Commentaire de herbe
sur Oslo Acte 1
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Lecture utile je pense :
http://hyperbate.fr/dernier/?p=17021
Pour ceux qui ont peu de temps je vous livre en extrait juste la conclusion :
"La tentation du repli nationaliste, qui s’appuie sur le fantasme de l’Arcadie profite surtout à ceux qui vendent des armes, des guerres, qui gagnent de l’argent avec les frontières, les églises et les taux de change, c’est à dire à une infime partie des habitants de la planète. De son côté, la mondialisation n’est ni un bien ni un mal, elle est un fait : il ne faut que quelques heures pour se rendre n’importe où dans le monde, il ne faut que quelques millisecondes pour entrer virtuellement en contact avec quelqu’un qui se situe à vingt mille kilomètres, et en y réfléchissant un peu, nous voyons bien que parmi nos amis ou parmi les membres de nos familles se trouvent des gens qui viennent de loin, et cela sera toujours plus vrai.
Le monde est « fini », son exploration est terminée, on n’y découvrira pas de nouvelles terres, on ne peut rien faire d’autre qu’y vivre ensemble.
Ce « vivre ensemble » devrait même interpeller les affreux — les Rupert Murdoch, les marchands de canons, les voleurs de matières premières, etc. — car depuis que la république populaire de Chine est entrée dans l’économie de marché, les perspectives d’extension du système capitaliste sont à peu près bouchées.
Or le système capitaliste n’est plus ou moins sain que lorsqu’il peut progresser économiquement, assouvir son constant besoin de « croissance ». Les conditions actuelles ne sont plus celles-ci, nous n’avons pas besoin de croissance de la productivité, parce que la production a atteint un niveau qui n’est plus soutenable : on produit de plus en plus d’objets (dont la durée de vie doit être constamment raccourcie, c’est le principe de l’obsolescence programmée), on consomme de plus en plus d’énergie, mais pour pouvoir le faire il faut abaisser le coût de la main d’œuvre et la valeur du travailleur, et donc créer du chômage, et pour écouler la production auprès de ceux qui sont appauvris, baisser le prix des objets, favoriser l’avidité ou le sentiment que consommer — consumer — c’est vivre, etc.
Il me semble que cette manière de voir les choses ne peut aboutir à rien de bon.
Aujourd’hui, comme on dit, on envoie des hommes sur la lune, on
transplante des organes, on guérit des maladies autrefois mortelles, on
connaît et on maîtrise de mieux en mieux le fonctionnement de la nature,
bref, l’humanité a plus que jamais les moyens de partager non pas
l’argent, qui ne devrait plus servir à rien depuis longtemps, mais la
prospérité matérielle et le goût de faire et d’apprendre6.
Les vieilles méthodes — l’exploitation et la guerre — semblent plus sures et plus immédiatement rémunératrices à ceux qui nous les imposent que le projet d’une planète pacifiée et prospère. Je finis un peu dans le slogan, mais ça me semble important : devons-nous nous laisser faire ? Devons-nous nous entre-tuer pour que ceux qui nous guident vivent leurs vies misérables — car elles le sont — sur des yachts ou dans des palais ?«
Voilà et toujours l’obsédante question : »Dans quel monde voulons nous vivre ?«
Au fait il en est où le Projet de civilisation ?
Ici sur Agoravox on en a plusieurs pistes en élaboration :
Nouvelle société de PJCA
Projet Venus
et j’en oublie
Dans les milieux intellectuels aussi : Jorion, Chouard, Morin, Glissant ... et j’en oublie ...
Alors »An nou ay" !
