lundi 9 octobre 2006 - par Olivier Bonnet

Privatisation des autoroutes : le marché de dupes

731_panneau_autoroute3Exemplaire illustration de la politique de la droite qui sacrifie l’intérêt général au bénéfice de quelques-uns : la privatisation des autoroutes. A l’origine, les péages étaient censés rembourser leur construction. Jamais la gratuité ensuite promise ne sera à l’ordre du jour. Une fois leur amortissement effectué, au moins allaient-elles rapporter à la collectivité : 900 millions d’euros rien que pour 2005. Patatras : la droite décide de brader le patrimoine national aux intérêts privés pour une dizaine de milliards. Alors qu’en trente ans, elles en auraient rapporté quarante ! Comme si cette véritable spoliation du peuple au profit des affairistes ne suffisait pas, voilà maintenant que les hausses de tarifs attendues commencent. Les autoroutes Paris-Rhin-Rhône viennent en effet d’augmenter le prix du péage de 2,47 % pour les véhicules légers et de 3,46 % pour les poids lourds, alors que l’entreprise a enregistré au premier semestre un bénéfice en hausse de 28,6 % ! Telle est bien sûr la logique des actionnaires, opposée à celle du service public : tout pour le profit. Le syndicat Sud Autoroutes dénonce l’une des plus importantes hausses de ces dernières décennies, très supérieure aux chiffres de l’inflation : "Il s’agit d’une bien mauvaise nouvelle pour les millions d’usagers qui sillonnent chaque année le réseau APRR puisque cette hausse conséquente des tarifs s’ajoute à une nette dégradation du service aux clients avec en particulier une calamiteuse politique d’automatisation des péages qui accroît les délais d’attente au FR0006807004_Autoroutes_Paris_Rhin_Rhonepéage". Pourquoi donc s’abstenir de prendre les usagers captifs en otages ? La Fédération des entreprises de transport et logistique de France parle pour sa part d’une "augmentation brutale et préoccupante". Quant aux réactions politiques, le Parti socialiste s’exprime sur le sujet par la voix de Pascale Le Néouannic, sa secrétaire nationale aux transports, qui juge que cette augmentation des tarifs "démontre le caractère dangereux de la privatisation des autoroutes. Comme le redoutait le Parti socialiste, la privatisation des sociétés d’exploitation du réseau autoroutier a bel et bien permis aux entreprises exploitantes de décider seules des variations de tarifs, au détriment des usagers de la route, et sans avantage pour la collectivité. Cette nouvelle ponction sur le pouvoir d’achat des usagers est imputable aux choix du gouvernement [...] Le Parti socialiste réitère donc son opposition totale à cette privatisation, qui constitue un bradage du patrimoine national contraire à l’intérêt général, à la cohésion territoriale et nationale, et au respect de l’environnement. Il rappelle à cette occasion que la propriété des autoroutes et des sociétés qui assurent leur exploitation doit rester sous contrôle public." Si le candidat socialiste est élu en 2007, renationalisera-t-il donc les autoroutes ?



48 réactions


  • Baptiste (---.---.229.13) 9 octobre 2006 12:39

    A noter que l’UDF était aussi contre cette mesure de privatisation. La même question peut donc être posé au candidat UDF.


  • tchoo (---.---.200.252) 9 octobre 2006 12:44

    Cette privatisation est un scandale, qui plus est nous, public n’y avons pu avoir accès (alors que France Telecom oui, va comprendre). De m^me que la fusion EDF/SUEZ. L’etat brade les bijoux de famille. et on laisse faire. ça marche nulle part, mais comme nous avons toujours une guerre de retard, nous appliquons des mesures qui ont données leur effet pervers ailleurs. Quel candidat va se prononcer là-dessus durant sa campagne ?


    • Jaimz (---.---.101.8) 9 octobre 2006 17:36

      En effet la privatisation a été faite un cadre particulier : seules les institutionnels ont accès aux valeurs Autoroutes (banques, fonds de pension, assurance, ...) le petit porteur ne peux donc pas souscrire à ces actions. C’est bien dommage quand on sait que le bénéfice net était en augmentation de 13% en 2005... soit la deuxième meilleure performance en France après Total !


    • Jaimz (---.---.101.8) 9 octobre 2006 17:47

      Il est vrai que l’état n’a pas vocation à être gestionnaire. Et pourtant...

      Le problème qui va arriver c’est que les utilisateurs réguliers de l’autoroute seront tentés de passer par la nationnal pour faire des économies. C’est un peu l’inverse du principe de l’Autoroute, non ?

      On sait qu’il y a déjà de nombreuses société de transport qui épluchent les cartes pour connaître les trajets hors autoroute permettant de faire des économies ! Vive le poids lourds dans nos rue plutôt que sur une route sécurisée et gratuite !


  • Karl (---.---.38.254) 9 octobre 2006 13:24

    Oui l’UDF était contre et seul Bayrou a posé un recours devant le conseil constitutionnel.


  • machinchose (---.---.129.40) 9 octobre 2006 13:32

    Bravo pour cet article, Il est bon de rappeler que depuis la réelction de Chirac les gouvernements successifs ont non seulement fait n’importe quoi mais surtout ont saccagé l’économie et le patrimoine de l’état. Le plus souvent au bénéfice de leurs amis les plus proches. J’aimerais que quelqu’un me démontre en quoi la France va mieux qu’il y a 5 ans... parce que ce n’est pas exactement ce que je ressens. En revenche il m’apparait comme une évidence que j’ai été dupé par ce type pour lequel j’ai du voter la honte au ventre. Le problème c’est que cette catastrophe n’est rien comparée à ce que pourrait être un état sarkozy...


  • olivier (---.---.229.136) 9 octobre 2006 13:59

    une nuance quand meme, les 40 milliards censé rentré en caisse dans les 30 ans ca tient compte de l’inflation ? Et si l’argent ainsi recoltée sert a rembourser de la dette alors nous payons moins d’interet sur notre dette. On y gagne combien par an donc ?

    Alors la vraie question est pourquoi on les vends ? Non parce que si il n’y avait pas une dette collossale a rembrouser on ne se serait meme pas posé la question. Alors elle vient d’ou la dette ? qui creuse la dette en tirant la couverture a soit ?


    • DG. DG. 9 octobre 2006 17:34

      petite explication sur la dette.

      Il y a une dette parceque l’Etat emprunte pour faire fonctionner le budget de l’Etat. L’impot sert a rembourser les sommes préalablement emprunté. Au 1 janvier (année n), toute (voire aucune) les autorisations de prelevement prevu par la loi de finance de l’année n-1 ne sont pas perçu, et il faut bien faire fonctionner la machine dès le 1 janvier : donc l’Etat emprunte. la question des dépenses est une « fausse » question.

      c’est comme si un salarié était payé en fin d’année, alors que ces dépenses commencent des le premier janvier, d’ou l’interet de la mensualisation (pour l’impot sur le revnu). de meme, l’encaissement de la tva est variable selon les mois, alors que les dépenses sont prevus a l’année n-1 (une part identiquement repartie est le traitement des fonctionnaires mensualisé), d’ou la question du nombre de fonctionnaire.

      c’est essentiellement une question de gestion. l"Etat s’est privé de la possibilité d’un instrument de gestion, en adoptant les statuts de la Banque centrale européenne. Auparavant (avant le traite de maastricht) la banque de France pouvait accordé des avances au tresor public, hors interet. une sorte de découvert autorisé comme votre banquier peut vous l’accorder. Ceci étant desormais interdit, l’Etat est contraint d’emprunter, et la part de la dette augmente mécaniquement dans le buget de l’Etat. L’Etat est alors étranglé et vise a limiter les dépenses ( même si cela repond a un besoin public), entrainant une politique d’austérité, et la vente des actifs du service public.

      Cela répond pas directement a des objectif libéraux, mais plutot a des objectifs et une idéologie corporatiste de la haute finance.


    • (---.---.16.25) 9 octobre 2006 18:00

      @DG

      La perception, par l’Etat, de ses revenus n’explique pas la dette. Si votre propos était juste, cela signifierait que la dette est le résultat des intérêts sur une dette court terme.........

      La dette s’explique par des dépenses supérieures aux recettes point barre. Par le choix de voter un budget qui prévoit dès le départ 40 milliards de déficit, ces 40 milliards venant en fin d’année en plus dans le total de la dette.

      Le fond de roulement emprunté génère effectivement des intérêts (2% sur l’année), mais ca n’explique pas du tout les 1200 milliards de dette faciale de l’Etat (en supposant que l’Etat emprunte la totalité de son budget sur une année, ces intérêts représenterait 5 milliards).

      Le fond du problème c’est que les recettes de l’Etat (sans tenir compte du problème de fond de roulement) ne représente que 10 mois de dépenses... Reste 2 mois qui sont totalement à crédit !


    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 9 octobre 2006 19:51

      Chers amis, juste une petite question : à combien se monte la dette publique des Etats-Unis d’Amérique ?


    • Fred (---.---.153.218) 9 octobre 2006 23:05

      A 72% de leur PIB (contre 67% pour la France) avec un taux d’imposition plus faible et une guerre dans deux pays qui coute 25% de l’endettement annuel.


    • T.B. (---.---.21.162) 19 octobre 2006 23:59

      Complètement d’accord avec 32.16 et fred. J’arrive un peu tard (le 19/10). DG se prépare-t-il à être énarque ? Le Budget de la nation, c’est comme le budget d’un ménage. Ni plus ni moins. Langage moins académique que le discours de DG mais qui a l’avantage d’avoir les deux pieds sur terre. Moi, je vis avec peu et je n’ai pas de dette et je ne suis pas un voleur, contrairement à ceux qui nous dirigent ... droit dans le mur pour les citoyens lambdas, pendant que ces messieurs se remplissent les poches. Bon nombre de nos dirigeants gestionnaires devraient, depuis longtemps, se retrouver derrière des barreaux. J’ai des noms ...


  • Eric K (---.---.4.29) 9 octobre 2006 15:22

    La dette est inhérente au système ultra-libéral (et même simplement libéral) capitaliste.

    La réduction de la dette devrait commencer par l’arrêt de toutes les réductions d’impôts et de charges sociales, pour les particuleirs et les entreprises, afin au moins d’éviter de la creuser, au mieux de la rembourser partiellement.

    Si les riches ne payent pas leurs impôts, je ne vois pas comment on pourrait bien s’en sortir ... Ce n’est pas les miséreux qui vont rembourser la dette nationale qui s’élève, rappelons-le à près de 20 000 euros par tête.


    • DG. DG. 9 octobre 2006 17:46

      « rappelons-le à près de 20 000 euros par tête »

      il n’existe aucun titre qui vous est opposable en tant personne physique, pour le remboursement de cette dette.

      c’est un slogan pour qu’on accepte tout.


    • (---.---.16.25) 9 octobre 2006 18:11

      La dette est surtout inhérente à un budget deséquilibré depuis 30 ans. Régler le problème de la dette revient à renverser ce deséquilibre (plus de recettes que de dépenses).

      Reste à définir comment obtenir ce résultat :
      — augmenter les recettes ;
      — diminuer les dépenses ;
      — un peu des deux.

      Les réductions d’impots depuis 5 ans totalisent une dizaine de milliards, contre 200 milliards de déficit cumulé sur la même période. Etes vous sur qu’augmenter les impots des « riches » réglerait le problème ?

      Pour info, le total de l’IR est de 54 milliards. Combler le déficit en jouant sur l’IR seul nécessiterait de doubler celui ci, Ca ne pourrait pas se faire uniquement sur la dernière tranche, cela obligerait à passer le taux d’imposition à près de 100% !!! Donc ca toucherait tous les imposables.

      L’ISF ? Son montant avoisine les 3 milliards. Il faudrait le multiplier par 12 pour combler le déficit.

      La TVA totalise 120 milliards. Si la TVA prend 1%, ca rapporte 6 milliards environ.

      Les allègements de charges représentent dans les 30 milliards. Les annuler correspondrait à 66% du déficit annuel. Oui, mais annuler ces allègements ne sera pas sans impact sur l’emploi, donc cela génèrera d’autres déficits.

      Il n’y a pas 36 solutions. L’équilibrage du budget passera forcément par une diminution des dépenses.

      @DG Il n’y a pas de titre opposable à chaque francais, c’est sur. Mais l’Etat doit rembourser un jour ou l’autre ses dettes. Or nous sommes sa source de revenus. Ce n’est pas un slogan pour qu’on accepte tout, c’est une formule pour qu’on évalue cette dette de manière compréhensible.

      C’est une formule qui nous rappelle que si le budget de l’Etat s’équilibre sans remboursement du capital de la dette, alors si tous les francais (y compris les nouveaux nés) lachent 20k€ en une seule fois, on rembourse la totalité de la dette en une seule fois. Si les mêmes francais lachent 100€ par an chacun, il faut 2 siècles pour ramener la dette à 0.

      Si vous avez acheter votr logement, votre banquier a du vous dire que votre dette était de xxx euros. C’est la même chose. Ca ne veut pas dire qu’il faut tout rembourser d’un coup, mais ca veut dire que vous avez obtenu votre logement en contractant cette dette, au même titre que nous avons collectivement obtenu une sécu, une retraite, des services publics en contractant une dette.


  • Philippe VIGNEAU (---.---.82.129) 9 octobre 2006 15:23

    je ne sais pas si le remboursement de la dette est une bonne justification de cette vente... on ne vend pas une chose qui rapporte... il y avait bien d’autres choses a vendre avant de ceder une source de profit perenne...

    cette vente est un vrai scandale... smiley


    • Jesrad (---.---.20.126) 9 octobre 2006 18:13

      Déjà, au départ, les autoroutes ont été construites avec nos sous, pris de force... Ensuite, MM. les politocards les vendent (pas cher pour un des systèmes routiers les plus modernes d’Europe) pour pouvoir profiter de l’utilisation de toute cette richesse (encore une fois, je le précise, qui nous a été prise de force) suivant leur bon vouloir.

      C’est du vol. Et la seule vraie façon de privatiser ces choses-là c’est de distribuer à chacun sa part de propriété dans le bazar, pour qu’on en fasse ce que l’on veut vraiment (la vendre nous même, par exemple, pour plus cher que ça et pour qu’on puisse disposer de ce qui est, après tout, nos propres sous comme bon nous semble).


  • Darkfox (---.---.141.125) 9 octobre 2006 16:42

    pigeon vole pigeon vole... à oui c’est nous les pigeons^^. LE fait de privatisé des entreprises est abhérent mais cela a été signé par la gauche bien que certains disent l inverse ..car l europe le met en gros et en toute de lettre.

    En fait nous payons 2 fois, avec nos impots et maintenant leur utilisation.

    il serait logique de couper toutes les subvention de l autoroute et de la boicotter. Histoire de calmer les entreprises dans leur délires.

    De même pour GDF ou edf si on la vend il serait normal que chaque personne qui paie des impots est une action de cette société... car le réseau ne s est pasmonter gratuitement .. enfin titanic quand on coule ... on coule :)


  • paul (---.---.235.71) 9 octobre 2006 16:57

    le rôle de l’état n’est pas de s’occuper du péage des autoroutes, de la distribution du gaz et de l’électricité, de l’eau etc mais de veiller au respect du citoyen, au respect des lois, des règlements et surtout de faire une fiscalité égalitaire et une redistribution des profits générés par la sueur de tous les citoyens.

    qu’une société fasse de gros profits ailleurs que sur les produits de base tel que l’énergie c’est bien, mais il appartient à l’état de veiller que ces profits ne soient pas seulement pour une poignée d’actionnaires mais pour l’ensemble du personnel qui a généré ces profits par son travail.

    pour arriver à ce type de société il faut commencer par ne pas réélire tous les pourris actuels.


    • DG. DG. 9 octobre 2006 17:43

      « le rôle de l’état n’est pas de s’occuper du péage des autoroutes »

      si justement, que faites vous du principe de la liberte de circulation, qui est doit preserver comme vous dites. la voirie est par essence une prérogative de le la collectivite, elle benefice a tous, particulier et entreprises.

      Encore que, le péage est en contradiction avec la liberte de circulation, les autoroutes devraient etre gratuite, ou bien beaucoup moins chere, ni soumis a redevance, mais exclusivement financer par l’impot..


    • (---.---.16.25) 9 octobre 2006 18:25

      Ce n’est pas la fonction de l’Etat de gérer des réseaux. Mais l’Etat peut avoir intérêt à ce que les entreprises qui controlent ces réseaux soient sa propriété (au moins en partie). Et ce pour garantir un service à tous, une solidarité entre tous.

      Il est difficile de forcer une entreprise privée en pleine concurrence à étendre son réseau vers le péquin paumé dans la montagne (difficile de rentabiliser les couts). Ce n’est pas pour rien que les réseaux haut débit sont rares en milieu rural.

      L’electricité ? Qu’en sera-t-il lorsque le réseau électrique (couteux à installer) s’arretera à 8km de la maison d’un individu ? On forcera qui à raccorder cette personne ? EDF seul, ou tous les acteurs ? Et pour le gaz ? Qui « réseautera » la ville entière à ses frais ?

      Finalement, ces investissements avec manque de visibilité ne seront faits que sur obligation par l’Etat, ou directement financé par l’Etat. La gestion des réseaux déléguées au privé ? Pourquoi pas, mais les controles sont à inventer. On a vu avec l’eau que ce n’était pas, loin s’en faut, à l’avantage du « client ». Et les autoroutes, comment ont elles été financées ?

      L’Etat a vendu pour 10 milliards des actifs en rapportant 800 millions /an. Il a donc vendu ces actifs pour 15 ans de bénéfices actuels. Les entreprises sont endettées ? PEut etre, mais elles génèrent quand même 8% de profitabilité après imposition !!! L’Etat n’a-t-il pas aussi pour rôle de prévoir ses besoins futurs en terme de recettes ?

      Le remboursement de 10 milliards de dette publique nous permet de payer ... 300 millions d’intérêts en moins par an. Magnifique. C’est moins de la moitié des revenus dont on vient de se priver.


  • Rage Rage 9 octobre 2006 20:53

    Encore un bon article ! Une bonne journée !

    Il me semble avoir fait un article sur la privatisation des autoroutes, en agitant exactement les mêmes arguments que vous l’an passé.

    Soyons clair, cette vente des autoroutes est une spoliation de l’Etat par l’Etat. Avez vous pour habitude de vendre ce qui vous rapporte vous ? Et qu’on aille pas me dire que ce sont les contribuables qui payent... cela fait longtemps qu’ils ont déjà payé.

    Et là, voilà que la droite, douée d’un intellect oh combien élevé, décide de tout foutre par terre, au moment même où le retour sur investissement arrivait et où l’usager pouvait espérer une régulation des prix.

    On comprend mieux pourquoi Zacharias demandait une « prime à la privatisation des autoroutes », il a du en lecher des culs pour ça... et nos gouvernants ont du apprécier les pots de vin « discrets » ou prime à l’UMP qui devaient aller de paire. Mais je ne dis rien...

    Bayrou pose alors un recours devant le conseil constitutionnel, celui là même qui dit, malgré les lois Européennes sur le travail que le CNE-CPE est légal... Une grande instance que ce conseil UMP, pardon constitutionnel !

    Donc, à causes claires, résultats évidents : les prix montent pour un service équivalent si ce n’est moindre.

    Bravo l’Etat, j’en ai rêvé, on ne pouvait pas faire pire.

    Etrangement on vend les autoroutes, mais personne n’aurait pensé à vendre RFF, bizarre non ? Les dettes c’est pour les contribuables, les bénéfices pour Zacharias et consors !

    Je n’ai qu’un mot à dire : En 2007, celui qui renationnalise les autoroutes aura mon vote. Et en plus, il devrait le faire au MEME PRIX que lors de la privatisation, pas UN SEUL euros de plus, je dirais même que c’est une offre « cadox », car si l’Etat était DIGNE, il renationnaliserait d’office, sans contre-parties (ça calmerait les PDG de Vinci and co).

    Voilà ce que j’en pense en tous cas (je suis spécialiste des transports, donc je ne développpe pas, mais ce comportement d’irresponsable notoire ne mérite que le mépris profond et démontre la nullité - j’ai pas d’autre mot- d’une gouvernance insipide et hors du réel).


  • www.jean-brice.fr (---.---.22.231) 9 octobre 2006 22:05

    La privatisation des autoroutes est l’illustration flagrante de privatisons les BENEFICES et NATIONALISONS LES PERTES ...


  • fredleborgne (---.---.88.83) 9 octobre 2006 23:29

    Dans le titre, tout est dit. Cette équipe au pouvoir vole la république, bafoue les valeurs, sème le désordre pour la suite afin de pouvoir exercer enfin une repression oppressante et nous ressortir « l’état d’urgence » comme dans les heures les plus sombres.

    L’UMP n’est plus la droite démocratique d’avant 1995. C’est l’instrument de Chirac pour conquérir le pouvoir qui est passé aux mains de l’extrème droite.

    Et la gauche caviar fait partie du complot.

    Que faire alors ?


    • Jesrad (---.---.20.126) 10 octobre 2006 12:10

      Que faire ? Arrêter de croire en leur légitimité, pour commencer : ils n’en ont pas. Cessez de payer vos impôts, cachez vos sous, ne demandez pas d’allocs, bossez au noir, disparaissez du radar, par exemple.


  • (---.---.70.81) 10 octobre 2006 00:34

    j’espère que la hausse des tarifs sera assez conséquente pour dissuader en 2007 les gens de partir à la pêche comme un certain 21 avril 2002 .

     smiley

    Les politiques sont à notre image ,si nous les trouvons médiocres c’est parce qu’avant tout nous le sommes nous même globalement .Cette droite mafieuse qui pille la France (avant de plier bagage ?) nous la méritons ! smiley


  • Stephane Klein (---.---.113.119) 10 octobre 2006 01:58

    Bla bla bla, on se masturbe entre gauchistes ici ma parole !

    Je crois d’abord me souvenir qu’il s’agissait de 15 milliards et non pas ’une dizaine’.

    Ensuite les autoroutes auraient peut-etre genere 40 MdE en trente ans mais les 15 recuperes en genereront eux 65 en comptant les interets de dette evites (a 4% le taux d’emprunt de la dette)

    Pouvez-vous me rappeler en quoi mettre a disposition une infrastructure autoroutiere est un service publique ? J’ose esperer que vous faites la difference entre service publique et service AU publique.

    Quant a SANEF, plutot que de crier au complot capitalistico-judeo-maconique, vous est-il venu a l’esprit que l’inflation s’applique aussi a cette entreprise comme a vous ? Si ses couts augmentent, pourquoi pas ses tarifs ? de combien se montait l’inflation l’annee derniere ? Et de combien se montait l’augmentation des tarifs en 2005, 2004, 2003 ? Enfin je ne vous entends pas vous rejouir du rencherissement des peages pour camions, ce qui ne devrait pas manquer de faire plaisir a la SNCF ?

    Quant aux reactions a l’article, certaines sont d’un miserable : « t’as ben raison bebert, rha ca m’fait chaud au coeur de lire ca, tu peux pas savoir, avec tous ces salauds de capitalistes sur ce forum (parait meme qu’y mangent les enfants, les capitalistes) », allez mouchoir !

    On est tres loin bien sur de l’analyse suivante, que vous avez soigneusement evite de lire : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=11799


    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 10 octobre 2006 07:53

      « Pouvez-vous me rappeler en quoi mettre a disposition une infrastructure autoroutiere est un service publique ? »

      Au nom de la liberté de circulation. Et ce sont l’usager et le contribuable qui ont payé les autoroutes. Les dividendes engraissent aujourd’hui des intérêts privés.


    • (---.---.16.25) 10 octobre 2006 08:52

      @Klein

      En supposant que l’Etat emprunte à 4% (alors qu’il emprunte à des taux proches de la BCE, soit plutôt 2.5), les 15 milliards de dettes remboursés par ces ventes, sur 40 ans et sans remboursement de capital (ie : crédit in fine avec remboursement pur des intérêts), aurait couté 24 milliards (+15 de capital à rembourser) !

      Les sociétés d’autoroutes génèrent 800 millions de dividendes. Toujours à 4%, on peut rembourser ces 15 milliards en 34 ans (total des remboursement 29 milliards). A 3%, ce qui doit etre plus proche de la réalité, il faut 26 ans (cout total 22 milliards).

      Donc c’était un actif rentable, capable de rembourser un demi milliard de dettes par an tant que les emprunts de construction ne sont pas remboursés, plus par la suite. Rappelez vous aussi que ces entreprises remboursent leur propres emprunts. Que certains de ces emprunts seront soldés en 2010 et que cette « charge » actuelle viendra directement s’ajouter au résultat dans 4 ans...

      L’Etat aurait pu conserver la majorité des titres de ces sociétés, quitte à prendre des partenaires pour ne pas gérer ces entreprises. Vous me direz « C’est un actif non stratégique ». Et bien non. Pas lorsque le déficit est de 45 milliards. On ne crache pas sur près d’un milliard de ressources lorsque l’on n’arrive pas à maintenir l’équilibre recettes/dépenses.


  • (---.---.115.196) 10 octobre 2006 02:43

    Cette tentative française de la privatisation des autoroutes a fait déjà à néant le programme d’épargnes et d’austerité des républicains américains :THE NEED TO TAKE THE HIGHWAY TRUST FUND OFF BUDGET. Newt Gingrich voulait supprimer même le ministère des constructions immobilières de mon ancien ami Jack Francis or Francois Kemp[entre outre aussi Alexis de Tocqueville Institute].


  • Apeuprès (---.---.98.247) 10 octobre 2006 07:01

    Filez un paquet de titres et un terminal pour les gérer au premier venu,il entrera aussi sec dans la modernité.

    Welcome. Welcome to Ploutocratic-land.


  • Stravos (---.---.58.60) 10 octobre 2006 08:43

    Dans le cas du réseau autoroutier, je me demande bien comment pourrait jouer en faveur de l’usager le principe de libre concurrence... Faut-il construire en parallèle plusieurs autoroutes ?


    • Jesrad (---.---.20.126) 10 octobre 2006 12:08

      De la même manière qu’on peut avoir différents fournisseurs ADSL avec la même paire cuivrée.


  • gem (---.---.117.249) 10 octobre 2006 11:18

    Article bien nul, partisan (ça c’est affiché dès le départ) et démago. Et, surtout, complétement faux ! Le sujet méritait mieux, car on peut effectivement s’interroger sur cette opération : encore fallait-il le faire avec un minimum de sérieux, de faits, et d’arguments sensés , bref tout ce qui manque à cet « article ».

    Rappellons quand même qu’on N’a PAS privatiser les autoroutes, qui reste propriété de l’état, et qu’en fait, on a rien privatisé du tout puisque les sociétés concessionnaires étaient déjà des société privées !

    Et cette reprise des arguments syndicaux dénonçant l’automatisation c’est à mourrir de rire, puisque tout le monde voit bien que les caisse automatiques sont beaucoup plus rapides.

    Une petite question que je vous invite à vous poser, M. Bonnet : quel est l’augmentation du coût des routes nationales en 2006 (et les années antérieures, si vous trouvez) ? Parce que ce n’est pas gratuit, même si c’est le contribuable (même pas forcément usager) qui paye ! Mais ça, M. bonnet, vous ne le saurez jamais, et en fait ça ne vous interresse même pas ; vous préférez critiquer le système transparent qui affiche ses couts (et ses profits), et vous criez « vive le système opaque qui camoufle ses couts et ses gaspillages » ! Pas très citoyen...


    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 10 octobre 2006 11:54

      « quel est l’augmentation du coût des routes nationales en 2006 (et les années antérieures, si vous trouvez) ? Parce que ce n’est pas gratuit, même si c’est le contribuable (même pas forcément usager) qui paye ! Mais ça, M. bonnet, vous ne le saurez jamais, et en fait ça ne vous interresse même pas »

      Non, ça ne m’intéresse pas. Comme si on me demandait si je sais combien ça coûte aux bibliothèques municipales de mettre des ouvrages gratuitement à disposition de leurs usagers. Parce que tout ne doit pas être source de profit. Que c’est là un dangereux dévoiement. Qu’on en crèvera tous et que je vous emmerde.


    • Jesrad (---.---.20.126) 10 octobre 2006 12:12

      Ca ne répond pas à sa question : est-ce que ce sont les autoroutes, où des concessions autoroutières, qui ont été vendues ?


    • gem (---.---.117.250) 10 octobre 2006 18:18

      En somme et pour faire bref, vous nous dites que quand on paye soi-même c’est toujours trop cher ; et quand c’est payé par les impôts, c’est-à-dire par les autres, on peut et même on doit se foutre du prix, s’y interresser ça serait « un dangereux dévoiement » (sic) qui nous ferait crever. Avec insulte pour clore le dialogue.

      Bon et bien tout est dit, je crois...


    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 10 octobre 2006 22:19

      Bien nul, partisan, démago : c’est vous qui avez dégaîné le premier ce que je considère comme des insultes à mon travail.

      En démarrant comme ça, tout dialogue est impossible.


  • microsam (---.---.48.253) 10 octobre 2006 12:46

    Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Votre argumentaire se résume à des affirmations partisanes. Et quand vous êtes mis face à vos contradictions, vous devenez grossier. C’est parfait : vous avez fini de vous discréditer. Les gens qui veulent vraiment comprendre et se faire un avis par eux-mêmes préfèreront des chiffres, des faits, des analyses. Ils arriveront peut-être d’ailleurs à la même conclusion que votre pamphlet, mais de manière rationelle, en nourrissant le débat. Ce qu’indéniablement vous ne faîtes pas.


    • microsam (---.---.48.253) 10 octobre 2006 12:54

      Ce qui a été vendu, c’est le capital des sociétés concessionnaires d’autoroutes. ASF, APRR et SANEF qui bénéficient toutes les trois, au même titre que COFIROUTE (qui soit dit en passant a toujours été privée et personne ne s’en est plaint), d’une délégation de service public pour l’exploitation du réseau autouroutier dont elles ont la charge. Cette délégation a une durée de 25 à 28 ans selon les cas, au terme de laquelle la société concessionnaire est contrainte de rendre l’ouvrage (le réseau autoroutier) à l’état. Avec des obligations d’entretien que la régie publique aurait bien du mal à remplir et un calendrier de révision des péages fixé par le législateur et qui ne peut en aucun cas être révisé par simple volonté de profit. On est très loin du vilain tableau dépeint dans cet article...


    • doucefrance (---.---.4.88) 10 octobre 2006 13:07

      Peut- être mais cet argent échappera maintenant aux caisses de l’état.Ce n’est pas un bon moyen de réduire le déficit public d’autant que ces autoroutes ont été construites en grande partie avec l’aide de l’état(expropriations,études,distribution des marchés BTP, etc).....


  • microsam (---.---.48.253) 10 octobre 2006 15:19

    Cet argent est déjà retourné dans les caisses de l’Etat. C’est le principe de fixation du prix d’un actif industriel : on somme les futurs flux financiers actualisés au moment de la vente. Economiquement, c’est donc neutre pour l’Etat, comme ça a déjà été dit plus haut : ce qu’il perd en dividendes, il le récupère en économie d’intérêts sur la dette remboursée. Et contrairement à ce qui a été dit plus haut l’Etat ne se finance aux taux BCE (qui est à 3,25%) et qui est un taux court terme utilisé pour le refinancement des banques auprès de la Banque Centrale Européenne, mais bien au taux des OAT (environ 3,8% aujourd’hui) qui sont les Obligations d’Etat à 10 ans. On peut discuter longuement l’intérêt de vendre les concessions routières pour rembourser 15 milliards de dettes (sur les 1100 milliards totaux) quand en parallèle, n ne change pas radicalement la politique de dépenses (principe de la goutte d’eau dans l’océan). Mais en revanche, il faut définitivement arrêter d’avancer des arguments fallacieux de spoliation sur le principe de la perte des dividendes.


  • Bulgroz 10 octobre 2006 22:49

    Que l’actif ait été sous évalué, je pense que ce n’est pas grave, cela réduit les prétentions des concessionnaires en matière de retour sur investissement et de donc de tarifs appliqués sur les trafics.

    L’actif lui, est toujours propriété de l’Etat Français, il s’agit de concessions. Au terme de la concession, l’actif (maintenu aux frais du concessionnaire) pourra retourner au propriétaire qui pourra le valoriser comme il l’entend.

    Je suis sensible aux arguments développés plus haut par les pro-privatisation (qui n’en est pas une donc), mais je sens que ces arguments sont ceux appliqués à une entreprise privée et je me pose la question de savoir si ces mêmes règles doivent être celles de l’Etat.

    J’avais compris que privatisation signifiait pour le client la possibilité de choisir entre plusieurs opérateurs qui feront tout pour satisfaire le client et être le premier. Manque de pot, dans les cas d’infrastructure : autoroutes, des trains, des aéroports, des conduites de gaz, d’eau et d’ elec, le vecteur est unique (on va pas construire un deuxième Roissy à coté du premier, on va pas construire une deuxième autoroute en parallèle à ceux existantes). On a donc pas le choix donc pas de possibilité de comparer.

    Cette opération m’apparaît comme uniquement financière de plus mené par un ministre non politique qui gère le pays comme une entreprise privée, c ’ est dommage. J’aimerai encore penser que les politiques sachent gérer un état.


  • (---.---.79.247) 12 octobre 2006 17:07

    en 1976 un livre titrait « Demain le Moyen-Age », ça y est ! on y est.

    Les seigneurs, les ponts privées, routes privées ; ne manque plus que les armées privée et la justice privée, en fait on n’en est pas loin.


  • bacoul (---.---.42.54) 1er décembre 2006 13:00

    Bonjour à tous.

    J’observe vos échanges sur la base de l’article de Mr BONNET dont je ne peux accepter le sens.

    Il serait temps de cesser les almalgames qui ne servent qu’à « pisser de la copie » et à déverser des frustrations personnelles.

    L’Etat n’a strictement rien cédé de son patrimoine et a simplement confié la concession, c’est à dire la gestion et non la propriété des autoroutes, à des concessionnaires privés jugeant opportun de récupérer un peu d’oxygéne permettant de tamponner les dépenses excessives d’un état gouverné par des politiques qui ont oublié qu’ils sont là pour servir et non pas s’enrichir personnellement et constituer leur petit réseau de relations.

    Parlons donc de la gabegie des fonds publics,fonds que nous constituons vous et moi avec nos impôts,en particulier, et qui sont allègrement dépensés en dépit du bon sens, par ces irresponsables.

    Et restons sur le bon sujet sans faire le procès ni des recherches de recettes ni des recherches d’économies.

    Et les vaches seront bien gardées. Bonne journée.


Réagir



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/