Commentaire de JLE
sur Les indijeunes
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Petie-fils d’immigrés italiens, j’ai me suis toujours efforcé d’inculquer à ma fille des valeurs de tolérance et de respect d’autrui, en particulier des étrangers. Je me souviens de lui avoir parlé, à de multiples reprises, lorsqu’elle était enfant, de la tuerie d’Aigues Mortes, de ces trois jours d’août 1893 durant lesquels la population locale, prise de passions et de violences xénophobes, avait chassé de l’Italien, tué huit hommes et en avait blessé plus de cent à coups de pierre.
Eh oui, déjà les Français éprouvaient quelques difficultés à accueillir sur leur sol des « estrangers ».
Différence notable, par rapport à aujourd’hui, les vagues successives d’immigration étaient constituées, jusque dans les années 60, de ressortissants d’origine latine et en tout cas chrétienne (polonais, italiens, portuguais, espagnols). Et dans leur immense majorité, ils furent honorés et fiers d’avoir pu, un jour, acquérir la nationalité française.
Les statistiques, c’est bien, cher Monsieur. Mais il convient aussi de regarder la réalité en face. Pourquoi l’immigration en France réussit mal aujourd’hui ?
Principalement pour les raisons suivantes :
- différences morphologiques
- différences de culture
- différences de religion
- refus affirmé et revendiqué de nombre d’ « indijeunes » de s’intégrer à la société Française. (et je ne parle même pas d’assimilation).
- violence répétées de la part d’une frange minoritaire de cette population censée, plus que toute autre, se comporter honnètement.
Pire, si j’en crois les nombreux écrits publiés sur le sujet, l’indijeune, pourtant le plus souvent né sur notre territoire, méprise notre pays, voire même est coupable de racisme anti-français. Une chose est en tout cas certaine, c’est que l’indijeune est violent et irrespecteux.
Le drame, dans cette affaire, c’est qu’une grande majorité de jeunes issus de l’immigration, comme moi, en font les frais et se retrouvent confrontés, dans la vie de tous jours, et surtout lorsqu’ils sont à la recherche d’un travail, à de multiples difficultés. Et pourquoi ? Parce qu’ils sont arabes ou noirs et que ça se voit. Et cela, c’est insupportable !
Ma fille, dont je parlais plus haut, s’est un jour éprise d’un jeune maghrébin, preuve que mon discours de tolérance avait porté ses fruits. J’ai accueilli ce jeune homme à bras ouvert jusqu’à ce que ma fille le quitte brusquement. Et savez-vous pourquoi ? Parce il lui a asséné, méchamment, que jamais, si un jour ils avaient une enfant, il n’accepterait que celle-ci se mette en maillot sur une plage publique. Il s’agissait pourtant d’un jeune né sur notre sol...
Puis le 11 septembre 2001, deux avions percutèrent les tours jumelles du Word Trade Center ...
Vous ne pouvez pas imaginer, depuis ces deux évènements, combien j’ai de mal à faire comprendre à ma fille que les indijeunes ont toujours droit de cité dans notre beau pays qu’est la France !
Comme je le disais, je suis petit-fils de pauvres immigrés italiens, issu d’une famille très modeste, et aujourd’hui totalement assimilé à la société française.
Directeur administratif dans une collectivité territoriale, je suis fier d’être Français et j’aime mon pays. je me suis « construit » patiemment dans le respect de nos valeurs républicaines d’ordre, de liberté, d’égalité et de fraternité.
Voilà pourquoi les discours moralisateurs d’aujourd’hui, un peu faciles, qui tendent à vouloir à tout prix nous culpabiliser, m’insupportent de plus en plus.
Au diable le droit de vote aux étrangers que Tarek Ramadan appelle de ses voeux en réponse aux évènements qui ont secoué nos banlieues à l’automne 2005. Le droit de vote, cela se mérite !
Au diable la discrimination positive qui remet en cause le sacro-saint principe de l’égalité.
Que vos « indijeunes » soient davantage respecteux de l’Etat, de nos valeurs et de l’ordre public, qu’ils soient courageux, et vous verrez que dans quelques années,l’intégration que nous appelons tous ne nos voeux ne sera plus dans l’impasse.
A défaut, je crains fort que nous allions tout droit vers une tragédie similaire à celle d’Aigues Mortes.
