Commentaire de Imhotep
sur Clearstream : Point De Vue Du Spectateur
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Ce qui m’amuse, c’est que ceux, innombrables, qui saluaient, jeudi, l’indépendance de la justice, sont quasiment les mêmes, qui, le lendemain, émettent des doutes quant à celle du procureur de la République de Paris qui, pourtant, n’a pas suivi le soit-disant appel du pied (selon, donc, Cayrol) du chef de l’Etat. Etonnant, non ?
Erreur d’analyse : Les juges qui ont statué pour Villepin n’ont pas du tout le même rapport que le Parquet avec le pouvoir. Enorme différence.
Ensuite un élément à côté duquel vous passez : le parquet savait à l’avance les différentes solutions : condamnation ou relaxe. Il est donc préparé et en cas de relaxe son appel, comme c’est le cas dans la majeure partie des appels - tout comme l’ont fait les avocats - il est immédiat après l’énoncé du procès. Et ce n’est pas un détail. Dans la minute il y a appel. On peut supposer qu’en cas d’énoncé mitigé non prévu il y ait un délai de réflexion. Ici la relaxe (c’est un absolu) l’appel devrait être immédiat et non après une journée de réflexion.
2é élément : Marin avait dans un premier temps considéré que Villepin ne devait pas être poursuivi et a changé d’avis après une réunion à l’Elysée
3é élément : Marin a inventé un délit de complicité d’inaction qui n’existe pas. Ce délit n’existant pas, Marin aurait dû ne pas faire appel car le délit inventé (il aurait essayé, pour faire plaisir à Sarkozy) a été retoqué, recommencer est poursuivre dans les errements judiciaires et faire mal à sa fonction pour avoir inventé un délit hors droit.
Les bases de cet article sont fausses. Jouer à l’iconoclaste, pourquoi pas, mais encore faut-il que le raisonnement n’ignore pas des éléments fondamentaux.
