Commentaire de ibraluz
sur Moines contre Mollahs : question tolérance 1 à 0 pour les moines
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à Ka
Merci de votre réponse qui nous rapproche encore un peu plus... Je regrette un peu de m’exprimer « très bien », comme vous le dites, et de vous donner, cependant, « du mal à tout comprendre ». Je m’astreins, voyez-vous, à une précision dans le choix des mots, tout en cherchant à ne pas les enfermer dans des sens uniques : ça peut poser des problèmes de lecture, en effet. Mais en lisant avec le coeur... Merci, en tous cas, de votre indulgence.
Oui, je suis un adolescent musulman : treize ans, à peine pubère... Et cependant, plus très jeune non plus, un peu plus âgé que Patrick et Marsu, probablement. Je ne les entend plus beaucoup ces temps-ci : peut-être ont-ils compris qu’on n’était, les uns et les autres, si tant éloignés qu’ils le croyaient... D’un strict point de vue humaniste, ma conversion relève d’une volonté inébranlable de partage et de fraternisation planétaire. Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi ! Ou, sur un autre registre, qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse...
Au delà de ce point de vue, il est question d’esprit. Une quête passionnée d’Absolu, vous disais-je précédemment. Or, j’ai été, de bonne heure, convaincu que l’Occident n’était plus en mesure de délivrer de vraies voies de réalisation en ce sens. Aussi, ais-je décidé, une fois mes enfants grands, de chercher lumière ailleurs.
Un voyage extraordinaire, des rencontres de très grande qualité humaine, des rêves fulgurants, m’ont amené à admettre qu’il y avait telle lumière en islam. A une époque où, comme tout le monde, j’étais abreuvé de mollahs « rétrogrades », islamistes « sanguinaires », et tout le tintouin...C’est donc difficilement que j’ai accepté de poser mon front par terre. Mais je l’ai fait, certain du la illaha illallah, plus incertain du Mohammed arrassouloullah.
Al islam, donc, premier degré, au ras des pâquerettes. Et puis, la pratique, journalière ; l’étude, les enthousiasmes du néophyte et ses désillusions, ensuite, évidemment et heureusement ; quelques excellents maîtres, de nombreux moins parfaits, la vie quotidienne, le fort et le faible, le bon et le moins bon, et peu à peu, des équilibres, des mesures, la saveur enfin d’une paix grandissante... Ainsi probablement se construit al Iman... Quant à Al Ihsan, est-ce, en vérité, trop dire sur Agoravox qu’évoquer le bonheur de savoir mortel ?
Oua salam, Ka. Et venez, à l’occasion, sur les fils de mes articles : je crois que nos échanges peuvent y générer de beaux éclairages...
