Commentaire de masuyer
sur Qui n'en veut de ma petite PME ?
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Salut Yohan,
ceux qui tiennent les murs sont peut-être victimes, comme les entreprises de plasturgie, de la même idéologie, de la maladie occidentale (en fait judéo-chrétienne) qui se veut rationnaliste et qui sépare l’esprit du corps, ce qui conduit à séparer intellectuels et manuels, au détriment des seconds forcément stupides ou en tout cas mal dégrossis (même si on peut trouver ça « charmant » dans les salons, en restant tout à fait condescendant).
« L’orientation professionnelle » est hélas trop souvent un choix par défaut : tu te plies au moule de l’école, ou tu transpireras sous les ordres de ceux qui sont formés pour être « les cadres ».
Bien sur on trouvera des bacs +5 qui gagneront moins qu’un ouvrier qualifié, mais c’est loin d’être une généralité. Et dans une société où le salaire vaut reconnaissance....
Et ce n’est pas que de l’argent. Je m’insurge contre la fameuse règle des « 3 tiers » qui fut un temps vantée par notre président à talonnettes (il est passé à autre chose, je sais pas, j’ai du mal à le suivre ?). Car avec un travail divisé, les ouvriers peuvent bien se « déchirer le cul », si les « gestionnaires » se vautrent, adieu l’intéressement....
On stigmatise volontiers les chômeurs ou les rmistes, comme des parasites vivant du travail des autres. Mais quand est-il, par exemple, des DRH ? quelles richesses concrètes produisent-ils ? Car on peut imaginer une entreprise composée uniquement d’ouvriers, pas de DRH.
Le travail n’a de sens que dans son utilité sociale, il n’est pas une « valeur » qui se suffit à elle-même.
