Commentaire de Bulgroz
sur Privatisation des autoroutes : le marché de dupes
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Que l’actif ait été sous évalué, je pense que ce n’est pas grave, cela réduit les prétentions des concessionnaires en matière de retour sur investissement et de donc de tarifs appliqués sur les trafics.
L’actif lui, est toujours propriété de l’Etat Français, il s’agit de concessions. Au terme de la concession, l’actif (maintenu aux frais du concessionnaire) pourra retourner au propriétaire qui pourra le valoriser comme il l’entend.
Je suis sensible aux arguments développés plus haut par les pro-privatisation (qui n’en est pas une donc), mais je sens que ces arguments sont ceux appliqués à une entreprise privée et je me pose la question de savoir si ces mêmes règles doivent être celles de l’Etat.
J’avais compris que privatisation signifiait pour le client la possibilité de choisir entre plusieurs opérateurs qui feront tout pour satisfaire le client et être le premier. Manque de pot, dans les cas d’infrastructure : autoroutes, des trains, des aéroports, des conduites de gaz, d’eau et d’ elec, le vecteur est unique (on va pas construire un deuxième Roissy à coté du premier, on va pas construire une deuxième autoroute en parallèle à ceux existantes). On a donc pas le choix donc pas de possibilité de comparer.
Cette opération m’apparaît comme uniquement financière de plus mené par un ministre non politique qui gère le pays comme une entreprise privée, c ’ est dommage. J’aimerai encore penser que les politiques sachent gérer un état.
