, villages et fermes de la colonisation !!

      Comment expliquer le « rôle positif » de la France coloniale qui, en 54, a choisi la guerre à outrance faisant des dizaines de milliers de morts, de veuves et d’orphelins plutôt que de chercher une solution pacifique avec le peuple algérien ? Comment expliquer un « rôle positif » dans le fait d’avoir laissé faire l’OAS et sa politique de terre brûlée qui n’a laissé derrière elle que chaos et désolation et qui a provoqué ainsi, directement ou indirectement, le « départ » des Européens d’Algérie ?

      « En 1962 sur une population de 10 millions d’habitants, 2,6 millions étaient au chômage. On comptait 4 millions de personnes regroupées par l’armée française pour couper l’ALN (Armée de libération nationale) de sa population, 400 000 détenus, 300 000 réfugiés, auxquels s’ajoutent près de 80 000 villages et hameaux détruits ou incendiés... », outre les milliers d’orphelins privés du strict nécessaire. La colonisation a fini comme elle a commencé : dans la violence !!!

      « L’œuvre civilisatrice » française ne fut qu’une succession horrible de crimes contre l’humanité. Et l’Algérie ne demande que la reconnaissance officielle de ces crimes commis sur son territoire contre son peuple et de ne pas oublier le fait qu’elle a été transformée en zone d’essais nucléaires, essais qui ont permis à la France d’avoir aujourd’hui une telle position stratégique dans le monde.

      Selon même des maquisards, la première bombe a été expérimentée en pleine guerre d’Algérie à Reggane, dans le Sahara algérien avec attachés à coté des chiens et d’autres animaux, une centaine de combattants algériens, à proximité immédiate du lieu de l’explosion en vue de connaître les effets des radiations sur l’organisme de l’homme. Le traité d’amitié, qui se veut exceptionnel, entre nos deux pays, nos deux peuples et notre avenir commun, n’en déplaise à certains, mérite que l’on doive agir vite et efficacement et ce dans le respect mutuel de nos deux histoires, de nos deux passés aussi douloureux fussent-ils.

      Le devoir de mémoire n’implique pas seulement de reconnaître le « rôle positif » de la colonisation mais, et surtout, de rétablir l’histoire dans ses faits réels principalement dans les manuels scolaires. Rappelons que dans les écoles indigènes, on enseignait que « Nos ancêtres étaient les Gaulois » !....Aucune loi ne peut être conçue pour falsifier l’histoire.

      Enseignants français, cette loi vous est imposée : en attendant son abrogation, cherchez dans les archives de la colonisation en Algérie et vous découvrirez, en plus de ces quelques données, ce que l’on ne vous a jamais enseigné : l’horreur... Et alors vous pourrez transmettre l’Histoire avec un grand H : ce sera tout en votre Honneur.

      M.O. Y.


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 12:01

    @ Marie Pierre

    je suis allé effectivement y faire un tour. Ca paraît très intéressant. Merci encore.

    Patrick Adam


  • (---.---.215.93) 6 octobre 2006 15:12

    padam « Le jour où ils seront condamnés à se parler entre eux, sans jamais exister en dehors de leur fleuve de haine, nous aurons gagné. Ils se vautreront autant qu’ils le voudront dans leurs propres vomissures et nous pourrons les ignorer superbement.bien à vous. Patrick Adam »

    On croit rêver. mais vous meme nourrissez ce fil superbement en ergoties. Il n’y a décidément aucune limite au n’importe quoi !

    le dialogue via le net n’est pas une réflexion qui se construit avec soi même, mais discussion avec les autres, meem et surtout dans l’opposition. et quand on écrit des articles s’ils ne doivent pas être commentés ou est l’intérêt ? mais pour écrire il faut une certaine probité intellectuelle. quand elle fait défaut, le mur se construit de lui même et la discussion n’a plus lieu d’être, comme c’est le cas dans maints de vos fils.c’est du grand n’importe quoi ! mais peutêtre voulez-vous vous offrir une valorisation de votre égo en étalant ainsi votre vie et vos vérités, auquel cas, je comprends pourquoi vous abreuvez d’insultes les intervenants opposés à vos vérités et à votre logique. finalement, vous ne défendez que votre vanité.

    vous êtes l’initiateur de cet article.Il vous appartient d’en tenir le fil et de l’entretenir dans le bon sens, malgré les remarques acerbes. rabaisser certains interlocuteurs comme vous le faites régulièrement ne sert à rien sinon à entretenir la confusion.

    et ce ne sont pas vos choix thématiques qui vous discréditent, c’est la manière dont vous nous proposez de les aborder, et j’avoue qu’il devient alors difficile de resister aux qualificatifs que vous devinez. si personne n’est parfait, vous en etes la preuve la plus indubitable.

    quand aux problèmes posés et vécus par certaines minorités en France,à vrai dire, ce dont vous parlez ils le savent, et mieux que vous. et à partir de quand les pensées deviennent des vérités ? alors qu’il s’agit seulement de savoir si effectivement des individus dont les racines culturelles et ethniques sont étrangères à la France ont vocation à être des Français à part entière ? La conception française de la nation est sans ambiguïté : cette volonté est politique et non ethnique ou religieuse. à terme, la volonté politique transcande les appartenances culturelles.

    votre paradoxe est là, en contradiction avec des valeurs républicaines que vous pronez pour les autres mais que vous n’utilisez guère vous même qu’en théorie puisqu’il vous semble qu’il faut être d’abord « nationaliste ». votre paradoxe vous fait refuser l’intégration alors que c’est cela même qui a toujours fait le fond de la spécificité de l’identité française...

    et ceux dont vous parlez si mal et tout le temps, on dirait que vous pensez qu’ils auraient une quelconque force politique dans ce pays. dois-je vous rappeler qu’ils n’en n’ont aucune ? ces français d’origine d’ailleurs sont minoritaires et ne disposent d’aucun poids concret,pour participer ou débattre de la moindre question. votre mauvaise foi vous anime dès lors que vous abordez ces sujets là, et de la plus douteuse façon qui soit.

    et il ne sagit pas d’accuser mais de comprendre.

    Comprendre comment une société organise ceux qu’elle identifie comme étrangers. ce choix est le fait de la majorité.les arabes n’ont pas choisi de se discriminer eux-memes que je sache ! il y a un choix qui relève de la société. s’agissant des européens du sud,ils ont été assimilés par la société française non parce qu’ils auraient consenti à des sacrifices, mais uniquement parce que la société française a fait le choix que « ses » européens du sud lui ressemblaient désormais,pour des raisons qui la regardent elle, donc les Français dans leur majorité.

    et dites, à quel prix les juifs français ont-ils été acceptés ? et quand ? ils ont eu tort de ne pas se soulever, ils auraient pu probablement vous épargner l’infamie des policiers français emmenant leurs enfants. alors que certains prennent les juifs comme témoin de leur générosité aujourd’hui ne me fait même pas rire.

    et j’en veux pour preuve des noirs qui eux adoptent tous les codes bulgrozziens(prénoms et religions) et sont rejetés en raison de leur négritude. je crois que cela montre que le choix profond est de la responsabilité de la socièté majoritaire avant tout. ce n’est donc pas un problème de racisme invividuel mais de choix tacite et invisible. je n’accuse pas les français, c’est un faux procès et une fausse manière de percevoir les choses (et il existe des Français exemplaires) mais je parle de la grosse machinerie sociale.

    et c’est justement parce qu’on est en France qu’on ne doit jamais accepter ou tolérer une injustice.les inégalités qui ont toujours existé oui, l’injustice non. la démocratie l’exige, taire cette exigence de justice serait trahir les idéaux de démocratie qu’offre ce pays où nous sommes nés et que nos parents ont voulu. les petits calculs de comptable de certains ne changeront rien. vous vous trahissez sans vous en rendre compte, enfin je l’espère.

    au sujet de la colonisation et d’oublier Alger que vous nous rappelez sans cesse et dans tous vos articles à croire qu’elle vous obsède, encore une fois, je vous rappelle que la colonisation était le fait d’hommes qui pensaient etre au sommet de l’ordre démocratique et civilisationel. Les démocrates qui violent les principes qu’ils sont censés incarnés sont condamnés à jamais.les tyrans ont encore l’excuse de leur tyranie, eux aucune.

    ce qui m’amène anturellement à parler des tares que vous imputez aux sociétés de l’autre coté de la méditerranée. vous ne tarissez pas à leurs sujets. tous les vices et toutes les défauts du monde. alors que les tares des hommes sont faconnés depuis l’aube du monde et que je vous l’ai déjà rappelé dans un autre post. bien sur on n’a jamais vu des patrons voleurs de par ici, non plus qu’un milliard de c..s mangeant la buche et la dinde au même moment, non plus les mensonges ni la corruption, pas plus que la prostitution. continuez naivemetn à croire que seulement vous, êtes si beau en votre miroir.encore que, ces pays dont vos parlez n’ont pas l’excuse de la démocratie...

    puis je vois que vous prenez la défense des harkis (dont il est vrai que les enfants vivent un véritable drame) c’est très bien, très humain. alors quand prendriez-vous la défense des français collaborateurs durant la seconde guerre, du maréchal en passant par tous ceux qui se sont enrichis sur le dos des Français acculés, en passant par les policiers et les personnes donneurs d’innocents. Là seulement je ne vous suspecterez plus de ne soutenir les harkis que pour des raisons forts peu avouables. Soyez cohérent et allez jusqu’au bout de votre logique « humaniste » si vous voulez qu’on vous croit.


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 15:17

    @ IP:xxx.x6.215.93

    Ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de le dire, votre commentaire ne m’inspire qu’un fort modeste : prout - prout

    patrick Adam


    • (---.---.215.93) 6 octobre 2006 15:49

      Et voilà qu’il sort la grosse artillerie !

      Tous aux tranchées !

      en fait, je ne m’en attendais pas à moins... je devinais que vous ne vouliez qu’être procureur à charges...

      car avouez que vous abordez toujours sous le meem angle des problèmes qui concerent d’abord des personnes réputées étrangères et je ne vous ai jamais surpris en train de les défendre ; les critiquer pour mieux les stigmatiser est la seule chose dont je me souvienne quand je vous lis...alors comprenez les raisons de mes doutes à propos de votre absence de préjugés sur votre thème fétiche qu’est l’immigration ou l’Afrique.

      et si vous estimez seul que le débat est clos alors cela prouve que votre raisonnement a toujous été bancal. de la faiblesse de vos arguments...

      cordialement et sans rancune... jusqu’à la prochaine fois...

      93


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 15:48

    @ wrysia

    L’école peut être un échappatoire à condition qu’elle véhicule un esprit d’ouverture en traitant tout le monde sur le même pied, ce qui est de moins en moins garanti vu les pressions que font subir les intégristes musulmans sur l’enseignement ou sur la culture en général. Il n’est pas besoin de rappeler l’histoire du prof de philo à Toulouse, ou celle de l’opéra de Berlin. A ces exemples est venu s’ajouter ce matin une autocensure dans une galerie d’art en Angleterre. Car c’est bien de ça dont il s’agit aujourd’hui : de l’auto-censure qui se manifeste partout, à l’école et aussi dans les médias et ce, exclusivement envers la communauté musulmane. Il ne sert donc à rien de tourner autour du pot. Le problème est bien réel et il faut le traiter maintenant.

    Voyez les commentaires sur les différents fils qui traitent de la question musulmane. On n’en finit pas de voir les menaces fleurir. On ne peut envisager de parler décemment avec aucun défenseur d’Allah (à part vous et Ka)sans recevoir des bordées d’injures. Dernier exemple : j’ai essayé plusieurs fois de discuter avec citadelle, car il paraît parfois avoir un peu plus de bonne volonté que d’autres même si je le trouve plutôt borné, mais quand même je fais un effort. Ce matin je lui posté un message avec une opinion qui n’avait rien d’agressif. Par quoi a-t-il répondu : en me parlant à propos des journaux que je lui cite de « journalistes merdeux ». Comment voulez-vous conserver le dialogue avec des individus pareils. Et après ça on me traite d’intolérant...

    Pour ce qui est des chaînes satellitaires, j’imagine qu’une véritable enquête est impossible car, ni les questions, ni les réponses, ne seront tournées pour permettre de refléter la réalité. Mais il suffit de voir le discours tenu par de nombreux jeunes sur nos fils, c’est du formatage made in salafistes, c’est à dire made in « Al jazira » ou autre. Nasrallah est devenu l’idole des Marocains. Il a détrôné Ben Laden. S’il pouvait se présenter demain au élections dans ce pays, il raflerait 95 % des suffrages. Croyez-vous que ce soit la télé marocaine qui a alimenté cette fièvre. Bien sûr que non. Les interwiev de Nasrallah sur Al Jazira son plus suivis que les matach de foot du Raja de Casa.

    La religion (quand elle existe) doit participer à l’effort éducatif collectif. Si elle se met volontairement à part de cet effort, elle ne remplit pas son rôle et il est normal que l’autre (d’une autre religion ou athée) en ressente un rejet. Je vous l’ai déjà dit : comment voulez-vous qu’un être human quel qu’il soit se sente accepté pour ce qu’il est, quand il entend dire avec les meilleurs sentiments du monde : « quel dommage que tu ne sois pas musulman »... Et on voudrait nous faire croire que c’est l’Occidental qui n’accepte pas le musulman ? Il faut ouvrir les yeux. De tels propos sont sinitres, d’autant plus qu’ils se veulent « gentils », « compréhensifs », pleins de « bonnes intentions »...

    Bien sûr, il faut aider les parents quand il y a un déficit d’éducation. Mais c’est un puits sans fin, surtout quand des familles consacrent une grande partie de leurs revenus à amasser de véritables « trésors » pour les ramener au bled chaque année, et ce au détriment de l’éducation des enfants. Où est l’égalité alors pour les familles qui vivent ici toute l’année et qui n’auront pas ces compensations ? La société ne l’acceptera pas éternellement. Comment croyez-vous que l’extrême droite fasse son beurre partout en Europe ? En Belgique, en Hollande, en Allemagne... Tant qu’on leur laissera le monopole de ces interrogations, nous serons piégés, pris entre les deux mâchoires d’un même étau qui s’appelle l’intolérance.

    Bien à vous. patrick Adam


    • Marsupilami (---.---.95.128) 6 octobre 2006 16:08

      @ Patrick Adam

      Oui, il est urgent que les musulmans, et ceux d’Europe en particulier, se soignent. Par exemple là (article paru dans Libération cette semaine) :

      Un hôpital islamique à Rotterdam. Prévu pour 2008, le projet soulève l’ire de la droite populiste. Par Sabine CESSOU

      A priori, Rotterdam n’a rien contre la construction du premier hôpital islamique du pays. Le conseil municipal de la deuxième ville des Pays-Bas a rejeté, le 29 septembre, une motion de la droite populiste visant à interdire ce projet. « C’est un pas en arrière vers le Moyen Age », a protesté le parti Leefbaar Rotterdam (Rotterdam vivable, LR), aux commandes de la municipalité de 2002 à mars dernier. Désormais dirigé par une majorité travailliste, Rotterdam n’y voit rien de plus qu’une « initiative privée »

      Halal. C’est un Néerlandais de souche, Paul Sturkenboom, qui est à l’origine du projet. Ancien patron de Slotervaart, l’un des plus grands hôpitaux d’Amsterdam, cet homme d’affaires de 55 ans, spécialisé dans le sauvetage d’hôpitaux déficitaires, veut construire d’ici à 2008 un centre hospitalier où tout serait conçu pour les musulmans (1 million aux Pays-Bas, 5 % de la population). La nourriture sera halal et la présence d’un imam permanente, a-t-il annoncé. Hommes et femmes seront séparés, les femmes étant soignées par des femmes et les hommes par des hommes. Le personnel, 45 médecins et 275 infirmiers, n’aura pas nécessairement besoin d’être musulman, a précisé Sturkenboom, mais devra « naturellement se montrer respectueux de cette religion ».   Geert Wilders, un député indépendant ultraconservateur, a demandé des explications au gouvernement sur un projet qui relève à ses yeux de « l’apartheid ». Sturkenboom, lui, entend exploiter une demande insatisfaite sur le marché. « Il existe aux Pays-Bas une centaine d’hôpitaux fondés sur des principes chrétiens, justifie-t-il, mais aucun pour les musulmans. Ces patients sont souvent confrontés à des problèmes, notamment de nourriture. »   Dans le royaume batave, l’intégration des immigrés fait l’objet d’un intense débat depuis la montée de la droite populiste, après les attentats du 11 septembre 2001. Cette intégration repose largement sur le principe du communautarisme : à chacun ses écoles, ses chaînes de télé, ses syndicats et ses hôpitaux, sur le modèle qui a prévalu pour les catholiques, les protestants et les athées jusqu’aux années 60. Les immigrés turcs et marocains sont arrivés dans le pays au moment où cette organisation en trois « piliers » commençait à se défaire. Ils ont malgré tout pu construire 450 mosquées, ouvrir une quarantaine d’écoles islamiques et lancer d’innombrables associations, avec l’aide de l’Etat.

      Préceptes. Aujourd’hui, le secteur privé courtise la clientèle allochtone. La société nationale de télécommunications KPN a ainsi lancé, le 26 septembre, la marque Ay Yildiz, un service de téléphonie mobile pour Néerlando-Turcs avec bas tarifs vers la Turquie, l’Allemagne et la Belgique. La banque Rabobank planche, elle, sur une formule de crédit immobilier qui respecterait les préceptes de l’islam. De son côté, la société éditrice des quotidiens De Volkskrant et NRC Handelsblad a annoncé, le 28 septembre, un projet de journal spécialement destiné aux immigrés.

      No comment....


    • (---.---.215.93) 6 octobre 2006 16:15

      padam :« Il n’est pas besoin de rappeler l’histoire du prof de philo à Toulouse, ou celle de l’opéra de Berlin. »

      non il n’est pas besoin et personne n’a jamais prétendu cela. mais que je vous explique une petite différence.

      Edgar Morin a été jugé pour avoir critiqué Israel.la « violence » de son discours, violence toute relative puisqu’il s’agissait de politique avait choqué certains juifs qui se sont sentis agressés par ses paroles. Dont acte.

      mais vous, vous ne vous inquiétez jamais quand la loi permet cette critique à l’égard des arabes. pourquoi vous criez à la communautarisation, à la liberté d’expression, à l’insupportable ? alors qu’ils estiment seulement pouvoir bénéficier des mêmes lois. dans un cas vous invoquez la loi pour vous (quand elle vous sert) dans l’autre cas contre les maghrébins (quand elle cesse de vous servir). si telle est votre logique, il est urgent de la remplacer.

      et la loi est l’émanation de la volonté de tous etc etc..alors faites un effort et essayer de penser cette affaire par rapport à la notion de majorité/minorité...rapport de force...moyens publics..

      et n’enfoncez pas ces minorités, majoritairement boucs émissaires qui ne disposent pas de l’ensemble des moyens pour faire valoir leurs intérets légaux et légitimes.


    • (---.---.215.93) 6 octobre 2006 16:30

      marsu, nous sommes pour les contre-pouvoirs, pour la satire et toutes les caricatures, meme quand les sujets sont délicats, mais de cela il ne sagit point. alors arretez de vous cacher derrière des principes que personne ne remet en cause. nous vous parlons de loi uniquement de loi, et de rien d’autre, donc d’égalité de traitement entre citoyens d’un meme pays. voici la règle : il n’y a aucune raison objective pour limiter l’expression sinon celle qu’une situation imposerait, et ayant déjà donné l’exemple de Morin, qui pour plaider l’extension ou la limite de ce droit à l ’expression ?


    • ZEN zen 6 octobre 2006 16:44

      @ Marsu

      Je suis aussi consterné par ce qui se passe en Hollande actuellement, s’il faut faire crédit à cet article. Le communautarisme devient là-bas inquiétant. Je ne reconnais plus la Hollande des années 60..

      Mais attention à ne pas charger systématiquement, car comme le dit Olivier Roy :

      « On voit se multiplier des attaques polémiques contre l’islam souvent ignorantes et qui frisent parfois l’imbécillité. Certains jouent délibérément à chatouiller la fatwa. La provocation est certes une vieille tradition française depuis les anars jusqu’aux situationnistes en passant par les surréalistes ; mais il ne faut pas ensuite s’étonner des réactions qu’elles peuvent déchaîner. »


    • (---.---.215.93) 6 octobre 2006 16:50

      zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

      les pays et les populations qui hantent vos cauchemars ne sont pas des exemples de démocraties et leurs émirs encore moins, dès lors, l’exigence de voir ces personnes exemplaires n’en est plus une, ce qui n’empêche pas la condamnation.les émirs sont eux memes illégitimes et illégaux à tout point de vue, leur demander ce que nous demandons aux « démocrates » et aux gens dits « civilisés » et intellectuellement probres témoigne de votre incapacité à saisir la moindre idée ou fait correctement. mais cela nous le savions déjà s’agissant de vous et de votre rancoeur.

      que n’agissez vous pas aussi contre la politique américaine hautement civilisée qui se targue de faire entrer la démocratie en assassinant et détruisant ?


    • Marsupilami (---.---.95.128) 6 octobre 2006 17:08

      @ Zen

      Il ne s’agit pas de machins intolérants contre l’Islam, il s’agit de l’Islam militant tel qu’il se déploie en Europe. Il ne s’agit pas des bouquins de quelques penseurs musulmans tolérés que personne n’écoute sauf les Occidentaux et de rares musulmans à la tête bien faite, mais de la construction très réelle d’un apartheid décidé par l’Islam. Il serait temps que tu descendes de tes nuages. Cet hôpital communautariste, il existera dans très peu de temps et c’est du concret, du réel. Les penseurs de l’islam modéré (je ne parle pas de Malek Chebel qui est un petit filou raconteur de freudaines orientalistes à la pire mode romantique du XIXe siècle), la majorité des musulmans analphabètes ou sans éducation s’en foutent complètement.

      Faut pas s’inquiéter mais combattre et réagir puissamment. Personnellement, j’ai jamais demandé à un médecin quelle était sa religion avant d’aller me faire soigner (faut dire aussi que jusqu’à présent j’ai une santé d’acier, que je me soigne généralement tout seul et que je n’ai jamais eu de gros problème de santé), mais un de mes meilleurs potes est médecin urgentiste, secteur où sont employés, pour cause de crise de l’hôpital public, un nombre considérable de médecins étrangers (d’ailleurs outrageusement mal payés par rapport à leurs collègues français), pour la plupart maghrébins, qui sont trop souvent des gens imbus d’eux-mêmes (voir plus haut le post de Cambronne sur les officiers qu’il formait en Iraq) et de plus en plus casse-couille islamiques (et qui perturbent donc la vie déjà extrêmement difficile des services d’urgence en ces temps ultracapitalistes en cherchant à imposer leurs conneries coraniques).

      Nous sommes dans le monde réel, camarade. Pas dans celui des pures idées d’une Cordoue imaginaire... Si tu n’es pas mort avant, le réel te l’apprendra.


    • Marsupilami (---.---.95.128) 6 octobre 2006 17:24

      @ Webmaster

      Ce coup-ci, il y a un problème avec les italiques et les gras sous Spip.


    • wrisya (---.---.1.82) 6 octobre 2006 17:34

      Patrick,

      Vous évoquez une censure notamment à l’école auprès des jeunes mais je ne crois pas que l’école fasse preuve d’une quelconque auto-censure sur l’islam d’ailleurs aucunement traité dans l’enseignement, ou alors les concessions vestimentaires épars par le passé mais cela est révolu de toute façon depuis la loi sur la laïcité... qui n’est en fait que loi « contre le voile » à l’école en vérité.

      Pour le reste je suis tout à fait d’accord et je crois que ce n’est que dans le dialogue des parties que la société occidentale pourra envisager sereinement son rapport à l’autre qu’il soit athée, muslim ou juif peu importe. Je crois que vu la situation catastrophique des relations en ce moment où non-muslims et muslims se sentent agressés soit par la vision univoque d’un islam perçu comme impérialiste et violent d’une part, soit par une stigmatisation à outrance des muslims comme potentiellement terroristes d’autre part, un dialogue entre muslims et non-muslims est urgent et la laïcité devrait le permettre et non l’empêcher : amener des religieux, artistes, politiques et autre à trouver une solution non pas sur la liberté d’expression qu’il faut de toute façon définir à l’aune de l’ère de la mondialisation, mais les amener à se respecter en tant que PERSONNES à défaut de ne pas respecter les religions, les idées ou autres qui relève de la notion de liberté de penser ou de dire ce que l’on veut. Et je crois que c’est cela qui est difficile à comprendre des deux côtés d’ailleurs...

      Et à mon sens cette distinction doit nécessairement être faite, et il revient aussi aux intellectuels, journalistes, chercheurs de s’interroger de manière pragmatique sur le traitement caricatural qu’ils peuvent parfois faire des muslims par assimilation avec l’islam et il revient aussi aux muslims de saisir que lorsque Redeker écrit une tribune injurieuse sur l’islam, c’est à nous qu’il revient de défendre son droit de le faire en tant qu’être humain « mécréant » (puisqu’il est dans son rôle) mais sans NOUS assimiler à sa perception d’une entité religieuse et c’est à nous aussi et surtout qu’il revient d’utiliser les mêmes moyens que « les ennemis » de l’islam avec justement cette liberté LA d’expression de dire carrément le contraire de ce que l’on dit de cette religion.

      Je crois que de toute façon, on devra nécessairement trouver une solution aussi dans le monde muslim occidental concernant par ex. la culture ou l’art lorsqu’elle s’intéresse de mettre en place une pièce de théatre à Berlin par ex. ou autre. Il est tout à fait mon droit de déconsidérer ce genre de pièce, mais je n’irai pas les obliger à annuler leur représentation car le dictat de la pensée nous déssert et continuera de nous désservir. Le problème, c’est aussi l’incohérence des muslims : tant qu’à faire, il aurait aussi fallu s’insurger non pas seulement contre la représentation décapitée du Prophète de l’islam(psl), mais aussi... de Jésus, Moïse puisque reconnus dans l’islam et même pourquoi pas Bouddha si seulement on aurait voulu être cohérent. Donc nécessairement, ça posera pb car on ne peut pas passer notre temps à surveiller le moindre écart de conduite pour nous de non-muslims qui n’en est pas pour eux concernant notre religion. Et les muslims sont autant las que les non-muslims de cette impasse actuel car les deux parties veulent se faire respecter et pour cela il faut se comprendre et se mettre d’accord sur ce dont on parle et là je crois qu’il y a une énorme confusion sur ce dont on parles (la religion) et sur la manière dont on parles aux autres (les personnes).

      Je comprends tout à fait que les non-muslims puissent se sentir excédés de se retrouver à être déconsidérés en tant qu’humains parce qu’ils n’ont pas embrassé l’islam... Malheureusement, cette attitude de déconsidération de l’autre on peut également la trouver à l’inverse dans des attitudes que les gens peuvent avoir envers les muslims en considérant qu’ils sont violents, enferment leurs femmes et exigent des repas hallalisés en cantine car si ces cas là existent, la grande majorité se fait discrète et silencieuse. Seulement on parle que des trains qui arrivent en retard ce qui a tendance à laisser croire aux gens que les muslims sont UNE entité indivisible et unique alors que nous sommes très divisés et différents. Je dirai même qu’on est intolérant entre nous : la preuve comment je me suis fait insultée gratuitement par des gens qui se réclament de l’islam...

      Ce que vous dîtes sur les familles est réel : beaucoup d’entre elles effectivement se contentent de construire leur baraque au bled et se serre la ceinture durant des années pour avoir ce coin de paradis. C’est leur droit de le faire comme untel s’endettera durant 20 ans pour acheter son appartement, mais là où cela pose problème c’est du au fait qu’ils peuvent s’en fiche un peu de vivre en accord avec la société française ou pas puisque de toute façon un jour ou l’autre ils se disent : mon pays est ailleurs.

      Je crois qu’il faut aider les bonnes volontés chez les muslims, ceux qui veulent évoluer en harmonie avec les lois françaises et en harmonie avec les droits qu’on donne à tous les citoyens mais non pas avoir une suspicion dès qu’il s’agit des muslims : le lycée muslim de Lyon (le seul en dehors de Lille) galère pour obtenir une autorisation du rectorat. Le problème, c’est qu’ils sont flippés car il se demande bien qu’est-ce qu’ils vont y apprendre alors que l’enseignement est le même que tous les autres établissements hormis la dimension religieuse, c’est donc basé sur le même point que l’école catholique : le dialogue volontaire des deux partis pourrait permettre d’avoir des professeurs non-muslims pour justement montrer que les élèves sont avant tous Français et Musulmans. Le problème, c’est lorsque toute tentative est systématiquement montrée comme « suspecte » par les institutions et là le dialogue va nécessairement coincer...

      Bien cdt.


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 15:55

    @ IP:xxx.x6.215.93

    Vous ne l’avez peut-être pas remarqué mais je sais m’adapter parfaitement à la nature de mes interlocuteurs. Les règles d’Agoravox ne m’imposent pas de devoir répondre à des propos indigents. Repassez me voir quand vous aurez un argumentaire plus rationnel. Tout ce qui est viscéral m’indispose (surtout les flatulences). Je vous prie donc de bien vouloir m’en excuser le plus civilement du monde.

    Patrick Adam


    • (---.---.215.93) 6 octobre 2006 16:22

      toujours la meme rengaine,je vois. rien y fait.c’est le désert vos raisonnements, toujours loin mais sans rien capter, que du vent et des grains de sable. au premier coup de vent, votre desert devient insulte. je pense que vous souffrez, comme tous les amateurs de désert , de mirages innombrables et illusoires.

      une chose est sûre par contre, en vous posant ces questions, padam, ce sont les limites de votre propre questionnement que vous ne risquez pas d’outrepasser.

      et quelle belle morale vous avez quand il s’agit de l’exiger des autres


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 16:27

    @ Marsu

    T’as raison. J’ai un neveu dans la Drôme qui a des potes Hollandais. Tous anciens babas (et pas devenus bobos) fumeurs de tout ce qui se fume et bons vivants. Ils sont tous prêts à se jeter maintenant dans les bras de l’extrême droite. Et ce n’est qu’un début. Le sentiment de ras-le-bol gagne l’Europe Occidentale. La gauche a failli un peu partout à sa mission républicaine et laïque. Et dire que ce sont les mêmes crétins qui avaient mis le pays à feu et à sang en 83 au moment de la loi Savary sur l’éducation. On pourrait en rire, mais il faut commencer à avoir la trouille. Les sinistres osnt partout.

    Tiens, je te fais un petit cadeau piqué dans la presse marocaine de cette semaine :

    « Dubai : L’émir dans le collimateur de la justice américaine - La justice américaine a ouvert une procédure judiciaire contre Cheikh Mohammed ben Rached Al-Maktoum et son frère. Elle les accuse d’avoir réduit en esclavage 30 000 enfants, ces trente dernières années, en les utilisant comme jockeys dans des courses de chameaux, ce qui est interdit par la loi des Emirats depuis 1993. L’accusation indique que « des garçons, parfois âgés de deux ans, ont été volés à leur famille, sortis de leur pays et retenus avec brutalité dans des camps d’entraînement aux courses de chameaux un peu partout aux Emirats arabes unis ». »

    salut. Patrick Adam


    • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 16:43

      @ IP:xxx.x6.215.93

      A lire : « toujours la meme rengaine, je vois. rien y fait. c’est le désert vos raisonnements, toujours loin mais sans rien capter, que du vent et des grains de sable. au premier coup de vent, votre desert devient insulte. je pense que vous souffrez, comme tous les amateurs de désert, de mirages innombrables et illusoires. »

      Je me marre mais en même temps j’ai envie de fuir loin, sur une autre planète, sans bobos dns votre genre, sans pyschologues de bazar ni de souk, sans philosophes de comptoir, sans raseurs moralisants. Toujours la même psychologie de SNCF (je parle de littérature des gares).

      Vous ne vous rendez pas compte quand même un peu que ces trois lignes sont du dégoulinage sirupeux de poncifs plus éculés que de vieilles tatanes : le désert, le vent, les grains de sable, les mirages, les illusions... vous n’en avez pas marre d’aligner de telles platitudes. Déjà au XIXème siècle, on commençait déjà à en avoir marre de lire des trucs pareils.

      Tiens, méditez plutôt cette phrase de Léo Ferré : « Ce qu’il y a d’encombrant dans la morale, c’est que c’est toujours la morale des autres ». On va voir si vous êtes capable de comprendre.

      Patrick Adam


    • (---.---.215.93) 6 octobre 2006 16:54

      zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

      les pays et les populations qui hantent vos cauchemars ne sont pas des exemples de démocraties et leurs émirs encore moins, dès lors, l’exigence de voir ces personnes exemplaires n’en est plus une, ce qui n’empêche pas la condamnation.les émirs sont eux memes illégitimes et illégaux à tout point de vue, leur demander ce que nous demandons aux « démocrates » et aux gens dits « civilisés » et intellectuellement probres témoigne de votre incapacité à saisir la moindre idée ou fait correctement. mais cela nous le savions déjà s’agissant de vous et de votre rancoeur.

      que n’agissez vous pas aussi contre la politique américaine hautement civilisée qui se targue de faire entrer la démocratie en assassinant et détruisant ?


    • Daniel Milan (---.---.2.24) 9 octobre 2006 00:49

      T’as une grande famille, Adam !


  • (---.---.180.214) 6 octobre 2006 16:31

    Adam de Sion a parlé ou plutôt ne répond jamais, il fait son cours de racisme, débite sa haine et son mépris, déroule son sionisme et son antisémitisme latent.

    Il n’y a plus d’hommes à Smara ?


    • RAF (---.---.10.2) 7 octobre 2006 00:13

      A smara, que veux-tu, les femmes sont rares, les bordels trop chers...il faut bien sodomiser, fût-ce le plus raciste de la planète.

      RAF


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 16:55

    @ IP:xxx.x6.215.93

    Help !... Mon bon monsieur 93 : expliquez-moi ce que vous voulez dire quand vous écrivez : « il n’y a aucune raison objective pour limiter l’expression sinon celle qu’une situation imposerait ».

    Moi, avec le peu que j’ai appris à l’école, je ne comprends pas bien, ou alors c’est peut-être que je comprends un peu trop...

    Patrick Adam


    • (---.---.215.93) 6 octobre 2006 17:03

      si vous comprenez un peu trop c’est peut être que c’est bon non ?


  • (---.---.215.93) 6 octobre 2006 17:01

    padam si vous faites de l’histoire de bazar pourquoi voulez vous m’interdire de faire de la psycho de souk ?

    encore une chose, ne prenez pas trop au pied de la lettre certaines formules. la société se transforme. largement. alors comment faire correspondre l’élaboration d’une règle législative avec la volonté générale alors que 5 millions d’africains,par exemple, ne se trouvent jamais représentés au parlement ni ailleurs...vous confondez une formule à la va-vite avec une société démocratique.. essayeez plutot de dénouer ce petit problème au lieu de ne retenir que ce qu’il y a d’anecdotique dans mon post.


    • (---.---.60.49) 6 octobre 2006 17:07

      Vous ne pourriez pas vous exprimer de manière compréhensible ? Merci.


    • (---.---.60.49) 6 octobre 2006 17:09

      Qu’est ce qui vous permet d’affirmer que 5 millions d’Africains ne sont jamais représentés au parlement ou ailleurs ????


    • (---.---.215.93) 6 octobre 2006 17:13

      en posant la question, vous faites constat de vos mauvaises convictions qui vous empechent peut être de faire un constat juste de la réalité sociale.


    • (---.---.60.49) 6 octobre 2006 17:35

      Le blabla du salon de thé vous tient lieu d’analyse politique. En vous parodiant, on pourrait dire que les gens de plus de 80 ans ne sont pas représentés au parlement, pas plus que les unijambistes, les personnes de moins de 1m50 et les body builders....


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 17:19

    @ monsieur 93

    Je vais vous répondre, mais j’ai peur que ce soit la dernière fois car, franchement, vous me gonflez à tourner en rond comme un moulin à prières tibétain (voyez, même en ce qui concerne les Tibétains, je n’ai pas de respect préétabli pour les religions).

    Les Américains, je l’ai dit cent fois, je n’aime pas. On m’a offert un jour un voyage gratuit aux USA, et j’ai refusé d’y aller. Je ne sais pas si vous en auriez fait autant. La seule chose qui m’intéresse aux USA, c’est l’architecturee de New york (quand les fous d’Allah la laisse tranquille) et surtout celle de Chicago. Tout le reste, je m’en fous. Quant à la politique américaine, je l’ai toujours vomi, et je ne vais pas aujourd’hui me coucher devant ces gens-là, comme le font la plupart des gouvernants, hommes d’affaires et bourgeois arabes. Pour ce qui est d’Israël, c’est pareil. Je me suis souvent exprimé sur le sujet. Je suis en parfait accord avec la politique française dans la région telle qu’elle a été définie il y a de nombreuses années. Et je ne me prive jamais de rappeler à mes amis marocains que si Arafat avait attendu les Arabes pour le sauver quand il était coincé à Beyrouth par les Isaréliens et les Syro-Iraniens, il aurait pu serrer les fesses.

    Mais ce que vous n’avez toujours pas compris, c’est qu’en ce qui concerne la société française, ce que font les Juifs ou les Américains m’importe peu. Les regards de haine qu’on voit dans les rues ou dans le métro, ce n’est pas le regard des Juifs ou des Américains. Les filles qu’on viole dans les caves, ce ne sont pas les Juifs ou les Amrécains qui s’en chargent. Les menaces contre la culture, ce n’est pas l’apanage des Juifs ou des Américains. Les femmes qu’on veut enfermer à la maison, ce ne sont pas les Juifs (à par les tarés intégristes à paillotes) ni les Américains qui s’en chargent. L’assassinat de Théo Van Gogh, c’est pas l’oeuvre d’un Juif ou d’un Américain. La liste srait top longue à compléter. L’islam mal digéré pose un problème à l’Occident. Alors, commencez à apprendre à le digérer. Ce n’est pas à nous à faire le boulot à votre place. On en a marre d’être compréhensifs, et de voir que plus on a essayé de vous comprendre, plus vous nous avez craché dessus.

    Bon, allez, j’abandonne. Je ne vais pas passer ma vie à répondre à des illuminés qui refusent de voir le monde tel qu’il est et qui n’ont qu’un but : celui d’imposer leurs oeillères et de nous faire retourner vivre au Moyen Âge. Normal, c’est là qu’il n’ont pas su prendre le virage de l’histoire. Huit cents ans qu’ils se sont plantés. Ca laisse des traces...

    Patrick Adam


    • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 17:38

      @ Marsu

      Le réel, Zen ne l’a pas fréquenté depuis longtemps et manifestement il n’a pas envie de descendre de sa tour d’ivoire. Il ne bougera pas avant de sentir qu’on attaque les bases de son édifice. Il croit jouer collectif, mais c’est son petit confort personnel qu’il défend.

      T’a raison Malek Chebel, Tahar Benjelloun, sont des sinistres. C’est en grande partie à eux qu’on doit le regroupement familial tel qu’il a été mis en place en 74 par Chirac, à la va-vite, sans aucun gardefou. Pour ce qui est des pays d’Europe confontrés à l’extrême droite, je pense que bien peu sont exempt du fléau. Il faut payer le laisser-faire. Et c’est normal. D’autant que ces pays ont généré des sociétés de trafics qui gangrènent de plus en plus de pans économique. Les Hollandais rêvaient d’un modèle social, et en quinze ans ils ont mis en place un modèle mafieux. Ca fait quelques dégâts quand les gens s’en rendent compte. Surtout maintenant qu’on a ouvert les portes de l’Europe aux pays de l’Est qui n’étaient absolument pas préparés à y entrer.

      Les prochaines trente années seront terribles dans toute l’Europe. Les bobos seront obligés de revendre leur ryads d’Essaouira ou de Marrakech en catastrophe. D’ailleurs, ils commencent déjà à le faire. Les retraités y croient encore. Normal, quand on vieillit, on retombe toujours en enfance.

      Patrick Adam


  • (---.---.215.93) 6 octobre 2006 17:45

    vous m’avez parlé de justice américaine et je vous réponds.basta comme vous dites si bien.toujours ce qui vous sert et ne doit pas me servir, c’est ça ?...

    vos inquiétudes humanistes sont assez tardives. où étiez vous quand cette population que vous stigmatisez tant était reléguée en bas de l’échelle sociale ou elle se trouve encore ? après tout, cette situation ne date pas d’hier, on dirait que vous réveillez d’un coup, mais de 30 ans en arrière.

    ce qui se passe dans les banlieues par exemple est lié à l’absence de politique à l’égard des populations que vous refusez encore de considérer. vous parquez les gens comme des animaux, mais memes les fauves refusent de vivre derrière des grillages....meme avec des clowns de votre gabari grimaçant devant eux.

    et personne n’a dit que nous nous trouvions dans un océan tranquille, je dis même que c’est la raison pour ne pas perdre ses moyens comme vous le faites, car vous ne dénoncez rien, vous stigmatisez en pointant le doigt sur les personnes les plus vulnérables.

    et vous devenez l’exemple de ce les extrêmistes souhaitent. celle des rapprochement douteux et faciles. ne vous livrez pas à cela, vous êtes surement plus exigent.


    • (---.---.60.49) 6 octobre 2006 20:22

      Si des Français de souche ( et il y en a dans les banlieues..) avaient les mêmes cractéristiques que les immigrés ou descendants d’immigrés, ils vivraient aussi dans des banlieues pourries. Arrêtez d’attendre tout de l’Etat, nous vivons dans une société libérale, capitaliste et libre échangiste ( perso, je le regrette, mais c’est la réalité). Dans ce type de société, c’est la valeur marchande des individus qui est prise en compte et quand on va au marché, on constate qu’un immigré ça vaut pas lourd parce que ça ne connaît pas bien le français, pas l’anglais, ça n’a pas fait beaucoup d’études, c’est peu qualifié, c’est mal intégré. C’est la loi du marché qui, principalement,décide du sort des gens et non un quelconque racisme. C’est exactement la même chose dans la plupart des pays islamiques....Ce qui handicape beaucoup les musulmans, c’est le peu d’intérêt pour la réussite scolaire...


    • ka (---.---.30.12) 6 octobre 2006 21:06

      « on constate qu’un immigré ça vaut pas lourd parce que ça ne connaît pas bien le français, pas l’anglais, ça n’a pas fait beaucoup d’études, c’est peu qualifié, c’est mal intégré. »

      Ce sont des généralités. Il existe des jeunes qui ne veulent rien foutre et qui préfèrent l’argent facile (trafics en tout genre), parce qu’ils se disent que l’école ça rapporte pas en tout cas pas tout de suite, parce que souvent pour être bien payé il faut faire de longues études et encore, et que ça ça les fait chier plus qu’autre chose. Bien sûr les profs à l’école surtout dans les ZEP où ils doivent constamment changer de casquette, flic, assistante sociale, éducateur, enseignant, sont rarement motivés par leur travail et n’ont qu’une envie rentrer le plus vite possible quitte à bâcler le cours. Les jeunes sont pas motivés parce qu’on ne s’intéresse pas à eux et parce qu’on ne leur donne pas envie d’apprendre. Les parents souvent sont largués, ils ne comprennent pas la gravité de la situation et certains sont incapables de suivre leurs gamins dans leur parcours scolaire. Surtout que pour la plupart des jeunes leurs parents ne sont pas des exemples. Ils sont arrivés en France avec un maigre bagage ou pas du tout de bagage, On leur a proposé du travail, ils ont accepté, ils ont trimé dur pour pas grand chose, sans évolution, parqués souvent dans des cités entre eux et avec des familles françaises ayant peu de moyens. Alors certains gosses en voyant la situation de leurs parents vont vouloir se battre et jouer le jeu pour pas finir comme eux et d’autres vont se dire je veux pas leur ressembler, on les a exploité puis délaissé donc je vais me venger en foutant la merde et entuber le système parce que moi je vais pas suer comme mes parents je vais me faire mon petit business et voilà. Parfois même avec la volonté on est pas sûr d’y arriver parce qu’il faut tomber sur des personnes qui vous soutiennet et qu’il faut avoir les moyens. Aujourd’hui pour un jeune des cités c’est pas toujours facile de rentrer dans une grande école vu le prix que ça coûte.

      « C’est la loi du marché qui, principalement,décide du sort des gens et non un quelconque racisme. C’est exactement la même chose dans la plupart des pays islamiques....Ce qui handicape beaucoup les musulmans, c’est le peu d’intérêt pour la réussite scolaire... »

      Il ne faut pas nier que le racisme existe aussi et qu’il peut constituer une barrière pour ces jeunes même si ça ne doit pas être un prétexte.

      Et pour ce qui est des pays musulmans ce n’est pas tant le peu d’intérêt pour la réussite scolaire le problème mais plus une question de moyens, ces pays étant à majorité pauvres à cause de beaucoup de choses et en grande partie à cause de l’obscurantisme de certains de leurs dirigeants.


    • (---.---.60.49) 6 octobre 2006 21:31

      Bonsoir ka,

      Je ne fais pas de morale.Je ne dis pas que c’est bien que les immigrés et descendants d’immigrés ne valent pas grand chose au marché, je constate ! Je constate aussi que la culture musulmanne n’encourage guère l’intégration et l’apprentissage scolaire au contraire de la culture japonaise, par exemple. Quand on croit que le coran est un livre scientifique, et un traité de droit, on n’est pas encouragé à apprendre autre chose et c’est bien dommage...Je suis né et j’ai grandi dans une famille nombreuse, très pauvre. Mon père n’avait fait que des études secondaires inférieures et c’était un petit employé qui a plusieurs fois connu le chômage. Nous habitions dans un HLM, mais toute ma famille croyait en la vertu de l’éducation et investissait ses maigres ressources dans ce domaine. C’était sa culture et je pense que cela a largement déterminé notre réussite sociale....

      Bien amicalement,

      BF


    • ka (---.---.30.12) 6 octobre 2006 22:15

      Moi aussi je crois aux vertus de l’éducation et je pense que quand un jeune est bien encadré, qu’il est soutenu, qu’on lui donne toutes les chances de réussir et surtout quand on lui parle parce que malheureusement il y a souvent un manque réel de communication au sein des familles, il n’y a pas de raison pour que tout se passe mal. Je pense que la famille a d’ailleurs un plus grand rôle à jouer auprès des jeunes que l’école. La réussite scolaire est importante mais si on ne sait pas pourquoi on apprend ce que l’on apprend, si on ignore quoi en faire et si on ne sait pas pour qui on le fait (et ça on ne nous le dit pas toujours à l’école), alors ça ne sert à rien ça s’appelle apprendre pour apprendre et beaucoup de jeunes n’ont pas conscience de la chance qu’ils ont d’avoir accès à l’enseignement, GRATUIT qui plus est, certains ne comprennent même pas l’intérêt de l’école pour eux ça ne sert à rien l’école. Ensuite l’école en ZEP c’est pas comme l’école ailleurs. Les bons élèves ne sont pas toujours bien vus pour être populaire il faut être un cancre et être provocateur, ensuite quand il faut choisir une voie on ne peut pas dire que l’on soit toujours bien conseillé par certains pseudos-conseillers d’éducation qui n’ont qu’un mot à la bouche « BEP » (attention je ne dis pas que le BEP ne prépare pas à un bon métier mais c’est le fait qu’on l’utilise comme un fourre-tout qui m’énerve).

      Oui mais BEP quoi Monsieur ?

      Ce que tu veux t’as le choix.

      Et voilà

      Après quand tu te casses la figure parce que ce que t’as choisi ou plutôt ce que l’on t’a consellé ne te correspond pas ça crée un sentiment de frustration parce que t’as l’impression d’avoir été trahi parce qu’en réalité on s’en fout de toi et de ton devenir puisque de toute façon on est persuadé que tu rejoindras la longue liste des flemmards et des zonards.

      C’est malheureux à dire mais quand on est pas valorisé que se soit par les parents ou par l’école on a peu d’estime pour soi-même et on finit par croire finalement ce que les autres pensent de nous et c’est le cercle vicieux alors qu’en réalité tout le monde à des chances de réussir il faut juste le savoir et être épaulé c’est tout.

      Bien amicalement à toi aussi BF.


    • (---.---.60.49) 6 octobre 2006 23:07

      C’est vrai tout ça ka, mais cela a toujours été vrai même pour les Français de souche ( moi j’ai été élevé en Belgique, mais ça change rien). Comme disait le directeur de mon lycée au père des certains enfants : « Vous êtes ouvrier ? », « alors je vous conseile la section moderne économique ». A l’époque les fils de bonne famille faisaient la section latine et ceux de très bonne famille la section latin-grec. Moi j’ai fait la section moderne, mais scientifique avec 11 heures de maths par semaine....


    • ka (---.---.30.12) 6 octobre 2006 23:20

      Je trouve admirable le fait que tu ne te sois pas laissé mouler dans un moule et que malgré les difficultés liées à ton statut social tu ais réussi à t’en sortir par ta simple volonté et ton travail. Hélas les jeunes d’aujourd’hui se battent de moins en moins et certains ont tellement été couvés par leurs parents qu’ils sont restés des assistés. En plus du manque de communication il y a aussi un problème au niveau de l’autonomie laissée par certains parents et par conséquent un problème quand il faut que l’enfant devenu adulte prenne son indépendance. Tu vas me dire que ça aussi c’est culturel, c’est fort possible.


    • (---.---.60.49) 7 octobre 2006 09:58

      Je ne pense pas que je m’en suis sorti tout seul « grâce à mon courage et à ma volonté », je crois que j’en suis sorti ( et mes frères aussi), grâce à la culture de ma famille dont certaines valeurs étaient : « lire beaucoup », « étudier », « apprendre », « comprendre », etc...et la culture de ma famille était une culture largement répandue dans l’immédiate après guerre 40-45 dans les pays de l’Europe de l’ouest. Même un magazine pour enfant comme « Spirou », valorisait l’école et l’étude sous toutes ses formes....


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 17:46

    @ IP:xxx.x7.60.49

    Merci de rappeler : « Qu’est ce qui vous permet d’affirmer que 5 millions d’Africains ne sont jamais représentés au parlement ou ailleurs ???? » Je crois qu’il y a deux ministres « d’origine africaine » dans le gouvernement...

    Toujours la victimisation, et les pleurnichailleries. Et en plus ils prennent tout lem onde pour des imbéciles. Bien à vous. Patrick Adam


    • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 17:48

      @ monsieur 93

      Il y a trente ans je montais AVEC MON ARGENT la deuxième radio libre pour immigrés maghrébins en France. Alors fermez-là !

      Patrick Adam


    • Daniel Milan (---.---.168.14) 6 octobre 2006 18:31

      C’était pas Feuj-Fm ?


  • blackfeetfeet0 (---.---.246.20) 6 octobre 2006 17:50

    Pourquoi avoir eprouver un sentiment de culpabilité ?A ce compe lè,pourquoi ne pas remonter à Abel et Cain, En France à l’école primaire,j’ai subi les quolibets ou insultes de la part de bons Francais de souche poussés par leurs parents. J’ai courbé l’échine mais cela m’a poussé encore plus à etre le premier de la classe. Je suis toujours fier des miens qui ayant tout perdu dans l’exil,ont tout reconstruit,sauf la plaie béante de l’exode et du déracinement. Je suis encore fier des miens descendants d’immigrants espagnols et italiens du XIXème siècle qui étaient venus en Algérie pour trouver du travail, qui possédent en eux plusieurs cultures et qui me les ont transmises A la lecture du Premier Homme je me suis identifié à Camus car sa famille ressemblait beaucoup à la mienne. Des cons et des racistes,il y en a partout.Mais,je sais que lorsque petit,l’etre humain éprouve une humiliation,la blessure reste ouverte mais cela le pousse à se surpasser et à refuser l’injustice. Nous avons été accueillis comme des chiens ici,par une France qui nous a traités comme une maratre.A Marseille en 1962,la CGT nous trempait nos containers avant de les débarquer,nous remerciant ainsi d’avoir participer à la liberation du pays. Dernière chose:le pire c’ est l’amalgame.Non tous les pieds noirs n’étaient pas tous d’immondes racistes et des gros colons,comme les musulmans ne sont pas tous des intégristes et des terroristes. L’article de Patrick Adam est très bien écrit.Que l’on soit d’accord ou non avec lui,le débat peut s’engager avec des argummts raisonnables, pour pouvoir avancer. Malheureusement,dans ce forum,trop d’irresponsables,d’intolerants et de fanatiques sont presents ce qui fait tomber le débat dans une basse polémique.Meme un des intervenants souffre d’antisemitisme chronique.Et en plus,il n’est pas censuré,c’est pourquoi,je tire ma réverence... PS ;je vous conseille la lecture du livre de Janine Verdès Leroux intitulé :« les Francais d’Algerie »Elle est chercheuse au CNRS d’ou le sérieux de l’ouvrage. De plus,au mois de décembre,FR3 consacre deux émissions à notre communauté.


    • (---.---.215.93) 6 octobre 2006 18:12

      par blackfeetfeet0 (IP:xxx.x14.246.20) le 6 octobre 2006 à 17H50 Non tous les pieds noirs n’étaient pas tous d’immondes racistes et des gros colons,comme les musulmans ne sont pas tous des intégristes et des terroristes.«  »"

      non blackfeetfeet0, certainement pas. mais s’il est vrai que vous avez été maltraités en 62 par les deux cotés de la mediterranée, il n’en demeure pas moins qu’un effort politique a été fait et c’est tant mieux. meem les juifs arabes ont été ,par ailleurs et pour des raisons évidentes à comprendre, acceptés. et c’est toujours tant mieux. ça a été un choix profond et responsable. l’effort n’a jamais été fait pour les minorités africaines. et aujourdhui ce qui n’est pas acceptable c’est qu’on continue de les stigmatiser à longueur de temps et de coran.

      il semble que le noeud du probléme procède d’une conception de l’identité française. je suis française, et à ce titre je combats les idées des intégristes musulmans aussi bien que celles de padam ou d’autres, car je participe aussi à redéfinir l’identité française, que cela plaise ou non à certains. nos parents, comme les autres, ont travaillé et combattu aussi pour ce pays. notre légitimité est acquise depuis. dites-le à ceux qui nous voit toujours comme des étrangers et des bouffeurs de religion


  • Moué (---.---.129.123) 6 octobre 2006 17:53

    IP:xxx.x7.60.49) le 6 octobre 2006 à 12H14 @Moué psychologie à deux balles....

    Mhh où vois tu de la psychologie dans une anecdote sur la recherche de mayonnaise ou de chaussette ? Ou as tu juste une saute d’humeur parceque Demian a posté et que ça t’irrite ?


    • (---.---.60.49) 6 octobre 2006 20:26

      Il se fait que je suis psy et que ces « explications » sur l’origine des comportements humains me font ricaner...


    • Moué (---.---.129.123) 6 octobre 2006 20:30

      Alors je suis toute ouie et sans sarcasme .Si je me suis trompée je serai heureuse que tu me donnes des eclaircissements , vraiment smiley


    • (---.---.60.49) 6 octobre 2006 20:35

      Les hommes viennent de Mars et les femmes de Venus....


    • Moué (---.---.129.123) 6 octobre 2006 20:49

      Ah non celle là j’aurais pu la faire pour demian..Mais pour ce qui est de mes foutaises sur la différence de vision d’un homme ou d’une femme à l’intérieur d’un frigo : j’attends la vérité vraie ! Vas y ..ne me ménage pas smiley


    • (---.---.60.49) 6 octobre 2006 21:17

      La vérité scientifique, c’est qu’il faut étudier le comportement des êtres vivants ( y compris les êtres humains) avec les méthodes scientifiques, sans a priori, comme on a étudié le « compotement » des objets. La psychologie c’est la science du comportement des êtres vivants comme la physique c’est la science du comportement des objets. A l’époque de Napoléon, des « scientifiques » croyaient que si certains boulets de canon allaient plus loin que d’autres c’était à cause d’un élan appelé « impétuosité ». Aujourd’hui, tout le monde sait que la trajectoire d’un boulet de canon ne doit rien au hasard, mais beaucoup de gens pensent encore que certains hommes sont plus impétueux que d’autres...Ceci dit, nous sommes ici sur le fil de Patrick et la psycho ce sera pour une autre fois....


  • (---.---.215.93) 6 octobre 2006 17:58

    padam « Il y a trente ans je montais AVEC MON ARGENT la deuxième radio libre pour immigrés maghrébins en France. Alors fermez-là ! »

    vous nous avez rebattu les oreilles avec ça. je crois que c’est la 5 eme fois que vous le rabachez. en tout cas ça ne vous donne aucun droit ou alors vous voules vous acheter une bonne conscience ?

    comme la plupart des soixante huit tard, vous devez avoir retourné votre veste... classique... et puis je m’en fous en fait...


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 18:05

    @ 93

    Bon cette fois, c’est décidé. Tu es une merde puante. C’est comme ça que tu veux qu’on te parle. Alors j’ai de quoi. Je n’ai jamais parlé de la radio que j’ai crée, sinon une seule fois au début de ce fil parce que zen commenaçait à me chauffer les oreilles. Alors maintenant je te dis pour la dernière fois : reste dans ta fosse à purin, gave-toi de tes glaires, couvre-toi de toute la merde qui t’entoure, continue de te pisser dessus tant que ça te chante. Moi, je me tiens définitivement loin de bêtes comme toi. Et va te plaindre quand tu veux à la rédaction, la queue entre les pattes.

    Patrick adam


    • (---.---.215.93) 6 octobre 2006 18:15

      ...et je m’en fous en fait... (c’était déjà écrit plus haut)

       smiley


    • admiratif (---.---.4.88) 6 octobre 2006 18:25

      Je pense qu’il est temps de décerner à Patrick Adam la médaille du mérite et de la bonne volonté.« aucune bête au monde n’aurait pu faire ce qu’il a enduré » Et puis parfois on a besoin de faire ses petites commissions.


    • Daniel Milan (---.---.168.14) 6 octobre 2006 18:41

      Salut Adam, Je ne sais pas ce qu’a dit notre ami dont je partage certaines vues...pour mériter ta prose (Je n’ai pas le temps de tout lire et c’est dommage !) Mais j’apprécie ton langage fleuri qui me fait penser à Miller et à L.F. Céline ! Personnellement, je me sentirais honoré par une telle dédicace ! Mais moi, c’est moi... et lui, c’est lui !


    • RAF (---.---.10.2) 7 octobre 2006 00:24

      Louis-Ferdinand Céline ? Noooooooon, pas lui, il ne le voudrait jamais....il en mourrait...Ferdinand....d’approcher de tel coyote...lui, Ferdinand !

      RAF


  • CAMBRONNE (---.---.20.179) 6 octobre 2006 18:45

    BONSOIR AUX AMIS

    Je viens de refaire un tour et sans aucun doute il faut revenir a l’article de départ qui est un des tout meilleurs que Patrick nous ait pondu .

    Nous avons pu de ci de là préciser certains points et lire ce que pensaient ceux qui ne pensent pas comme nous , dans la mesure où ils pensent et ne se contentent pas d’éructer . Certains problêmes soulevés sont interessants .

    Dans le sillage du « peintre » malheureusement , que du mépris et des insultes . Cet « homme » est diplomé parait il , il n’y parait pas ! Et puis a t’il besoin de faire étalage de ses diplomes , je trouve cela indécent , comme un étalonnage de quéquette chez les prépubères .

    Je rappellle qu’il faut absolument voir ou revoir l’honneur d’un capitaine .

    Salut et fraternité .


  • Rocla (---.---.236.115) 6 octobre 2006 19:13

    Je me suis toujours demandé pourqkwa les nanas font pas des étalonnages de foufounes . Pourkwa ?

    Rocla


    • liberté chérie (---.---.252.50) 6 octobre 2006 20:35

      Passk’on trouv’ nos seins pu zolis...


    • Rocla (---.---.236.115) 6 octobre 2006 20:45

      C’ est dur , liberté chérie , vous avez tout de bien , en plus c’ est tout le temps , alors que nous , c’ est dur , mais pas tout le temps .

      Rocla


    • liberté chérie (---.---.252.50) 6 octobre 2006 21:38

      Ouvrons la parenthèse

      Ben oui, migraines parfois... smiley mais jamais de pannes...c’est notre puissance à nous smiley

      Fermons la parenthèse


  • (---.---.70.64) 6 octobre 2006 19:23

    par Patrick Adam (IP:xxx.x5.160.17) le 6 octobre 2006 à 18H05

    @ 93

    Bon cette fois, c’est décidé. Tu es une merde puante. C’est comme ça que tu veux qu’on te parle. Alors j’ai de quoi. Je n’ai jamais parlé de la radio que j’ai crée, sinon une seule fois au début de ce fil parce que zen commenaçait à me chauffer les oreilles. Alors maintenant je te dis pour la dernière fois : reste dans ta fosse à purin, gave-toi de tes glaires, couvre-toi de toute la merde qui t’entoure, continue de te pisser dessus tant que ça te chante. Moi, je me tiens définitivement loin de bêtes comme toi. Et va te plaindre quand tu veux à la rédaction, la queue entre les pattes.

    Patrick adam

    C’est un post digne d’être recopié plusieurs fois tellement qu’il sent le purin. Bravo à l’auteur, c’est exactement à l’image de l’article qu’il a pondu et beaucoup d’autres de ses interventions sublimement nuancées, toujours en vert purin.

    C’est tellement beau et gros que quand il en pond un tous ses partisans ont mal aux trous d’extase et de soutient.

    Purée de purin à la Patrick Adam, le maître incontesté d’articles qui puent.


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 19:28

    @ Cambronne

    Salut l’ami - Ce fil a généré des commentaires de qualité (à l’exception de la meute habituelle) mais si nous nous imposons de ne plus leur répondre ils pourront toujours continuer à se mondre la queue en tre eux. Beurk ! Je leur souhaite bien du plaisir.

    Je ne t’ai pas répondu à un post précédent concernant Boumediene. Je n’ai pas exactement la même opinion que toi. Je pense qu’il a récupéré l’algérie de Ben Bella complètement à la dérive, à la fois au plan politique et économique. L’époque était à la bi-polarisation est-ouest. Il n’avait pas beaucoup de solutions à sa disposition. D’autant que, comme je le rappelle, que ce soit avec le pétrole ou la question de Mers el Kébir, l’Occident n’était pas prêt de lui faire des cadeaux. Je pense qu’il s’est tourné vers Moscou un peu forcé et contraint, et puis il suivait le mouvement général du tiers-monde. Il a essayé d’axer sa coopération avec l’Est en privilégiant l’Allemagne de l’Est, ce qui était assez subtil pour l’époque. De même, il a tenté de développer une politique africaine avec un axe Alger-Tananarive qui aurait pu être intéressant à développer si, bien sûr, il n’avait été noyauté par des administrations véreuses. Ainsi, après avoir ruiné leur pays, les Algériens sont allés piller ce que les Français avaient laissé à Madagascar....

    Je ne pense pas que Boumediene ait voulu tout ça. L’homme était probre et austère. A la fin de sa vie, il a lancé le débat sur la Charte Nationale, et les Algériens d’aujourd’hui seraient bien insiprés de relire certains textes de l’époque et de s’en inspirer. Malheureusement il était déjà très malade. Il est mort peu de temps après. Et l’aile droite du FLN a remporté la mise. Puis la suite est mieux connue avec l’arrivée du FIS.

    Bien à toi. Patrick Adam


  • CAMBRONNE (---.---.102.182) 6 octobre 2006 19:45

    PATRICK

    Ce n’est pas moi qui t’avais repris sur Boumédienne bien que je ne l’aime pas particulièrement . Je pense que tu en sais beaucoup plus que moi sur le sujet . Tu parles bien de Madagascar qui était une perle et qui est maintenant un des pays les plus pauvres du monde .

    Par contre as tu percuté sur Doriot et sur la subtilité que je veux apporter sur le sujet en distinguant bien : les collaborateurs que l’on trouvait à Vichy qui pensaient , à tort ,que cette politique était la seule possible mais qui haïssaient les allemands et les collaborationistes qui de Paris occupé , avec l’argent allemand faisaient la politique allemande au détriment de leur pays par conviction nazie .

    Dernier point , il faut voir ou revoir l’honneur d’un Capitaine .

    Bien amicalemnt et vive la france .

    Mort aux cons , vaste programme !


  • jojo (---.---.103.134) 6 octobre 2006 20:00

    @ M. Patrick ADAM

    Bonjour,

    de mon point de vue, votre article a le mérite de remettre les choses en perspective.

    Il permet aux gens, de bonne volonté, s’intéressant à ces questions de reprendre leur réflexion sur des bases saines, loin des idéologies, de la propagande, des parti-pris etc.

    Votre article suscite la réflexion, ( pour ceux qui sont aptes à cet exercice ), donc intéressant et, disons-le carrément, nécessaire.

    La « haute valeur ajoutée » des commentaires de certains de vos contradicteurs ne peut que me renforcer dans l’impression que vous tenez le bon bout.

    Jean-Paul II a fait acte de repentance pour l’Eglise. Nos bien-pensant se prendrait-ils pour des papes ?

    A mon avis, ils ne représentent que leur chapelle. C’est-à dire eux et personne d’autre.

    Je n’autorise personne à faire repentance en mon nom, fusse Jacques Chirac.

    Je n’ai aucun repentir ni aucuns regrets à exprimer pour les actes de ceux qui m’ont précédés.

    Une petite digression :

    vous semblez faire quelques reproches à Le Clezio. Peut-être n’écrit-il que des romans ? smiley

    Bien à vous M. ADAM

    jojo


Réagir