Commentaire de E-fred
sur PESD vs OTAN, ou la fin de l'A 400 M


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E-fred E-fred 11 février 2009 10:03

Et comme par hasard le lien vers Usine Nouvelle est corrompu...

Je remeuleu le n’artik :

Edito : Dassault et Thalès sans EADS

16/10/2008

#homebulle tdfont-size:12px ;

Belle partie de poker de la part de Dassault. En montrant officiellement son intérêt pour le rachat des 20,8% des actions détenus par Alcatel au sein de Thalès, Dassault, par la voix de Charles Edelstenne son PDG, effectue une volte-face sans grande surprise. Pour mémoire, au mois d’août celui-ci avait démenti toute intention de rachat des actions Alcatel.
Mais, depuis le mois de juin, les négociations pour cette reprise vont bon train. D’après nos informations, tout serait parti d’une rencontre informelle entre Serge Dassault, Serge Tchuruk et Nicolas Sarkozy. Serge Tchuruk alors président d’Alcatel aurait fait état de son besoin de liquidités pour son groupe. Joignant l’utile au stratégique, Nicolas Sarkozy aurait alors suggéré à Serge Dassault de reprendre les 20,8% d’Alcatel dans Thalès. Pour Nicolas Sarkozy, l’hypothèse Dassault avait alors le mérite d’éloigner EADS de Thalès. Pour le Président de la République, confier ce pan critique de la défense (missiles, drones, frégates, chiffrement...) au groupe franco-allemand est en effet un risque. Dans les rangs du gouvernement et de la défense, l’attitude allemande, suspecte de privilégier ses propres intérêts au détriment d’un équilibre franco-allemand, irrite.

La solution Dassault semble la plus pragmatique et pratique. En récupérant Thalès, l’avionneur accroît son potentiel de développement au moment ou l’activité, soutenue principalement par l’aviation d’affaires, connaît un risque de ralentissement. Avec Thalès dans son giron, Dassault accroît sa présence dans la conception de systèmes militaires, un secteur en forte croissance.
Dans ce schéma, Alcatel n’est pas en position de force. Les pertes s’accumulent et le nouveau Président du groupe Philippe Camus doit absolument relancer la machine et pour ce faire doit trouver des liquidités. Valorisé en Bourse à un peu plus de 6 milliards d’euros, -au cours du 16 octobre -, la revente de l’action Thalès rapporterait 1,2 milliard à Alcaltel si Dassault rachète l’action sans prime. Ce qui semble être la volonté de Dassault. Au final un beau mouvement pour l’avionneur, mais difficile pour Alcatel. Sa participation dans Thalès, au-delà de l’aspect capitalistique, lui apporte aussi un renfort technologique indispensable sur nombre de projets. Mais alors que l’action de Dassault Aviation reste stable, celle de Thalès et surtout Alcatel n’en finissent pas de baisser. Une belle opportunité pour l’avionneur, mais aussi une vraie question. Thalès est déjà partenaire de premier rang du programme Rafale. Une telle opération serait un retour en arrière alors que la tendance de ces dernières années était, tout comme dans l’automobile, à la scission franche entre équipementiers et avionneurs. Au-delà des aspects stratégiques pour le secteur de la défense, ce mouvement de Dassault est, peut-être, aussi les prémices d’autres rapprochements « anticrise ».
 

@ Rédaction L’Usine Nouvelle
 



pas beau ça ?


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