Commentaire de ronchonaire
sur Quand les services publics deviennent des sévices au public
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Ce n’est pas aussi simple car le vrai problème vient du fait que l’on a privatisé sans ouvrir à la concurrence ; le seul secteur à avoir vraiment été ouvert à la concurrence, celui de la téléphonie fixe, est quand même une belle réussite : baisse des coûts de communication et innovations technologiques, qui permettent aux heureux détenteurs de « box » de cumuler les services pour à peine un euro par jour. L’ouverture du transport aérien a aussi permis de faire baisser significativement le prix des billets, tout en élargissant les destinations disponibles.
En revanche, dans les autres secteurs, les privatisations ont en fait consisté à remplacer un monopole public par un monopole privé, voire par un cartel, ce qui a effectivement des conséquences désastreuses. Le meilleur exemple est à mon avis le marché de la téléphonie mobile, où la situation est simplement scandaleuse : les 3 opérateurs s’entendent comme larrons en foire et se partagent tranquillement la rente, en maintenant des tarifs dix fois supérieurs à ce que les clients devraient payer. Comble du foutage de gueule : cela coûte moins cher d’appeler un mobile français de l’étranger que d’un autre mobile français ! Pas étonnant qu’ils n’aient pas envie de voir Free débarquer...
Enfin, rappelons quand même que « privatiser » est un bien grand mot quand on voit qu’EDF reste majoritairement détenu par l’Etat et profite de la force de frappe que lui procure cet appui pour racheter des concurrents à tout-va un peu partout dans le monde.
