Les indijeunes
« Indijeunes » est le nom que je propose pour désigner les personnes qui sont à la fois pauvres, jeunes et dont l’origine immigrée (« indigène » étranger) est extérieurement visible. Ce terme très générique permettrait d’éviter la focalisation de l’opinion publique sur le groupe social des jeunes Maghrébins. Etre « indijeune », c’est à la fois présenter des signes apparents d’origine étrangère et être jeune, « jeune » évidemment dans le sens péjoratif : celui qui pose problème à la société, qui s’oppose à elle, voire qui habite simplement dans une banlieue « chaude ». Etre « indijeune », c’est cumuler les handicaps dans la recherche d’emploi, dans le logement ou l’accès aux soins, et plus généralement dans la vie quotidienne en général.
Evidemment, cette appellation d’indijeunes n’a rien d’une notion sociologique reconnue. C’est une dénomination créée de toute pièce pour étayer mon propos. Mais le groupe social des « jeunes Maghrébins » a-t-il une plus forte légitimité sociologique, une meilleure pertinence ? Cette qualification n’est-elle pas source de stigmatisation et de renforcement des préjugés ? La notion de racisme étant appréhendée aujourd’hui sous le vocable plus large de discrimination, pourquoi ne pas étendre aussi les catégories ?
Un « indijeune » se voit quelquefois sommé de « retourner dans son pays » même s’il est né français en Outremer ou si ses parents et grands-parents avaient, avant lui, déjà acquis notre nationalité. Il est l’objet de contrôles d‘identités plus fréquents.
1 - La stigmatisation du groupe social des « jeunes Maghrébins »
L’émergence médiatique et politique de la figure du « jeune d’origine immigrée » montre qu’il y a durcissement de ce stéréotype et par conséquent montée des ségrégations, celles-ci apparaissant dès l’école. La stigmatisation des « Maghrébins » particulièrement ceux de la « seconde génération » est partiellement due à l’histoire de ce courant migratoire. Leur forte « visibilité sociale » attire l’attention des médias qui prospèrent aujourd’hui grâce au thème de la « violence dans les banlieues » après avoir exploité le filon de « l’affaire du foulard islamique ». Dans l’imagerie populaire, les jeunes d’origine maghrébine sont tous des fauteurs de troubles en puissance. Ce cliché bien installé n’est pas démenti par l’appellation de racailles. Mieux encore, « l’assimilation » des jeunes « Maghrébins » étant proclamée acquise, toute affirmation identitaire ou religieuse est perçue comme une résurgence anormale. On ne peut y voir que le mal et il faut le réprimer sans analyser plus loin. L’instrumentalisation des peurs collectives se nourrit facilement de stéréotypes bien identifiés. Or, y a-t-il des différences si grandes entre le jeune Maghrébin de banlieue et son voisin « Français de souche » ? Pas vraiment. Les préoccupations sont les mêmes, la « galère » aussi... La stigmatisation d’une catégorie peut se révéler à double tranchant : ceux qui s’y reconnaissent affirment leur spécificité et des droits attachés à leur identité particulière. D’aucuns diraient une « discrimination positive ».
2 - Qui seraient les « indijeunes » ?
Sous cette appellation nouvelle pourrait être étudiée et aidée la catégorie très large des jeunes en grandes difficultés sociales et d’origine immigrée visible ou supposée. Ce qui inclurait nos compatriotes d’Outremer parfois mis au même rang que les immigrés du seul fait de la couleur de leur peau. Cette approche serait plus amorcée sous l’angle de la nation que sous l’aspect identitaire, communautaire. Elle s’appuierait sur l’analyse des valeurs et des problèmes au-delà des appartenances ethniques particulières. Car tous ces jeunes ne portent-ils pas le message d’un même mal de vivre, un langage et des codes communs plus liés à un quartier, une ville, qu’à une origine migratoire déterminée ?
Cette méthode permettrait de traiter un phénomène globalement et donc sans considérations ethniques, sans heurter l’interdiction en France de tenir des statistiques ethniques. Les indijeunes seraient aidés indifféremment quelles que soient leurs origines voire leurs appartenances proclamées. Principe d’égalité républicaine qui vaudrait surtout bien sûr pour l’effort continu qu’il suppose d’amener ces jeunes au même niveau de droits et de garanties que leurs concitoyens de même génération.
Evidemment, la réduction du racisme ne peut passer par cette seule modification sémantique. D’autres moyens de lutte contre le racisme existent. Dans les années 1980, ils ont pris le pli que j’indiquais plus haut de revendication identitaire, de positionnement victimaire spécifique du racisme.
Aujourd’hui des réponses, institutionnelles cette fois, voient le jour et se développent.
3 - Des réponses institutionnelles au phénomène des discriminations
En décembre 2005, donc juste après la crise violente qui a secoué les banlieues, le premier ministre Dominique de Villepin a légalisé le « testing » contre les discriminations. Depuis, la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité ) peut infliger des sanctions allant jusqu’à 25 000 euros en cas de discrimination avérée. Le projet de loi sur l’égalité des chances allait aussi renforcer les pouvoirs de cette autorité.
Qu’est-ce que le testing ? Initié en France par SOS-Racisme en 1998, le « testing » consiste à présenter d’abord des jeunes d’origine européenne, puis des jeunes d’origine maghrébine ou africaine, à l’entrée de discothèques, restaurants, campings ou à l’embauche dans une entreprise ou la location d’un logement, afin de permettre la preuve de l’existence de comportements discriminatoires. Grâce au testing, SOS-Racisme a déjà réussi à porter devant la Justice une bonne cinquantaine d’affaires et la Cour de cassation a reconnu cette méthode à trois reprises comme mode de preuve à part entière.
Les leçons et résultats tirés des testings : la Halde a présenté, le 5 juillet, les résultats de deux tests de discrimination - mis en ligne sur le site - sur l’emploi (recrutement) et sur l’accès au logement locatif privé. Conduit par le cabinet Asdo, ce dernier test a été réalisé auprès de 120 agences immobilières en Ile-de-France, dans le Nord-Pas-de-Calais et en Paca. A profil identique (ressources, nationalité française, CDI), alors que lors du contact téléphonique le candidat de référence obtenait dans 35% des cas une visite d’appartement, ce ne fut le cas que dans 20% des cas pour le candidat d’origine maghrébine et 14% des cas pour celui d’origine d’Afrique noire, le candidat monoparental ne subissant à ce stade aucune discrimination. Lors de la visite du bien, le candidat de référence obtient le logement dans 75% des cas, le candidat d’origine maghrébine dans 17%, celui d’origine d’Afrique noire dans 22% et le candidat monoparental dans 26%. Les différences de traitement observées sont plus élevées en Ile-de-France qu’à Nice ou à Lille.
La Halde réalisera régulièrement des tests dans des domaines comme l’emploi ou le logement.
L’âge et l’origine sont les principales discriminations à l’embauche comme le montre une enquête publiée le 21 novembre. Il s’agissait du premier baromètre national réalisé par Adia, un des leaders du recrutement en France, en collaboration avec le sociologue Jean-François Amadie. La plupart des discriminations à l’embauche, à l’exception du handicap, se sont aggravées par rapport à une étude de 2004. Le testing a porté sur l’envoi de 6 461 CV factices envoyés pendant un an en réponse à 1340 offres d’emploi. Les convocations à un entretien d’embauche obtenues par le candidat de "référence" ("Français de souche" masculin âgé de vingt-huit à trente ans) et des candidats susceptibles d’être discriminés ont été comparés lors de cette enquête. Autre constat : le cadre maghrébin a 36% de chances d’être convoqué à l’entretien d’embauche (et encore moins s’il est cadre : 17%), autrement trois fois moins de chances que le Français de souche.
N.B :
Site de la Halde : résultats du testing logement :
http://www.halde.fr/IMG/pdf/resultats_testing_logement.pdf
88 réactions
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Cet article ets trop focalisé sur les maghrébin. Ilo n’y a pas qu’eux qui sont discriminés, il y a aussi les NOIRS !! et les noirs le sont plus encore que les maghrébins.
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J’allais le dire ! Les RG ont bien montré que la plupart des émeutiers de 2005 étaient d’origine des pays d’Afrique noire.
Les maghrébins sont mieux intégrés en France, semble-t-il.
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fouadraiden
30 novembre 2006 16:36
a bobo,
oui,les noirs sont victimes de racisme pur.ils ont beau donner des gages culturels ils continuent à le subir de la part de la société majoritaire.
les arabes relèvent ,leur exclusion, d’une autre stratégie.
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On va dire que les maghrebins sont « économiquement » mieux intégrés.
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Faut arrêter avec les étiquettes, c’est vraiment encore rentrer les gens dans des cases.
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Faut arrêter avec les étiquettes, c’est vraiment encore rentrer les gens dans des cases.
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Il faut appeler un chat, un chat.
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tu as raison Yann , pour moi petit félin domestique c’est trop long , je préfere rester LE CHAT
mais sans rire , y’en a plus que marre de toutes ces expressions de bobos bienpensants comme exclus de la prospérité ,personnes à mobilité restreinte , personnes mal voyantes etc.......
Alors , indijeunes , c’est vraiment indigeste !ça fait indigents et à mettre dans une reserve
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Bill
30 novembre 2006 13:47
Flute, pas le temps de tout lire ! Le terme d’indigène est déjà inapproprié, les indigènes sont les Français de souche ici. Allogènes conviendrait donc mieux !
Je propose : les allojeunes ! Ce sera plus proche de la réalité !
Bien à vous !
Bill
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c’est à cause de leur faculté à passer toute la journée cramponés à leur portable ? AH AH
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Oh, les pauvres indijeunes, encore une race de persecutés par la société francaise.
C’est une plaisanterie j’espere ?
Indijeunes, ca me donne vraiment l’impression que nous sommes encore de mechants colonialistes....
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Rhôôôô !!! On m’a déjà pris toutes mes bonnes idées !!!
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La Taverne des Poètes
30 novembre 2006 14:27
à ZOZO :
Mon idée d’injeune est issue d’une contraction de : indigène, indigent, et jeune (sens discrimant et handicapant du terme). Mais indigent est un peu vieillot et possède un sens trop fort pour qualifier de façon générique l’ensemble disparate des Indijeunes : Beurs, Noirs, Français de l’Outre-Mer, Asiatiques... Indigents s’appliquerait plutôt aus SDF.
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La Taverne des Poètes
30 novembre 2006 14:37
Je reprends (trop de fautes) :
Mon idée d’indijeune est issue d’une contraction de : indigène, indigent, et jeune (sens discriminant et handicapant du terme). Mais indigent est un peu vieillot et possède un sens trop fort pour qualifier de façon générique l’ensemble disparate des Indijeunes : Beurs, Noirs, Français de l’Outre-Mer, Asiatiques... Indigents s’appliquerait plutôt aus SDF.
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@La Taverne de Kemper,
Pas d’accord avec votre aticle. D’abord sur votre définition d’indigène, puis sur une enième façon de catégoriser les gens.
D’une senior qui a souvent du plaisir à vous lire
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La Taverne des Poètes
30 novembre 2006 14:35
Merci Marie pierre.
Mais ma démonstration est justement de dire qu’il faut englober les catégories dans des goupes bien plus larges pour réduire les stigmatisations particulières. Un moyen de contrer la parcellisation des populations, de défragmenter la société. Bon ça vaut ce que ça vaut, ce n’est qu’un article en forme de thèse.
Je m’inquiéterais si cette idée avait l’effet inverse, celui de renforcer le racisme. mais sincèrement, je ne pense pas que ce soit le cas.
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Marsupilami
30 novembre 2006 14:59
D’accord avec Marie Pierre. Poète, on t’a connu mieux inspiré. T’as bu du mauvais picrate dans ta taverne ? Ton néobobologisme, c’est tout simplement du politiquement correct. C’est pas en forgeant des néologismes indigents qu’on modifie le réel ou la perception qu’on a du réel.
Bon, j’en fais un très mauvais moi aussi avant qu’un mec du FN n’y pense : pourquoi ne pas les appeler des indijhaines ?
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très bon jeu de mots marsu , leur ennemi est le nabcher , contaction du nabot au kärcher
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L’auteur je te propose le terme d’américain qui serait plus proche de la réalité. Ces jeunes mangent américain, boivent américain, s’habillent américain, écoutent de la musique américaine, dansent américain, utilisent des mots américains dans le langage, s’identifient aux américains, reproduisent à outrance les néfastes schémas américains, leurs héros sont américains, l’idéal est américain etc...
Que leurs restent-ils de Français, voire de maghrébin, ce ne sont que des refuges lorsqu’ils sont en mal d’identité..ou lorsqu’ils ouvrent les yeux sur le pernicieux système américain importés par les doubles drapeaux qui se prétendent bien français eux alors que leurs seuls credo est de faire du fric et de casser toute les cultures et mode de vie qui ne s’y apparentes pas..
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Sur cette catégorie là , voir le film avec lorent deutch...
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Une partie de la culture de la rue vient des états-unis mais elle a été décliné à la Française. On ne danse pas Américain, on ne rap pas américain... On danse et rap le hip-hop, c’est tout à fait différent. Le Hip-Hop c’est universel, elle appartient pas à une nation en particulier. C’est une langue parlée partout et dans le monde entier.
Si l’on boit et mange américain, c’est parce qu’on a pas les moyens de manger français ou même Italien. Cependant il est vrai qu’on s’identifie à la misères des ghettos Américains.
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« si on mange ou on boit américain c’est parqu’on n’a pas les moyens de mangers français ou italien »
Argument sans valeur, car manger américain coute bien plus cher que d’aller faire une course pour se faire un repas « français »
Va falloir trouver d’autres excuses mon gros.
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t’as pas tort ! même un kebab coûte moins cher qu’un maxibestofbigmac !
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miaou
30 novembre 2006 14:50
En dehors des nombreuses et justes critiques sur le fond, je reprends la critique de Bill (critique sur la forme, mais qui a son importance) :
en effet, l’indigène, par définition, est une personne originaire du pays où il vit, c’est-à-dire qui n’y est pas immigré et suivant les pays un certain nombre de générations (reprise de la définition de wikipedia) ; en l’occurence, il s’agirait du « Français de souche ». Ainsi, toutes les personnes évoquant les « indigènes de la République » ou les « indijeunes » effectuent un véritable contresens.
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Cette inversion de sens est de mauvais augure : N’est-elle pas prémonitoire de l’état de la France dans quelques années ... et le pire c’est qu’elle est réalisée par un indignène(un vrai) lui-même. Le ver est dans fruit.
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Bon,
certains coms me chagrine mais c’est une tribune...
Sans être des colons on maintient une sorte de post colonialisme, et on créé des neo indigenes. Sans les clefs de la société, on reste sur la palier malgré la meilleure volonté du monde...(surtout quand on a pas la bonne couleur)
Meme avec les bons codes sociaux, rien n’y fait. Il ne s’agit pas de se plaindre(loin de moi cette idée) mais de faire prendre conscience que la vie est suffisamment difficile pour qu’on y ajoute...
Mon bon ami du 59, ne serais tu pas le premier à crier à l’infamie si tu étais soupçonné de mauvaise foi sans même qu’on te le dise ?
quoi qu’il se passe, quand on est un peu (ou tres) bronzé, on ne te dit rien, on sourit et on trouve une excuse.
Regarde les statistiques, ça ne ment pas.ça t’userait plus vite que moi.
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Absolument d’accord avec Farid :
la 1ère partie et surtout la 3ème sont très intéressantes. Cela fait un minimum de 2/3 en faveur de l’article. Sur le 1er point,on peut donner 10 sur 20 pour l’effort de constructivité et de bonne volonté contre le racisme non ?
Les votes « contre » proviennent surtout des racistes généralament lepénistes.
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@ farid et Toutatis
Precision : je me suis pas lepeniste (en tout cas pas encore).
Je trouve qu’en ce moment certains FRANCAIS (car seul l’avis des FRANCAIS m’interessent vu que les autres ne sont qu’invités) issus de l’immigration (ca n’est pas un mal) ont une forte tendance à se plaindre, à se poser en victime de la société, des blancs, des politques, des medias, des riches, des entreprises. Pourquoi ? je ne sais pas ! Surement parce que la vie c’est dur. Parce que s’integrer quand on a une autre couleur de peau c’est difficile au debut. Parce qu’il y a un rejet de certains aspects de leurs cultures, de leurs traditions et de leurs religions.
Je reprend (en grossissant le trait) les evenements qui nous y ont amenés :
- ah les malheureux jeunes qui se sont electrocutés en fuyant la police !
- ah les malheureux sans papiers (illegaux) ne peuvent plus squatter.
- ah les malheureux jeunes de banlieues harcelés par la police.
- ah les malheureux casseurs de voitures et d’ecoles. etc...pourtant certains arrivent à s’integrer, a se fondre dans la masse, a trouver du travail, a prosperer sans avoir besoin de se plaindre : portuguais, italiens, chinois, etc...
Les « indijeunes » sont protégés par la loi, sont dans des zones d’education prioritaires, de l’argent est debloqué pour les cités, les assos, la formation. On veut mettre en place de la discrimination positive, on cree des « forums » de banlieues...
Qu’est ce qu’il faut de plus ? J’aimerai des exemples concrets.
Une place dans la société, une reconnaissance, cela s’obtient par les actes, par le travail, la creativité, par l’implication dans la société. Ca n’est pas un cadeau qui s’obtient en revendicant a tout va « plus que les autres ».
Je prend un exemple (tiré d’un post mais je ne sais plus lequel) : un jeune (des banlieues) cherche du travail.
S’il en obtient un, il considere que c’est normal. Mais si on lui refuse c’est automatiquement « Va Ch... sale raciste, jt’e..... ».
Ca n’est pas vraiment une attitude positive, et ca n’aide pas à etre consideré.
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Les dispositions prisent par les gouvernements qui se sont succédés ne sont pas suffisantes. Il faut continuer d’aider nos Français démunis, organiser la mixité social, améliorer leurs conditions de vie, changer le visage de la France, les intégrer dans les emblèmes nationaux (Changer les paroles de la marseillaise ou modifier le drapeau français) C’est un processus qui prendra du temps mais il faut continuer à combattre les inégalités et toujours favoriser les conditions d’intégrations. Et surtout, toujours considérer des français comme des français, et pas comme des immigrés. Le meilleur moyen de se considérer Français c’est d’être considéré comme un français.
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Je suis absolument contre ce que vous avez mis entre parenthèse. Et pourquoi pas changer le nom du pays et l’appeller mixité ? Il y a des choses auxquels ils ne faut pas toucher, le drapeau et la marseillaise en font parti. Aux etrangés de les accepter et non de les faire changer.
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On est donc dans un processus de colonisation à rebourg : si on inversait les propos de Bayle et qu’on les appliquait à des colonisateurs de type européen, on aurait une déclaration hégémonique en vue de soumettre un peuple et sa culture sous la contrainte d’une autre. Juste retour des choses diront certains, mais il est normal qu’elle sucite, chez nos concitoyens, des réactions comme celles qui ont pu exister chez les anciens colonisés.
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le fait d’etre né en france en ne se sentant pas accepté n’est il pas un contresens en soit ? C’est l’utilisation d’un contresens qui explique une situation paradoxale non ?
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fouadraiden
30 novembre 2006 16:33
salut farid,
javais posté une reponse complete mais disparue.
mais en quoi selon toi le lieu de naisance devrait il assurer une garantie quelconque ?
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Gilles,
si on ne considère pas les raisons historiques des pays concernés, on ne comprend effectivement rien.
musulman ne rime pas avec systématiquement avec intolérance, c’est chaque religion qui a ses fanatiques...et à l’époque de l’inquisition ce n’était pas eux.
Le problème est qu’il faut voir que la décolonisation de l’algérie(car ce sont eux les musulmans de france, comme les turcs pr les allemands et les pakistanais pour les anglais), comme l’occupation(enfin la periode de colonisation) n’ont pas été un bonheur pour les « indigènes ». parqués dans les bidonvilles, mauvais traitements par la police etc... croyez vous que cela amène quelqu’un à l’intégration ? Surtout que la seule intégration proposée(meme aujourd’hui) n’est faite que pour seduire l’electorat beur... Si vous ajoutez la récession et la ghéttoisation...
D’une manière générale, il me semble que vous évoquez un désir de rejeter ses racines...considérez ca plutot comme une simple évolution, une adaptation à l’environnement, une migration en somme car la société matraque doucement qu’il faut devenir européen, pour rentrer en boite ou avoir du travail.
Je désire enfin ajouter que votre réponse me choque un peu. Fouad dit que votre raisonnement est bizarre, moi je dirais qu’il « craint ». Il est réducteur et ne tient en rien compte du passé de la France.
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excellent article !!! l’ironie juste et un poil facho(n’y voit rien de péjoratif, j’ai vraiment aimé)
un indigène bien trop français pour son époque.
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oups me suis trompé d’article. toutes mes excuses à l’auteur.
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je suis désolé que nombre de personnes ne trouvent pas « constructives » le fait que certaines personnes essaient d’expliquer aux autres ce que c’est que d’être étranger en France(entendre par là anciens colonisés et descendants d’indigène). ce que c’est que la vie d’étranger et le regard de la société majoritaire sur eux.
Nous sommes dans un pays démocratique. liberté EGALITE fraternité. cela semble évident...en droit, mais qu’en est il en réalité. Il est difficilement possible de comprendre ça à moins de le vivre de façon pratique.(et pour ça il faut ressembler à un arabe ou un noir...)
Alors je vous invite à regarder une émission sur canal ce soir(je fais pas de pub !!)
Le concept est simple :
des amis, blancs et noirs échangent leurs vies (maquillagez très soigné à l’appui). Les(amis) blancs pensent que les noirs sont paranos et se trompent sur le fait qu’ils sont jugés sur leur couleur. Les amis noirs(transformés à l’occasion en blancs) pensent que leurs amis blancs ne peuvent comprendre leur situation.
Ce sera une surprise pour l’ensemble des participants.
Plus que tous les discours, ceux qui recherchent la vérité et l’honnêteté intellectuelle regarderont. Les autres ne font que discuter pour avoir raison.
En espèrant sincèrement que ça permettra d’ouvrir les esprits à autre chose que sa propre vie.
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fouadraiden
30 novembre 2006 15:31
salut l’auteur,
les problèmes que vous tentez de soulever sont très interéssants.mais vous n’abordez pas,meme en deux lignes, les enjeux réels de cette affaire.
je pense ,comme vous ,qu’aujourd’hui le problème des discriminations de la part de la société majoritaire cible le graçon arabe et les noirs.
il faudrait un long développement pour rendre compte des raisons de la première cible et distinguer l’unique raison de la seconde.
les personnes qui sont victimes d’un racisme millénaire sont les seuls noirs. car un noir meme quand il adopte la culture religieuse du blanc, et tous les outils(prénoms,mariages,etc) qui vont avec, force est de constater leur exclusion.
pour le garçon arabe les raisons de son exclusion sont plus elaborées et théorisés par la société majoritaire,là où la discrimintion du noir n’est que pur racisme.
vous dites que la stigmatisation est liée à cette jeunesse ,c’est évidemment faux ,nos parents l’étaient déjà.cette impression indique l’origine de vos sources:la médiatisation du problème.
vous avez vu une chose d’assez juste .le piège aux allouettes que constituent les débats autour de l’islam ,debats qui n’ont d’autres intérets que d’attribuer aux garcons arabes un attribut supplémentaire ,celui de l’integriste en puissance.
l’islam n’intéresse pas la société majoriatire mais il lui permet de fonder en droit l’exclusion theoriques des arabes.
les noirs sont exclus en raison de leur couleur, les arabes en raison de leur idéologie supposée nuisible aux corps social.
d’ailleurs ,il suffit de voir le destin social des judéo rabe (juifs maghrébins) d’avec les arabo musulmans pour saisir les regles du jeu insaturée par la société majoritaire.
la france réussira t elle ?
évidemment non.elle n’a aucune raison de réussir là ou les sociétés anglo américianes ont échoué.
les mesurettes que vous evoquez avec les medias sont l’indice définitif de leur exclusion.
n’oublions pas qu’aujourd’hui le problème des minorités arabo musulmanes ( avec les turcs et quelques asiatiques musulmans) concerne toute l’europe occidentale et pas seulement la france.et que constate t on si on fait un tour rapide de cette europe ?
par exclusion il faut entendre l’indice de concentration d’une meme population dans des ecoles ghettos,l’absence dans les corps constitués de ces populations,bref, l’exclusion du pouvoir est la marque qui permet d’établir l’inclusion ou l’exclusion de quelques populations
en allemagne les turcs sont exclus. en hollande,qui s’est caché sous sa tolérance,exlut les marocains. en belgique ,les maghrébins sont exclus. en angleterre ,les pakistanais sont exclus.
la france ,comme tous les autres ,exclut ces gens pour les memes raisons qui l’ont poussé ,hier, à les coloniser. alors ,pourquoi ferait elle autrement chez elle ce que chez eux elle refusait de leur accorder : un partage équitable du pouvoir
malheureusement la société majoritaire a le droit de refuser untel ou untel meme si les raisons qu’elle invoque sont maladroites.
pour les maghrébins(arabo musulman) ,la vérité profonde de notre exclusion traduit une seule réalité qu’il ne faut jamais éluder.
ici nous ne sommes pas chez nous,et chez nous c’est tout pourri.
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La Taverne des poètes
30 novembre 2006 16:00
à fouadraiden :
Je vous réponds rapidement à l’occasion de ma pause :
Je ne prétendais pas tout évoquer dans un seul article. Et je ne suis pas un spécialiste de la question des discriminations. Les immigrés des années 60 étaient stigmatisés aussi, ainsi que vous le faites remarquer, mais la stigmatisation aujourd’hui est d’une forme différente. Il ne faut surtout pas céder au fatalisme mais au contraire lutter pour contrer les discriminations. La création de la HALDE et des testings est une chose efficace. Mais les esprits doivent aussi évoluer et c’est pourquoi j’ai souhaité résolument hier rédiger un article pour contrer certaines idéologies dangereuses (assez présentes sur ce site) par une approche qui se veut constructive. Evidemment le débat est ouvert sur les autres améliorations efficaces imaginables.
Les Français que je qualifie d’indijeunes sont chez eux en France. Et c’est là-dessus qu’il faut agir résolument pour que cette réalité soit plus perceptible par eux et par le corps social.
Précision utile : il s’agit ici des Français d’origine immigrée et déjà installés en France. D’autres questions (tout aussi délicates à aborder) comme celle des flux d’immigration, du codéveloppmeent, des aides aux étudiants étrangers, méritaient aussi d’être traitées. S’il y a un rédacteur que cela intéresse...
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fouadraiden
30 novembre 2006 16:31
à l’auteur,
oui ,personne n’est specialiste, et rassurez vous les spécialsites aussi ne nous garantissent pas grand chose.
mais je ne parlais que de deux lignes.il aurait été possible en une ligne d’évoquer la nature du probleme sans y consacrer un fastidieux développement.ceci dit ,je vous accorde l’aspect constructif de votre tentative.
mais croyez moi,je ne place plus le débat à son niveau moral. le probleme n’est ni le fatalsime ou le constructivisme.
je pense qu’il faut d’abord comprendre les regles du jeux,et je m’efforce à chaque intervention de les livrer, dans la mesure du possible.
sinon, vous avez raison de dire combien les problèmes mondiaux viennent se greffer sur notre discrimination de départ.
continuez à clamer que les arabes nés en france sont français devrait vous pousser à interroger ce mot d’ordre.que cache cette phrase ? pourquoi un occidental né en afrique ne le pousse t on pas à se considérer comme africain ?
pourquoi les arabes continuent ils a etre jetés des boites de nuit ?
les quelques racistes théoriques qui nous guettent n’expliquent en rien les phénomènes de discrimination qui sont d’abord la conséquence de la société majoritaire dans son ensemble.
c’est la société majoritaire qui refuse de voir ici ou là des noirs et des arabes,les partisans de lepen ou devillier ne sont rien dans l’expliquation.
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La Taverne des Poètes
30 novembre 2006 16:57
Sans doute ma maîtrise de ce sujet connaît des limites, car j’aime m’intéresser à différents domaines et cela me disperse un peu. Mais pour combler mes lacunes, on pourrait envisager de proposer un thème pour le wiki d’Agoravox où ceux qui ont d’autres informations et idées viendraient apporter leurs contributions. C’est en construisant que l’on combattra les préjugés. Tandis qu’on a l’impression sinon que des forces négatives s’affrontent en permanence de façon stérile. Et c’est dommage cette débauche inutile d’énergie de part et d’autre.
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fouadraiden
30 novembre 2006 17:18
à l’auteur,
je ne pense pas que les choses se comprennent en fonction de leur limite.
en fait ,je pense que la constructuon du problème relève à lui seul d’un défi. les cas concernant la discrimination sont le plus souvent mal construit.
je pense avoir compris que ce problème se jouait d’abord dans l’élaboration d’un concept qui renvoie à la notion de société majoritaire.
je vous invite donc à comprendre la société française(ou les autres du meme type) à partir cette notion de société majoritaire
j’ai compris cela ,non pas en lisant mille une sociologies,mais le jour ou j’ai vu les arabes agents de secirité,les arabes dans les memes écoles,les arabes rejetés devant les boites par d’autres arabes, les arabes absents quand on parle de leurs intérets(voir islam etc),etc.
ce jour là j’ai compris qu’il ne s’agissait pas de racisme(sauf avec les noirs), mais simplement que toute société se constitue à partir d’une conception majoritaire qu’elle se fait de ses intérets.
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A force de vouloir se marginaliser, après avoir pour une partie d’entre eux seulement avoir été discriminés, certains tombent dans la marginalisation de tout un groupe et s’excluent eux-même au lieu de chercher à s’intégrer. C’est dommage. L’immense majorité de ceux que vous définissez, et j’en fait partie, ne se sentent pas concernés par votre définition, elle-même discriminatoire, même s’ils rentrent dans la dite catégorie. Ils se battent, s’en sortent et s’intègrent malgré toutes les difficultés qu’ils rencontrent (dont les discriminations). Ils ont cessé depuis longtemps de geindre, de se plaindre (car les Gaulois subissent aussi des discriminations) ou de s’autoexclure.
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@Kalondji
Merci d’etre l’exemple parfait de ce que je disais plus haut ;
Ceux qui veulent s’integrer et s’en sortir le peuvent ! Mais c’est plus dur que de se plaindre.
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fouadraiden
30 novembre 2006 17:22
à kalundji,
personne ne se plaint,il faut juste mettre au jour les regles qu’une société instaure pour empecher quelques uns de jouer à la partie.
que cela gene ,je le concois.
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à Kalondji :
même si vous faites partie de ces jeunes, vous n’êtes pas forcément représentatif et vous ne pouvez prétendre parler au nom de ceux qui connaissent plus de difficultés que vous à s’en sortir ou qui subissent des dicriminations plus violentes.
Relisez les résultats des testings dans l’article !
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fouadraiden
30 novembre 2006 17:37
à toutasi,
oui, tant que l’on sortira la preuve de l’exemple il faudra redoubler de vigilance.
les exemples de réussite individuelle ne se comprennent que sur fond d’un echec plus nombreux et dont on veut cacher la masse.
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@ Toutatis
Justement les « testings », c’est un nouveau moyen pour dire « regarder on n’est pas comme vous, on nous aime pas ».
Et tu crois que ce genre d’attitude incite les gens mieux vous accepter ?
Les « blancs » aussi pourraient faire des testings : j’ai pas de boulot parce ce que :
- je suis trop jeune
- j’ai pas d’experience
- je suis trop vieux
- j’ai trop d’experience ou de diplome (ca existe aussi)
- je suis pas beau
- ou trop beau
- je n’ai pas de piston
- je suis une femme/un homme
- je suis blanc (discrimination positive)a ce rythme là, si chaque communauté ethnique/geographique/sociale fait son ptit testing, on n’a pas fini.
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Bravo Kalondji !
les exemples de ceux qui réussissent PROUVENT que les autres sont bien des branleurs comme ils se le disent eux-même entre eux.

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Bonne idée ce néologisme pour attirer l’attention sur l’article. (Bonne trouvaille en fait) Bonne idée de fond aussi à condition de ne pas lui appliquer ce mot d’indijeune.
Je vote pour !
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a toutatis moi aussi mais ca a disparu...lol La naissance donne une garantie en ce sens qu’on tente de faire avaler que bronzés ou pas on est égaux. Ce qui est faux, tu en conviendras. Ma pensée est basée sur le système juridique dont je voudrai qu’il soit mieux pris en compte par des personnes se disant républicaine.(égalité des droits)mon percepteur se fout de la couleur de mon argent, que le législateur fasse en sorte que ca reste vrai vu qu’il m’empeche de faire ma justice...(je reste succinct je file du boulot lol)
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seb,
c’est les elements objectifs de refus...sauf que si t’ajoute arbe et noir à tout ça, ça te fait un handicap supplémentaire... indigent indijeune indien etc... Un jour j’etais en costard cravate(et je sais m’habiller), un débat sur les émeutes se déroule gentiment dans mon bureau avec d’autre collègues et mon partenaire de bureau et l’un des invités dit : « c’est des jeunes comme toi qui méritent d’être aidés... » sauf que j’ai 31 ans, que je suis pas un jeune, j’espère être un peu cultivé et que j’ai rien d’une racaille... demonstration en direct. celui qui veut entendre entend, celui qui ne veut pas...
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je ne voudrais pas etre insultant mais cette proposition insolite me parait le comble de la stupidité. Chercher des vocables nouveaux pour designer une categorie de francais ou de residants en france est pour le moins d un gout douteux et denote en tout cas de cette propension qu’ont les journalistes ou ceux et celles qui se veulent tels, à vouloir toujours trouver du nouveau et du particulier. J’ai connu le temps où j’étais « un indigène » et je vous prie de croire que ça laisse une amertume qui ne s’efface pas facilement. Ainsi donc on a inventé le vocable « beur » que je trouve detestable et « beurette » encore plus detestable, on veut y ajouter « indijeune » pourquoi ? pour ajouter une etiquette de plus, pour designer une catégorie de gens , meme si les intentions paraissent louables de prime abord ! Arretez de diviser les gens en maghrebins, blacks ou francais de souche (encore une appellation detestable s’il en est. Nous sommes tous des citoyens, citoyens du monde, citoyens français, citoyens vivant en France, et si certains oublient parfois leur devoirs de citoyens, eh bien notre travail est de le leur rappeler, et de rappeler a ceux qui leur denient ces devoirs et ces droits que l’histoire ne se souvient pas des racistes et xenophobes fran çais ou autres mais des hommes de lumieres et d’ouverture.
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Le péripate
30 novembre 2006 20:40
Bourdieu aurai dit « D’ou parlez vous ? »
Quelque soit le vocable, son devenir est lié indissolublement à qui qualifie qui...
Le peripate.
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Article qui m’a paru indigent. J’en demande pardon à l’auteur.
Déja l’appellation de « jeunes » pour tous ces délinquants ou voyous bruleurs de femmes ou casseurs de tout poil, me semblait insultante. Insultante en particulier pour tous ces jeunes qui essaye de vivre sans s’en prendre à leur prochain.
Alors « Indijeunes »... Indi comme indigénes ? Mais les indigénes ici, ce sont les gaulois... Indi comme indigents ? Parce que la couleur de la peau rend automatiquement indigent ? Vous faites concurrence à LePen ?
Encore une fois je m’excuse, mais vos propos (et ce n’est pas la premiére fois) sentent leur racisme rentré, leur culpabilité judéo chrétienne non cicatrisée.
Vous avez une excuse : vous participez à un vaste mouvement, et vous parlez cette novlangue , mélange de dictons TF1 et proverbes POLITIS qui signe le conformisme d’aujourd’hui.
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Très bon commentaire Daniel. Le terme « indijeune » traduit très exactement le contraire de ce que l’article veut dire.
Mais j’apprécie pour ma part les efforts réels et conscients de l’auteur pour surmonter et tenter de neutraliser son « racisme rentré » : c’est louable.
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La Taverne des Poètes
1er décembre 2006 01:11
à Daniel,
Vous dies : « vos propos (et ce n’est pas la premiére fois) sentent leur racisme rentré, leur culpabilité judéo chrétienne non cicatrisée. »
Je ne suis raciste en aucune façon. Même pas « rentré » comme vous dites. Mais vous, vous êtes d’une imbécillité béante à proférer des accusations injurieuses et totalement infondées.
Vous êtes un lepéniste qui accuse les autres de l’être. Personne n’est dupe de votre petit jeu tordu. Et en tout cas certainement pas moi. Allez baver ailleurs votre haine des jeunes de banlieue.
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La Taverne des Poètes
1er décembre 2006 01:31
Je rectifie : vous n’êtes apparemment pas lepéniste. Mais votre attitude consistant à me ranger du côté des racistes et de m’accuser de faire comme Le Pen est indigne et insultante. Bref, elle ne vous honore pas et discrédite votre point de vue. Un peu de réflexion et une vraie lecture de mon article vous aideraient à mieux comprendre mon point de vue.
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LA / MEN / TA / BLES /...à gerber !
Je parle de certains commentaires, le topic étant ce qu’il est...
Lamentables.
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La Taverne des Poètes
1er décembre 2006 01:37
Je pense comme sociologue plus haut :
Le titre en forme de néologisme était sans doute raccoleur pour attirer les lecteurs sur un sujet qui mérite l’attention et une prise de conscience. Il aura au moins eu ce mérite. Mais le terme « Indijeunes » peut s’avérer, finalement, vexant pour certaines personnes qui ont déjà trop à souffrir de qualifications désobligeantes, stigmatisantes. Un terme générique neutre serait préférable.
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Article lenifiant pondu par quelqu’un dont les traits ressemblentfort à celui du bobo « à la masse » qui vit dans son monde et ne connait pas même le sens propre du mot indigène.
Quel conformisme

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La Taverne des Poètes
1er décembre 2006 09:51
A mescouyenski :
Alors je suis fier d’être bobo.
Si pour vous être bobo, c’est lutter contre les racismes dont sont victimes des Français, Si pour vous être bobo, c’est proposer des solutions débattables et constructives, Si pour vous être bobo, c’est reconnaître et encourager les efforts de la HALDE, de sanctionner les graves discriminations et actes de violences commis par des xénophobes, d’être pour la défense résolue des droits de l’Homme, Si pour vous être bobo, c’est de ne pas parler constamment comme vous le vous faites,
Alors je suis fier d’être bobo.
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Nan, un bobo c’est un type qui vit dans le XVIéme, choisie avec soin une école sans immigrés pour ses gosses, et traite de raciste le français moyen qui doit vivre avec 50% de voisins immigrés dans sont immeuble qui lui font le ramadan tout les soir pendant un mois jusqu’à 3 heure du matin !
Bref, Bobo=Tartufe
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La Taverne des Poètes
1er décembre 2006 11:48
Albator :
Je ne suis donc pas bobo puisque je vis dans un quartier poulaire, la ZUP. Et pour moi vous deviez être le type même du bobo par rapport à moi, si je raisonnais comme vous.
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« Je ne suis donc pas bobo puisque je vis dans un quartier poulaire, la ZUP. »
Avec 50% d’immigrés dans votre immeuble et autant dans l’école de vos enfants ? Allons donc ! Chez le bobo, populaire veut juste dire que c’est encore moins cher pour l’instant que le XVIéme, et qu’il est temps d’investire pour faire du profit en chassant le populo.
Si vous voulez vraiment être populo, sympa avec les immigrés, montrez l’exemple aux ignobles racistes, vous ouvrir à l’autre, tout ca, il y a de la place libre à la cité des 4000. Là bas, vous pourrez mettre en pratique vos jolies théories, en toute indépendance.
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« et dont l’origine immigrée ( »indigène« étranger) est extérieurement visible »
heu, indigéne, ca veut bien dire « de souche » (pour traduire en français moderne). Pour les immigrés, il faudrait plutôt un mot comme « les Xénomorphes », ou « les aliens », si l’on veut du latin (aucun raport avec les films du même nom dont le titre n’a pas été traduit).
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Gilles Louïse
1er décembre 2006 10:28
Mon texte ayant été supprimé (donc censuré), je vais essayer d’aborder autrement le problème.
Je précise que la censure ne me dérange pas, elle me permet au contraire de savoir ce que j’ai le droit de dire et sous quelle forme, sachant que ce qu’on ne peut pas dire aujourd’hui, on pourra le dire demain, il suffit de patienter un peu. J’espère simplement ne pas trop importuner les censeurs car il n’est pas dans mes habitudes de déranger quiconque.
On fait venir le quart-monde en masse pour créer une concurrence et imposer, par la menace perpétuelle du chômage, des salaires très bas à seule fin de maximiser les profits. Tout le monde voit bien qu’à l’heure où tous les profits augmentent de façon éhontée, la pauvreté s’accroît, il ne se passe plus une semaine, voire un jour, sans qu’on nous annonce un plan social ou des licenciements massifs dans nombre de domaines.
Le droit du sol fait que la progéniture de ce quart-monde est de nationalité française. L’octroi automatique de cette nationalité peut faire figure de générosité alors qu’en réalité, on spolie de cette façon la véritable identité des ces personnes. Elles ne sont finalement chez elles nulle part, ni ici puisqu’elles ne peuvent pas se ressentir comme françaises à part entière (sauf par la méthode coué) si « chez elles », si ça a du sens, puisque la plupart du temps, elles n’y sont jamais allées.
Mais ce quart-monde reste un quart-monde : éducation zéro (alors que c’est la base de tout, mais comme elle ne rapporte rien, les profiteurs n’en ont que faire) et donc intégration zéro (ou presque) et donc aussi avenir zéro (no future).
Le vrai problème, c’est plus l’égoïsme des affairistes qui mélangent les populations pour les exploiter à outrance sans s’occuper ni de leur éducation ni de leur souffrance ni des perturbations sociales possibles.
La situation est donc explosive puisqu’une des seules réponses adéquates de ces inadaptés est de se constituer en force jusqu’à son expression violente, le mot de « guerre civile » est d’ailleurs de plus en plus prononcé par les hommes politiques et par la population. Est-ce un fantasme ou une prémonition ?
Je répète qu’il n’y a pas de solution dans un monde capitalistique puisque l’éducation des masses ignorantes ne rapporte rien. Et ce qui ne rapporte rien n’intéresse pas ces Messieurs.
Je ne crois pas qu’il soit utile de nommer ces jeunes (encore que comme l’exprime l’auteur de l’article, cette tentative a eu le mérite de créer cette conversation), la seule chose qui soit véritablement utile, c’est de les éduquer. Mais encore une fois, ça ne rapporte rien et donc ça ne se fera pas.
Gilles
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Je m’insurge contre le 2eme post qui declare en substance "J’allais le dire ! Les RG ont bien montré que la plupart des émeutiers de 2005 étaient d’origine des pays d’Afrique noire.
Les maghrébins sont mieux intégrés en France, semble-t-il."
Les émeutes sont des revoltes sociales contre le système et pour se revolter encore faut ’il connaitre le système et donc etre integrer . Le problème de ces jeunes est plutot qu’ils ont mal integré .. j’en discutais d’ailleurs à Lyonavec un militant de EMF ..
En aucun cas la participation aux emeutes ne montre l’integration de telle ou telle français d’origine X ou Y
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@ l’auteur
Vous m’excuserez de ne pas vous remercier de m’avoir traité d’imbecile.
Mais je maintiens mon propos : vos déclarations suintent le racisme par tous les pores.
Pour comparer avec LePen, dont vous aimez tant parler, lui il n’aime pas les étrangers qui veulent changer son mode de vie ,et c’est pour cela qu’il veut les exclure ; vous vous n’aimez pas les Français qui ne veulent pas changer de mode de vie, ou qui veulent bien changer mais à leur rythme, et vous voulez les exclure (en commençant par les traiter de racistes, d’ailleurs).
Vous vous apesantissez sur le sort des « jeunes » de banlieue en « entrevoyant » et idéalisant qu’une sorte de jeune que vous baptisez (improprement) « indijeunes ».
Mais notre pays ce sont tous les « jeunes » : vous oubliez que les fameuses cités sont habités aussi par les « de souche » , et que si dans certains endroits ils en ont été « exclus » (au passage je vous signale qu’un HLM pourri vaudra toujours mieux qu’une tente , et que ce ne sont pas des « indijeunes » qu’on trouve dans ces tentes) ils partagent néanmoins les mêmes soucis et les mêmes galéres.
Vous n’êtes peut être pas au courant mais nous sommes le pays qui accueillons le plus d’immigrés en Europe, qui comptons le plus de « nationaux » de fraiche date (on parlait de 150000 naturalisations déja pour cette année) .
Dans ce pays 1 mariage sur 4 est « mixte » (français/étranger)et à 90 % il concerne une Française et un étranger. Interrogez vous d’ailleurs sur ce déséquilibre qui est peut être une des causes (et non une conséquence)de l’importance relative du vote LePen chez les hommes.
Tout ça pour dire que nous sommes un pays déja mélangé et que les exhortations et ratiocinations sur le racisme des français, les fantasmes sur de supposées discriminations raciales , sont non seulement stupides mais, c’est le moins qu’on puisse dire , mais plus encore contre productives.
Alors inventer comme vous le faites de nouvelles catégories , de nouveaux gabarits , etc... cela me semble , comment dire ? nauséabond...Et pour parler comme les imbéciles du 20h « nous raméne aux heures les plus sombres de notre histoire ».
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La proposition « iconoclaste » avancée par Marcel d’un contrôle syndical sur le recrutement ouvre une réflexion qui me semble devoir être poursuivie et approfondie. Plusieurs pistes possibles : Le syndicat est aujourd’hui, dans l’entreprise, la seule structure existante et permanente offrant aux salariés un cadre organisé possible pour opérer un tel contrôle. Néanmoins, nous savons aussi que c’est une structure qui est numériquement restreinte. Pas seulement dans la présente période de sous-syndicalisation, mais même dans ses périodes les plus fastes il n’organise que très rarement la grande majorité des salariés. Ne peut-on envisager que, dans un contexte de mobilisation exceptionnelle, ce contrôle soit appliqué par des structures plus larges, nées de la mobilisation (comité de lutte, de grève, etc.) ? Autre piste de réflexion : Une extension d’un contrôle sur l’embauche à d’autres aspects de la vie de l’entreprise. (Par exemple, la question de l’emploi pose naturellement celle de la formation, donc - toujours dans le cadre d’un contrôle opéré par les salariés - de programmes spécifiques de formation professionnelle à destination des jeunes les plus défavorisés et discriminés.) Une dernière piste pour conclure : Une extension de ce contrôle - d’une entreprise à une branche d’activité et même à l’ensemble des entreprises du pays. Evidemment nous serions alors dans une dynamique de transformation en profondeur de la société ! Mouvement pour l’égalité (MPE)
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Zerth
2 décembre 2006 18:49
Un mot sur le mot indigène...
=étranger ? Sûrement pas, si vous aviez pris la peine d’ouvrir un dictionnaire, vous auriez appris que indigène signifie une personne issue d’origine du pays ! par opposition justement à immigré. Le synonyme de indigène étant autochtone.
Forcément je comprends le mot indigène a tellement été détourné de son sens premier...Mais justement quand les colonisteurs parlaient d’indigènes ils parlaient de la population locale.
Et ceux qui sont nés en France sont bien tous des indigènes de France.
La déclinaison la plus péjorative du mot a été le mot aborigène, mot utilisé pour désigner la population d’Australie. Or le mot aborigène signifie littéralement « sans origine », il n’y a pas pire insulte que désigner un individu par l’affirmation qu’il serait sans origine. Malheureusement l’adjectif a subsisté.
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Encore une nouvelle classification pour créer une nouvelle communauté discriminatoire ? et les Beurs ? ce n’est plus tendance ?
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Ma petite Aurélie, au lit, il se fait tard, t’es en surchauffe, il faut que tu te reposes un peu !
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Pas le temps de lire tout les commentaires, peut être que ce que je vais dire l’a déjà été et je l’espère d’un certain côté.
Je ne vois pas dutout ce que peut apporter votre « indijeunes », plutôt que chercher à inventer des mots pour lutter contre les préjugés, ne faudrait t-il pas mieux se concentrer sur l’éradication de ceux-ci par l’information et la sensiblisation des personnes ?
Enfin, quand bien même la création de nouveaux termes aurait une quelconue utilité, l’utilisation du votre est tout de même risquée.
Vous parlez beaucoup de préjugés, mais le mot indigène est connoté plutôt péjorativement. Ne craignez vous pas d’alimenter les-dits préjugés en utilisant des mots comme ceux-ci ? En effet pour moi, qui dit indigène dit « étranger », « lointain », « différent », « peu compréhensible », « peu compréhensif » et « peu évolué ». Comment voulez-vous favoriser l’intégration d’une personne quand vous l’affublez d’un pareil nom ? Car le problème est bien celui de l’intégration et non de la dénomination.
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« =étranger ? Sûrement pas, si vous aviez pris la peine d’ouvrir un dictionnaire, vous auriez appris que indigène signifie une personne issue d’origine du pays ! par opposition justement à immigré. Le synonyme de indigène étant autochtone. »
Même si ce que vous dites est vrai il y a souvent une différence entre le sens d’un mot dans le dictionnaire et le sens qu’il a dans la langue parlée. Le dictionnaire à beau dire que indigène veut dire autochtone le mot indigène veut dire aujourd’hui « étranger » pour la plupart des gens et c’est ça qui importe.
Vous n’avez qu’à acheter un dictionnaire à chaque français sinon. Peut être que la connation du mot disparaîtra.

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Je suis issue de l’immigration (père artilleur sénégalais) qui a pris une revanche sur l’ETAT français en 1970, lorsqu’il a vu une partie de ses congénères assassinés par l’ETAT après la guerre 39-45.
Conséquence, nous avons tous étaient placés sous la tutelle de l’état (5 placements et les autres abandonnés dans les rues marseillaises et parisiennes). Pour que vous compreniez, j’ai précédemment re-situer le contexte historique, social, économique de l’époque.
Aujourd’hui, je pose la question ? La situation actuelle, est-elle le résultat du déni de l’état face à certaine responsabilité du passé ? je vais essayer de l’étayer le mieux possible.
Les jeunes des quartiers sensibles, ne sont il pas la conséquence de parents, grands-parents, arrière-grands parents qui ont vécu certaines injustices sociales sans se rebeller, mais en les transmettant à leurs enfants. Je pense que certains sont devenus démissionnaires, dès lors qu’il n’avaient aucune reconnaissance à l’époque. En ajoutant aussi le traumatisme de l’immigration vers un pays (la France en l’occurence, mais cela s’applique à tous les pays). Nous avons actuellement dans notre pays une partie de la jeunesse que je qualifierais de « jeunesse perdue ».
Arrêtons de stigmatiser les jeunes immigrés ou non.Heu- reusement, je reste persuder que 80% des jeunes issues de celle-ci sont intégrer et sont dubitatifs face au débat de l’immigration.
Qui mieux que les politiciens qui ont accés aux archives et à la mémoire de l’état(mémoire collective), qui ont de grands analystes (sociologues, économistes...), qui mieux que cette état trouvera la solution pour résorber la violence, la stigmatisation des minorités.
Un pas a était fait, la reconnaissance des hommes et des femmes issu de l’imigration ayant combattu pour la France.
Continuons, j’espère avant tout, à une révolution spirituelle ayant des conséquence sur le point économique , sociale, politique,...
Une femme se présentant à une présidence, en ayant autant de suffrage est déjâ une mini révolution, d’autres l’on déjâ essayé sans succés, nous n’étions certainement pas prêt ?!
Aujourd’hui débattons,mais surtous agissons, pour éviter de constater qu’une partie de la jeunesse perdue perdure encore dans un futur proche.
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Bonsoir Tilda,
- Vous dites : « Un pas a été fait, la reconnaissance des hommes et des femmes issus de l’immigration ayant combattu pour la France. » Oui, un pas enfin dans la bonne direction ! Objectivement ! (je veux dire hors de toutes considérations d’esprit national de repentance et de polémiques de ce genre) Mon article avait aussi pour but de montrer qu’un pas aussi était accompli avec le rôle de la HALDE et l’institution des « testings ». Et ça, c’est positif ! mais puisque la prise de conscience française a pris du retard, il faut aujourd’hui poursuivre les efforts avec plus de détermination et de moyens...
- Je partage votre profession de foi -je vous cite- : « Continuons, j’espère avant tout, à une révolution spirituelle ayant des conséquence sur le point économique , sociale, politique. Aujourd’hui débattons,mais surtous agissons, pour éviter de constater qu’une partie de la jeunesse perdue perdure encore dans un futur proche. »
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J’ai lu attentivement tout les commentaires, et la seule que cela m’inspire est que la France est dans une impasse !
Les jeunes sont victimes de discrimination, mais bien sur c’était prévisible il y a déjà 30 ans, mais comme gouverner c’est prévoir nos dirrigeants n’ont rien prévu !
On n’acceuille pas une tel quantité d’immigrés quand on n’a pas les moyens de l’assumer en terme d’éducation et d’emplois. Dans ces conditions on ne fait que renforcer les tensions entre les communautés.
Et pourtant, ceux qui ont créé tout ce bordel, ce sont les même qui prétendent défendre aujourd’hui les immigrés, alors qu’ils les ont précipité dans l’impasse. Veut dire par là tout les bobs gauchiste, la gauche caviar, tout ceux qui ont instrumentalisé l’immigration à des fins electorales et qui ont stygmatisé leurs oposants en les traitant de racistes lorsque quelqu’un avait le malheure de s’intérroger sur la condition des étrangers sur le térritoire. De fait plus aucun politicien n’a osé s’attaquer au problème laissant la situation pourrir, ainsi maintenant nous sommes assis sur une véritable bombe à retardement.
Il y a beaucoup de jeunes immigrés diplômés qui ne trouvent pas de travail !!!! Je me marre, qui pendant 20 ans ont bloqué toutes les réformes de l’enseignement ?????
Qui pendant plus de 20 ans sont responsables de toutes les grèves de l’éducation nationale ?
Qui les ont suivi ??
Maintenant sorti de l’école vous pleuré !
Qui a déclenché la crise du CPE, à part des fonctionnaires, des étudiants encore chez papa et maman, mais qui se mèlent de la société privé, alors qu’ils vivent de l’emploi protégé !
Vous avez pas voulu du CPE alors restez chez vous et fermé là, ou bien passez des concours et devenez fonctionaires, on en a pas encore assez !
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Petie-fils d’immigrés italiens, j’ai me suis toujours efforcé d’inculquer à ma fille des valeurs de tolérance et de respect d’autrui, en particulier des étrangers. Je me souviens de lui avoir parlé, à de multiples reprises, lorsqu’elle était enfant, de la tuerie d’Aigues Mortes, de ces trois jours d’août 1893 durant lesquels la population locale, prise de passions et de violences xénophobes, avait chassé de l’Italien, tué huit hommes et en avait blessé plus de cent à coups de pierre.
Eh oui, déjà les Français éprouvaient quelques difficultés à accueillir sur leur sol des « estrangers ».
Différence notable, par rapport à aujourd’hui, les vagues successives d’immigration étaient constituées, jusque dans les années 60, de ressortissants d’origine latine et en tout cas chrétienne (polonais, italiens, portuguais, espagnols). Et dans leur immense majorité, ils furent honorés et fiers d’avoir pu, un jour, acquérir la nationalité française.
Les statistiques, c’est bien, cher Monsieur. Mais il convient aussi de regarder la réalité en face. Pourquoi l’immigration en France réussit mal aujourd’hui ?
Principalement pour les raisons suivantes :
- différences morphologiques
- différences de culture
- différences de religion
- refus affirmé et revendiqué de nombre d’ « indijeunes » de s’intégrer à la société Française. (et je ne parle même pas d’assimilation).
- violence répétées de la part d’une frange minoritaire de cette population censée, plus que toute autre, se comporter honnètement.Pire, si j’en crois les nombreux écrits publiés sur le sujet, l’indijeune, pourtant le plus souvent né sur notre territoire, méprise notre pays, voire même est coupable de racisme anti-français. Une chose est en tout cas certaine, c’est que l’indijeune est violent et irrespecteux.
Le drame, dans cette affaire, c’est qu’une grande majorité de jeunes issus de l’immigration, comme moi, en font les frais et se retrouvent confrontés, dans la vie de tous jours, et surtout lorsqu’ils sont à la recherche d’un travail, à de multiples difficultés. Et pourquoi ? Parce qu’ils sont arabes ou noirs et que ça se voit. Et cela, c’est insupportable !
Ma fille, dont je parlais plus haut, s’est un jour éprise d’un jeune maghrébin, preuve que mon discours de tolérance avait porté ses fruits. J’ai accueilli ce jeune homme à bras ouvert jusqu’à ce que ma fille le quitte brusquement. Et savez-vous pourquoi ? Parce il lui a asséné, méchamment, que jamais, si un jour ils avaient une enfant, il n’accepterait que celle-ci se mette en maillot sur une plage publique. Il s’agissait pourtant d’un jeune né sur notre sol...
Puis le 11 septembre 2001, deux avions percutèrent les tours jumelles du Word Trade Center ...
Vous ne pouvez pas imaginer, depuis ces deux évènements, combien j’ai de mal à faire comprendre à ma fille que les indijeunes ont toujours droit de cité dans notre beau pays qu’est la France !
Comme je le disais, je suis petit-fils de pauvres immigrés italiens, issu d’une famille très modeste, et aujourd’hui totalement assimilé à la société française.
Directeur administratif dans une collectivité territoriale, je suis fier d’être Français et j’aime mon pays. je me suis « construit » patiemment dans le respect de nos valeurs républicaines d’ordre, de liberté, d’égalité et de fraternité.
Voilà pourquoi les discours moralisateurs d’aujourd’hui, un peu faciles, qui tendent à vouloir à tout prix nous culpabiliser, m’insupportent de plus en plus.
Au diable le droit de vote aux étrangers que Tarek Ramadan appelle de ses voeux en réponse aux évènements qui ont secoué nos banlieues à l’automne 2005. Le droit de vote, cela se mérite !
Au diable la discrimination positive qui remet en cause le sacro-saint principe de l’égalité.
Que vos « indijeunes » soient davantage respecteux de l’Etat, de nos valeurs et de l’ordre public, qu’ils soient courageux, et vous verrez que dans quelques années,l’intégration que nous appelons tous ne nos voeux ne sera plus dans l’impasse.
A défaut, je crains fort que nous allions tout droit vers une tragédie similaire à celle d’Aigues Mortes.
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Bonsoir monsieur et merci de votre témoignage qui est intéressant.
Vous qui avez inculqué à votre fille les valeurs de tolérance et de respect d’autrui, vous constatez comme moi l’importance de l’éducation parentale dans l’évolution des choses.
Cette éducation hélas s’amoindrit pour diverses raisons : les idées de 1968, le chômage qui enlève aux pères qui le subissent de leur autorité, le nombre croissant de femmes seules élevant leurs enfants, etc.
L’éducation dont votre fille a bénéficié auprès de vous lui sera une aide précieuse tout au long de sa vie. Hélas ! Beaucoup d’enfants n’ont pas eu de tels pères et repères. Ni de limites suffisantes.
Donc ça c’est un problème mais ici que disait mon article ?
1 - Il faut réduire les discriminations faites envers certaines catégories (j’ai cité un exmple, celui des Maghrébins, mais les commentateurs ont bien fait remarqué qu’il y en a d’autres), et pour cela intégrer ces catégories dans une seule catégorie non discriminante (ou moins discriminante) qui apporte par un socle commun, l’égalité républicaine et un éventail d’aides diverses et adaptées ainsi que des garanties réelles de droits, à tous ceux que la France regarde de travers alors qu’ils sont Français !
2 - « Les statistiques, dites-vous, c’est bien mais il convient aussi de regarder la réalité ... » Les résultats d’enquêtes de discriminations données dans l’article regardent justement en face la réalité. Et c’est cela qui est très nouveau en France. Avant, il n’y avait pas de « testing ». Il n’y avait pas la HALDE avec ses pouvoirs importants.
Evidemment, cela intervient assez tard et aurait dû être engagé plus tôt. C’est ce que je pense et c’est pourquoi je propose de ne pas se déclarer satisfaits de cela et d’aller plus loin.
Vous dites : « Voilà pourquoi les discours moralisateurs d’aujourd’hui, un peu faciles, qui tendent à vouloir à tout prix nous culpabiliser, m’insupportent de plus en plus. » Je suis d’accord avec vous. Il faut agir sur la réalité plutôt que d’employer la morale à des fins souvent électorales.
Les armes clés, pour me résumer sont :
- l’éducation (parents et école),
- le respect réciproque entre d’une part les pouvoirs publics, le monde économique, les propriétaires etc, et d’autre part les « indijeunes ».
- l’aide selon un principe d’égalité républicaine renforcée spécialement envers les « indjeunes » (terme que je reconnais impropre et qui avait pour but d’attirer l’attention sur les dscriminations) Bien sûr il y aura toujours des « indijeunes » qui refuseront toute aide et pour ceux-là que vous dire ? Ils assumeront...Mais je suis convaincu que l’on peut réellement améliorer les choses pour la plupart et que l’espoir est encore possible si les moyens sont mis.
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« le respect réciproque entre d’une part les pouvoirs publics, le monde économique, les propriétaires etc, et d’autre part les »indijeunes« . »
On verra ca le jour ou les « indijeunes » respecterons les pouvoirs publics, le monde économique, les propriétaires ....
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Une autre vision du sujet... un peu moins... comment dire... un peu moins gnangnan !
L’ODYSSEE D’UNE ESPECE
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=14529
(bien que j’aime la Bretagne, ses habitants, et même ses poêtes, qu’on se le dise, du côté de Quimper !)
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"1 - La stigmatisation du groupe social des « jeunes Maghrébins »
L’émergence médiatique et politique de la figure du « jeune d’origine immigrée » montre qu’il y a durcissement de ce stéréotype et par conséquent montée des ségrégations, celles-ci apparaissant dès l’école. La stigmatisation des « Maghrébins » particulièrement ceux de la « seconde génération » est partiellement due à l’histoire de ce courant migratoire. Leur forte « visibilité sociale » attire l’attention des médias qui prospèrent aujourd’hui grâce au thème de la « violence dans les banlieues » après avoir exploité le filon de « l’affaire du foulard islamique »."
Plutot qu’une longue et pénible argumentation face à ce tissu de bienpensance :
Moralité, la discrimination ne fonctionne pas à sens unique.
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Ce que je trouve interessant est le sentiment que la France est plus raciste que les autres. L’immigration devient un probleme dans n’importe quelle societe a partir du moment ou un certain quota est atteint. Prenez 2 millions de Mexicains, mettez les en Algerie, je peux vous assurer qu’il y aura de la discrimination et qu’ils vont vivre en communautes. Prenez les immigres Phillipins qui sont traites comme des esclaves en Arabie Saoudite et qui peuvent etre condamne a mort sans proces si leur « maitre » le decide.
C’est beau de penser que nous pouvons tous vivre ensemble mais en realite nous sommes tous intolerants, l’idiotie n’a pas de couleur de la peau. Nous ne changerons pas la mentalite de certaines personnes en nous plaignant, c’est malheureusement a celui qui est discrimine de faire plus d’effort pour montrer qu’il est comme les autres. La vie n’est pas juste, rien de nouveau ; Coluche avait raison si tu es petit, moche et noir ca sera plus dur mais ce n’est pas impossible pour celui qui le veut.
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Bonjour, suite a votre article, je réagis car ce que vous dites c’est faux, personnellemene j’ai vecu dans un quartier chaud a Besançon et j’ai vu des choses pas croyable, je pense qu’il faut avoir vecu dans cette situation pour en parler. Vous dites qu’ils ne trouvent pas de travail, c’est nouveau a savoir monsieur que quand les anpe leur fait une proposition ils ne ce présentent même pas chez l’employeur, c’est clair il n’auront jamais de travail dans ces conditions, de plus si ces jeunes qu’on soutien tant, allait au boulot ils seraient trops fatigué pour leurs délinquances qu’ils adorent. Ma mére qui et pacifique c’est fait agressé plusieurs fois par le même algérien qu’elle connait puisqu’il habite dans sa cage, il a 13 ans, a plusieurs reprise ma mère a contacter la police de planoise, et ces policiers ont dit a ma mère je cite si on enregistre votre plainte madame c’est vous qui serez accuser de raciste, il ont trop d’associations qui les protegent, de plus s’y ils vont au boulot, comment il vont faire pour tenir le choc afin de pouvoir continuer leurs tournantes, leurs vols, leurs agressions verbales comme nique ta mére, etc.........,. Vous comprendrez Monsieur que nous même nous avons été dans l’obligation de nous émmigré a la campagne, mais bon maintenant ils touchent nos campagnes, pour preuve ma voiture a été incendié plainte a été déposé, mais sans suite bien sur, chercher l’erreur, donc je le redit avant de juger, il faut avoir vécu dans un quartier chaud, comme moi, j’ai des amis tunisien eux même ne comprennent pas leurs comportement, j’ia un copain algérien qui et en Australie depuis 30 ans, lui même me dit qu’il a honte de ces compatriotes, pourquoi tant de controle de papier, reflechissez, vous voyez non, vous avez mon email contactez moi et je vous le dirai, sans rancune a bientôt ps je ne suis pas raciste bien au contraire j’ai beaucoups d’amis etranger qui ont sus s’integrés
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c’est là ou le bat blesse... c’est qui « ils » ?
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