mercredi 4 octobre 2006 - par Patrick Adam

Oublier Alger...

 

La sortie du film Indigènes nous a donné l’occasion de nous interroger, souvent assez grossièrement, sur un pan de notre histoire aussi glorieux qu’indigeste. Colonisation... Guerres d’indépendance... Repentance... Réparations... La machine à lessiver la mémoire, à fabriquer de l’incompréhension, puis de la haine, s’est remise à tourner. Mais que pouvait-on attendre de mieux d’un film présenté par son réalisateur et les principaux acteurs de façon aussi manichéenne ? Voyons plutôt s’il ne nous manque pas quelques rouages essentiels pour nous façonner le socle d’une mémoire apaisée, dont nous allons avoir grandement besoin dans les décennies à venir...

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

L’histoire des guerres ne s’écrit jamais dans la continuité. Elle dépend du miroir que chaque nation est disposée à brandir devant elle-même quand lui vient un coup de blues. Mais il faut prendre en compte un paramètre évident : à chacune de ces crises d’identité, le miroir est appelé à changer de nature, en fonction des maux intimes qui agitent cette nation, puisqu’il lui sert à la fois de modèle et d’exutoire. Le principe de base (parfois douteux du point de vue de l’efficacité) étant que le regard se doit de ne jamais contempler deux fois de suite le même reflet.

L’épopée napoléonienne a longtemps forgé notre imaginaire - au moins jusqu’à Edmond Rostand et même au-delà - avant de devenir synonyme de fourvoiement pour nombre d’historiens contemporains (ce qui reste à démontrer). La guerre de 1914, dite " La Grande Guerre", longtemps décrite comme héroïque et toute à la gloire des vainqueurs, est aujourd’hui complaisamment assimilée à une boucherie (vision des plus réductrices). Concernant la Seconde Guerre mondiale, chacun la lit à sa façon et dans le cortège de mythes usinés pour façonner l’âme des peuples. Cependant, les Américains apprennent chaque jour un peu plus à la voir avec moins d’angélisme que celui dont ils se gavaient jusqu’à présent. Les Anglais n’ont pas ce souci, même s’ils restent évasifs sur l’embarquement précipité de leur troupes à Dunkerque et sur les divers bombardements qu’ils ont programmés avec leurs cousins d’outre-Atlantique dans le seul but de rayer de la carte la plupart des grands ports du continent. Les Espagnols ont carrément zappé ce conflit majeur car ils n’ont pas encore pu digérer leur guerre civile, et ils sont trop occupés aujourd’hui à s’interroger sur ce qu’ils vont bien pouvoir faire de la vallée de Los Caïdos où s’élève un funeste mémorial à la gloire du franquisme. Pour ce qui est des Italiens, ils ne savent toujours pas si Pier Paolo Pasolini a été assassiné dans la banlieue romaine pour s’être intéressé d’un peu trop près et trop crûment à la sordide République faschiste de Salo. Quant aux Suisses de bonne compagnie, il leur reste le goût acidulé de leur "neutralité bancaire" en travers de la gorge, et les Norvégiens leur gouvernement de collaboration avec les nazis... Pas facile d’affronter l’histoire... Et s’il était question d’en douter, les Turcs nous en apporteraient aussitôt la preuve avec le génocide arménien.

Vu par la France, le vécu de la guerre de 1939/1945 a été encore plus difficile à écrire, car c’était un vécu propre à diviser la nation qui, sur le moindre sujet, ne demande que ça. Intoxication... Débâcle... Passivité... Pacifisme... Collaboration... Résistance... L’engagement dans l’une ou l’autre de ces voies remonte loin, jusqu’au plus profond des années 1930, et même à l’affaire Dreyfus, à Bismarck, à Fachoda, à Sedan, et pour ceux qui s’en souviennent à Maximilien Ier... La Résistance ayant été tout à la fois gaulliste, communiste, radicale, mais aussi l’apanage d’une certaine droite aristocratique, la Libération ne pouvait qu’aiguiser des règlements de compte qui ont perduré tout au long de la IVe République et qui, alors qu’ils commençaient tout juste à s’estomper grâce aux efforts de reconstruction, ont été brutalement ravivés par la Guerre d’Algérie.

La Guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

Dans l’excellente émission de Daniel Schneidermann "Arrêt sur image" en partie consacrée à la sortie du film Indigènes, l’historien Gérard Blanchard rappelait dimanche dernier que la mémoire des Français à propos du rôle des troupes d’outre-mer dans la libération de l’Europe, cette mémoire alimentée depuis le début du siècle par une quantité prodigieuse d’images et de littérature, s’est refermée brutalement quand les métropolitains ont vu les rapatriés d’Algérie descendre les passerelles des navires avec leurs vêtements fripés, les yeux hagards, une ou deux valises en carton à la main.

Faudra-t-il aussi réécrire ces pages d’histoire ? Il est significatif de constater que plus on parle de la colonisation, plus on s’efforce de passer à la trappe le sort des pieds-noirs, c’est-à-dire de ceux qui en étaient les principaux artisans et qui, eux-aussi, ont participé à la libération de l’Europe. D’autant que, toutes proportions gardées, on a compté plus de morts dans leurs rangs qu’au sein des troupes "indigènes". Définitivement associés au sort des harkis dans notre imaginaire reconverti dans la repentance, on dirait qu’il convient de rayer ces gens de notre mémoire qui lave plus blanc que blanc. Bien sûr, il n’y a pas à prendre parti pour eux. La page d’histoire a été tournée. Mais leur drame reste bien réel, tant dans l’exil que dans le racisme auquel ils ont été confrontés, à l’instant même où ils ont mis un orteil sur le continent. Les logements précaires. Les recasements douloureux. Les Port-Vendres où personne n’était là pour les attendre. Les Sarcelles sinistres. La solidarité perdue. Les regards envieux ou réprobateurs des métropolitains qui estimaient qu’on en faisait toujours trop pour ces "esclavagistes". Rappelons qu’en 1962, les bateaux qui les ramenaient à Marseille ont été accueillis par les dockers communistes brandissant des pancartes où il était écrit : "Les pieds-noirs à la mer".

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

Je n’avais que douze ans au moment de l’indépendance algérienne, mais je me souviens encore des discours qui enflammaient ma famille sur le déroulement de ce qu’on appelait alors des "évènements". L’idée même d’abandon faisait pendant à celui de la "débâcle" de 1940, et c’est bien ainsi que le FLN avait envisagé son combat pour l’indépendance, en avançant ses pions au moyen de sanglantes provocations ciblées destinées à saper le moral de la population musulmane, avant même de faire douter les Français. Après huit ans de conflit, il a fallu du temps pour panser les blessures. D’autant que le fait de voir l’Algérie anarchique et bourgeoise de Ben Bella, puis l’Algérie socialiste et doctrinaire de Boumedienne se jeter dans le giron de Khrouchtchev et de Brejnev n’était pas fait pour donner envie à de Gaulle d’étendre vers le sud une politique de réconciliation si bien entamée avec l’Allemagne. La base de sous-marins de Mers-el-Kébir était une épine dans le pied de l’Europe, avec une surveillance particulière de la part des Anglais installés à Gibraltar et des Américains qui attendaient depuis des décennies le moindre prétexte pour mettre la main sur le pétrole saharien... Qui se souvient de ce qui faisait alors l’actualité ?... Il faudrait parler ici de l’étrange mort de Conrad Killian, inventeur du pétrole saharien. Ce génial géologue français fut empoisonné, en 1943, par des Touaregs à qui les Britanniques avaient très certainement fourni la fiole de poison, mais il en réchappa, jusqu’à ce qu’on le retrouve suicidé-pendu, à l’espagnolette d’une fenêtre de chambre d’hôtel, en 1950. C’était à la veille des plus grandes découvertes de gaz et de pétrole sahariens...

Plus tard, quand Houari Boumedienne comprit qu’il ne serait pas le Nasser d’un Maghreb impossible à unifier et que les Russes étaient incapables de faire tourner convenablement les gigantesques complexes industriels qu’ils avaient implantés à grand frais dans le pays, il tenta de renverser la vapeur qui le menait au chaos, mais c’était un peu tard. Ce président droit et austère est mort avant d’avoir pu atteler cette nation encore en gestation au wagon de la modernité, comme comme l’avait fait Atatürk en son temps. Pourtant, il en avait montré clairement l’intention lors du débat sur la Charte nationale qu’il avait initié après avoir appris la gravité de sa maladie. Mais le peuple algérien ne l’avait pas suivi. C’est à cette date, fin 1978 et début 1979, que le pays a basculé, et que les Frères musulmans (associés à l’aile conservatrice du FLN) ont remporté leur première victoire. Après d’âpres combats au sein des principales instances représentatives du pays, l’Algérie n’était plus une "République socialiste". Elle était devenue une "République socialiste et islamique". Les barbus avaient franchi leur Rubicon. Plus rien ne serait comme avant en Méditerranée et dans le monde arabe. Au-delà, on se souvient mieux de ce qui s’est passé. Chadli Benjedid dépassé par les évènements et par les affairistes. Mohamed Boudiaf assassiné en quelques jours. Les élections court-circuitées. Lamine Zeroual et l’armée à toutes les leviers de commande. Le pays noyé dans le sang... Et Bouteflika sorti comme un lapin blanc d’un chapeau de prestidigitateur salement cabossé, en réincarnation de la face cachée de Boumedienne, et qui tente depuis de refaire l’unité du pays sur le dos des Berbères éternels frondeurs, des harkis toujours aussi copieusement bafoués, et des Français traités de génocidaires.

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

Aujourd’hui, on nous demande de tous côtés de "revisiter" notre histoire, de balayer dans les coins et dans les recoins, et même sous les tapis. Mais qu’on nous dise alors en quel temps l’Algérie a écrit la sienne. En cinquante ans, en a-t-elle jamais eu les moyens, et même l’envie ? A la voir amnistier des milliers d’assassins sur son sol, tout en continuant de pourchasser, hors de son territoire (tout au moins en paroles), ceux qui lui servent depuis des années de boucs émissaires institutionnalisés, on peut en douter.

Chez nous, les réactions qui se développent sur différents forums consacrés au film Indigènes montrent qu’une partie très importante des jeunes d’origine maghrébine l’utilisent comme une revanche de l’actualité sur l’histoire. Rien n’est plus dangereux. C’est ainsi que nous avons pu voir sur Canal + et ailleurs des images montrant le réalisateur et les principaux acteurs postés derrière une estrade, en Torquemada enflammés, prêts à jeter au bûcher le moindre contradicteur. Depuis qu’il est passé à "Arrêt sur Images", les insultes n’arrêtent pas de pleuvoir sur Gérard Blanchard accusé d’impartialité. Or, cet historien a été le conseiller officiel du film... Que lui reproche-t-on, sinon de ne pas porter les valises idéologiques qu’on aurait bien voulu le voir porter comme un laquais de l’histoire "équitable" ? Ceux qui ont bien écouté ses propos durant cette émission peuvent comprendre qu’il n’était pas loin d’estimer s’être fait manipuler par les principaux protagonistes, tout au moins dans la présentation du film, et qu’il tenait à rectifier le tir.

Colonisation... Immigration... L’amalgame n’est pas loin. Cachan... Sétif... Certains aimeraient nous faire croire que c’est pareil, avec les enfants en première ligne. Et dans la foulée de ces réflexions malsaines, la bien-pensance livre une fois de plus un combat d’arrière-garde, sans même se rendre compte qu’elle agit comme les instituteurs post-soixant’huitards qui s’accrochent désespérément à des méthodes débiles d’apprentissage de la lecture, bien qu’on sache pertinemment qu’elles ont ôté à leurs élèves toute possibilité de mener à terme le moindre raisonnement logique. Serons-nous obligés, dans trente ans, de revenir là aussi aux "bonnes vieilles méthodes d’avant" ? Celles qui avaient fait leurs preuves : le "qui fait quoi ?" en grammaire et, en histoire, le "qui a fait quoi ?"

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

De même que Palestiniens et Israéliens n’apprendront à se respecter qu’à partir du moment où ils assureront, de part et d’autre, un réel enseignement de connaissance, de compréhension mutuelle et d’acceptation de l’autre, de même Français et Algériens ne pourront à nouveau naviguer de conserve qu’en ajustant leur mémoire réciproque, et non en s’obstinant unilatéralement à insulter le passé. La France a fait des erreurs en Algérie. Elle les a reconnues. Mais elle n’a pas fait que des erreurs. A d’autres de le reconnaître.

L’Express en a fait sa couverture : "Faut-il avoir honte d’être Français ?" A l’aube du XXIe siècle, est-ce cette impression de nous-mêmes que nous voulons léguer aux jeunes qui en seront les maîtres, pour essayer de leur donner le goût de se comprendre avant même de pouvoir s’accepter ? On se croirait toujours scotchés dans les années 1960, à l’époque où nos intellectuels se demandaient s’il valait mieux avoir raison avec Sartre le théoricien plutôt qu’avec Camus le réaliste. On dirait qu’un demi-siècle ne nous a pas suffi pour reconnaître qu’à tout prendre, Camus connaissait quand même un peu mieux son "sujet" et son "terrain" que l’éternel enraciné au Flore.

Au lendemain de la bataille d’Alésia, les chefs gaulois sont rentrés chez eux (sauf ceux qui ont été fermement priés d’aller à Rome faire un triomphe à Jules César) et tout le monde a cherché à oublier au plus vite. Tant et si bien qu’au XIXe siècle, les historiens se sont rendu compte qu’on ne savait plus rien de l’emplacement de cette place forte dont la chute avait fait des Gaulois éparpillés en tribus querelleuses un peuple de Gallo-Romains... Et si dans nos banlieues où se développe un communautarisme chauffé à blanc par des mercenaires de l’histoire, on se disait enfin qu’il faut parfois savoir oublier... Oublier le "là-bas" mythique des mémoires torturées ou manipulées... Oublier un passé qui, depuis longtemps, n’appartient plus à personne... Oublier des racines qu’on voudrait étirer maintenant jusqu’au fin fond de la péninsule arabique... Oublier que les victoires ou les défaites qui ont le mieux servi les peuples sont celles où l’on a vu le futur, et non pas le passé, sortir vainqueur...

Notre mémoire pourra commencer à s’apaiser quand nous aurons commencé à oublier Alger...



671 réactions


    • Daniel Milan (---.---.168.14) 6 octobre 2006 20:12

      L’Affreux Jojo...Mais si, tu fais repentance, sans que tu t’en rendes compte, c’est tellement naturel, chaque fois qu’on martelle : « On a eu la Shoah » ! C’est vrai, tout le monde ne peut pas avoir eu la Shoah...Même si on nous a bien eu avec la Shoah !


  • liberté chérie (---.---.252.50) 6 octobre 2006 20:12

    Petit bonheur que cette belle rencontre en soirée : enregistrement de l’émission « grain à moudre » sur France Culture diffusée ce jour de 17 à 18 h :

    http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/

    Avec comme invités :

    Alain Finkielkraut. Ecrivain Producteur « Répliques » sur France Culture. Auteur « Ce que peut la littérature », Stock, octobre 2006.

    Abdelwahab Meddeb. Ecrivain Producteur « Cultures d’Islam » sur France Culture. Auteur « Contre-prêches : chroniques », Seuil, septembre 2006.

    Abdelwahab Meddeb Contre-prêches Le Seuil - septembre 2006, lequel dit ceci :

    « La critique dont l’islam a besoin pour s’adapter au siècle est en train d’avoir lieu. Et elle continuera, malgré les anathèmes et les résistances de toutes sortes. Ses effets iront en s’accumulant, même si l’actualité des crimes donne à ce débat une dimension tragique. C’est que l’histoire est tragique, et l’islam n’échappera pas à cette épreuve. Nul doute que le droit finira par s’imposer aux criminels. Mais, en attendant, il faut que, sans contrainte, la parole s’exprime et touche au plus sensible, qu’elle lève des tabous et des interdits : ce sera un défi aux pulsions de mort. L’islam, cet ouvrage le dit haut et fort, a su célébrer le Vie, et il le peut encore ! »

    Sans doute un apostat qui va devoir se terrer... smiley


    • Daniel Milan (---.---.168.14) 6 octobre 2006 20:15

      Les références de « Liberté Chérie »... : Radio Israël !


    • liberté chérie (---.---.252.50) 6 octobre 2006 20:25

      Les références de Daniel Milan : « salafist radio »


    • RAF (---.---.10.2) 7 octobre 2006 00:33

      Non ma Chérie, il n’a rien à craindre, il est en france entre de bonnes mains, tout près de finkelcrottes, et il se la beurre - tant qu’il est dans la ligne de qui tu connais...

      RAF


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 20:39

    @ Jojo

    Je vous remercie pour votre commentaire. Je pense effectivement que le sujet de l’Algérie mérite unpeu plus de rélfexion et d’exigence morale que la façon sinistre dont nombre de porteurs de valises idéologiques nous en parlent aujourd’hui.

    L’Algérie a été et demeure un drame. Chercher des boucs émissaires comme le fait l’actuel président algérien ne résoudra rien, au contraire. Le pays est livré de plus en plus aux intérêts américains et Bouteflika ne prend pas le chemin pour ébaucher un rapprochement avec ses voisins, en vue d’édifier une Maghreb plus intercoopérant qu’il n’est actuellement.

    La repentance est un mal qui nous ronge de plus en plus et qui ne peut qu’engendrer des réactions de rejet.

    Pour ce qui est de Le Clezio, il se situe pour moi dans cette mouvance. Ses ouvrages sur une région que je connais parfaitement, sont une pure arnaque intellectuelle et historique. Et puisque j’ai suffisamment d’éléments pour le démontrer, je me permets parfois de remettre (là aussi) quelques pendules à l’heure. En effet, comme vous le dites, il prétend écrire des « romans ». C’est même en soustitre de l’ouvrage « Désert ». Mais le livre traite de façon très précise de faits historiques vérifiables ou pas, touchant à l’épopée du cheikh Ma el Aïnin. Ce n’est donc plus du roman mais du fil historique, d’autant qu’il s’en sert pour développer un argumentaire philosphique. (Quand il parle du docteur Mauchamp tué à Oujda et qu’on sait que ce dernier a été assassiné à Marrakech, on se pose des questions sur l’honnêteté de l’auteur). J’ai fait un bêtisiser de cet ouvrage. Ca m’a beaucoup diverti.

    Mais ce que je reproche avant tout que cet ouvrage, ainsi que « Gens des nuages » c’est de faire partie des ouvrages de la manipulation historique que je dénonce dans mes textes. Il parle de la destruction de smara qu’il a photographiée... Et il présente Ma el Aïnin comme un personnage paré de toutes les vertus (c’était un marchand d’esclaves) et les Français comme d’horribles exterminateurs (Xavier Coppollani que le cheikh a fait assassiner était un homme remarquable).

    Je lui reproche aussi son peu de respect envers les populations actuelles du Sahara. Il a gagné suffisamment d’argent avec ces deux livres pour avoir la dignité d’en restituter une part aux gens qui les ont inspirés (sous une forme à sa convenance). Le plus petit geste l’aurait grandi.

    Bien à vous Patrick Adam


    • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 20:44

      @ Jojo (Oublier Alger...)

      Je vous remercie pour votre commentaire. Je pense effectivement que le sujet de l’Algérie mérite unpeu plus de rélfexion et d’exigence morale que la façon sinistre dont nombre de porteurs de valises idéologiques nous en parlent aujourd’hui.

      L’Algérie a été et demeure un drame. Chercher des boucs émissaires comme le fait l’actuel président algérien ne résoudra rien, au contraire. Le pays est livré de plus en plus aux intérêts américains et Bouteflika ne prend pas le chemin pour ébaucher un rapprochement avec ses voisins, en vue d’édifier une Maghreb plus intercoopérant qu’il n’est actuellement.

      La repentance est un mal qui nous ronge de plus en plus et qui ne peut qu’engendrer des réactions de rejet.

      Pour ce qui est de Le Clezio, il se situe pour moi dans cette mouvance. Ses ouvrages sur une région que je connais parfaitement, sont une pure arnaque intellectuelle et historique. Et puisque j’ai suffisamment d’éléments pour le démontrer, je me permets parfois de remettre (là aussi) quelques pendules à l’heure. En effet, comme vous le dites, il prétend écrire des « romans ». C’est même en soustitre de l’ouvrage « Désert ». Mais le livre traite de façon très précise de faits historiques vérifiables ou pas, touchant à l’épopée du cheikh Ma el Aïnin. Ce n’est donc plus du roman mais du fil historique, d’autant qu’il s’en sert pour développer un argumentaire philosphique. (Quand il parle du docteur Mauchamp tué à Oujda et qu’on sait que ce dernier a été assassiné à Marrakech, on se pose des questions sur l’honnêteté de l’auteur). J’ai fait un bêtisiser de cet ouvrage. Ca m’a beaucoup diverti.

      Mais ce que je reproche avant tout que cet ouvrage, ainsi que « Gens des nuages » c’est de faire partie des ouvrages de la manipulation historique que je dénonce dans mes textes. Il parle de la destruction de smara qu’il a photographiée... Et il présente Ma el Aïnin comme un personnage paré de toutes les vertus (c’était un marchand d’esclaves) et les Français comme d’horribles exterminateurs (Xavier Coppollani que le cheikh a fait assassiner était un homme remarquable).

      Je lui reproche aussi son peu de respect envers les populations actuelles du Sahara. Il a gagné suffisamment d’argent avec ces deux livres pour avoir la dignité d’en restituter une part aux gens qui les ont inspirés (sous une forme à sa convenance). Le plus petit geste l’aurait grandi.

      Patrick Adam


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 20:48

    @ Liberté chérie

    Merci pour ce post. J’ai malheureusement raté l’émission que je voulais écouter car j’étais sur la 5 à regarder « C dans l’air » sur les fatwas. C’était aussi assez instructif. Mais je regrette d’avoir loupé France culture qui devait aller plus loin dans le sujet.

    Patrick Adam


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 21:00

    @ Cambronne

    Pour ce qui est de Doriot, j’en connais surtout les diatribes dont il a arrosé la chambre des Députes de 1923 à 1926, pendant la guerre du Rif. Si j’ai un jour cinq minutes, je te chercherai quelques documents sur le sujet. C’est instructif. Ce mec était un sac de haine. Il montait à la tribune pour déverser sa haine des « esclavagistes ». C’est pour ça que son parcours avec Pétain qui avait été un artisan majeur de cette guerre dans sa phase ultime et de façon plutôt assez néfaste, est pour moi un signe d’abjection totale.

    Bien à toi. Patrick Adam


    • armand (---.---.156.247) 6 octobre 2006 21:47

      Bonsoir Patrick,

      Bien de l’avis de Cambronne - cet article est un de vos meilleurs. Je pense que la tragédie - et la grandeur - de l’homme fait que deux choix contradictoires peuvent être aussi nobles et, surtout, inévitables pour les hommes qui les adoptent. L’Algérie en offre de nombreux exemples dans le cas spécifique de l’honneur militaire. On pouvait, en incarnant une haute idée de l’honneur, estimer qu’il était de son devoir de s’opposer à De Gaulle, les armes à la main ; on pouvait tout aussi bien juger que la défense de la légitimité républicaine primait sur le sentiment d’avoir été trahi. Les deux attitudes comportaient leur part de noblesse et de sacrifice. Peut-on ordonner à une armée d’exécuter une politique puis exiger des mêmes hommes de prêter main-forte à une politique diamétralement opposée, sous prétexte que le pouvoir civil a changé d’avis ? Qui a eu raison, qui a eu tort ?

      Sur le sujet de la repentance, fort à la mode comme un chacun sait, je pense qu’il y a une question de dosage : la mise en question, l’autocritique, sont des réactions saines de peuples adultes. Les difficultés qu’ont beaucoup de Turcs et de Japonais à admettre les atrocités de leur passé national témoignent d’une grande raideur psychologique ; en revanche, la dérision dont on entoure désormais tous les épisodes (ou presque) de l’histoire nationale en France a atteint désormais le point critique où l’esprit de groupe se délite. Et surtout, cette dérive part d’un postulat angéliste : qu’il existe des sociétés qui agissent toujours avec un parfait discernement, en respectant les droits de tous, selon les critères actuellement en vigueur. Ou plus précisément que tout point noir ou atrocité dans l’histoire d’une nation disqualifie celle-ci, à jamais, quand il s’agit de s’en prendre aux abus actuels chez les autres.


  • chantecler (---.---.4.88) 6 octobre 2006 21:06

    @ Patrick Adam :« Aimer c’est comprendre.Comprendre c’est pardonner »:voila pourquoi je ne suis ni pour l’oubli, ni pour la repentance,mais pour le dialogue.Certes, je n’ai pas toujours été d’accord avec toi mais ton intervention l’a permis, ce pont complexe et qui n’est pas terminé.Ce n’est pas en nous balançant des anathèmes, ou des contre-vérités, ou surtout des stéréotypes, que l’on progressera, mais nul ne détient la vérité.Continuons donc à parler:c’est à mes yeux l’essentiel.J’ai renconté dans ma vie un médecin génial qui travaille je crois, maintenant à Bobigny:un jour, en thérapie familiale il a dit :« on n’enterre pas les choses vivantes »...... Merci Patrick et au plaisir de te retrouver.


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 21:50

    @ Ka

    Bonsoir Ka. Ravi de te voir là. Et bon ramadan.

    Effectivement beaucoup de parents sont largués et on ne peut pas leur en vouloir. Mais est-ce qu’on est en train de donner le bon exemple à des enfants en les coupant du monde extérier et en les enfermant dans des milieux familiaux renfermés ou communautatriste. Et ce n’est pas une simple question de moyens financiers. C’est aussi une question de volonté, de désir POUR l’enfant, et ça j’ai bien peur que beaucoup de parents ne s’en préoccupent pas. Je vais te raconter un truc qui va te parâitre hors sujet mais qui illustre bien ce que je veux dire. Un jour à Smara un gosse de 4 ans a débouché d’une maison et s’est jeté sous ma voiture. Je roulais lentement car je venais de marquer un stop, mais j’ai cru que j’allais le tirer de là en bouillie. Je n’osais pas descendre. J’ai hurlé comme un fou dans la voiture que je n’étais pas venu à Smara pour tuer des enfants. Tout le monde s’en souvient encore. En fait, le gosse n’avait presque rien. Il a été amené en ambulance à l’hôpital. J’ai suivi pour voir les médecins qui allaient l’examiner. A l’hôpital, on l’a mis sur une table d’auscultation. Il était allongé et il pleurait en se touchant la tête. Il avait un peu de sang au-dessus de l’oreille. Sa famille avait été prévenue. Il y avait sa mère et deux autres femmes, et son père aussi. Tout le monde était debout dans la chambre, au pied du lit. L’enfant pleurait, seul. recroquevillé sur lui-même. Je l’ai pris dans mes bras. Il était glacé. Je l’ai gardé sur moi longtemps. Le temps qu’il se réchauffe. La suite est sans importance. L’enfant va bien. Rassure-toi.

    Tu vois ce que j’ai trouvé étrange c’est cette fatalité devant l’accident. Et l’impossibilité d’agir soi-même dans un geste d’affection, de réparation. Cet enfant avait eu peur. Il était glacé de peur. Et personne ne s’en était rendu compte. Ni la mère, ni le père...

    Au Maroc, les filles réussissent bien mieux leurs études que les garçons. C’est l’envie de s’en sortir qui les poussent. Les garçons ont moins à lutter. Résultat, ils sont loin, très loin, d’atteindre le niveau des filles... Et.... là aussi je vaisme faire traiter de raciste, en général, les Berbères réussissent mieux que les Arabes, toujours pour des raisons de vouloir s’en sortir. La valeur au travail n’est pas la même dans la culture arabe et la culture berbère.

    Bien à toi. Patrick Adam


    • Jennifer (---.---.4.88) 6 octobre 2006 22:07

      Et surtout les filles en bossant,n’ont que cette solution pour échapper à leur condition, tracée par l’Islam rétrograde actuel,ce qui n’a pas été toujours le cas : cf la Reine de Saba.


    • ka (---.---.30.12) 6 octobre 2006 22:34

      Bonsoir Patrick

      Très émouvante ton histoire Patrick. Je suis assez d’accord avec toi il y a parfois un grand décalage entre les gosses et leurs parents dans leur façon de voir le monde et dans leur façon de gérer et d’envisager leur vie, je le vois tous les jours avec mes parents. Je ne leur en veux pas même s’ils restent malgré tout très attachés à leur culture, parce qu’ils ont fait énormément de choses pour moi et surtout ils m’ont toujours laissé le choix et ça c’est très important, pour ça et pour d’autres choses je les aime énormément. J’ai eu de la chance mes parents sont plutôt cools mais je sais que ce n’est pas le cas pour tout le monde. Mais surtout ce qui me plaît dans ma relation avec mes parents c’est que l’on se parle beaucoup, quand il y a un problème on en discute et on essaye de trouver des solutions ensemble. Mes parents ont toujours pris la peine de nous écouter et de nous soutenir dans nos choix je crois que ça aide énormément pour se construire et pour avoir confiance en soi et pour aller vers les autres parce qu’il y a moins d’inhibition moins de frustation parce que l’on se sent aimé et parce que l’on nous donne de l’importance.

      Bises et merci pour le ramadan aujourd’hui je n’ai pas jeûné pour les raions que tu connais donc ça va j’ai pas eu faim.


  • vigie (---.---.193.223) 6 octobre 2006 22:10

    @ Patrick

    Tu vois bien qu’ils sont à bout d’arguments ils ne savent manier que l’invective, même pas capable de répondre correctement et d’expliquer clairement leurs griefs, non c’est mieux de s’essayer aux insultes, et la démagogie.

    Tu auras beau avoir un comportement correct, ils te répondront par des discours haineux, et on nous voudrait dans la repentance, englués dans nos remords, non vraiment moi ca me laisse froid.

    On a vraiment L’impression que tout est du, c’est toujours la faute aux autres, faute a la France elle n’a jamais rien fait, c’est jamais assez, on se complait dans la pleurnicherie. L’indentité francaise ou plutôt un effort d’intégration on n’en veut pas, la France on lui crache à la gueule, elle n’en fera jamais assez. Bref on a bien compris que ca n’ira jamais. Quid de l’effort personnel ? D’un peu d’humilité ou d’autocritique, non c’est trop demander !.

    Alors attendons, et voyons comment ca va évoluer...


  • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 22:16

    @ Armand

    Merci pour ce jugement. La repentance a effectivement atteint un dégré d’écoeurement évident. Et c’est tant mieux. Il fallait aller sans doute au bout de ce supplice. Mais maintenant il est temps de tourner la page et de ne plus avancer d’un ouce dans cette direction tant que les autres n’en auront pas fait autant. Je pense que l’argument commence à porter.

    Pour ce qui est de l’Algérie, comme je l’ai écrit je n’ai pas eu à prendre partie à l’époque. j’étais encore un gamin et j’étais lin. Je me souveins quand même avoir vu le fiancé de ma cousine partir pour le bled sous sons grand béret de chasseur alpin. Et je me souvens que ma cousine, qui habitait chez nous à l’époque, écoutait toujours les informations sur notre vielle radio avec une boule dans la gorge. Par contre je me souviens très bien du rapatriement. Je vivais dans une région qui a accueilli beaucoup de piedds-noirs. Je sais que cinq ou six ans après leur arrivée, certains souffraient encore de racisme. Il est évident que ldans l’affaire algérienne, il y a eu beaucoup de trahison et que ce sentiment peut perdurer dans des communautés qui ont été abandonnées, souvent pour des questions sombrement idéologiques.

    Patrick Adam


    • Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 22:28

      @ chantecler

      Merci d’avoir le plaisir de lire ce post bien tempéré. Tu dis « aimer, c’est comprendre. Comprendre c’est pardonner ». Pour moi les choses ne se passent pas toujours comme ça. Ca c’est bien dans l’intimité mais dans le collectif, c’est une autre paire de manche. Est-ce que les peuples s’aiment ? A voir... Je n’ai jamais réfléchi à la question, mais je n’en suis pas sûr....

      Il faut chercher la cohabitation ou la coexistence ailleurs. Dans la raison et des intérêts maitrisés. Est-ce que les peuples se comprennent ? Là aussi, rien n’est pas sûr (regarde les Français et les Anglais). Je crois plutôt qu’ils s’acceptent (quand ils le veulent bien). « Comprendre c’est pardonner »... C’est encore autre chose. Je dirai plutôt est-ce que comprendre c’est accepter ? Oui parfois, mais pas toujours. On peut tout comprendre, tout analyser. Un assassin qui tue et viole... Un voleur... Un lâche... Tout peut se comprendre. De là à accepter, je ne m’en porte pas garant. Il y a longtemps que j’ai perdu mes illusions chrétiennes. Les choses que je n’aime pas, je les efface de ma mémoire. Ca permet de voyager dans la vie plus léger.

      Bien à toi. patrick Adam


    • Jennifer (---.---.4.88) 7 octobre 2006 18:14

      @ patick Adam:est-ce que les peuples s’aiment ? Aiment-on ses voisins ? Français et allemands s’aiment-ils ? et Anglais ? et dans le couple ? Tout est-il toujours au beau fixe ? Comment définir l’amour ? Déja ne pas nuire,respecter l’intégrité,partager des sentiments, et plus si affinités....


  • jojo (---.---.234.173) 6 octobre 2006 22:59

    @ M. Patrick ADAM

    Merci pour votre réponse.

    Toutefois, je persiste à penser que Le Clézio est un romancier, et un grand.

    peut-être, prent-il des faits historiques et les transforme-t’il en réalité romanesque ?

    Quel grand écrivain ne l’a-t’il pas fait ?

    Je ne peux pas comdamner le romancier d’avoir travesti la vérité.C’est le propre de la fiction.

    Il n’y a là ni vérité historique, ni idéologie, ni philosophie. Rien que du roman, c’est à dire que de l’invention.Libre à chacun d’aimer ou pas.Au départ, on sait que tout est faux et que le monde dans lequel nous invite l’auteur est faux.

    Mais je suis d’accord avec vous, le risque est que certains tordus s’approprient ces écrits pour faire valoir leurs irréalités.

    Pardonnez-moi d’avoir été aussi « lourd ».

    Bien à vous M. ADAM

    jojo


    • jojo (---.---.234.173) 6 octobre 2006 23:26

      "Il y a tant de savoir maudit qui embarrasse, qui obstrue. Ces mots, tous ces mots empoisonnés et menteurs qui engorgent, qui gonflent les muqueuses, qui empêchent l’air d’arriver. Tant de mots : tant de murs Mais il y a d’autres mots qui libèrent, et on ne comprend pas pourquoi. Ne sont-ils pas les mêmes ? Ne sont-ils pas, eux aussi, du langage des hommes . Ils arrivent facilement, sans qu’on les cherche, ils sont légers, ils ne veulent rien, ils n’écrasent pas. Des mots aériens, suspendus sur le ciel blanc en escadres immobiles. C’est eux que l’on perçoit à présent, rien qu’eux. Comment un tel langage a-t-il pu s’inventer. On aimerait croire que c’est un mirage, un hasard, et pourtant on sait bien (à cause justement de tous les mots du langage lourd) que ce n’est pas une coïncidence. La musique ne trouble que la musique, et les mots d’Iniji retrouvent au fond de vous leur propre image, comme survolant un grand lac immobile. Le poème est venu de loin, comme cela, calmement, avec ses gestes, avec sa vie, pour vous retrouver. " (extrait du texte de J.M.G. Le Clézio sur Iniji d’Henri Michaux, in Vers les Icebergs, Fata Morgana 1978, page 60)


  • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 6 octobre 2006 23:51

    La censure est donc automatique ! Le caractère injurieux de l’auteur est vivement recommandé et les réponses automatiquement triées et censurée. Vous n’en n’êtes pas à votre coup d’essai à mon sujet ! Lorsque l’insulte est dirigée contre les musulmans pas de problème, elle est bien visible ! Une belle illustration de l’affaire redeker et de constater que la réciprocité ne sera jamais tolérée. La liberté d’expression ? oui mais uniquement pour ceux qui vont dans le sens souhaité......c’est un beau leurre !

    Le modérateur agit-il sur demande ? encore une autre illustration du deux poids deux mesures de sa part !


    • RAF (---.---.10.2) 7 octobre 2006 01:51

      Salut Visiteur

      C’est pareil pour moi : un de mes post a disparu. Tu sais, celui où je te disais de ne pas entrer dans les cauchemars de ce petit monstre. Disparu...mon post !

      Alors quoi, modérateurs, deux poids et deux mesures ?

      PS/Fais attention à ce qu’on ne fasse pas crasher ton ordinateur - spécialement quand tu es sur le fil de ce coyote. A ne pas prendre à la légère !

      Salut mon ami.

      RAF.


    • citadelle (---.---.90.233) 7 octobre 2006 10:20

      Ne dites pas ça, on a la liberté d’expression en France. C’est la méme liberté que pour les discothèques. Là où on est aussi très fort c’est qu’on a la liberté d’insulté ! Oui, une total liberté d’insulté les musulmans et leur religion, on a le soutient de tous avec ça !! Mais la liberté a des limites. Gare a celui qui oserait insulter les juifs ..... il ne faut pas trop en demander non plus !!!


  • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 7 octobre 2006 03:11

    Merci RAF, un homme averti en vaut deux.

    Bien à toi.

    Amicalement.


  • Patrick Adam Patrick Adam 7 octobre 2006 09:25

    @ jojo

    Je pense que Le Clezio écrit bien, quoique (pour moi) d’une manière un peu trop systématique. J’ai parfois l’impression d’être devant un Bernard Buffet de la littérature, usant toujours des mêmes procédés. Voir la fameuse question « Qu’est-ce quele bleu ? » qui fait la trame de Mondo.

    Ce que je lui reproche, car j’ai pu aller au coeur du pays dont qu’il décrit, c’est de déformer volontairement, une réalité pour souffler sur les braises de la repentance. Sa vision du monde amérindien en témoigne (mais je ne peux rien dire sur le sujet que je ne connais pas, juste une impression d’exagération). Par contre, les deux livres qu’il a consacrés au Sahara, sont eux-aussi un hymne à la repentance. Un credo que nombre de bobos ont utilisé pour se vautrer dans le « tous pourris ».

    On ne peut se servir de l’histoire en la déformant sciemment. L’ouvrage « Désert » est découpé en deux parties qui s’imbriquent l’une dans l’autre. L’une est un roman qui se passe dans la banlieue marseillaise. L’autre, correspond à des bribes de souvenirs sur le déracinement en faisant remonter à la surface de la mémoire des évènements historiques qui ont une réalité parfaitement cernable. Et c’est là que le bât blesse. Le livre a été écrit au début des années 80. Je me souviens encore de l’auteur passant chez Pivot pour le présenter. Il s’était alors étalé sur la monstruosité des Français qui avaient détruit une « admirable civilisation du désert ». Or, tout cela est faux. Archi faux. Le Clezio n’avait pas pu mettre les pieds dans cette région alors en guerre. Et il la réinvente. Je suis persuadé qu’il s’est servi des travaux universitaires de sa femme (dont la grand-mère est originaire de la région de Smara) qui préparait une thèse sur la région. Il s’est donc construit un décor qui ne correspond en rien à la réalité. Et il a posé dessus un scénatio de pure falsification histoirque. C’est à peuprès comme si Lew Wallace avait écrit Ben-Hur dans une Rome implantée au bord du lac de Garde, où l’on aurait vu les habitants se rendre à la plage avec une serviette de bain pour bronzer.

    Quant à « Gens de nuages » qui a eu un succès planétaire, c’est aussi un ouvrage de mythes. Le mythe de la « vallée primordiale » la Seguia el Hamra. Et c’est une imbécilité. Il a passé quelques jours à Sidi Ahmed Larousi où il a photographié le tombeau de sept marabouts, puis au rocher de Tabeîla qui, bien avant d’être un lieu de méditation, est un site préhistorique de première importance entièrement tapissé d’éclats de silex taillés. L’a-t-il seulement mentionné ? Non. Car cet aspect n’illusterait pas sa théorie du mysticisme qui colle à la perception exotique que nous avons depuis le XIXème siècle du désert.

    Bien à vous. Patrick Adam


    • armand (---.---.103.233) 7 octobre 2006 10:17

      Cher Patrick,

      Je me suis imposé du Le Clezio car il le faut bien, mais je n’ai vraiment apprécié que le Chercheur d’Or - je n’accroche pas, et je trouve que ses descriptions de contrées lointaines manquent de magie - ou plus exactement, qu’il ne parvient pas à brosser en quelques phrases toute une atmosphère dont on ne veut plus sortir. Ce qu’arrive à faire Modiano en une ou deux phrases, même pour un quartier de Paris terne et froid. Mais il s’agit de goût et je respecte les opinions de ses fans. Il souscrit, bien entendu, au mythe d’une civilisation pure et primordiale, antérieure à l’arrivée des européens - ses oeuvres qui ont pour cadre l’Amérique précolombienne en sont un bon exemple. Cela peut agacer, mais souvent un romancier bâtit son oeuvre toute entière autour d’un mythe personnel. Pour le Sahara et l’Orient en général, je préfère de loin Pierre Benoit, injustement boudé de nos jours !


  • Patrick Adam Patrick Adam 7 octobre 2006 09:42

    @ Ka Bonjour Ka - Je n’ai pas pu te répondre hier soir. Il y a un vrai décalage culturel dans l’idée même d’éducation quand on considère les enfants comme une richesse, en tant que « récompense » divine. Un enfant doit être un PROJET de vie en lui-même et pas un cadeau du ciel. Tant que cette perception perdurera, il sera difficile d’aborder sereinement les problèmes liés à l’éducation dans le monde moderne. Il est sûr, à la façon dont tu parles, que tu as eu des parents admirables. Et j’ai aussi bon nombre d’amis marocains dans ce cas. Mais beaucoup de ces familles sont celles qui ont été en contact avec la culture française au moment de la colonisation et qui ont eu l’intelligence de ne pas cracher dessus, mais de s’en servir comme d’un balancier assurant le mouvement perpétuel qui doit faire fonctionner le moteur de la curiosité. Seule la curiosité fait l’éducation. Tout le reste n’est que bourrage de crâne, abêtissement. Il n’est qu’à voir la manière dont certains intervenant s’expriment ici. Qui leur a donné le goût d’apprendre ? Ce goût commence très tôt dans la façon dont on parle à un bébé, non comme s’il était un jouet, mais déjà comme une personne. Je suis souvent effaré de voir les Marocains prendre leurs bébés dans les bras et les jeter en l’air comme des ballons en croyant que le gosse est ravi, alors que les trois quarts du temps, il est terrorisé et qu’il n’attend qu’une chose, c’est qu’on le laisse tranquille. Les adultes rient aux éclats. hacun prend l’enfant et le jette encore un peu plus haut.

    Bien sûr, une fois de plus, cette attitude n’est pas à mettre sur le compte de tout le monde, mais elle est malheureusement très répandue. et que dire alors des cadeaux qu’on offre aux enfants au moment de l’achoura... Jamais de livres...

    Bien à toi. Je t’embrasse. Patrick Adam


    • Patrick Adam Patrick Adam 7 octobre 2006 09:49

      @ Hassan

      Merci pour ce commentaire de qualité. Pour ce qui est de Ben barka, je pense inutile de revenir là-dessus, d’autant que tout le monde sait très bien ce qui s’est passé. L’histoire a été écrite et réécrite des dizaines de fois. Et à part de retrouver ses restes, on ne peut guère en savoir plus. Mais comme le cadavre du leader de la gauche marocaine a été très certainement dissous dans l’acide, on risque de ne jamais rien trouver...

      Effectivement, l’histoire du Maroc et celle de l’Algérie sont très différentes l’une de l’autre. Jusque dans les épisodes coloniaux que ces deux pays ont connu. C’est bien pour cela que je trouve l’amalgame fait par le film « Indigènes » réducteur et falsificateur.

      Bien à vous. Patrick Adam


    • ka (---.---.30.12) 7 octobre 2006 17:57

      « Il y a un vrai décalage culturel dans l’idée même d’éducation quand on considère les enfants comme une richesse, en tant que »récompense« divine. Un enfant doit être un PROJET de vie en lui-même et pas un cadeau du ciel. »

      L’un n’empêche pas l’autre, on peut considérer son enfant comme une richesse, un cadeau de Dieu et en même temps comme un projet de vie en lui-même.

      L’idée de l’enfant comme « cadeau de Dieu » est très ancrée chez moi parce que ma maman a du attendre six ans avant d’ avoir des enfants, elle se croyait stérile et tu sais comment on voit les femmes stériles au bled et même si mon père l’a toujours soutenu et ne l’a pas abandonné (ça se fait beaucoup au bled d’abandonner sa femme ou d’en prendre une autre quand celle-ci est stérile), tout ça l’a beaucoup boulversé et de ce fait elle considèrera toujours un enfant comme une richesse et un cadeau de Dieu. De plus elle a perdu 2 enfants, une fille à la naissance et un garçon alors qu’il n’avait que deux ans. Ma mère a vécu pas mal de temps mariée, sans enfant et parfois même sans son mari qui travaillait déjà en France avant même de l’avoir épousé, et qui revenait de temps en temps. Elle s’est retrouvée seule face à ses beaux-parents qui n’étaient pas toujours très tendres avec elle. Elle n’avait pas d’enfant alors elle s’occupait beaucoup des enfants de mes oncles et tantes. Et peut-être qu’à travers son parcours elle m’a transmis cette idée qu’un enfant était un cadeau de Dieu.

      « Qui leur a donné le goût d’apprendre ? Ce goût commence très tôt dans la façon dont on parle à un bébé, non comme s’il était un jouet, mais déjà comme une personne. »

      Je pense que ça ce n’est pas un problème que chez nous mais chez beaucoup de familles quelles que soient leurs origines. Beaucoup de personnes pensent que parce qu’un bébé ne comprend pas encore la langue que l’on parle il est inapte à la communication. Ils ne savent pas qu’il y a un tas de façons de communiquer avec son bébé, que pour lui le son d’une voix, la musique, le contact avec la peau ou certaines matières, ce qu’on lui donne à voir c’est notre façon de lui parler et de lui dire des choses comme c’est le cas pour lui avec ses pleurs ou ses grimaces. Tout ça me fait d’ailleurs penser aux animaux en particulier les dauphins qui communiquent à travers leurs cris auxquels bien sûr on ne comprend rien mais qui leur permettent de vivre ensemble.

      Une fois ma mère a surpris ma belle-soeur qui était alors enceinte, en train de parler avec son bébé et elle a trouvé ça complètement ridicule de parler à un p’tit bout qui se trouve dans un ventre. Quand je lui ai dit que c’était important de parler avec son enfant même s’il est encore dans le ventre de sa maman, que l’enfant pouvait entendre cette voix et d’autres, qu’il arrivait peut-être même à distinguer la voix de sa mère parmi les autres et que cette voix était rassurante pour lui et que parler à son enfant pouvait être un réel moment de plaisir pour la maman, comme quand elle caresse son ventre et qu’elle ressent les mouvements de son bébé en elle, elle était très étonnée, elle ne se doutait pas de tout ça, c’est comme quand je lui ai dit que des hommes avaient déjà été sur la lune mais ça c’est une autre histoire, je m’agare.

      "Je suis souvent effaré de voir les Marocains prendre leurs bébés dans les bras et les jeter en l’air comme des ballons en croyant que le gosse est ravi, alors que les trois quarts du temps, il est terrorisé et qu’il n’attend qu’une chose, c’est qu’on le laisse tranquille. Les adultes rient aux éclats. hacun prend l’enfant et le jette encore un peu plus haut. Bien sûr, une fois de plus, cette attitude n’est pas à mettre sur le compte de tout le monde, mais elle est malheureusement très répandue. et que dire alors des cadeaux qu’on offre aux enfants au moment de l’achoura... Jamais de livres..."

      J’ai connu ça moi aussi on m’a balancé en l’air plus d’une fois mais bon je ne me souviens pas de ce que j’avais pu ressentir alors. En fait je ne pense pas que les parents considèrent leurs bébés comme un jouet parce qu’ils savent bien que c’est un être humain, mais je pense qu’ainsi ils agissent un peu de façon égoiste, en balançant l’enfant ils ne voient que leur plaisr car ils espèrent sous-tirer un petit sourire ou un rire à leur enfant et là ils pensent qu’ils lui font plaisir et que ça lui fait du bien alors qu’aujourd’hui on sait que c’est extrêment dangereux pour l’enfant puisque ça peut entraîner des laisions irréversibles dans son cerveau, beaucoup de parents l’ignorent que se soit des marocains ou des français.

      Et pour ce qui est des cadeaux, c’est vrai j’ai rarement vu moi aussi des parents offrir des livres à leurs enfants lors des grandes occasions. Mais bon quand on est enfant on espère toujours autre chose qu’un livre comme cadeau, après peut-être qu’en grandissant ça peut faire plaisir parce qu’on en voit l’utilité et que ça peut même être un plaisir de lire. Je te dis tout ça mais en fait moi je lis rarement, j’ai toujours eu du mal à terminer un bouquin, j’ai eu quelques coups de coeur pendant ma scolarité, j’ai adoré « Les Confessions » de Rousseau, « Le Bourgeois gentilhomme » ou le « Tartuffe » de Molière ou encore « Le dernier jour d’un condamné » de Victor Hugo et puis plus tard durant mes études d’espagnol « Don Quichotte » et la « Chanson de mon Cid » qui m’ont beaucoup amusé mais j’avoue qu’en dehors de ceux que j’ai pu renconter à l’école, je m’intéresse pas trop aux livres et je le regrette, je pense que c’est en effet parce que je n’ai pas eu de « culture des livres », mes parents ne m’ont jamais offert de livre, mon père sait lire le français mais je le vois mal lire un bouquin de 300 pages ou même de 100 pages et puis je doute qu’il puisse comprendre quelque chose à la littérature quant à mère elle ne sait pas lire et ne parle pas le français donc c’est pas elle qui m’en offrirait un. Mais bon maintenant que tu m’en parles ça va être une de mes bonnes résolutions pour le ramadan je vais lire davantage, il y a tellement de beaux livres que ce serait bête de passer à côté.

      Voilà bon je dois y aller à plus tard, bises.


    • ka (---.---.30.12) 7 octobre 2006 18:00

      Désolée j’ai oublié

      Bonjour Patrick et bien sûr mon précédent post t’était adressé.


    • (---.---.60.49) 7 octobre 2006 19:51

      A tout hasard, je me permets de te dire que je relis ( ou je lis) tout Simenon et que j’ai découvert de véritables perles. Lire Maigret est délassant, mais cela porte aussi à la réflexion. OK, je ne suis pas un intellectuel comme certains et j’aime les choses simples ou apparemment simples...

      Amitiés ka

      BF


    • ka (---.---.30.12) 8 octobre 2006 20:11

      Salut BF

      T’en fais pas moi non plus je ne suis pas une intellectuelle, et puis d’abord c’est quoi un intellectuel ? Et pour ton amour des choses simples je citerai une phrase qu’a dit 1 mec dans une pub que j’aime bien : « Les meilleures choses dans la vie ce sont les plus simples », alors ya pas de soucis.


  • Patrick Adam Patrick Adam 7 octobre 2006 10:07

    @ IP:xxx.x7.60.49

    Effectivement « Spirou » ou « Tintin » véhiculaient d’autres valeurs que les mangas ou les débilités de Disneyworld. « Les histoires de l’oncle Paul » ont donne le goût de l’histoire à des milliers d’enfants. C’est pitié de voir le niveau culturel des publications pour enfants aujourd’hui. On les prend pour des demeurés, ce qu’ils finissent par devenir.

    Patrick Adam


    • machinchose (---.---.129.40) 7 octobre 2006 10:13

      aaaah le c’était mieux avant inculte.

      je précise que je n’ai pas lu le débat mais généraliser sur le manga est aussi absurde que de penser que les comics sont un genre pauvre ou que la bd belge est la panacée...

      Je connais un peu la BD et celle d’aujourd’hui dans tous les genres est riche en intelligence y compris dans le manga ou dans le comics ou chez les indépendant ou ailleurs. La BD frano belge parfois un peu pauvrette ceci dit... croire que la BD a attendu aujourd’hui pour être stupide ou qu’elle a cessé d’être intelligente à la mort de Franquin (même s’il est dieu selon moi) est le signe d’un être doté de belles oeillères...


    • armand (---.---.103.233) 7 octobre 2006 10:19

      Pour les BD il y en a quand même des remarquables dans la série des Adèle Blanc-Sec de Tardi...


  • Patrick Adam Patrick Adam 7 octobre 2006 10:41

    @ machinchose

    Quand on sait ce que la BD a produit dans les années qui vont de 60 à 8085 (Tintin - Lucky Luke - Iznogoud - Gaston et tout Franquin en général - Achille Talon - Les Schtroumfs - Boule et Bill - et je passe ceux pour qui j’ai un culte particulier F’Murr, Mandryka, Loup qui sont plutôt assimililables à de la BD pour adultes) et quand on voit ce qu’elle produit aujourd’hui, pour moi, il n’y a pas photo. Le culte de l’anti-héros peut avoir du charme et éveiller des consciences, il ne peut en aucun cas faire figure d’étalonnage de la pensée. On retrouve la même dérive dans la chanson. MC Solar n’arrive pas à la cheville de Brel, même si on voudrait nous le faire croire.

    Patrick Adam


    • machinchose (---.---.129.40) 7 octobre 2006 12:05

      je crois que davantage que le « c’était mieux avant » ce qui arrive aujourd’hui c’est le « on ne met en avant que le médiocre »... il existe encore de la très belle musique, la BD est d’une extraordinaire richesse. Alors bien sur si on compare solaar à Brel il n’y a pas photo mais ce serait comme de reduire la BD à une comparaison Tintin Lanfeust (auquel cas évidemment) mais on oublie alors Tanigushi, Moore, Mcneil, moebius, Tardi, Blutch, Baru, Otomo etc.


    • liberté chérie (---.---.252.50) 7 octobre 2006 13:06

      Machinchose,

      Je vous rejoins totalement et c’est en écoutant « lights » d’Archive que je vous le dis. Brel, Brassens, Ferré, Ferrat... sont d’intemporels poètes français. Gréco est envoutante...Gainsbourg, le génie des mots et des sons, d’un art qu’il qualifiait de mineur...

      Mais aussi le blues, le jazz, le rock...les Stones, les FLoyd, Who, Led Zep, Bowie, L. Reed etc...P. Gabriel... : Fantastiques !!

      Sprinsteen, U2, Air magiques...tant d’autres...trop long ici à citer...

      Aujourd’hui, à nous en effet de trier parmi toute cette malbouffe indigeste, car la production est prodigieuse...les sons se juxtaposent : la rencontre de tous les continents se produit dans la musique.

      Les mangas, les jeux videos, les films (b. Sokal qui vient de la BD d’ailleurs) des merveilles de précision et de beauté...Quel boulot !!

      Patrick, ne succombez pas à la sinistrose : ça bouillonne partout...mais tout va très vite mais il faut prendre le temps (+ le porte-monnaie), mais sous ce fatras affleurent des beautés fabuleuses : le Net est là aussi pour nous les faire connaître.

      Tout n’est pas perdu, au contraire...On avance... smiley La création artistique (et sincère smiley) ne doit avoir aucune chaîne...

      Tant de belles choses en Occident, finalement smiley

      Beaucoup d’espoir dans l’avenir malgré quelques gêneurs, empêcheurs grincheux passéistes et tellement réacs...


    • Geronimo (---.---.4.88) 8 octobre 2006 09:54

      @ Patrick Adam,j’espère que Tintin au Congo ne t’a pas trop marqué:il y a des livres que l’on ne doit pas laisser à de trop jeunes enfants !


  • jojo (---.---.234.173) 7 octobre 2006 11:40

    @ M. Patrick ADAM

    Bonjour,

    pour terminer sur ce point hors-sujet : Le Clézio.

    Vous dites : « Il s’est donc construit un décor qui ne correspond en rien à la réalité. Et il a posé dessus un scénatio de pure falsification histoirque. »

    Cette « définition » du genre romanesque me va bien aussi.N’oubliez pas que beaucoup de gens aimeraient visiter la chartreuse de Parme ...

    Quant à Bernard Buffet, il se trouve que j’apprécie son oeuvre égalemment.

    Aurais-je tout faux ?

    Dans l’attente de lire votre prochain article, qui je suis sûr sera aussi intéressant que celui-ci,je vous souhaite une bonne journée.

    Cordialement.

    jojo


  • Patrick Adam Patrick Adam 7 octobre 2006 11:48

    @ Jojo

    Terminons-en avec Le clézio et B. Buffet. Il n’est évidemment pas question de penser que vous avez tout faux. Toute oeuvre peut être appréciée en soi. Mais si elle véhicule une philosphie en s’appuyant sur des faits historiques ou des sites authentifiables (ce qui n’est pas le cas de la Chartreuse de Parme), autant les choisir le plus près possible de la réalité. Prenez le superbe roman de Vladimir Bartol « Alamut », il développe une pensée philosphique intéressante d’après une histoire réelle (celles des Hachichins). Il réinvente un décor, il matérialise un concept de combat orginal, mais sa re-création n’est pas une falsification, tant s’en faut.

    Bien à vous. Et bonne journée. Patrick Adam


    • Patrick Adam Patrick Adam 7 octobre 2006 11:54

      @ Armand

      Effectivement Le Clézio « souscrit au mythe d’une civilisation pure et primordiale, antérieure à l’arrivée des européens ». Et si l’on peut envisager de façon bienveillante un tel mythe à propos des sociétés amérindiennes, je puis vous assurer qu’il en va tout autrement de la société saharienne, notamment de celle qu’il a « étudiée » dans l’ouest du sahara et qui est totalement différente de celle des Touaregs du Hoggar et du Tassili.

      Bien à vous. Patrick Adam


    • armand (---.---.103.233) 7 octobre 2006 12:02

      On peut songer aussi à Lawrence Durrell, qui a été poursuivi en justice, paraît-il, par un touriste américain qui avait pris les quatre romans du Quatuor d’Alexandrie pour un guide de voyage amélioré, et qui avait dû déchanter en arrivant sur place.


    • jojo (---.---.234.173) 7 octobre 2006 12:05

      « Toute oeuvre peut être appréciée en soi. »

      merci pour lui.

      cdt.


    • liberté chérie (---.---.252.50) 7 octobre 2006 13:13

      On s’en fout !!


    • liberté chérie (---.---.252.50) 7 octobre 2006 13:17

      On s’en fout !! Definitely !


    • armand (---.---.103.233) 7 octobre 2006 13:21

      Le taré coutumier de telles éructations serait bien avisé de lire mon long post sur le fil consacré à « Redeker et la police de la pensée » pour connaître mes opinions. Quant à DW, le seul avantage qu’il a sur nous qui passons le plus clair de notre temps à travailler, lire (des livres), manger, baiser, réfléchir est d’être scotché à son ordinateur à mouliner des formules aussi vides et aussi creuses que son existence. En fait, sa vraie identité est D(esperate)(house)W(ife).


    • armand (---.---.103.233) 7 octobre 2006 13:35

      Comme d’hab, le néant l’ha(bite), notre Desperate (house)Wife, C’est vrai qu’on le verrait bien dans le rôle de Bree, parano tendance SM, psychorigide, à défaut de la rigidité requise ailleurs chez un homme.


    • rastapopoulosse (---.---.147.79) 7 octobre 2006 13:48

      armand ! la récré est fini ! remettez vos BD dans votre cartable et retournez en classe ! smiley


    • Patrick Adam Patrick Adam 7 octobre 2006 13:49

      @ liberté chérie

      Je ne pense tomber dans la sinistrose mais je ne peux pas m’habituer à Bénabar, Cali, Houellebecq, Corneille, et tant d’autres « nouveaux auteurs » qu’on nous présente comme les plus grands penseurs du siècle. Vous dites « tout va très vite » et vous avez sans aucun doute raison. Mais je ne consomme plus de cette façon. Aujourd’hui, quand j’écoute un disque je l’écoute généralement pendant un mois ou deux... sans rien interférer entre ce que je ressens (qui est chaque jour différent) et ce qui pourrait m’amener à m’en détourner. Je pense que c’est l’âge, et je ne m’en plains pas. Il y a un phénomène de saturation bien naturel, surtout dans une société de consommation de plus en plus factice et boulimique. J’écoute toujours avec autant de plaisir le « Berlin » de Lou Redd, ou Jefferson Starship, Grace Slick, Peter Gabriel. J’écoute Ferré presque chaque jour. Manset, Bashung, Balavoine. Sans parler de musique classique. En ce moment c’est Théodorakis ou Gorescki. Il en va de même avec la lecture. Quand je prends un livre aujourd’hui, en dehors des essais historiques ou sociologiques qui abordent des sujets de plus en plus intéressants, je me dis : est-ce que ça vaut vraiment la peine, ou ne serait-il pas mieux que je me retape plutôt tout Dostoïevski... J’ai agi ainsi avec les voyages. Il y a ceux qui veulent pouvoir dire qu’ils sont allés partout. Moi j’aime revenir là où j’ai déjà été... Est-ce être réac ?... Un tel jugement peut paraître léger et discriminatoire. La dictature de la nouveauté ne m’atteint pas.

      Bien à vous. Patrick Adam


    • liberté chérie (---.---.252.50) 7 octobre 2006 15:16

      Non, non désolée : « Réac » ne vous était absolument pas destiné... Ceux qui aime bien vous lire, dont je suis, vous cerne grosso-modo...

      mais plutôt à certain ici qui envisage l’avenir culturel de la planète en monochrome : Artiste autorisé : le muezzin, vedette américaine : l’imam éructant sa haine de la vie et de son corrolaire le bonheur - fan club lobotomisé et déchaussé, les femmes au perchoir - comme à l’habitude tenues à distance, grandement voilées pour risque de chauffage des sens (hi, hi) attendant d’être inévitablement violées la nuit...

      Je sais c’est caricatural mais pas tant que ça !


    • liberté chérie (---.---.252.50) 7 octobre 2006 15:22

      Finalement on en revient toujours aux caricatures smiley


    • armand (---.---.100.184) 7 octobre 2006 18:11

      Pas tant que je n’ai pas accroché Déviant Wèce au porte-manteau...C’est vrai qu’il vaut mieux le laisser faire son numéro de pître tout seul.


    • armand (---.---.100.184) 7 octobre 2006 18:12

      Même à l’aune de tes tristes saillies pseudo-littéraires, c’est vraiment nul...


    • armand (---.---.100.184) 7 octobre 2006 18:14

      Euhhh... c’était pour D(esperate)(house)W(ife), bien sûr.


    • armand (---.---.100.184) 7 octobre 2006 18:33

      Je préfère les tripes à la mode de Caen. Allez-je te laisse t’amuser avec la langue française dans le vide sémantique de tes Noeudaies. Pour moi, « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ». T’en es bien loin mon pauvre : DEA recalé pour cette année, repasse ton BEPC.

      P.S. Comme je n’ai pas mauvais fond et que j’aime bien tes travaux artistiques, je suis certain que tu ferais plaisir à beaucoup d’Agoravocistes en persuadant Clémentine Autain de poser...


  • kesed 7 octobre 2006 15:33

    Demat,

    Poème de Glenmor :

    L’aube de la guerre

    Et le village dormait sous un voile de mariée brumes et toits d’épousailles et l’aube couvait l’été qui dirait du haut de la colline que les gueux roulent en chaumine la peur du jour des lendemains quand le village dormait sous un voile de mariée brumes et toits d’épousailles et l’aube couvait l’été

    Et le vent vint du Ponant carder les laines d’été fruits et fleurs de semailles et l’aube ruissait les blés qui dira que le tocsin de la guerre menait alors les chants de la terre avant le temps sans lendemain quand le vent vint du Ponant carder les laines d’été fruits et fleurs de semailles et l’aube ruissait les blés

    Et le jour grinçait des dents sur le seuil des reposés cris et pleurs de bataille et l’aube trempait l’épée qui eut dit que pareille tendresse couvait alors noble détresse et guerre du jour née du matin quand le jour grinçait des dents sur le seuil des reposés cris et fleurs de bataille et l’aube trempait l’épée Sous ton seul dais d’étoiles toi qui dors à ciel ouvert sais-tu le soleil qui dévoile le dieu fourchu des enfers qui dira qu’au matin des chaumières les gueux se levaient pour la guerre l’âme en tambour l’œil en chagrin sous ton seul dais d’étoiles toi qui dors à ciel ouvert sais-tu le soleil qui dévoile le dieu fourchu de la guerre c’est bien le soleil qui dévoile le dieu fourchu de la guerre

    Breizh va diken


  • Patrick Adam Patrick Adam 7 octobre 2006 15:50

    @ kesed

    Le poème est beau mais le tocsin est toujours dissonnant, surtout quand on pense, qu’un jour, il va sonner pour soi et que, ce jour-là, on ne pourra pas l’entendre.

    Bien à vous. Patrick Adam


    • Patrick Adam Patrick Adam 7 octobre 2006 15:56

      @ Liberté chérie

      ok pour la précision. C’est toujours le terme de « réac » qui me fait réagir car il fait référence à la terminologie marxiste à laquelle je n’ai jamais pu adhérer. Surtout quand on sait qui étaient les réacs de Staline, ceux de Mao ou de Marchais...

      Bien à vous. Patrick Adam


    • liberté chérie (---.---.252.50) 7 octobre 2006 16:41

      Qui sait ??


    • liberté chérie (---.---.252.50) 7 octobre 2006 16:43

      Qui sait si le tocsin, on ne l’entendra pas surtout ce jour là ??


    • Rocla (---.---.177.106) 7 octobre 2006 16:48

      C’ est l’ plombier .

      Rocla


    • milou (---.---.147.79) 7 octobre 2006 17:39

      Si c’est le plombier, pas question pour elle d’en perdre une miette smiley


    • armand (---.---.100.184) 7 octobre 2006 18:17

      Ou la musique qu’entendit Antoine, lui signifiant que les dieux tutélaires d’Alexandrie l’abandonnaient, à la veille de sa défaite d’Actium...


    • armand (---.---.100.184) 7 octobre 2006 18:37

      Et il s’approprie le « nous » de majesté en plus. Manquerait plus qu’il se désigne à la troisième personne. Allez, va « brasillachier » iniouroum.


    • armand (---.---.100.184) 7 octobre 2006 18:46

      J’ai dit iniouroum fissa ! Tu utiliseras le « nous » scientifique quand tu seras autorisé à poursuivre le concours. Va jouer avec tes pinceaux et fais-nous de jolies images !


    • armand (---.---.100.184) 7 octobre 2006 18:53

      Patrick,

      « Réaction » peut qualifier un organisme sain qui rejette une maladie ! Oh, et toutes mes excuses pour avoir donné à DW, en répondant à ses provocations, l’occasion de démultiplier sa triste icône sur ce fil !

      Bien cordialement


    • Christophe (---.---.119.22) 7 octobre 2006 18:58

      Bonjour armand,

      pourquoi perdre ton temps avec ce guignol ? En lui répondant, tu ne fais que lui donner l’occasion de dégrader un peu plus le rapport signal/bruit de cet article ...

      Le plus intelligent des deux doit cesser et le plus intelligent des deux c’est toi ! alors oublie le définitivement, cela rendra service à tout le monde (si tu vois ce que je veux dire) ... smiley


    • Tintin (---.---.147.79) 7 octobre 2006 19:01

      Et Alger sur ce fil ! Vous l’avez déjà oublié ? smiley


  • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 7 octobre 2006 16:53

    Ach ! très très gross filosof natan de fion....


  • Tintin (---.---.147.79) 7 octobre 2006 19:11

    C’est un trou de verdure où chante une rivière, Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent ; où le soleil, de la montagne fière, Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

    Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue, Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

    Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme Sourirait un enfant malade, il fait un somme : Nature, berce-le chaudement : il a froid.

    Les parfums ne font pas frissonner sa narine ; Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine, Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit smiley


    • Yann (---.---.14.171) 7 octobre 2006 19:35

      Il s’agit de Rimbaud, je me souviens que reggiani l’a chanté aussi.. Bossez encore 1000 ans West, et vous arriverez peut être à écrire quelque chose de semblable.


    • Tintin (---.---.147.79) 7 octobre 2006 19:55

      C’est Le dormeur du val par Arthur Rimbaud

      Paix à tous.


  • Patrick Adam Patrick Adam 7 octobre 2006 19:29

    @ armand

    Est-ce que tu pourrais accepter l’idée qu’il ne faut pas répondre à toutes les personnes qui sont là pour polluer les autres. Est-ce que tu trouves un quelconque plaisir à ce jeu de crétin ?

    Patrick Adam


    • Troll (---.---.147.79) 7 octobre 2006 19:44

      Moi ça me troll de voire tous ces troll troller sans troll ce troll. Il trollerait que l’on troll une bonne troll pour troll ces trolls

      Vous etes pas troll avec troll ?

      Quel était le troll de ce troll ?

       smiley


    • armand (---.---.39.147) 8 octobre 2006 11:53

      @Patrick C’est que, encore nouveau sur Agoravox, j’ai tendance à réagir quand on m’attaque comme si j’avais en face de moi une personne réelle. Avec la frustration suivante que j’ai toujours pensé que les hommes (les vrais et non les ectoplasmes du verbiage) avaient des moyens directs de régler leurs différends... Mais c’est mon côté 1900 !

      Quoi de surprenant à ce que j’ai un faible pour l’univers de Tardi. Même s’il m’a fait indirectement commettre une petite erreur dans un polar historique que j’ai publié il y a quelques mois... Merci à ceux qui m’ont encouragé, notamment Cambronne et Christophe.

      Cordialement


  • CAMBRONNE (---.---.193.249) 7 octobre 2006 19:36

    ARMAND

    Je viens de faire un tour et je vous ai trouvé toujours aussi bon . J’irai voir le fil dont vous parlez . Allez voir aussi le fil sur la torture c’est interessant , j’y ai laissé un ou deux posts .

    Quant au « peintre » christophe a raison , aucun intérêt .

    Bonne nuit et à demain .

    Salur et fraternité .


    • Christophe (---.---.119.22) 7 octobre 2006 19:58

      Armand,

      je me joins à Cambrone pour vous dire que moi aussi je vous trouve très bon sur cette discussion et sur agoravox de manière générale.

      cordialement


  • Rocla (---.---.177.106) 7 octobre 2006 20:37

    Armand ,

    je me joins à moi pour ne rien vous dire ,

    Rocla


  • jojo (---.---.93.24) 7 octobre 2006 23:15

    @ l’Auteur

    « J’écoute toujours avec autant de plaisir le »Berlin« de Lou Redd, ou Jefferson Starship, Grace Slick ... »

    starship ou airplane ? là est la question.

    @ Armand, mes salutations.


  • Patrick Adam Patrick Adam 8 octobre 2006 07:22

    @ jojo

    Starship ou Airplaine ? les deux avec un faible pour la seconde période, celle « starship ».

    Patrick Adam


  • Patrick Adam Patrick Adam 8 octobre 2006 10:09

    @ Géronimo

    M’est avis, en ce qui te concerne, que tu en es resté au stade de Bécassine.

    Bien à toi. Je retourne dans ma pirogue. A propos, j’aurais bien aimé te voir dans les années 30. Avec des réflexes dans le genre de celles que tu ponds, nul doute que tu aurais été un chaud partisan de Laroque.

    Patrick Adam


    • chantecler (---.---.4.88) 8 octobre 2006 10:11

      Cher Patrick:tu confonds humour et insultes !Repose toi !(Bécassine me fait beaucoup rire !)


  • Patrick Adam Patrick Adam 8 octobre 2006 11:18

    @ chantecler

    Mais rien ni personne ne t’empêche de rire avec Bécassine. Personnellement, n’étant pas Breton, je n’ai jamais trop accroché. D’autant qu’une fille sans bouche, j’ai toujours trouvé ça plutôt suspect.

    Il me semble que parler d’humour en faisant référence à « Tintin au Congo » est caractéristique du bottage en touche qui se généralise dès qu’on parle d’expression. On pourrait même voir ça comme de la lâcheté intellectuelle. Si. Si.

    Si c’est avec ça qu’on prétend éduquer le monde, on n’est pas vraiment gâtés.

    Rigole bien toute la journée. Moi aussi je vais rire mais pas parce que j’aurais triché. Bien à toi. Patrick Adam.


    • Daniel Milan (---.---.2.24) 9 octobre 2006 00:43

      Les histoires de Sarah, contenues dans la Bible, valent bien celles de Bécassine !


  • chantecler (---.---.4.88) 8 octobre 2006 11:21

    @ Patrick Adam:il y a le Géo de ce mois qui parle de l’Algérie : trés interessant. Amitiés


  • Patrick Adam Patrick Adam 8 octobre 2006 11:42

    @ Chantecler

    Je vais attendre que quelqu’un me le passe ou alors d’avoir l’occasion de le feuilleter dans une salle d’attente vu que je n’ai jamais appris grand chose de substantiel dans un numéro de Géo. En plus, c’est cher pour tant de vide et de publicité.

    Bien à toi. Patrick Adam


    • chantecler (---.---.4.88) 8 octobre 2006 11:47

      @Patrick Adam:si tu es fauché,ouvre un bordel ou vends quelques chameaux ! Amitiés


  • Patrick Adam Patrick Adam 8 octobre 2006 11:56

    @ Chantecler

    Pour ce qui est des bordels, il y en a trop à Smara. C’est une ville de garnison, et la profession se porte de mieux en mieux. On arrête chaque jour dans les bus des filles qui viennent du nord pour se « lancer dans l’aventure ». En ce qui concerne les chameaux, je n’aime pas ces bestioles, sauf pour en manger un peu de foie grillé ou pour parfumer la graine du couscous avec un morceau de la bosse. Un chameau, c’est plutôt con. D’autant que depuis quelque temps, ça me fait trop penser à la tronche de D. W. en moins gominé mais avec le regard aussi glauque et des paquets de bave aux lèvres.

    Patrick Adam


    • kesed 8 octobre 2006 12:06

      Demat,

      Très bonne description de Demian, j’en ri encore !

      Kenavo


    • Patrick Adam Patrick Adam 8 octobre 2006 12:10

      @ armand

      Je comprends ta réaction. Elle est même plutôt saine. L’individu est indigeste et il sait en profiter. Je pense qu’il est bon de ne jamais s’adresser à lui directement. Mais on peut toujours régler nos comptes d’une façon indirecte. Il n’y a bien sûr aucune raison de le laisser déverser ses sécrétions morales sans rien faire. Mais ce n’est pas à nous à passer la serpillière.

      Moi aussi j’aime bien Tardi. Ce que je reproche à la BD aujourd’hui, c’est de vouloir faire du reportage et de ne pas toujours être capable de nous inventer un autre monde. C’est aussi ce qui m’a fait m’éloigner du cinéma. J’ai commencé à moins fréquenter les salles obscures après avoir vu « Vol au-dessus d’un nis de coucou ». C’est te dire que ça remonte à loin. Pour moi, le cinéma est une machine à fabriquer l’impossible que je n’atteindrai jamais. Si c’est pour me coltiner deux heures de visite dans un hôpital psychiatrique, je préfère m’abstenir. La BD c’est pareil. Mes dieux sont « Le génie des alpages » et « Le concombre masqué ». Mais ces deux auteurs ont épuisé (et c’est normal) le stock de situations qu’ils pouvaient créer à partir de leur monde absurde. On ne peut pas leur en vouloir.

      Rien ne peut égaler « le téléphérique fou qui a encore frappé »... Bien à toi. patrick Adam


    • CAMBRONNE (---.---.193.249) 8 octobre 2006 12:45

      Patrick

      En parlant BD il y a les tuniques bleues qui sont tout à fait remarquables . Franchement antimilitariste , cette BD saga mériterait une fatwa de tous les états majors , mais je me régale à la lire .

      Je reviens à nos souvenirs et moi ausssi j’ai découvert l’histoire avec les histoires de l’oncle Paul . Spirou et tintin m’ont fait découvrir le monde . D’aucun peuvent en rire mais c’est comme ça !

      Salut et fraternité .


    • Daniel Milan (---.---.2.24) 9 octobre 2006 00:40

      Tu serais pas maquereau à Smara dès fois ? Il me semble que ton job te laisse beaucoup de loisirs !


  • chantecler (---.---.4.88) 8 octobre 2006 11:57

    @ Patrick Adam:arrète:tu m’épuises.


  • vigie (---.---.190.135) 8 octobre 2006 11:59

    @ dévian

    Arrêtez de jouer les courtisanes, construisez-vous une opinion factuelle, non inféodé aux idéologies de l’islam radical. Ne reniez pas la sincérité et l’esprit d’analyse. Sinon vous allez retomber dans le travers du soutien inconditionnel aux dévots du radicalisme religieux.


  • kesed 8 octobre 2006 12:03

    Demat,

    Vous avez raison Patrick, Bécassine ne fait pas rire, même les Bretons !

    Et pour cause, c’est une bande dessinée humiliante et raciste !

    Imaginez une bécassine Juive ou pour être de notre temps Musulmane...

    La fatwa assurée pour les lecteurs...

    Breizh va c’havel


  • Plus robert que Redford (---.---.167.157) 8 octobre 2006 12:33

    Bon article M. Adam ! J’ai sensiblement le même âge que vous, et si je n’ai pas vécu en Algérie, mon père y a travaillé dans l’industrie : les histoires et anecdotes qu’il en a rapportées vont tout à fait dans le sens de ce que vous décrivez ; Ce qui m’incite à vous accorder un niveau de fiabilité noté AAA, outre que la pertinence de votre analyse décomplexée est une lampée d’air dans l’apnée de la « culpabilisationite » ambiante.

    Merci aussi au logiciel d’Agoravox qui permet de zapper illico les commentaires signalés par la vignette d’une enseigne pour capilliculteurs dans les tons bleutés !


    • Marie Pierre (---.---.1.207) 8 octobre 2006 13:42

      Bonjour,

      Et comment peut-on avoir ce logiciel ? Je perdrais moins de temps à dérouler l’ascenseur !


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