Commentaire de E-fred
sur PESD vs OTAN, ou la fin de l'A 400 M
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merci morice
Cet avion promettait effectivement beaucoup, mais Airbus qui était une entreprise innovante s’est fait vendre au fur et à mesure, très bien résumé dans cet article :
"Airbus, c’est d’abord le résultat d’un accord entre des États européens qui ont fondé un Groupement d’Intérêt Économique (GIE) en 1970. 4 États dont la France, l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume Uni...Ce qui fut un fleuron industriel, technologique et de coopération entre États est devenu une multinationale, une société anonyme composée de managers plus sensibles aux cours de la Bourse qu’à la doctrine de la coopération européenne.
C’est donc au moment où, après 25 ans de développement du projet, c’est donc
quand ce projet prend corps, qu’il va enfin porter ses fruits que Lionel
Jospin, en 1999, confie l’Aérospaciale au privé.
Il accorde une ristourne de 4 milliards de F. (sur 13 milliards) à
M. LAGARDÈRE. Et, dès lors, ce sont les lieutenants de M. LAGARDÈRE qui
prennent en main tous les leviers de commande."
Jean-Claude : "Malgré ses 15 % de parts (contre 0,9 % à M. LAGARDÈRE),
l’État français se retrouve interdit de gestion !
Quand, en juin 2006, il est question d’un nouveau retard dans la fabrication
d’Airbus, la direction de l’entreprise répond :
"Nous ne savions pas."
Les ingénieurs, les ouvriers, eux, savaient...
Coïncidence ?
3 mois avant, Noël Forgeard faisait jouer ses stock-options : il empocha
2,5 millions d’€ pour lui et 400 000 € de plus pour chacun de ses enfants.
Coïncidence ?
Quelques semaines plus tard, le titre perdait 26 % en 1 journée !"
En Avril 2007, Lagardère et Daimler-Chrysler cèdent la moitié de leurs parts
eux aussi.
Résultat : 890 millions d’€ de plus-values.
Ces "hauts responsables" affirment ignorer ce qui se passait dans leurs
usines : "Nous ne savions pas".
Voilà une incompétence richement payée !
10 000 licenciements sont prévus, alors que les carnets de commande sont
pleins pour les 5 ans qui viennent.
La rentabilité atteint des sommets.
Objectif de la direction : "faire passer la marge d’exploitation de 4 à 8 %
en 5 ans".
Plutôt que d’investir dans les chaînes de production, dans la recherche ou
le développement, l’entreprise cherche à "optimiser" la rentabilité du
groupe.
Elle met au point une stratégie claire : la délocalisation de la production
en Chine, en Russie, en Corée du Sud, en Inde... là où la main-d’oeuvre est
beaucoup moins chère.
Les grandes lignes du plan "Power 8" sont tracées dès 2005, une année aux
résultats exceptionnels..."
Et en plus il fallait encore jetter de la poudre aux yeux avec le projet de l’A 400 M.
Et qui va encore payer le prix fort sur le terrain pour la loc. des Antonov de V. Bout comme nous l’a montré morice.
