samedi 25 octobre 2008 - par Mathias Delfe

Réforme du système : le serpent se mord la queue

C’est une illusion que de vouloir optimiser écologiquement et socialement un système structurellement basé sur la surenchère, le toujours plus, le gaspillage obligé, l’hubris matériel comme idéal existentiel.
Une écologie saine ne veut pas de voitures particulières, de camions ou de tout autre moyen de transport polluant. Ou alors le moins possible.
Les ouvriers, techniciens, cadres, commerciaux, dirigeants et actionnaires des entreprises de la filière automobile ont tous intérêt à ce que prenne chaque jour de l’ampleur leur secteur d’activité, les motifs de conflits entre les différents acteurs de celui-ci -ressortissant en gros à la dissymétrie entre les revenus du travail et ceux du capital- restant en principe extérieurs à son dynamisme.
En cas de tempête économique, les protagonnistes agissent alors en désespoir de cause alors qu’ils auraient pu le faire avec quelques chances de succès en période de prospérité : les ouvriers bloquent des usines fermées pour cause de chômage technique et les actionnaires bradent en toute hâte des actions dépréciées.
 
Il fallait exiger des augmentations de salaires et d’effectifs quand les chaînes tournaient à plein régime, les gars ! et vous, les boursicoteurs, il fallait vendre au meilleur de la hausse sans espérer naïvement que celle-ci serait infinie.
Maintenant le mieux à faire, pour les uns, c’est de profiter du temps libre qu’autorise le chômage technique en considérant avec philosophie le manque à gagner, pour les autres, se dire que la prochaine fois, on placera le pognon qu’on a en trop sur un pépère livret A et qu’on laissera le loto boursier aux vrais pros, ceux qui empochent personnellement des fortunes et laissent les couillons ordinaires, petits actionnaires et contribuables, éponger les pertes.
 
Les mêmes lendemains amers se profilent déjà dans la grande distribution.
Alors qu’on ergote à tort ou à raison sur l’opportunité d’ouvrir les grandes surfaces le jour du Seigneur, combat déjà d’arrière-garde si on considère que la plupart des supermarchés sont depuis quelques années ouverts le dimanche matin, c’est la raréfaction de la clientèle qui, bientôt, mettra employés et employeurs d’accord.
Quand le magasin fermera deux jours par semaine à l’ancienne pour pallier à la réduction du chiffre d’affaire par la compression du personnel, caissière, vendeurs et manutentionnaires seront prêts à bosser même la nuit pour conserver leur job.
Et, n’en doutez pas une seconde, les pochettes en plastique si pratiques feront leur réapparition aux caisses tandis que le client d’autant plus roi que rare pourra polluer tout ce qu’il voudra comme il le voudra.
 
Dans le contexte particulier que nous connaissons où la locomotive du capitalisme productiviste et consommatoire fuit de partout à force d’avoir forcé ses feux, qu’attendent donc les écolos pour sortir du bois, afin de ne plus proposer d’aménager un système qui n’est pas sérieusement aménageable, mais pour le révolutionner radicalement ?
Il est temps d‘avoir le courage d’affirmer que les bagnoles ne se vendront plus, ou beaucoup moins parce que dans une économie dépressionnaire elles peuvent durer vingt ans, ce qui constitue, en même temps qu’une catastrophe pour l’emploi, une très bonne chose pour l’environnement, que les grandes surfaces vont faire faillite et que c’est un point positif pour le petit commerce de centre-bourg, ou mieux, pour l’autoproduction.
Ah ! des poulaillers, des potagers dans chaque lotissement suburbain ! du blé cultivé sur les terrains de foot ! des vaches dans les jardins publics ! des clapiers sur les balcons des HLM et des rangs de patates sur le toit !
 
Va juste falloir affronter des centaines de milliers –des millions- de travailleurs et de consommateurs sans repères, hagards, paniqués, en colère. C’est le moment de leur proposer une autre vision du développement économique individuel et collectif assise sur autre chose que la combinaison mortifère production de masse-consommation de masse en hausse constante.
Les peuples effrayés sont réceptifs aux messages d’espoir qui accompagnent l’effondrement de leur conception du monde limitée au connu, parfois, hélas, après qu’ils ont massacré le messager.
Changer de paradigme*, comme on dit, qui s’y sent réellement prêt en dehors de ceux qui n’ont rien à perdre et qui sont souvent sans solutions ?
 
* Keynes a beau être remis à l’honneur par tous ceux qui ne désespèrent pas de sauver le système, on voit mal comment une augmentation généralisée des salaires (qui resteront de toute façon trop bas pour la main-d’oeuvre la moins qualifiée et la plus demandeuse en biens de consommation) qui entraînera celle des prix à moins que l’Etat ne les plafonne autoritairement (ce qui est à peu près impossible, sans même évoquer le veto de l’Europe, dans l’actuel contexte des interactions internationales), la substitution de l’actionnariat public à celui, défaillant, du privé, et une relance des grands projets d’aménagement des infrastructures (déjà trop nombreuses) pourraient relancer la machine pour un nouveau bail.
Et, en terme de développement durable, locution prude pour désigner la décroissance, ce serait de toute façon le pire scénario possible.


8 réactions


  • sisyphe sisyphe 25 octobre 2008 10:39

    Sortons de l’économie Casino

    La crise financière est le résultat de logique de trente années de politiques néolibérales.

    Nous ne pourrons en sortir sans mettre fin à l’emprise de la finance sur l’ensemble de la société.

    Depuis plusieurs mois, Attac france mène une campagne d’éducation populaire pour permettre au plus grand nombre de citoyens de comprendre et se mobiliser sur cette question complexe et cruciale.

    La campagne prend maintenant une dimension européenne avec une déclaration commune des Attac d’Europe publiée mercredi 15 octobre et une mobilisation partout en Europe prévue les 24/25 octobre, date anniversaire du "Jeudi noir".

    le communiqué Attac d’Europe


    • Mathias Delfe Mathias Delfe 25 octobre 2008 11:53
      Salut Sisyphe.
       
      La crise financière n’est qu’une partie du problème qu’il est absurde de découpler d’une crise structurelle globale du modèle productiviste (au moins en Occident).
      Si on admet que la question des subprimes a été le déclencheur de la crise financière, il faut convenir –toute morale mise de côté- que c’est la défaillance des ménages qui a entraîné celle de leurs créditeurs, et la défaillance des ménages était (est) elle-même liée à l’accroissement du chômage ou de l’emploi à temps partiel.
      Pour faire simple, si GM ne vend plus de voitures, il licencie l’ouvrier qui les fabriquait, lequel ne peut plus rembourser sa maison.
      Même dans l’hypothèse d’un capitalisme moralisé par le contrôle social, avec des crédits à faible rendement parfaitement ajustés aux possibilités de chacun, pour que tout le monde s’en sorte plus ou moins bien les classes moyennes devront donc continuer à changer de voiture tous les 3-4 ans, de téléviseur tous les deux ans, renouveler leur garde-robe à chaque saison, etc… ce qui est aussi fondamentalement absurde que suicidaire à plus ou moins long terme.
      Ou alors il faut changer de modèle de société, avec pour phase première la remise en question de toute la dogmatique travail-production-consommation-accumulation et la réduction drastique des écarts de revenus, pour phase seconde la reconversion de millions de travailleurs à d’autres formes d’activité. Pas simple, dira-t-on en étant optimiste.
       
      PS : je fus moi-même membre d’Attac, mais entre une littérature éléphantesque (bien dans l’esprit scolaire de nombreux membres) grosse productrice de souriceaux morts-nés, le refus de se constituer en parti politique et les intrigues de palais à la tête d’une association au fonctionnement très vaguement démocratique, j’ai laissé tomber.

    • Bernard Dugué Bernard Dugué 25 octobre 2008 12:12

      Salut Jean Michel, tu viens de découvrir le capitalisme anti-fordien

      Pour Ford, il faut augmenter les ouvriers pour qu’il achètent des voitures qu’ils produisent

      Pour Bush, ce génie mémorable de l’humanité, il faut endetter les ouvriers avec des subprimes, du coup, ils peuvent plus acheter des voitures, alors les usines ferment et les ouvriers ne peuvent plus rembourser les subprimes et son mis à la rue. Et n’ont plus de voiture.

      Mais dans un coin, ya un marchand de vélo qui vend un excellent produit venu de Chine. Il faut dire que là-bas, comme ils achètent des voitures, il y a un stock de vélo à écouler. C’est pas si mal que ça la mondialisation. Surtout que les fabricants de tentes peuvent aussi fournir. D’ailleurs, les Américains trouvent les tentes très tendance, depuis qu’ils ont vu des gens y loger près du canal Saint Martin


    • sisyphe sisyphe 25 octobre 2008 12:29

      Salut Mathias, et merci pour ton article

      Moi aussi, j’ai fait partie d’Attac, avant que le mouvement ne parte un peu, à une époque, en brioche. 
      Cependant, il semble retrouver une cohérence, et le diagnostic comme les analyses, et les recommandations de ses économistes trouvent aujourd’hui une parfaite cohérence et légitimation. 

      Ils rejoignent, d’ailleurs, l’analyse de Pierre Larrouturou, dont je me permets de c/c ici l’article sur Marianne :

      				 Ceci n’est pas une crise financière ! 			
      Par Pierre Larrouturou, délégué national Europe du PS, auteur du « Livre noir du libéralisme » (Le Rocher). On en est là après trente ans de productivité mal gérée. La part de salaire a baissé, la dette a augmenté. C’est une crise sociale.
      		 		 		 			 			 				 C’est en analysant les statistiques de la Réserve fédérale pour les cinquante dernières années qu’on comprend les causes profondes de la crise. Jusqu’à la victoire de Ronald Reagan, le ratio dette/PIB (1) était parfaitement stable aux Etats-Unis. Des règles collectives assuraient une progression régulière des salaires et un partage équitable de la productivité entre salariés et actionnaires. Mais, en 1981, Ronald Reagan arrive à la Maison-Blanche. Les libéraux baissent les impôts sur les plus riches, ce qui favorise la dette publique. Et la dette augmente, surtout parce que les politiques de dérégulation amènent à la multiplication des petits boulots et à la baisse de la part des salaires dans le PIB.
      					 					
      					 Nicolas Sarkozy parle souvent du « plein-emploi américain ». Pourtant, les Etats-Unis sont très loin du plein-emploi : en 2008, la durée réelle moyenne du travail – sans compter les chômeurs – est tombée à 33,6 heures (2), car des millions de salariés ne font que 10 ou 15 heures par semaine. Une durée moyenne de 33,6 heures ! Ce « partage » du travail conduit à un partage des revenus de plus en plus inégalitaire : une étude de BNP Paribas montre que, sur les huit dernières années, « seuls les 5 % d’Américains les plus riches ont vu leurs revenus réels augmenter ». Trente pour cent ont vu leurs revenus réels diminuer. Ces 30 % auraient dû diminuer leur consommation. Si la consommation a continué d’augmenter, c’est uniquement parce qu’on a poussé les classes moyennes et les pauvres à s’endetter chaque année un peu plus. A s’endetter au-delà du raisonnable.
      					 					
      					 Dans tous les pays occidentaux, la peur du chômage déséquilibre la négociation sur les salaires : « Si tu n’es pas content, tu peux aller voir ailleurs. » En vingt-cinq ans, en France, en Allemagne comme au Japon, la part des salaires dans le PIB a diminué de 11 %. Cette année, en France, quelque 200 milliards d’euros sont allés aux bénéfices, alors qu’ils seraient allés aux salariés si l’on avait gardé l’équilibre salaires-bénéfices du début des années 80. « Sans la hausse de la dette des ménages, la croissance serait nulle en zone euro depuis 2002 », explique Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis. En Grande-Bretagne, la dette des ménages dépasse 160 % du revenu disponible. Une étude récente montre que, sans augmentation de la dette des ménages, la Grande-Bretagne serait en récession depuis 2002 !
      					 					
      					 « Les Français sont prêts à entendre la vérité », affirmait Sarkozy dans son discours de Toulon. Eh bien, chiche ! Voici la vérité : la crise de la dette n’est pas un incident de parcours dû à l’inconscience de quelques traders isolés. Pour garantir aux actionnaires des bénéfices colossaux tout en assurant un haut niveau de consommation de l’ensemble de la population, le néolibéralisme a structurellement besoin chaque année d’un endettement privé plus élevé ! Pendant vingt-cinq ans, cette fuite en avant a été très rentable pour les actionnaires et les banquiers, mais elle nous conduit dans le mur ! Des actionnaires trop gourmands qui veulent 10 ou 15 % de rentabilité, il y en a toujours eu. La nouveauté des dernières années, c’est qu’ils ont pu obtenir ce qu’ils voulaient, car des gains de productivité colossaux ont produit un chômage de masse qui a totalement déséquilibré la négociation sur les salaires. Les racines de la crise financière, c’est trente ans de crise sociale ! Trente ans de productivité mal gérée. C’est à cause du chômage que la négociation sur les salaires est tellement déséquilibrée et que la part des salaires a tant diminué. C’est à cause du chômage que nos économies ont tant besoin de dette. C’est seulement en donnant au plus grand nombre un vrai emploi et une vraie capacité de négocier des augmentations de salaire que l’on sortira de la crise. Hélas, dix-huit mois après son arrivée au pouvoir, tout le monde a compris que Nicolas Sarkozy ne fera rien d’utile dans ce domaine. Il ne se passe pas une semaine sans qu’il annonce un « Grenelle », un « Grand Plan » ou une « Grande Mobilisation »... mais, contre le chômage, il n’a encore rien annoncé ! Absolument rien. Vu la gravité de la situation, il y a urgence à remettre la gauche au travail. Mais, vu l’importance des déséquilibres accumulés, une réponse nationale ne peut pas suffire. C’est l’ensemble de la gauche européenne qu’il faut rassembler et mettre au travail pour définir, très concrètement, de nouveaux outils de régulation.
      					 					
      					 Voilà pourquoi, avec mes amis de Nouvelle Gauche, avec nombre de militants qui ont signé la motion « Un monde d’avance » de Benoît Hamon, initiative historique et invite les socialistes des 27 pays (ceux qui sont au pouvoir et ceux qui n’y sont pas) à se retrouver pendant trois semaines, en décembre et janvier, pour travailler avec quelques prix Nobel d’économie sur l’ensemble des nouvelles régulations nécessaires à notre époque. Quelles régulations financières et monétaires ? Quelles régulations de nos échanges avec la Chine ? Quelles régulations intra-européennes ? Comment lutter radicalement contre le chômage, la précarité, etc. ? « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire », disait Einstein. Nous autres, socialistes, ne pouvons pas nous contenter de critiquer Nicolas Sarkozy. Nous devons faire des propositions concrètes et nous devons agir ! Après vingt-cinq ans de fuite en avant néolibérale, après vingt-cinq ans de socialisme tiède, il est temps de relever la tête.
      					 					
      					 (1) Voir la courbe sur le site de
      Nouvelle Gauche 					
      					 (2)
      Idem

      Il est absolument évident que le chomage, plus la stagnation des salaires, rendait cette crise systémique absolument inévitable. 
      De même que le fonctionnement financier et monétaire, fondé sur "l’argent-dette", comme en témoigne ce petit film, et celui-ci http://icietmaintenant.fr/SMF/...
      Il n’est plus question de replatrer, de "moraliser", de rafistoler le système ultralibéral ; la seule solution viable, étant de le supprimer, et d’en refonder entièrement un autre, avec de nouvelles règles, des LOIS, un nouveau système de maîtrise monétaire, de redistribution des biens, de contrôle des opérations financières, de suppression des paradis fiscaux, etc.....
      Ce n’est pas en laissant faire les actuels dirigeants de ce même système qu’on risque d’y arriver. 

    • Mathias Delfe Mathias Delfe 25 octobre 2008 12:57

      Salut Bernard.

      Oui, le keyneso-fordisme, c’est la grande trouvaille des sociaux-démocrates pour sortir le système de l’ornière. Moi, je veux bien ; ce qui me fatigue, c’est le discours en double lien qui consiste à affirmer que produire et consommer, c’est sale, mais qu’il faut le faire quand même parce que la survie de notre société en dépend.
      J’en ai ma claque de l’hypocrisie verte (et de tous ceux qui la récupèrent, de Sarko à Ségo) : taxer les produits les plus polluants, c’est faire rentrer du fric dans les caisses, ça ne combat en rien la pollution. Ces produits, il faut en interdire la production ou en accepter le risque.
      Les écolos devraient assumer leur radicalité, auquel cas je pourrais les suivre, sinon ils ne font que se comporter en agents du fisc d’un côté, en destructeurs d’emplois de l’autre sans proposer d’alternative crédible (non, tout le monde ne peut pas vivre et travailler en centre-ville historique et y circuler à bicyclette).


  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 25 octobre 2008 17:45

    Entre le tout marché et le tout état, ou bien entre le tout à la consommation et le tout à l’écologie, il y a je pense la question de la justice. Justice sociale et sociétale.

    Comment prôner la frugalité lorsque les élites montrent l’hybris de leur propre démesure ? Quel sens a notre société ,
    Voulons-nous une population esclave au service de Princes d’Argent ? Un monde où la plus atroce misère côtoie l’insolence d’une richesse infinie ?
    Qu’est-ce que l’humanité, quel est son but ? Sa finalité ultime ?

    Qui éprouve du plaisir à voir tomber autrui sans que lui-même ne soit touché, et quel en est le sens ?

    La société qui s’écroule est bien celle-ci, où l’avoir était devenu la quête suprême.

    Mais n’est-ce pas plus important d’avoir des vrais amis qu’un 4x4 toute option ?

    N’est-il pas plus important de partager, y compris le peu que l’on a, que de garder pour soi, dans la solitude de l’avoir la planète tout entière ?

    Dans une période de crise, je crois que l’essentiel, le seul vrai, c’est la solidarité, avec les autres que l’on aime, quoiqu’il arrive, et d’être capable d’ouvrir sa porte à celui qui échoue, celle qui frappe à la porte pour ne pas dormir la nuit dehors, car rien ne dit que demain celui-ci, celle-là, ne sera pas nous-même.

    Les gouvernements s’agitent en tous sens, et disent n’importe quoi pour que nous ne paniquions pas, c’est leur rôle. Mais si demain nous perdons tout, seule l’entraide, entre nous, nous sauvera de la misère et de la famine.

    Si les institutions éclatent en plein vol, il reste pour chacun le lien qu’il a avec lui-même, le fil rouge intérieur qui le tient, et les liens que nous pouvons tisser avec qui nous aimons.

    Le reste est de l’ordre du système, et celui-ci déraille.


  • Elson Elson 25 octobre 2008 17:56

    @ l’auteur mais aussi @ tous les lecteurs ^^

    "qu’attendent donc les écolos pour sortir du bois, afin de ne plus proposer d’aménager un système qui n’est pas sérieusement aménageable, mais pour le révolutionner radicalement ?"

    Ton souhait (et le mien ainsi que, je l’espère, celui de beaucoup d’autres) s’est réalisé : va lire le manifeste du rassemblement Europe Ecologie qui se présente aux futures élections européennes (http://www.europeecologie.fr/manifeste) ! Le texte est beau et présente des idées qui sont une véritable révolution par rapport à tout ce que l’on a pu trouver jusque là dans les programmes de nos partis politiques, toutes tendances confondues.
    Bonne lecture à tous !


  • Frabri 25 octobre 2008 18:21

    Le capitalisme et la croissance sont indissociables et basées sur la compétition, compétition entre les individus pour avoir un meilleur salaire, une méilleure place dans l’entreprise ou la société et compétition entre les entreprises pour conquérir des parts de marché.

    Comme d’autres l’ont déjà dit, il ne peut pas y avoir de croissance infinie dans un monde fini.

    L’alternative a la croissance de droite comme de gauche, c’est la décroissance. Il vaudrait mieux une décroissance maîtrisée qu’une recession subie.

    Pour Serge Latouche qui est le principal théoricien de la décroissance, la décroissance c’est le contraire du développement durable. Pour lui le développement durable est un oxymore.

    Voir le commentaire de weatherboy sur l’oxymore dans l’artilcle de Daniel Conh-Bendit sur Rue 89.

    http://eco.rue89.com/2008/10/24/developpement-soutenable-faisons-de-la-crise-une-opportunite


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