Commentaire de bobbygre
sur Reclose 9-11
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J’aimerais reprendre le seul passage argumentée de l’article lorsque l’auteur recense les "biais" de la "méthode" conspirationniste. On notera au passage que la théorie conspirationniste est devenue une méthode, une méthode pour manipuler les gens comme nous l’explique l’auteur plus loin (évocation de manipulation, de charlatanisme de la part des "conspirationnistes").
Parmi ces biais, notons :
- la sélection des faits (on omettra, par exemple, de signaler les nombreux témoignages de ceux qui ont vu l’avion s’approcher du Pentagone, ou que Ben Laden avait déjà commis des attentats) et des implications déduites de la théorie.
Ceci étant dit, les deux exemples d’occulation des faits que tu donnes sont vraiment trés mauvais car j’ai souvent lu sur reopen911 ou autres qu’il y avait des temoignages confirmant qu’un boeing s’etait écrasé sur le pentagone meme si, eux, rappelaient aussi que d’autres témoignages affirmaient autre chose (comme le montre, les reportages TV en direct de l’époque) .
Quant au fait que Ben Laden est un terroriste reconnu, qui l’ignore ? franchement ?
- la focalisation sur les détails (par exemple, la chute des tours) et le refus de considérer le problème dans son ensemble pour évaluer la probabilité. Généralement, l’hypothèse prise dans son ensemble semble peu probable (pour le gouvernement américain, préparer et masquer ces attentats sans aucune fuite serait une entreprise titanesque, les États-Unis auraient-ils pris le risque se faire découvrir ? Auraient-ils pris la décision de tuer des milliers de concitoyens par pure manipulation sans envisager d’autres méthodes plus douces ?)
- Le fait qu’en cherchant on finira toujours par trouver un lien entre deux choses (entre les Bush et les Ben Laden, par exemple : en moyenne six personnes nous séparent d’un individu quelconque de la planète par relations interposées).
- La négation du hasard, de la contingence et de la complexité : tout a une explication en rapport à la théorie (pourquoi les mensonges de l’administration américaine cacheraient-ils tous le même complot et n’auraient pas plusieurs causes distinctes ?)
- L’escalade dans les suppositions nécessaires pour valider la théorie (pourquoi auraient-ils voulu absolument que les tours s’effondrent ? comment a-t-on pu installer les explosifs ? etc.).
- La surestimation des possibilités de manipulation de "l’ennemi".
- L’utilisation abusive du raisonnement logique dans un milieu extrêmement complexe qui ne s’y prête pas (à l’image de la série Les Experts dont les déductions permettent de résoudre des énigmes de façon irréaliste).
- En particulier, les extrapolations, suppositions et conjectures invérifiables sur ce qui est possible ou impossible lors d’événements non reproductibles (par exemple, sur la température lors de l’impact, la présence de soufre, le type de métal qui apparaît fondu sur une photo, la forme d’un impact de boeing ou la vitesse de chute des tours) sans mesurer la complexité de ce genre d’événements (un impact d’avion à cette vitesse n’est pas un simple incendie) et en surestimant notre capacité à prendre en compte tous les éléments (aucun autre événement s’en rapprochant ne peut servir de référence).
Si on suit la VO, le 11 Septembre est une longue succession d’évenements tous plus improbables les uns les autres, au grand dam du rapport officiel qui rappelle souvent "mais tout cela n’avait qu’une faible chance de se produire".
Et concernant le WTC 7, la chute était imprévisible mais elle a été prévue quelques minutes à l’avance !
- L’utilisation systématique de raisonnements inductifs (le fait que des pompiers aient entendu des bruits d’explosifs ne prouve pas qu’il y ait eu des explosifs : il faut d’abord prouver que la chute d’un immeuble de cette taille ne provoque pas des bruits similaires).
- Le fait de ne jamais envisager toutes les hypothèses concurrentes (le bruit d’explosifs pourrait être causé par l’effondrement, l’armée n’aurait pas pu abattre un avion au-dessus d’une aire urbaine).
- Le rejet d’hypothèses concurrentes sous prétexte qu’elles n’expliquent pas un point donné. Le fait qu’elles n’expliquent pas un point donné ne signifie pas qu’elles soient fausses.
- L’utilisation de témoignages ou de faits douteux ou l’interprétation subjective des faits et témoignages de manière abusive pour valider la théorie.
- L’accumulation de présomptions non probantes et le procès d’intention (le fait que l’enquête scientifique officielle soit ou non bâclée, que la piste de l’attentat islamiste ait été privilégiée immédiatement après l’attentat par les autorités, que le gouvernement américain tire parti de la crise pour mettre en place certaines politiques à leur avantage ne prouve pas qu’ils essaient de masquer quelque chose ou qu’ils aient prémédité les attentats. Il existe d’autres hypothèses explicatives tout aussi valides).
De plus, les exemples que vous donnez n’ont rien de présomptions ou d’intentions, ce sont des faits :
* l’enquête officielle a été baclée (budget de l’enquete ridicule par rapport à celle sur Clinton/Lewinsky, délai et durée de l’enquête, mensonges et omissions ; quelques chiffres) et son président et vice-président était loin d’être des oies blanches...
* le gouvernement américain a tiré parti de la crise (ça n’est pas une preuve, ça vient se rajouter aux multiples indices) et on pourrait meme dire sans mentir que cette crise est arrivé à point nommé pour nos pauvres neo-conservateurs en peine de trouver un moyen pour remobiliser le pays.
Il existe d’autres hypothèses tout aussi valides que le complot du gouvernement, une infinité même ! Par contre, la VO n’en fait pas partie, car elle n’est absolument pas valide.
