Commentaire de Emile Mourey
sur Alésia, le bafouillage continue
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@ ffi
Tout à fait d’accord avec votre première partie. Qu’après mes explications et publications, la communauté scientifique et les médias s’imaginent encore que Bibracte ait pu être un centre de communication pour le pays éduen et la Gaule, en plein Morvan, c’est quelque chose de difficile à comprendre.
En ce qui concerne vos interrogations, on ne peut que constater que les dialectes locaux sont très longtemps restés sans écriture. C’est le cas du patois bressan qui n’a commencé à être mis par écrit qu’au XVIIème siècle. Pour ce qui est des élites, colons venus d’ailleurs ou autochtones sortis du peuple, le grec, koïné et latin, sont les langues commerciales qui se sont tout naturellement imposées, un ou deux siècles avant l’arrivée des Romains et peut-être même plus tôt. C’est ainsi que les Helvètes ont rédigé leurs tables de recensement en grec et que le rhéteur gaulois Marcus Antonius Gripho a enseigné le latin... à Jules César lui-même (cf. Suétone).
