Commentaire de velosolex
sur Dette et générations : ce sordide « générationisme » ultra-libéraliste


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velosolex velosolex 14 septembre 2011 16:10

Décidément, les bas du front n’ont pas d’âge.
Des réactions qu frisent une puberté mal maitrisée, et des notions d’histoire qui viennent droit de la guerre des boutons.
Voilà que la génération 68 en prend plein la gueule. Qu’est ce ce truc ? Un raccourci de la pensée, une volonté de trouver des boucs émissaires. ?
Ben non, une réaction moutonnière habituelle, tout simplement.

Sarko n’en a jamais finit de s’en prendre à cette esprit 68, responsable selon lui de tous les ennuis de la France.
En fait, il avait simplement repris le message de Pétain, en 40, qui s’en était pris à cette France paresseuse, démobilisée, responsable selon lui de la défaite, qui avait voulu faire la fête pendant le front populaire, oubliant le travail, ses vertus, le sacrifice, ect......
Révisionniste historique, manipulation outrancière, falsification et inversement
. Ca ne fait rien, le discours avait pris, et la France repentante avait courbé la tête, ayant envie de se faire botter les fesses, tellement paumée qu’elle s’en était remise à ce vieil escroc qui leur avait trouvé un bouc émissaire en pâture : L’égoïsme d’une génération et son esprit de jouissance.

Du front populaire à ceux de 68, voilà les mêmes ficelles utilisées : Hier le front populaire, les congés payés, aujourd’hui les 35 heures, avec ces simplifications abusives reprises sans bronchées par le bon peuple parce qu’elle le flatte, faisant de la France un pays où il fait bon vivre, où l’on prend son temps, alors que les enquêtes internationales situent le travailleur français, comme le deuxième au monde, au niveau de la productivité.

Robert Paxton, historien américain émérite et spécialiste de Vichy avait publié un article il n’y a pas très longtemps, appelé " Pétain a gagné la guerre de la mémoire !"
Il y analysait les ressorts inconscients du peuple français, le traumatisme jamais résolu de l’occupation, et la virulence toujours entière du discours Pétainisme ; si l’homme est tombé en disgrâce, on le voit, ces préceptes et ces analyses courent toujours, curieusement, comme une pierre qui n’en finit pas de faire des ricochets.

Les réactions, ci-dessus, qui se croient modernes et pertinentes, ne font qu’emprunter ce vieux discours réactionnaire, et montrent la validité de l’analyse de Robert Paxton..
Tout en réjouissant nos gouvernants !


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