Commentaire de JL
sur Improvisation au sommet
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Pour Marx, il existe deux grands goupes impliqués dans le processus économique : les capitalistes et les prolétaires.
Cela n’a pas été contredit par les économistes capitalistes qui ont adopté la comptabilité qui fait de l’entreprise, la possession du capital, et qui voit dans les salaires une charge au même titre que les dépenses de quelques natures qu’elles soient.
Mais si les salarés s’appropriaient l’entreprise - comme le suggère JPL ci-dessus qui n’a apparemment pas lu l’article -, pourquoi ceux-ci ne mettraient-ils pas les intérêts qui reviennent au Capital au rang de charges, ou bien encore le bénéfice qui va à l’entrepreneur ?
Mais si c’était le cas, la notion même de frais de production ne se justifierait plus !
On le voit, la bonne manière d’appréhender les choses est de considérer que la plus value doit être partagée entre les différents acteurs, dans un jeu à somme nulle, et sans qu’aucun d’entre eux ne considère l’autre comme une charge dont il copnvient de se débarrasser : le capitalisme se débarassant du travailleur trop coûteux, le communisme se débarrassant du capitaliste trop rapace.
Revenons à la proposition de JPL : une telle proposition reviendrait à dire qu’il existe des investisseurs qui travaillent, et d’autres qui ne travaillent pas. Or leurs intérêts sont, on l’a vu, antagonistes. Au bout du compte, ceux qui ne travaillent pas ont la part belle, puisque ceux qui travaillent deviennent schizophènes : quelle serait la part du travail et quelle serait la part de la rente ? Les primes d’intéressements n’ont pas d’autre but que celui de semer le trouble dans les classes laborieuses.
