Commentaire de Mathias Delfe
sur Réforme du système : le serpent se mord la queue
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Salut Bernard.
Oui, le keyneso-fordisme, c’est la grande trouvaille des sociaux-démocrates pour sortir le système de l’ornière. Moi, je veux bien ; ce qui me fatigue, c’est le discours en double lien qui consiste à affirmer que produire et consommer, c’est sale, mais qu’il faut le faire quand même parce que la survie de notre société en dépend.
J’en ai ma claque de l’hypocrisie verte (et de tous ceux qui la récupèrent, de Sarko à Ségo) : taxer les produits les plus polluants, c’est faire rentrer du fric dans les caisses, ça ne combat en rien la pollution. Ces produits, il faut en interdire la production ou en accepter le risque.
Les écolos devraient assumer leur radicalité, auquel cas je pourrais les suivre, sinon ils ne font que se comporter en agents du fisc d’un côté, en destructeurs d’emplois de l’autre sans proposer d’alternative crédible (non, tout le monde ne peut pas vivre et travailler en centre-ville historique et y circuler à bicyclette).
