jeudi 14 mai 2009 - par Carland

Quand les services publics deviennent des sévices au public

Les conséquences prévisibles et destructrices de la privatisation de EDF et GDF se voient chaque jours un peu plus.

La création d’ERDF et GRDF avait comme objectif de séparer les activités dites rentables du « boulet » que constitue pour les actionnaires rentiers d’EDF et GDF l’entretien des lignes. Activité pourtant vitale dans le cadre d’un service public de qualité. Superflues aux yeux des financiers qui préfèrent laisser le soin aux contribuables de payer à leur place.
 
Les actionnaires d’EDF et Suez GDF se frottent les mains et savent récompenser leurs hommes de mains 900 000 euros pour Gadonneix (EDF) et la bagatelle de 3,2 millions d’euros pour Mestrallet (Suez GDF).
 
Les causes ayant les mêmes effets, les salariés et les usagers d’EDF et GDF n’ont pas tardé à ressentir les conséquences de la course aux profits qui s’est engagée.
 
Les salariés voient leurs conditions de travail se dégrader, les fermetures de sites se multiplier, l’externalisation des métiers devient la règle. Savez-vous que les relevés de compteurs ne sont plus réalisés par des agents EDF, mais par des sous-traitants.
 
Pour les usagers c’est la double peine : d’abord, il leur faut engraisser les actionnaires parasites (pléonasme) par les hausses en cascade des tarifs mais aussi par la facturation toujours plus élevée des services indispensables (branchement de compteurs, etc ...). Ensuite financer par l’impôt l’entretien des lignes et des réseaux qui ne sont plus assumés par EDF GDF. Lors de la tempête de l’hiver dernier EDF a communiqué sur « son efficacité ». Elle aurait plutôt dû parler des agents d’ERDF obligés de bricoler, de bidouiller, de faire dans le provisoire faute de moyens techniques et humains suffisants…
 
L’action des électriciens et des gaziers qui ont basculés 6000 foyers de la région de Carhaix en heures creuses et offert l’électricité gratuite à l’hôpital est symbolique, mais c’est aussi la démonstration de la nécessité de la convergence des luttes. La défense des services publics (éducation, santé, énergie, distribution de l’eau…) est l’affaire de toutes et tous. Les défenseurs de l’hôpital ne s’y sont pas trompés et ont apporté leur entier soutien à cette action.
 
Depuis 7 semaines ils sont en grève pour obtenir une revalorisation de leurs salaires, l’amélioration de leurs conditions de travail mais aussi pour la défense du service public. Cela dans la plus grande indifférence médiatique. Mais comment pourrait-il en être autrement. EDF et GDF paient assez cher la pub dont ils inondent les télés, la presse quotidienne pour obtenir de leur part le « respect » qu’ils ont acheté.
 
Les actions comme celle de Carhaix se multiplient partout en France. Vous n’en entendrez pas parler. Par contre qu’une coupure intervienne et c’est le ramdam dans toutes les rédactions sommées d’expliquer la détresse des usagers « pris en otage ». Rhétorique habituelle qui veut que les « CLIENTS » redeviennent des « USAGERS » dès lors qu’il s’agit de stigmatiser un mouvement de grève.
 
Les usagers : les massacreurs des services publics s’en cognent ! Leur vraie trouille est que les salariés et les usagers s’unissent pour mettre fin au racket de ces requins. Les salariés et les usagers ont le même intérêt. Se débarrasser des financiers qui détricotent les droits des salariés et qui rançonnent les usagers pour augmenter toujours plus leurs profits.
 
Les diatribes sur les soi-disant privilégiés (comme lors des grèves des cheminots) ne visent en fait qu’à empêcher la convergence des luttes. A empêcher la majorité de s’unir pour blackbouler cette infime minorité de capitalistes qui applique une de ses plus vieilles recettes : diviser pour mieux régner.
 
Salariés du public et du privé, chômeurs, précaires… Nous sommes tous des USAGERS. Nous sommes l’immense majorité, ils sont une poignée… Faisons converger les luttes et tous ensemble, solidaires abattons le système capitaliste.


12 réactions


  • Forest Ent Forest Ent 14 mai 2009 12:51

    Il est vrai, bien que cela ne soit pas clairement justifié dans l’article, que les initiatives européennes de libéralisation de l’énergie et du transport sont des naufrages complets, tout au moins pour les usagers/contribuables. Ca marchait mieux avant, et c’était moins cher.

    Par contre, conclure à la nécessité de la « suppression du capitalisme » est tout aussi irréaliste que la suppression des services publics. Chacun a son domaine de pertinence. Nous avons eu, par un heureux miracle, en 1945 un équilibre fort rare entre privé et public. On aurait dû s’y tenir. On peut essayer d’y revenir.

    Mais il serait intéressant aussi de chercher à sanctionner ceux qui ont cherché à tirer profit personnel de toutes ces manipulations. Ils sont nombreux dans l’entourage privé d’un certain Nicolas S. Comme cela a été le cas aussi sur le même sujet avec un autre flambeur bling-bling qui a fort contribué à ruiner son pays : Carlos Menem. Et ne serait pas non plus surprenant de Berlusconi. Rappelons aussi que la catastrophique libéralisation aux Etats-Unis a fort profité à l’entourage de la famille Bush.


    • Carland 14 mai 2009 20:11

      @Actias

      Juste une précision : les fonctionnaires sont aussi des USAGERS.

      Je n’ai vraiment pas envie d’entamer un débat avec vous sur le reste de votre commentaire. Je ne vous convaincrais pas et vous non plus.


  • Colure Colure 14 mai 2009 15:25

    Privatiser EDF/GDF , les séparer , pourquoi au départ ? Parce-que l’Europe ! monsieur ! les règles de la concurrence , bla bla bla ...

    Le comble maintenant : EDF propose à ses usagers des contrats de GAZ et GDF des contrats d’électricité. Chercher l’erreur ... Qu’on se moque de l’usager et de son opinion, pas grave, quand il est pris pour un Âne ou plutôt une vache à lait.


    • Carland 14 mai 2009 20:22

      @ Colure

      La privatisation d’EDF et GDF n’avait qu’un seul but. Comme pour la santé donner aux financiers une véritable rente. Tout le monde à besoin d’électricité de se chauffer.

      Accuser l’Europe est même erroné. Si les politiques Français avaient voulus bloquer la directive Européenne ils en avaient les moyens en posant leur veto. Il s’agit bien d’un cadeau fait aux financiers.

      Des salariés aux usagers, tout le monde trinque pour engraisser les actionnaires comme le peu social (euphémisme) Albert Frère qui en veut pour son argent.

      Au fait,. Qui avait dit aux gaziers en 2004 : « GDF ne sera pas privatisé. c’est clair,c’est net c’est précis » ???


    • xa 15 mai 2009 10:59

      « Parce-que l’Europe ! monsieur ! les règles de la concurrence , bla bla bla ... »

      C’est typiquement le genre de raccourcis qu’il faut éviter.

      L’Europe a imposée l’ouverture de la concurrence. Cette ouverture impacte nécessairement les entreprises publiques, en ce qu’elles doivent fonctionner comme des entreprises classiques, c’est à dire sans le soutien financier de l’Etat, pour ne pas être en concurrence déloyale.

      Mais c’est tout.

      Rien n’impose la privatisation d’EDF, rien n’imposait la privatisation de GDF. La scission d’ERDF et de GRDF est justifiable pour que les concurrents disposent du réseau sans reposer sur leur concurrent (EDF et GDF).

      Mais citez nous un texte qui dise « l’Etat ne possèdera pas d’entreprise dans un domaine soumis à concurrence » ou « l’Etat devra vendre ses participations dans le secteur de l’énergie pour favoriser la concurrence ».

      Cette privatisation obéit et obèira (pour le jour où EDF sera à son tour privatisée à plus de 50%) à une logique financière court terme uniquement (récupérer du pognon pour l’Etat) sans se préoccuper de l’intérêt économique à long terme (organisation du pays, impacte sur le développement des autres secteurs, rendement pour l’Etat de sa filiale, etc...) et / ou idéologique (ce n’est ps un mission régalienne, blablabla).

      L’Europe est un bon bouc émissaire. Mais ce sont nos gouvernants qui ont décidé, par eux mêmes, voire pour eux même cette privatisation.

      Mais c’est toujours plus facile d’accuser l’Europe lointaine que d’accepter la réalité.


  • xray 14 mai 2009 15:48

     

    La misère est le fondement de la société de l’argent. 

    Le bourbier européen 


    (
    Faire courir les petites fourmis humaines le plus vite possible,  le plus dans tous les sens possible et le plus … inutilement possible.)
     



    L’Europe gagne à pourrir la vie du plus grand nombre. 
    Cette Europe du fric, des banquiers, de la pègre, de la mafia,  des curés fascistes et des ânes, on n’en veut pas ! 

    Dès l’instant où l’on a parlé de construire l’Europe, on pouvait observer que les plus acharnés à « construire l’Europe »  étaient les plus incompétents en tous domaines. On aurait dû se méfier. 


    Des institutions fantômes (Que du papier !)  
    Ponctuellement, les médias produisent un éclairage positif sur des institutions qui ne sont rien d’autres que des images d’Épinal. 
    Ces images d’Épinal qui masquent des fonctionnaires payés à prix d’or pour ne rien faire et pour seulement obéir.  Obéir à qui ? 

    Ces fonctionnaires qui n’ont pour activité que de répondre aux courriers des requérants pour leur expliquer, en des tournures de phrases recherchées, qu’ils ne sont pas compétents. 
    Voire encore de mettre directement à la poubelle les courriers véritablement dérangeants. 

    En dehors de cela, par nature, les fonctionnaires sont toujours à la recherche de quelque chose à voler. Pour eux, l’Europe est un terrain de chasse idéal. L’Europe, ils sont « POUR » ! 


    Le pouvoir est entre les mains de ceux qui contrôlent le capital de la Dette publique. 
    Pour la France, le capital de la Dette publique (cinq fois le budget net de l’
    État) est contrôlé par ceux qui, en France,  bénéficient de la loi 1905. La loi 1905 défiscalise les immenses ressources des curés. 

    Les curés qui, eux aussi, sont toujours à la recherche des quelque chose à voler. Qui de plus, n’ont pour préoccupation première que de pourrir la vie du plus grand nombre. 

    (Faire courir les petites fourmis humaines le plus vite possible, le plus dans tous les sens possible et le plus … inutilement possible.)  


    Face à cela, les Politiques ne sont que des porte-cravates. 
    Les politiques ne sont que les marionnettes d’un Grand Guignol destinés à animer le spectacle pour les « Gogols ». 


    Les politiques sont asservis au capital de la Dette publique. 
    Si ce capital gagne à pourrir la vie du plus grand nombre, il gagne aussi à générer l’insécurité. 


    Le bourbier européen 
    http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2009/05/09/le-bourbier-europeen.html 

    La dictature de l’image 
    http://echofrance37.wordpress.com/ 

    Drogue, SILENCE ! 
    http://www.lepost.fr/article/2009/02/28/1440133_drogue-silence.html 

    L’euro « justice » 
    http://echofrance36.wordpress.com/2008/10/22/leuro-justice-un-immense-neant-dans-une-coquille-dillusion/ 



  • ronchonaire 14 mai 2009 16:18

    Ce n’est pas aussi simple car le vrai problème vient du fait que l’on a privatisé sans ouvrir à la concurrence ; le seul secteur à avoir vraiment été ouvert à la concurrence, celui de la téléphonie fixe, est quand même une belle réussite : baisse des coûts de communication et innovations technologiques, qui permettent aux heureux détenteurs de « box » de cumuler les services pour à peine un euro par jour. L’ouverture du transport aérien a aussi permis de faire baisser significativement le prix des billets, tout en élargissant les destinations disponibles.

    En revanche, dans les autres secteurs, les privatisations ont en fait consisté à remplacer un monopole public par un monopole privé, voire par un cartel, ce qui a effectivement des conséquences désastreuses. Le meilleur exemple est à mon avis le marché de la téléphonie mobile, où la situation est simplement scandaleuse : les 3 opérateurs s’entendent comme larrons en foire et se partagent tranquillement la rente, en maintenant des tarifs dix fois supérieurs à ce que les clients devraient payer. Comble du foutage de gueule : cela coûte moins cher d’appeler un mobile français de l’étranger que d’un autre mobile français ! Pas étonnant qu’ils n’aient pas envie de voir Free débarquer...

    Enfin, rappelons quand même que « privatiser » est un bien grand mot quand on voit qu’EDF reste majoritairement détenu par l’Etat et profite de la force de frappe que lui procure cet appui pour racheter des concurrents à tout-va un peu partout dans le monde.


  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 14 mai 2009 18:38

    Il semble que l’auteur fasse la confusion entre service publique et entreprise publique. Un service publique peut très bien être fourni par des entreprises privées.

    Autre point, l’auteur dit :« Savez-vous que les relevés de compteurs ne sont plus réalisés par des agents EDF, mais par des sous-traitants. » D’où vient cet ostracisme ? Les salariés du privé seraient moins méritant et consciencieux que ceux du publique ? C’est en général le contraire que l’on constate, car dans le privé, on fait passer ses humeurs au second plan, après le service dû au client, faute de quoi, celui-ci part à la concurrence et adieu la feuille de paye. Alors que dans un monopole étatique, qu’est-ce qui motive un employé s’il s’est levé du pied gauche ? Rien, et il fera subir sa mauvaise humeur à celui qu’il appelle un usager ! Et ce dernier ne pourra pas se plaindre : il n’a qu’un seul fournisseur en face de lui. C’est ça ou rien.

    Grâce à la libéralisation de l’énergie, n’importe qui peut en produire ! Cela réparti les risques, crée plus d’emplois, permet plus d’innovations. Déjà, les opérateurs alternatifs (pour le courant, c’est approprié !) sont moins chers. Et il n’y en a que deux ! Vivement les petites entreprises locales fournisseuses d’énergies !


    • Carland 14 mai 2009 19:50

      @jesuisunhommelibre

      « Il semble que l’auteur fasse la confusion entre service publique et entreprise publique. Un service publique peut très bien être fourni par des entreprises privées. »


      Je ne fais pas de confusion. C’est vous qui installez la confusion en prétendant qu’un service public fourni par une entreprise privée est égal au service public. C’est faux.
      Pour la simple raison qu’une entreprise privée s’engraisse pour un service au mieux identique, dans la pratique dégradé pour les usagers et pour les salariés.


      «  »« Savez-vous que les relevés de compteurs ne sont plus réalisés par des agents EDF, mais par des sous-traitants. » D’où vient cet ostracisme ?« 

      Cet ostracisme comme vous le dite si bien vient du fait que ces entreprises sous traitantes emploient des salariés sous qualifiés sous payés et bien souvent embauchés en contrats précaires (une situation qui doit vous ravir !) pour faire uniquement le relevé du compteur. Ils ne sont pas formés ni autorisés à pratiquer des opérations de maintenance même basique.
      Le résultat : une personne passe faire le relevé et un agent se déplace pour une intervention qu’avant l’ externalisation il aurait réalisé lors du relevé. D’où gaspillage de temps de transport (bonjour la couche d’ozone) pour effectuer une réparation de 5 minutes ! Et qui paye ces aberrations ???

       »Grâce à la libéralisation de l’énergie, n’importe qui peut en produire...« 

      Powéo dit merci au service public de lui brader l’électricité sur ordre et qu’elle revend beaucoup plus cher aux »pigeons« . Il faut bien vivre sur le dos des »USAGERS« pardon des »CLIENTS"
      Vous en avez encore beaucoup des idées comme ça ? Parce que avec vous on mettra la cabane sur le chien avant peu.
      Vous me faites penser aux banquiers qui ont coulés leurs banques et que les contribuables renflouent pour qu’ils puissent continuer de jouer au casino !


    • LeGoJac 15 mai 2009 06:47

      @jesuisunhommelibre

      Tout ce qui est profitable passe au privé et les prix augmentent. L’exemple le plus caractéristique me paraît être celui de l’eau.
      Pour les opérateurs alternatifs d’électricité moins chers, vous faites une affirmation qui me surprend beaucoup. Là j’ai franchement la flemme de chercher, toutefois je lis depuis plusieurs années des avis contraires à cela chez « Que Choisir » et autres associations.

      Les concessions de services publics à des entreprises privées sont chaque fois de véritables casse-têtes et ne se ressemblent qu’assez peu entre elles sauf par secteur. Les fluides, par exemple, sont concédés mais la facture indique bien le prélèvement de taxes pour les collectivités locales. Le concessionnaire devient percepteur. Par contre les transports en communs urbains, quand ils sont sous concession, fonctionnent sur la billetterie ET subvention des collectivités. Allez un dernier mais il pourrait y avoir une longue série encore, les autoroutes. Là une partie de l’investissement est assurée par le concessionnaire qui se remboursera sur la bête. Une façon de diluer l’impôt en le camouflant derrière une image de produit de consommation.
      Bon, au final et dans tous les cas, est-il utile d’expliquer qui paie ? Ce qui reste remarquable c’est que ça augmente sec et bien plus vite encore que les impôts. Bé forcément té que les impôts n’augmentent pas si vite... Mais nos moyens baissent eux bien plus vite que les impôts n’augmentent.

      Pour l’innovation « grâce au privé » ce n’est q’un slogan et ça devient pénible.
      Le commerce électronique sur réseau public (actuellement typiquement internet) existait des années avant internet et uniquement en France avec le Minitel. Les USA et Canada étaient en outre à l’époque particulièrement fascinés par le concept, sauf qu’ils étaient totalement paralysés par la constellation d’investisseurs privés à mettre d’accord.
      L’internet actuel ne s’est conçu que grâce aux investissement faits par la défense US sur les réseaux maillés. Là aussi la liste pourait être très longue ! Le plus souvent quand une entreprise est innovante, et notamment dans notre chère patrie gaulloise, il y a des aides publiques derrière ou des recherches sur fonds publics au préalable (exemple type : les CHU).

      Loin de moi l’idée de refuser la privatisation de services publics, mais les proclamations simplistes ne sont à mon sens que propagande ou incantations.


  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 15 mai 2009 10:49

    L’innovation « grâce au privé » n’est pas q’un slogan :
    Il s’agit seulement d’une réflexion de bon sens : Lorsqu’un monopole fait un choix technologique, il peut être bon (TGV), mais il peut être mauvais (Numeris).

    En revanche, avec le privé, plusieurs voies sont explorées par plusieurs opérateurs, d’où, une plus grande efficacité dans l’innovation.

    Autre raison, un opérateur privé doit sans cesse satisfaire au mieux ses clients, au risque de les voir fuir. Il doit donc proposer le meilleur service au meilleur cout. Pas de ce type de contrainte dans un monopole publique.

    Un exemple parmi tant d’autre :
    Après fermeture de sites, restructuration, réduction d’effectif, réorganisation, la Banque de France se révèle, dans un rapport de 2006 de la cour des comptes, 2 à 3 fois moins efficace que le secteur privé pour l’impression de billet de banque. Imaginez le surcoût avant ces réorganisations ! (idem SNCF, France Telecom avant libération du marché, Imprimerie Nationale ...)


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