mardi 13 septembre 2011 - par Paul Villach

Dette et générations : ce sordide « générationisme » ultra-libéraliste

 Un curieux argument est répété à l’envie comme une évidence indiscutable à propos de la dette qu’un pays accumule : ce serait une conduite égoïste de la part d’une génération envers la génération future. Les vivants d’aujourd’hui vivraient à crédit sur le dos de leurs descendants, Ah ! les salauds !

Un réflexe de culpabilité stimulé

Cet argument tend à stimuler un réflexe de culpabilité en paraissant fondé sur le bon sens. Chaque génération ne doit-elle pas avoir toujours le souci de l’avenir ? La pire indignité n’est-elle pas de vivre au-dessus de ses moyens et donc de compromettre l’avenir et d’en faire payer le prix aux autres, surtout quand il s’agit de ses propres enfants ? C’est sûrement une règle qu’il faut se donner, mais les compulsifs de la dépense exceptés, on ne s’endette pas par plaisir ; c’est une question de survie quand on ne peut pas faire autrement.

Un argument fondé sur deux leurres

Cet argument culpabilisateur est fondé, en fait, sur deux leurres.

1- Le leurre de l’amalgame

Le premier est un amalgame qui présente le budget d’un État comme semblable à celui d’un ménage. La surpercherie est d’une grossièreté inouïe. Quoi de commun entre un ménage dont la durée de vie est au mieux de 60 ans, et un État comme la Grèce ou la France dont l’existence est plus que millénaire. Actifs et passifs dans les deux cas sont-ils comparables ? Qu’y a-t-il de commun entre les modestes biens individuels, mobiliers et immobiliers, d’un ménage et la structure institutionnelle d’un État au patrimoine collectif géographique, politique, économique et culturel qui est proprement sans prix ?

Selon les péripéties de son Histoire, un État peut connaître des périodes d’enrichissement et d’autres d’appauvrissement où il s’endette provisoirement. S’endetter est même alors nécessaire pour survivre et préparer l’avenir. La vie de la génération présente n’est pas seulement en cause, celle de la génération future est garantie par cet endettement. En échange, que celle-ci doive assumer la dette contractée par la génération de ses pères et mères, quoi de plus naturel que cette réciprocité ! 

2- Le leurre de la mise hors-contexte

Le second leurre est précisément une mise hors-contexte. Il semble bien que ce soit la première fois qu’on entende parler de cette culpabilisation de la génération vivante qui obèrerait la vie de la suivante : les ascendants auraient des devoirs envers leurs descendants, mais les descendants n’en auraient pas envers leur ascendants. N’est-ce pas l’effet d’un contexte historique où les jeunes générations qui remplacent peu à peu l’ancienne génération née depuis 1945 ont vécu, grâce à la prudence et l’intelligence de cette dernière dans un état de paix relatif et un confort matériel depuis les années 1960 comme jamais l’humanité n’en a connu ? En somme, ces nouvelles générations gâtées comme aucune autre, en réclameraient encore plus : vous, les vieux, serrez-vous donc la ceinture pour que nous puissions jouir encore plus ! Que diraient-elles, les pauvres chéries, si elles se retrouvaient comme les précédentes dans le chaos d’après 1918 ou de 1945 ?

Le réflexe sordide du « générationisme »

Or, a-t-on jamais entendu la génération née depuis 1945 faire le procès des deux générations précédentes qui ont connu les pires cataclysmes que l’humanité ait vécus, la Première guerre Mondiale de 14-18, suivie de la Seconde guerre mondiale de 39-45. L’Europe a été ruinée, son économie dévastée, ses peuples massacrés par millions de morts ! Mais peut-on en imputer la responsabilité collectivement à ces générations, les traiter collectivement d’imbéciles et de criminelles ?

L’Histoire ne peut se lire ainsi. Dans ces générations, des groupes se sont affrontés : les cupides et les imbéciles l’ont emporté sur les autres qui, lucides, ne voulaient pas de ces guerres ou on été contraints de les mener face aux menaces de leurs ennemis. On ne peut incriminer les responsabilités de ces désastres à des générations entières, pas plus qu’on ne peut imputer les vices de quelques individus à leur ethnie tout entière. On propose d’appeler ce réflexe sordide « le générationisme ». On est en présence de la même généralisation outrancière qui frappe une génération entière, tout comme l’ethnisme (anciennement appelé racisme) stigmatise une ethnie et le classisme, une classe sociale. 

 

Qu’on en finisse avec cette culpabilisation par la dette ! Aujourd’hui, on vit une troisième guerre mondiale. Elle est d’ordre économique. La destruction de la puissance européenne en est manifestement l’enjeu. Les marchés financiers ont pris le pouvoir mondial parce que les ploutocrates ultralibéralistes, ces « néos-collaborateurs », ont investi l’État pour le démanteler en détruisant le Droit qui seul peut maintenir la cohésion sociale dans un régime démocratique. Les générations futures pourront, on le concède, imputer aux contre-pouvoirs quelques responsabilités : les syndicats sont corrompus comme l’a encore montré le carnaval temporaire contre les retraites, le Droit ridiculisé, l’appareil judiciaire mis sous tutelle. Quant à la dette, elle n’est qu’un effet de cette machine de guerre montée contre l’Europe. Il suffit que l’État démocratique recouvre ses pouvoirs régaliens pour contenir les attaques des prédateurs de la finance internationale et les empêcher de nuire. Paul Villach



62 réactions


  • Daniel Roux Daniel Roux 13 septembre 2011 10:42

    Le communautarisme fascine Sarkozy et les ultra libéraux français comme ils sont fascinés par tout ce qui vient des USA. Ces types vivent avec les idées datant du 19ème siècle. A cette époque, il était couramment admis que les « nègres » étaient le chaînon manquant entre les animaux et les humains (blancs), comme il était admis que les pauvres formaient une classe dangereuse et dépravée.

    Le communautarisme est utilisé depuis la même époque et avec succès par les hommes politiques américains qui recherchent les votes de telle ou telle communauté, chrétiens traditionalistes, latinos, noirs, juives... et mènent des politiques fortement influencées par la démagogie.

    Sarko est de cette sorte de démagogue. Ses efforts pour structurer et favoriser les communautés ne sont un secret pour personne pas plus que ses attaques infantiles contre la génération soixante-huitarde qui ont fait rire la France entière.

    Il n’est donc pas surprenant que les ultra libéraux français à la suite des hommes politiques au pouvoir et notoirement du « Grand incompétent colérique », tentent de camoufler leurs succès réels dans l’enrichissement de l’oligarchie financière par l’accusation d’irresponsabilité de l’ensemble des hommes et des femmes subissant de plein fouet le chômage de masse et ses conséquences négatives.

    Cette grossière manœuvre d’enfumage serait tout à fait risible si elle ne coïncidait pas avec la chasse ouverte aux bouc émissaires, qu’ils soient roumains (?) ou norvégiens (là, on sait pourquoi).

    Il est vrai que la doctrine,en matière de démagogie et de mensonges, est « plus c’est gros, mieux ça passe. »


  • Catherine Segurane Catherine Segurane 13 septembre 2011 10:45

    Excellent article.

    Ras le bol de ce phénomène de « génération bouc-émissaire », d’ailleurs orchestré (par Terra Nova entre autres).


    • Francis, agnotologue JL 13 septembre 2011 11:04

      Pas mieux,

      c’est dire !

       smiley


    • Dolores 13 septembre 2011 19:55

      Qui fait les dettes en notre nom ?
      Ceux qui disent qu’une génération en est responsable. Nous ne sommes pourtant jamais consultés sur les dépenses que font les gouvernements.
      Il serait sûrement instructif de savoir à quoi cet argent a servi - ou à qui.
      Qui est responsable des trous dans la caisse depuis ces dernières années ?

      Ni vous ni moi ! Mais une chose est certaine : les profits ont été privatisés et exonérés et les pertes on été payées par l’état, c’est à dire nous.
      Et comme nous ne sommes pas encore morts, c’est bien pratique !
      Ce qui , par contre, est navrant c’est que des gens puissent penser que leurs parents les ont ruiné à peine nés.
      La triste réalité est que l’on tente de transformer notre société de haine . les jeunes contre les vieux, les employés du privé contre les fonctionnaires, les blancs contre les noirs ou les arabes, les homos contre les hétéros...et la liste est longue.


  • picpic 13 septembre 2011 10:58

    Diviser pour mieux régner...


  • Robert GIL ROBERT GIL 13 septembre 2011 11:12

    L’Etat n’est plus qu’une courroie de transmission qui sert à enrichir les
    riches et appauvrir les pauvres. Il n’y a donc pas transfert entre générations
    comme l’on veut nous faire croire, mais transfert entre couches sociales. Les
    uns hériteront de la dette, les autres de l’argent de la dette ! Voir :
    http://2ccr.unblog.fr/2010/10/16/la-dette-de-la-france/


  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 13 septembre 2011 13:08

    ultra libéraliste ... un néologisme 
    sinon, cet article ressemble furieusement au plaidoyer pro domo d’un baby boomer retraité de la fonction publique, non ? C’est tellement caricatural.

    Si vous ne vouliez pas de dette, alors il fallait voter des budgets en equilibre, donc diminuer les dépenses, durant les 30 dernières années.


    • leguminator 13 septembre 2011 13:57

      c’est le parlement qui vote les budgets, pas les citoyens


    • AntoineR 13 septembre 2011 14:18

      @ Eleusis :

      Vous avez eu le choix vous ?
      Vous avez voté à droite quand la gauche creusait le déficit et à gauche quand s’était le tour de la droite.

      Comment on fait au niveau d’un citoyen pour empêcher sarko d’acheter un nouvel avion ou de créer 50 niches par an pour baisser le taux d’imposition des plus riches.
      On vote Hollande, c’est ça ?

      Illusion de démocratie.


    • roro46 13 septembre 2011 15:01

      On pourrait peut-être essayer de ne pas penser systématiquement de façon binaire.
      Il existe peut-être - dans un premier tour de présidentielle par exemple - ou législatives, d’autres propositions que cette sempiternelle oscillation droite / gauche (enfin, sous entendu PS / UMP ou un de ses avatars).
      Quand on voit les scores que font les gens ou partis qui proposent d’autres idées de société, on se dit qu’on a peut-être, quand même, une petite responsabilité de l’état dans lequel est notre société et notre monde (et personnel) politique (qui font aussi partie de la société, d’ailleurs !).
      Si on vote pour eux, comment voulez-vous donc qu’ils se privent d’agir ?
      Cela fait quand même des décennies qu’on les soutiens en les plaçant alternativement au pouvoir.


  • Hadj Ahmed 13 septembre 2011 13:25

    En direct du Québec, précisément depuis la banque de dépannage linguistique :

    Les mots envie et envi n’ont que leur prononciation en commun, puisque leur étymologie, leurs sens et leurs emplois sont bien différents.

    Le nom envie vient du latin invidia qui signifie « jalousie, haine ». La jalousie est d’ailleurs le premier sentiment présent dans l’envie, ce sentiment de tristesse ou de haine qui vient du désir de posséder ce qui appartient à autrui.

    Exemples :

    - Le petit Olivier regardait les jouets d’Antoine avec envie.
    - Tous leurs biens matériels suscitent l’envie de bien des gens de leur entourage.

    Le nom envie peut aussi désigner un besoin naturel physique qui doit être satisfait, ou un désir qui relève d’un rêve, d’une ambition. On peut avoir envie de quelque chose ou de faire quelque chose. Cette envie peut être qualifiée par un adverbe d’intensité ou par un adjectif : avoir très envie, peu envie, une grande envie, etc. On peut aussi faire envie, c’est-à-dire tenter le désir.

    Exemples :

    - Luc a toujours envie de manger.
    - J’ai particulièrement une envie de détente et d’évasion en cette fin février.
    - Pierre a vraiment envie d’aller souper au restaurant avec toi.
    - Cette robe de haute couture me fait une grande envie.

    Le nom envi, sans e final, vient de l’ancien français où il signifiait « défi, provocation » ; il est tiré du verbe envier « convier, inviter à », lui-même issu du latin invitare « inviter, engager ». En français moderne, envi n’apparaît plus que dans la locution adverbiale à l’envi, qui signifie « à qui mieux mieux », « en cherchant à être mieux qu’autrui, à le surpasser », locution qui appartient à un registre plus soutenu ou littéraire.

    Exemples :

    - Les chefs ont répété à l’envi leurs promesses lors de la soirée du débat.
    - Ces gestionnaires réunis finissent toujours par s’interrompre et par s’apostropher à l’envi.
    - Cette recette peut être modifiée à l’envi.

    http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?id=4452

    Il vous en prie


    • Hadj Ahmed 13 septembre 2011 13:39

      "Il suffit que l’État démocratique recouvre ses pouvoirs régaliens pour contenir les attaques des prédateurs de la finance internationale et les empêcher de nuire."

      Ah d’accord, parce qu’en prime, vous donnez LA solution. Mise en application iddémiate, la Grèce une fois déclarée, la désormais inévitable faillite, n’aura qu’à faire appel à vos conseils avisés... C’était moins une dites-donc...

      Ce n’est pas après avoir ceci cela, qu’il convient de serrer les ... heu ... ce qu’il aurait mieux valu serrer avant.


    • Hadj Ahmed 13 septembre 2011 13:54

      Marrants les gaulois,

      Ils vivent au dessus de leurs moyens pendant des générations, obligent tous leurs gouvernements successifs à dépenser sans compter, veulent tout tout de suite plus le reste, n’hésitent pas à alimenter le système en empruntant aux banques pour leur petit confort, leur télé et leur wiiikend sacré, ne trouvent rien à dire au principe même de taux d’intérêt usuraire, finissent par devenir totalement dépendants et incapables de se serrer la ceinture, ils se fâchent même et débarquent aux élections d’après quiconque oserait le leur demander, mais par contre la dette qu’ils occasionnent, ben ce n’est pas la leur... et ils n’ont donc pas à la payer. mais bien sûr.

      Si ça peut vous rassurer, je peux vous dire que vous avez raison hein... les grecs aussi. ça devrait vous faire une belle jambe smiley


  • ZEN ZEN 13 septembre 2011 13:30

    Même d’accord avec C. Segurane... smiley
    C’est dire...


  • leguminator 13 septembre 2011 13:56

    Les dettes sont censées aller de pair avec des investissements ou des périodes de transition : elles ne sont pas sensées se cumuler.

    Les vrais responsables ne sont pas une génération particulière, mais l’ensemble de la classe politique - tous bords confondus - qui a permis de creuser petit à petit un gouffre ineffable. Le pays n’a connu aucune réforme majeure depuis 30 ans concernant ce sujet : pas étonnant qu’on ne maîtrise plus rien.


    • nico31 13 septembre 2011 15:13

      Vous écrivîtes : « Les vrais responsables ne sont pas une génération particulière, mais l’ensemble de la classe politique - tous bords confondus »

      Cette antienne, ce tique de langage, ce « tous bords confondus » qui ressort à chaque fois que l’on parle de la dette, alors que le pouvoir politique est aux mainx d’un seul et même parti depuis NEUF ans commence à m’énerver sérieusement. Cette façon d’impliquer les opposants dans le désastre vers lequel l’UMP conduit le pays me tape sur les nerfs.

      En neuf ans entre 1945 et 1954, la RFA, la France, le Royaume Unis se sont relevés de leurs cendres alors que la situation de départ était infiniment plus grave que celle qui existait en 2002. Alors peut-être la France était-elle au bord du gouffre à la fin des années Jospin (cependant j’en doute), mais il est évident que depuis, la clique UMP nous a fait faire un grand pas en avant !


    • leguminator 13 septembre 2011 23:07

      @nico31
      Non ce n’est pas un tic de langage, malheureusement. Dans ma jeunesse mes parents visionnaient l’émission de feu Jacques Martin le dimanche - on peut raisonnablement situer cette période vers le milieu des années 80 - pendant laquelle des comiques faisaient déjà des calembours à propos du « trou de la sécu ». A l’époque je n’en comprenais pas la portée, mais le phénomène existait déjà : déficit persistant avec en parallèle une dette cumulée.

      Depuis cette époque les comptes de la sécurité sociale n’ont jamais atteint l’équilibre et c’est même pour cette raison que le régime général n’a jamais absorbé le régime local « Alsace-Moselle » qui lui est à l’équilibre.

      C’est le premier exemple qui me soit venu à l’esprit, mais en cherchant bien on doit pouvoir trouver d’autres éléments qui ont favorisé l’accumulation de dettes depuis cette époque, « tous bords confondus »  smiley


  • bretagne 13 septembre 2011 14:53

    sur ce sujet ponctuel , on ne peut qu’étre d’accord avec eleusis bastiat ; cette génération de baby boomers, capricieuse , gâtée , irresponsable , jouisseuse , profondément égoïste et immature, aprés avoir emm..dé ses parents au delà du possible , nous em....dera vraiment . jusqu’à ce qu’on l’ait éjecté des commandes et poussée à la maison de retraite . Heureusement , ouf , cela commence , le processus s’étalera sur 10 ans ou 15 ans , peut-être ;
    Le 68-tard de base a maintenant 60 à65 ans . Il commence à prendre sa retraite , à làcher petit à petit les postes de direction .

    Je lui annonce un truc : qu’il ne compte pas sur nous pour lui faire des cadeaux : il serait déçu. Nous voterons trés volontiers une contribution sur sa retraite pour rembourser les dettes dues à ses années de surconsommation financée à crédit .

    Dans la vie , chacun récolte ce qu’il a semé.


    • Dudule 13 septembre 2011 19:50

      Et bien sûr, c’est de la faute des autres...

      Paul Villach à parfaitement raison de dénoncer cette affirmation fallacieuse qui consiste à accuser les générations actuelles de vivre sur le dos des générations futures, et ses arguments sont excellents (ça me surprend un peu, je ne suis pas souvent d’accord avec lui...).

      Que vous fassiez parti des générations actuelles, et donc des accusés, ne semble pas vous avoir effleuré.

      Par contre, vous en accusez d’autres... « C’est pas moi, c’est l’autre ». Que l’accusation en elle-même soit idiote et malhonnête était le thème de l’article, je vous le rappelle.

      Non, la génération qui à eu 20 ans en 68 n’a pas eu la belle vie (globalement), tout comme les plus jeunes (dont je fais parti). Cette génération n’a pas fait qu’être étudiant au Quartier Latin. L’immense majorité à cette époque bossait à l’usine et sur les chantiers, et c’était pas rose. Beaucoup son aujourd’hui au chômage en attente de retraite, licencié par la désindustrialisation. Et les étudiants qui manifestaient n’ont pas tous trahis en devenant pubeux ou politicard libéral, bien qu’on en ait quelques exemples bien médiatiques.

      Votre fantasme caricaturale du 68ard aux postes de direction est tout simplement grotesque.

      En conclusion, vos clichés à deux balles impliquent que vous n’avez rien compris ni à l’article, ni à son argumentation. Par contre, le réflexe individualiste pavlovien libéral à aprfaitement fonctionné chez vous.


    • bretagne 22 février 2013 22:59

      Oui , je suis d’accord , je ne dois pas etendre cette conclusion à toute cette generation .

      Toutefois , je vous passe vos « a deux balles » et autres .. Ils ternissent votre propos , sensé par ailleurs .Maintenat , restraignant mon poropos à une partie de la génération mai 68 , pas à toute , mon propos n’est demeure pas moins fondé . Je ne pense pas d’ailleurs que ce soit en m’agressant ( ainsi que ceux qui pensent comme moi) que vous obtiendrez la meilleure efficacité dans la réévaluation des nuances .

      D’aiilleurs , avec un peu de recul : la désindexation des retraites est dans les tuyaux du gouvernement Hollande .Ele a même été cosignée par des ( pas les ) , des .. syndicats .

      Je ne vois pas de manif das la rue pour s« y opposer , coté gréve , calme plat ...

      Comme quoi , ma prévision était donc exact , et mes »deux balles" étaient jouées sur la bonne case ..... et votre propos , à vous , si nous avions parié , se serait révélé un propos à perdre deux balles

      Otez-moi d’un doute : quand vous écrivez un truc , c’est réfléchi ou c’est juste une envie irrépressible, comme cela ?


    • nico31 13 septembre 2011 15:26

      Ce qui me gène c’est que les allemands, qui n’ont versé à la Grèce aucun dommage de guerre après 1945 leur fassent maintenant des leçons de bonne gestion et ne leur fasse aucun cadeau.

      Dans un premier temps les grecs ont acceptés un moratoire de la dette allemande eut égard au fait que l’Allemagne était partagée en deux pays. Puis après la réunification ils ont renoncé à cette dette eut égard aux coûts engendrés par la réunifications.

      Les allemands ne sont pas très reconnaissant, c’est le moins que l’on puisse dire !


    • nico31 13 septembre 2011 15:36

      Certains estiment, qu’en tenant compte du montant initial, des intérêts et des intérêts composé, l’Allemagne doit à la Grèce 575 milliard d’euros.

      La dette souveraine de la Grèce étant de 350 milliards d’euros, après paiement par les allemands la Grèce serait excédentaire 225 milliards d’euros, de quoi mettre en place un fond souverain d’une valeur équivalent à une année de PIB !


    • sparte sparte 13 septembre 2011 16:14

      Par nico31 (xxx.xxx.xxx.53) 13 septembre 15:26
      Ce qui me gène c’est que les allemands, qui n’ont versé à la Grèce aucun dommage de guerre après 1945 leur fassent maintenant des leçons de bonne gestion et ne leur fasse aucun
      ________________

      Est on sur que les Allemands ont détruit la Grèce ? Athènes n’a pas été Stalingrad !

      Et à ce compte là les Grecs pourraient nous envoyer leurs factures pour nous avoir fourni l’héritage des philosophes grecs, et avoir lutté seuls pendant des siècles contre les OTTOMANS.

      Ils nous protège encore des Turcs ( CHYPRE ) et nous ne finançons pas leur armée pour cela, ni leur marine de guerre surtout. Par contre on leur vend des armes ...


    • nico31 13 septembre 2011 16:21

      Ce n’est pas le fait que la Grèce ait remis ses dettes à l’Allemagne qui m’agace, ni même que l’Allemagne ne fasse de ce point de vue aucun retour ascenseur.

      Ce qui m’agace, c’est que l’Allemagne, considérant ce quelle doit à la Grèce se permette en plus de lui faire la leçon et de l’humilier.

      Que les allemands ne souhaitent pas payer pour les grecs, soit, mais au moins qu’ils fassent profile bas et se la ferme !


  • Jean-paul 13 septembre 2011 15:02

    Paul Villach n’a jamais entendu parler du « credit score »aux USA ,selon lequel si vous ne vous endettez pas ( voiture ,maison etc....) vous n’existez pas .


  • Jean-paul 13 septembre 2011 15:06

    PV ne parlent pas non plus des prets accorder aux fonctionnaires comme lui .


  • cacapoum cacapoum 13 septembre 2011 15:39

    D’accord avec l’article du moment qu’il ne concerne que la finance. Mais il ne faudrait pas que celle-ci occulte d’autre grande dette que les jeunes générations ont/auront à payer et cher, comme par exemple : la dette environnementale. Ils feront comment ? En continuant à jouer au monopoly ?

    Vous me direz, polluer, épuiser les ressources, tout compte fait, ce n’est pas vivre à crédit. Donc pas de dette et pas de culpabilité.


  • sparte sparte 13 septembre 2011 16:08

    Il suffit que l’État démocratique recouvre ses pouvoirs régaliens pour contenir les attaques des prédateurs de la finance internationale et les empêcher de nuire. Paul Villachv
    ______________
    Certes il y a du vrai, mais nos hommes de l’Etat ont préféré proposer au peuple un « état providence » au lieu de lui proposer du travail : dès lors l’endettement fut un choix « par plaisir » pour reprendre votre terminologie. L’heure est venue de payer.

    Par contre la France ne fut pas ruinée par la guerre de 1939/1940 : ni ruines ni millions de morts, comme en Allemagne et en URSS. Le grand traumatisme date de 1914/1918.

    Et pour réagir : il faut avoir identifié ses agresseurs
    ... http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/des-banquiers-invisibles-dirigent-100602&nbsp ; .... or ils nos agresseurs , les banquiers de la City et de Manhattan, sont invisibles et ils se sont saisi d’un pays que nous croyons ami, mais qui agit contre nous comme notre fossoyeur : les EUA. Il conviendrait à mon avis que les peuples puissent en prendre conscience, sinon ils se défendent en « cognant le vent » et les banksters continuent leurs manipulations.


  • easy easy 13 septembre 2011 16:11

    Vous abordez un sujet fort complexe
    .
    Le générationnisme existe mais si nous disons que 100 % des gens s’orientent avec, nous généralisons abusivement.

    Les quelques uns qui, parfois, de manière opportune, invoquent des générations (sans doute incités en cela par la névrose statistique qui nous a tous beaucoup trop calculés) procèdent de réification. D’un groupe complexe aux contours mal définis composé de millions d’individus différents, chacun doté d’une psychologie propre, ils simplifient, ils réduisent pour en faire une « génération »
    Tant que cette simplification versait dans le sourire à la baby boom, elle ne gênait personne.
    Ce n’est que lorsque cette simplification par réification sert à porter des accusations, qu’elle fait mal et de manière alors aveugle.
    (J’entends par réification ce biais d’abus de langage très simplificateur par lequel on disait « L’Allemagne fait la guerre à la France »)


    Concernant la dette, les jeunes d’aujourd’hui en perçoivent de deux sortes. Celle qu’ont leurs parents et celles qu’a l’Etat.

    La dette des parents (pour acquérir leur logement) est régulièrement bien perçue par les jeunes. Principes d’héritage faisant, ils vont plutôt à l’apprécier. Jamais les jeunes n’auront autant hérité de biens matériels de la part de leurs parents. Et ils ne risquent pas, contrairement à autrefois, de se retrouver avec des charges de dette sur le dos au décès de leurs parents emprunteurs.

    C’est donc la seule dette des collectivités que les jeunes supportent mal.
    Autrefois, les collectivités enpruntaient aussi mais elles ne s’épuisaient pas en services de dette. Alors que c’est le cas aujourd’hui et qu’on ne voit pas comment en sortir.
    Bien que la cavalerie mise en place récemment reporte les dettes sur des générations encore plus lointaines, les jeunes de 30 ans aujourd’hui ont tout de même l’impression -au seul niveau de leurs impôts- de payer à la place des anciens.

    Et comme ils sont forcément frustrés quelque part sur le plan matériel, ils ont l’impression de payer pour rien, de ne pas en avoir pour leur argent. Ils sont gâtés, transpirent peu, risquent peu leur santé au travail, mais ils sont frustrés de ne pas avoir, dès 25 ans, une décapotable à toit électrique.


    S’ajoute à cela la problématique inédite de la surpopulation, des murs écologiques, qui fait que les jeunes se sentent profondément mal à leur place, exactement au contraire des jeunes du baby boom qui étaient tellement espérés, utiles, indispensables, attendus.

    S’ajoute encore le fait que les parents seniors ont, c’est nouveau, envie de prolonger une vie de jeune, de vivre une vie de jeunes. Autrefois, passé 50 ans, on s’habillait en manière d’ancien, on se coiffait en manière d’ancien. Aujourd’hui, plus ils vieillissent, plus les parents essayent de se déguiser en jeunes.


    Les vrais jeunes, bien que plus gâtés que jamais sur le plan matériel, se sentent donc à la fois peu désirés par le Monde et concurrencés par leurs parents sur le terrain du jeunisme. (le film Tanguy ne montre pas ce fait mais la moitié des parents divorcent et se remarient en même temps que leurs enfants, avec des enfants et certains retournent même en fac)


    Mais il n’y a pas que les vieux qui jouent aux jeunes. Il y a aussi les très jeunes qui jouent aux jeunes adultes (string, téléphone, drogues, sexe...).

    A l’époque de l’image + sport, c’est l’image du corps qui occupe une place prépondérante. Nous ne sculptons plus le marbre pour en extraire des Venus, nous sculptons directement les vrais corps.
    En Occident, c’est donc sur le secteur 20 - 30 ans que toute la pyramide des âges veut stationner et ventouser. Il y a donc encombrement et bagarre.
    Que ce soit pour l’emploi, pour les loisirs ou pour le look, toutes les générations se retrouvent à jouer sur ce même terrain, celui de la jeunesse gâtée.



    NB Les déficits financiers des parents étant effacés lors des transmissions à leurs descendants, il faut bien que quelqu’un les paie et c’est donc la collectivité.


    • titi titi 18 septembre 2011 23:51

      Encore une fois 100% d’accord avec vous !!

      Affirmer que les nouvelles générations viverons plus mal que les précédentes c’est avoir la mémoire courte...
      Les baby boomers ont du passer par la case guerre d’Algérie par où sont passés les appelés du contingent ;
      Les baby boomers ont connu la disette. La dernière sous Mendès france où le gouvernement distribuait du lait aux enfants dans les écoles (cf. paroles d’Hubert Félix « La Fin du Saint Empire... » )

      Alors dire que les jeunes vivent plus mal parcequ’ils ne peuvent suivre la cadence de l’obsolescence des iPad c’est un peu court.


  • tanguy 13 septembre 2011 16:18

    Ces histoires de dettes ne sont que des transferts entre différentes classes sociales : nous consommons des biens qui sont produits par le système productif, pas de l’argent !!! Rien n’empêchera les générations futures de consommer les biens produits par le système productif qu’elles auront à leur disposition (si l’on pense à elles, il faut arrêter de désindustrialiser et protéger les ressources naturelles indispensables à la production).

    Une chose est sure, les classes dominantes espèrent bien retirer énormément de l’endettement des états. Il faut se rappeler que si il y a débiteur il y a créancier !!!!

    La créance néo-libérale est un mécanisme par lequel des gens échappant à l’imposition avancent sous forme de prêts à l’État les impôts que cet État s’est interdit à lui-même de prélever.


  • tanguy 13 septembre 2011 17:05

    Et en parlant des syndicats, lire « Chérèque socio-traitre »


  • Ariane Walter Ariane Walter 13 septembre 2011 17:11

    Excellent article, paul. Bravo.

    je me permets une parenthèse. Il y a eu à un moment une volonté de propagande : il fallait démolir l’esprit de 68 qui est un esprit de réflexion et de révolte. il fallait parler des soixante-huitards comme des baiseurs, des drogués et des consommateurs effrénés. Pour remettre un peu tout ce petit monde là dans la galère où on bosse pour 4 sous sans poser de questions.
     Mais 68 a été tout autre chose.


    • Ariane Walter Ariane Walter 13 septembre 2011 20:04

      On s’est déjà écharpé sur ce point, minou, tu ne vas pas recommencer ????

      tes arguments sont incompréhensibles...tu es jaloux parce que je pars en croisière tous les mois ??? (hihihihi ! j’ai un furieux mal de mer !!)


    • Ariane Walter Ariane Walter 13 septembre 2011 21:37

      je te trouve un peu gonflé quand même !
      parce que si ceux qui touchaient plus de 2500 euros donnaient leur argent, tout serait réglé ? c’est le seul pb qui fâche ? Et si les islamistes repartaient chez eux aussi ? Et si les roumains étainet entassés dans des cars ? Tu n’es pas un peu FN toi aussi ? mais FN sans grande faculté de raisonnement : faire lever la haine des uns pour les autres , c’est tout ce que tu sais faire.
      et maintenant les retraités à plus de 2500 euros sont responsables des malheurs du pays !
      Et les baby boomers de 68 !
      Minable !

      Tu es furax parce que ta retraite va être minable et tu veux que je te donne la mienne ? C’est dans ce genre de conversation que tu te complais ?
      Vraiment, tes arguments, la manière de les dire et l’agressivité énorme que tu manifestes sur TOUS les fils me font douter de ton équilibre mental en cette saison. Va voir un naturopathe.


    • Ariane Walter Ariane Walter 13 septembre 2011 21:42

      Mais là, Mme l’agrégée se met à vitupérer comme le premier cadre umpiste retraité venu :
      « de quoi ? Mais que j’ai cotisé moi pour la toucher ma retraite, qu’y se démerdent derrière ! »

      Il est clair que de sont les vieux qui votent le plus massivement donc personne ne va remettre en cause le fait qu’ils nous ruinent.

      Quelle argumentation kerjean ! As-tu déjà lu , sous ma plume, un mot, une phrase qui te permette de me faire parler comme tu le fais ? Je croyais qu’il n’y avait que les cons qui parlaient de mon agreg. Mais je vois que tu fais partie du lot.

      Les vieux te ruinenet !

      pourquoi ? tu es jeune ?


    • Ariane Walter Ariane Walter 14 septembre 2011 11:43

      Tu deviens complètement fou ! Fais-toi soigner !
      Ou ai-je écrit, putain, « Je ne veux pas que ma retraite baisse !!!! »
      Mets la citation !
      J’attends !

      Je gagne 2500 ?
      Beaucoup plus.
      Là, j’essaie de t’achever d’un infarctus !


    • titi titi 18 septembre 2011 23:59

      « Front de gauche de merde. C’est bien ce que je te disais, je vois leurs réunions, que des vieux, que des retraités et tous de la fonction publique. »

      Tiens... Kerjean viens de découvrir la roue.

      Faut se reveiller. Ca fait 25 ans que la gauche militante ne rassemble que des fonctionnaires ou des retraités de la fonction publique ;
      Ils prétendent défendre le monde du travail, mais ne le connaisse pas...


  • Krokodilo Krokodilo 13 septembre 2011 18:35

    Je vous trouve parfois confus, mais là j’ai bien aimé cet article ; changer de perspective, s’interroger sur la validité de nos propres clichés est toujours intéressant.


  • loadmaster 13 septembre 2011 18:44

    Il faut dans ce qui suit remplacer l’âne par le peuple Grec et le taureau s’appelle FED BCE FMI ( et c’est juste son prenom )

    C’est un paysan qui achète un âne. Mais voilà, il ne sait pas où le mettre. Il a bien une étable, mais dans cette étable il y a déjà un taureau. C’est pas qu’il est méchant ce taureau mais il a comme qui dirait la libido exacerbée...
    Il trouve la solution au problème ; il met un immense drap blanc sur l’âne et le laisse dans l’étable. Apparemment, tout se passe pour le mieux du monde. Le paysan s’endort et passe une agréable nuit
    Le matin arrive.
    Le paysan se réveille, déjeune et au bout d’un moment constate que l’âne a disparu. Il part à sa recherche et demande aux gens qu’il rencontre si ils n’ont pas vu un âne avec un drap blanc sur le dos. Non ! Personne n’a vu l’âne en question. Après plusieurs heure de recherche, le paysan tombe sur un gars et lui pose la même question qu’aux autres. Le gars réfléchit et répond :

    - Ah non ! J’ai pas vu d’âne avec un drap blanc sur le dos ! J’ai juste croisé un âne avec un petit mouchoir blanc dans l’cul !


    • pastori 13 septembre 2011 20:57

      il ne vient pas à l’idée que le retraité qui gagne plus de 2500€ par mois paye des tas d’impôts dont il ne peut pas en soustraire un centime.


      par contre demande à ton patron de bistrot combien il détourne du fisc en achetant des bouteilles en grande surface dsans facture. 

      il parait qu’il y aurait même des fournisseurs qui se font payer en espèces la moité de leur livraison par le commerçants qui les payent en liquide. 

      le fournisseur ne paye aucun impôt sur cette vente cachée, le commerçant non plus. multiplie ça par des centaine de milliers et sanctionne les , après tu viendra t’en prendre aux retraités.

  • bigtoufff 13 septembre 2011 20:11

    n’empêche qu’une certaine catégorie d’age vote pas comme tout les autres réunie.

    Donc on peut quand même se poser la question si les catégories social sont pas aussi fondé sur l’age. 


    • titi titi 19 septembre 2011 00:03

      Bravo kerjean...

      Vous ne voulez pas être solidaire de ça...

      Bah moi je ne veux être solidaire ni de ça, ni du reste, et surtout pas de vous...

      La solidarité n’est voulu que par ceux qui en bénéficient à condition qu’elle soit financée par les autres.

      Elle n’existe pas, et tout système que se voudrait solidaire n’est qu’une vaste fumisterie.

       

       


  • pastori 13 septembre 2011 21:01

    attention danger !  la Grèce est en faillite parce que les armateurs, les riches ,les commençants qui trichent etc....ne payent que peu ou pas d’impôts. pendant que leurs dépenses somptuaires augmentent . premier buget : l’armée !!


    c’est de la folie douce !

    les mêmes en France grâce à sarko font de même !!  niches fiscales, fraudes en tous genre.....

    dans un an nous sommes au niveau de la Grèce.

    il faut exiger de toute urgence la suppression de toutes les niches fiscales et embaucher une armada de controlleurs pour coincer les fraudeurs et les mettre en tôle ! ils sont en train de ruiner le pays ;

    seuls les fonctionnaires et les salariés payent réellement leurs dû. la plupart des artisans, commerçants, prof libérales , agriculteurs, artistes, sportifs ;.. etc..... trichent par milliards
    sans compter Total, les grandes entreprise qu’il faut même aider !!

  • loco 13 septembre 2011 21:14

     Bonsoir,
     Le baby-boomer, en 68, balayait la piste de la station service dès 6h00 le matin, et au long de sa carrière, il a vu le jour se lever au boulot, le soleil se coucher, au boulot, plus que vous ne le verrez jamais. Si 68 était une ânerie, retournez, je vous prie, travailler avec 52 joursde repos annuel (hors congés), comme nous le fîmes avant d’en obtenir 104. Et ces années dans le vacarme de moteurs que vous n’imaginez même pas, leurs huiles et leur cambouis, ne laissent souvenir d’aucun autre privilège que celui du devoir effectué.
     A l’époque, la croissance reposait sur le développement de la consommation (Keynes), et le futur sur l’endettement qui permettait les investissements, dont les formations scolaires et autres qui vous ont visiblement monté à la tête. Nous reprocher cela, c’est reprocher aux gens d’avant Copernic, d’avoir cru la terre plate comme on le leur enseignait. Facile.......


  •  C BARRATIER C BARRATIER 13 septembre 2011 21:41

    Facile à dire que la dette ne pose pas de problème...Encore faut il trouver des prêteurs ! Je pense que la machine libérale a décidé d’assécher les finances des états pour mieux ponctionner les citoyens, et déjà les priver peu à peu de leurs services publics pour les remplacer par des services privés qui rapporteront à quelques uns...toujours les mêmes. L’Europe a réussi à se suicider en supprimant l’autonomie des états en matière de monnaie. Notre banque de France ne peut plus fabriquer la monnaie qui manque au pays, avant elle le faisait à taux zéro et l’Etat avait un formidable moteur.
    les anglo saxons nous ont fait faire l’Europe, les USA et les britanniques ont leur banque leur permettant de frapper leur monnaie...comme les chinois, et la plupart des autres pays du monde, bien plus avisés que nous. L’horreur :
    « Libéralisme, FRIEDMAN »

    http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=99


  • loco 13 septembre 2011 21:58

     Re-bonsoir,

     Se faire accuser « d’individualisme », en même temps qu’on nous reproche des actions syndicales (68, certes, mais bien d’autres jusqu’à 95) qui sont des actions communes, des actions d’ensemble, et qui passent aujourd’hui encore pour liberticides (staliniennes, n’ayons pas peur des mots) alors qu’elles étaient ouvertes à tous et que les avantages obtenus ont été voulus et obtenus pour TOUS, c’est assez amusant de la part de petits « indignés » incapables de s’adapter dans une structure (déclin des syndicats).

     Propos de petits anarchistes de droite, disciples de Jean Yanne, auxquels nous reprocherons, nous baby-boomers qui avons élu tonton dans le cadre du Programme Commun, d’avoir, eux, élu Nicolas-le-Petit.


  • Christoff_M Christoff_M 14 septembre 2011 00:44

    Non il ne faut pas exagérer...

    Mais il y a eu attribution dans une période d’euphorie de croissance, d’optimisme mondial
    (pas de crise d’énergie, pas de flambée du pétrole, relativement peu de conflits dans le monde)
    et surtout à un moment de faible chômage ou tout le monde cotisait de manière plus assidue...

    d’avantages, de niches de bonus, de conventions locales dans des grandes entreprises ou des secteurs de l’état qui étaient de très gros employeurs, de choses prévues pour des retraites idéales avec des futurs retraités travaillant jusqu’au bout sans problème de santé...

    On sait le climat social maintenant, les fermetures les restructurations même au sein du service public, et toute la casse que cela entraine, dégradation physique, peur face à l’avenir, doute sur les employeurs, et gros problèmes psychologiques voir psychiatriques pour les « laissés pour compte ou supposés écartés de la voie et des rails du monde du travail » !!!

    Donc la règle est simple comment alimenter un système conçu à une certaine époque et obsolète (pourquoi est il maintenu coute que coute par certains) qui ponctionne grassement une partie des actifs pour payer grassement quelques heureux bénéficiaires en donnant une misère à la majorité de gens ayant cotisé toute leur vie !!! bancal vous avez dit bancal...

    Ce gouvernement n’osera pas s’attaquer aux niches et aux passe droit, car sa clientèle électorale bondirait...

    Dans un pays qui se citait comme référence, il y a un bugg !!! à force de lois empilées et de rajouts rustines à droite et à gauche... ce système référence est devenu totalement injuste et antidémocratique comme nos impôts et nos taxes !!!

    La faute à qui en premier lieu de nos politiques qui font des bricoles techniques et législatives, non pas pour le bien de tous, et ceci depuis des années, mais pour céder au chantage d’un groupe, d’une minorité, d’une association pas pour le bien être du plus grand nombre et ceci avec la complicité de leurs intermédiaires, leur lobbyistes, leur syndicat au détriment du plus grand nombre...

    Nous pouvons eplucher la structure du ministère des anciens combattants et d’autres qui servent de placards dorés à des huiles du système style Douillet ou Drut avec des retraites de ministres par la suite alors que ces types n’auront cotisé qu’une partie de leur vie...


  • velosolex velosolex 14 septembre 2011 01:21

    Etre né dans les années vingt en Allemagne reviendrait à se faire reprocher toute sa vie les années de nazisme....
    Je ne crois pas que la pensée soit si gagnante à ce genre de clivage, où l’on se situerait en tant qu’individu d’un pays quelconque , né d’une génération précise pour exiger un traitement de faveur ou ou contraire s’en voir reprocher un autre.....
    Déchirons nous entre nous, avec nos maillots de supporters, comme ces équipes de foot débiles trimballant leurs drapeaux et leurs trophées, voilà ce qui fait grand plaisir aux puissants.
    Je crois qu’il ne sert à rien d’incriminer une génération de façon globale, dans ce qu’à avoir d’outrancier et de parfaitement imbécile.
    Il convient par contre de revoir le contrat social, et sans doute toute la ligne politique actuelle au niveau du partage pour les autres générations. Car ce n’est pas le sentiment d’injustice comme on nous le fait croire qui est à l’origine de ce genre de conflit inter-générationnel, mais l’injustice tout court.
    La France se distingue par des inégalités criantes, et un fossé qui se creuse entre riches et pauvres. Une évidence paradoxale au pays des droits de l’homme.
    Même les prestations sociales y travaillent, car elles sont données sans prendre en compte les ressources des demandeurs,( par exemple pour les allocations familiales).
    Qu’a donc à faire un couple de médecins d’avoir des allocations familiales majorées pour ses trois grosses, alors qu’un homme ou une femme seul, avec un smig, et un enfant ,, n’aura strictement rien !
    La France est aussi le seul pays ou les allocations chômage ne sont pas plafonnées, ou alors très haut, près de 3000 euros je crois, contrairement à des pays bien plus riches, comme les pays nordiques et l’Allemagne. Ainsi, on a appris l’an passé que des traders britannique faisaient travailler un ou deux jours en France, même dans une sandwicherie, afin de pouvoir amorcer leurs droits d’indemnités chômage maxi en France.....Inutile de préciser que je ne m’en prend pas aux allocs assedic, mais à la différence de traitement manifeste, qui empêche ainsi les plus pauvres de ne pas toucher plus.

    Cette politique faussement égalitaire est donc en fait discriminatoire, car elle donne une aide considérable à des gens qui en n’ont aucun besoin, au détriment de ceux qu’elle devrait aider efficacement. ( on le voit aussi en ce moment au sujet des niches fiscales, cadeaux improductifs et pénalisants faits aux copains !)
    Tout cela obeit à des choix de sociétés contestables, mais qu’il suffit de vouloir changer en s’affirmant politiquement, pas en pleurant ni en maudissant je ne sais quelle génération, se qui ne veut rien dire, car on trouve de tout en chacune, de ses éléments révoltés et actifs, à d’autres passifs ou réactionnaires.


  • Kermit Kermit 14 septembre 2011 02:14

    M. Villach,

    et « les ploutocrates ultralibéralistes, ces « néos-collaborateurs », [qui] ont investi l’État pour le démanteler en détruisant le Droit » sont de quelle génération ?

    Je vous épargne toutes les réflexions amères qui me viennent à vous lire, puisqu’il ne faut pas blâmer votre génération.


  • Diogene86 Diogene86 14 septembre 2011 02:34

    Mon cher confrère, il m’est arrivé bien souvent, et parfois sur agoravox, d’exprimer mon désaccord avec certains de vos propos………..

    Le propre du débat démocratique étant de confronter sereinement des points de vue différents, il n’y a, finalement, la, rien de bien grave….

    Par contre, le sujet que vous abordez aujourd’hui me semble d’une importance majeure, et qu’il me soit permis de manifester ici mon accord complet avec vos propos.

    J’ai connu la France dévastée par les bombardements (alliés parfois, comme au Havre ou a Rouen) ses usines en ruines, ses populations hésitant à se rendre chez le médecin pour des raisons d’économie... Les comités d’entreprise n’existaient pas, et la sécurité sociale non plus. ………… Grand merci aux anonymes du conseil de la résistance de la France libre à qui nous devons ces acquis.

    Mon grand-père est mort au chemin des dames à 27 ans comme des millions de Français de sa génération, (j’ai toujours de la peine à imaginer ce jeune homme décédé dans la fleur de l’âge, moi qui serai bientôt arrière-grand-père) et je suis persuadé que pour lui, le mot « France » signifiait quelque chose, …… Au final, je commence à me révolter sérieusement contre ces « Tanguy » de service » qui, comme certains nobliaux, se sont tout juste de donnés la peine de naître, et réclament aujourd’hui des droits qu’ils n’ont rien fait pour obtenir.

    Germinal ou l’assommoir, cela se passait il y a bien longtemps, mais ce n’est pas une raison pour les oublier, et je me refuse à laisser passer à la trappe de l’oubli des jeunes Français comme Guy Moquet qui, visiblement, n’a guère de descendants dans la génération de consommateurs actuels plus ou moins abrutis par le foot et ses succédanés télévisuels.

    La duplicité des syndicats d’aujourd’hui n’arrangera rien , et il suffit d’observer que ce « brave » François Cherèque compte parmi les habitués du du dîner du « siècle » (qui se tient régulièrement dans les locaux du Touring club de France à Paris) pour comprendre qu’il y a, aujourd’hui, dans notre pays, des « félons » auprès desquels Ganelon passerait tout simplement pour un enfant de choeur.

    Personnellement, je rêve que ces « nouveaux collabos » soient un jour traduits devant un tribunal du peuple avec, à la clé, la sentence qu’ils méritent…….
    (Durandal, le retour !....)

    Devant l’arrogance de l’oligarchie en place, et compte tenu du fait que la vraie démocratie a été complètement dévoyée par nos élites (ou supposés telles), je commence à penser que la solution se trouve dans une autre voie, et j’invite un maximum de personnes à cliquer sur le lien ci-dessous :

    que chacun y reflechisse sérieusement avant de formuler un avis définitif. 

    amicalement.

    http://www.youtube.com/watch?v=WeZh2Pl3wXw




  • hacheii 14 septembre 2011 08:01

    La génération qui avait 20 ans en 68 est pourrie et est responsable de la dette.
    .
    « Oublions tout » me dit l’Abbé pour que j’oublie ses torts. Casanova.
    .
    C’est la gauche qui a ouvert la boite de Pandorre avec l’immigration qui coûte 50 milliards d’euro par an, ce sont les gauchistes, la gauche, les médias de gauche qui ont IMPOSE l’immigration, en bons fascistes qu’ils sont.
    C’est sous Mitterrand que toute la propagande, toutes les accusations de racisme ou d’antisémitisme, puisque SOS racisme était une affaire juive, ont été lancé contre tous ceux qui dénonçait l’immigration folle ; avec l’accord et le soutien de TOUTES les belles âmes de Gôche, de tous ceux qui se disaient de gauche à l’époque. Chirac n’a rien fait, il aurait fallu qu’il abolisse les lois prises sous la gauche.
    .
    Aujourd’hui « on » fait semblant d’oublier tout cela, on y a tout intérêt, « oublions tout pour qu’on oublie nos torts ». La dette c’est celle de la gauche, c’est aux gauchistes à la payer, c’est LEUR dette, ils en sont responsable, Ils ont endetté le pays pour avoir des immigrés, au nom de l’humanité, la fraternité entre les peuples et tous ces grands principes qu’ils jettent à la poubelle aujourd’hui.
    .
    Les générations qui naissent ne sont pas responsables de la dette, ensuite on s’est endetté inutilement pour avoir des immigrés, on pouvait très bien l’éviter parce qu’on a jamais eut besoin des immigrés, mais c’était la volonté des manipulateurs de marionnettes derrière * les gauchistes.

    * droit d’auteur ; morice


  • hacheii 14 septembre 2011 08:54

    Il faut arrêter avec le « On est tous responsables » de la situation, du chômage, de la délinquance, parce que justement beaucoup de personne sont passées FN pour ne pas être tenues responsable de la situation actuelle.
     Il est évident depuis 20/30 ans que les mesures politiques prises aussi bien par le PS que par UMP ne peuvent qu’envenimer la situation, les gens qui ont choisis d’être dans la parti des salauds, des nazis, des fachos, des beaufs, des machos, e c t c’est-à-dire le FN, paient le prix de leur refus.
    .
    Et le type de gauche qui nous parlent de ses avantages acquis, fait bien rire, qui va payer ses « droits acquis » demain, si les caisses sont vides ? Envolé, terminé, fini, acabao, les droits acquis, les avancées sociales, la solidarité de goche.
    .
    Et sI on ne travaille plus que 39 heures par semaine au lieu de 80 heures, c’est grâce au progrès technique, c’est lui qui a enrichit tout le monde, la gauche n’a rien à voir là-dedans.


  • Le taulier Le taulier 14 septembre 2011 12:17

    Un vieux pour défendre les vieux. Rien de plus normal.


  • babadjinew babadjinew 14 septembre 2011 13:23

    Joli constat d’une situation, et triste constat de notre futur commun. Il est certain que conflits générationnels il y aura ou déjà il y a. Entre ceux qui ne veulent laisser la place, et les autres qui veulent prendre la place, il y aura forcement à un moment un clash ! Clash qui risque malheureusement d’être en version hard tant les outils de maintient de l’ordre deviennent pointu et dangereux. (Contrôle de la toile, des réseaux sociaux, des mobiles, tazer, drones, superflics crétins etc…..)

    Que la génération des Papy Boomer porte une responsabilité quand à la situation actuelle cela ne fait aucun doute. Ils auront connu la facilité d’un monde qui s’industrialisait, qui devenait société de consommation, et qui en prime les enrichissait d’années en années. Dans le même temps on ne peut pas vraiment dire que cette génération aura brillé de part l’obtention d’acquits sociaux, hormis peu être pour une forme de liberté de l’Être qu’ils ont malheureusement oublié. Mais bon, en ces temps le monde devait être différent, plus facile, et surtout pas encore fini en termes de ressources. Alors retraites à 60 ans calculé sur les 6 derniers mois, sécu, complémentaire santé, patrimoine payé aisément et facilement grâce à une forte inflation (il était plus rentable en ces temps d’emprunter que de payer cash), pas grand-chose à revoir sur la copie, et satisfaction quasi général dans les esprits obtus et formatés bien comme il faut au travail honnête. En gros l’animal humain ne va pas ce compliquer la vie quand tout va pour le mieux pour lui et ses proches.

    Par contre il n’en est pas de même pour les enfants de la génération des Papy Boomer. Cette génération qui est nommé par certain la génération efficace. En gros beaucoup d’entre nous qui en 1989 avions entre 20 et 30 ans. Si souvenez-vous de cette fête lorsque le mur de Berlin est tombé et que stupidement nous pensions tous que la liberté l’avait enfin emporté sur le dictat communiste ! Cette période béni ou fort de nos diplômes nous affrontions le monde avec nos tout nouveaux outils de gestions et de rentabilisations. L’arrivé entre nos mains des tableurs, des traitements de textes et un peu plus tard des mails, tous ceci dans le but d’optimiser nos ressources propres. Plus aucun carcan en prime le monde n’étant plus bilatéral, mais réellement unilatérale en ce temps. Plus aucune idéologie, plus aucun recul, des moyens de communications peu chères (Avions) et partout des Eldorado. Nous sommes les champions de l’optimisation, des délocalisations, des dessous de table en tous genre. Fort de la victoire sur l’empire des rouges, des ailes nous nous somme sentit pousser, et en grande majorité vers la Chine rouge nous courions pour y placer nos billes.

    Et nous savions et savons tous qu’en agissant ainsi cela mettrait en péril nos propres acquits sociaux nationaux. Mais devant nos calculettes améliorées les ratios de bénef pour notre seul et unique profit étaient bien trop alléchants. De plus nous avions l’arrogance de penser que nos petits tours de mise en place d’un pseudo marché économique libéral en Chine nous permettraient de prendre le contrôle de cette civilisation 4 fois millénaires. Bref bon grés mal grés cela à tellement bien fonctionné, que tous autant que nous sommes nous avons préférer acheter Made in China sachant pertinemment hier comme aujourd’hui qu’en agissant ainsi nous soutenions une version moderne de l’esclavagisme.

    Perso je suis plutôt content que la Chine mais aussi les autres BRIC aient su préserver un peu leur fondamentaux histoire de nous renvoyer en pleine face aujourd’hui l’étendu de nos arrogances passé. Et de ce point de vue notre ardoise remonte bien plus loin que deux générations…… Mais bref, le mal étant fait notre mode de vie de sur consommation est devenue le paradigme de 95% de la population mondiale.

    Nous savions déjà en 1989 que nous vivions dans un monde aux ressources fini, tout comme nous savions que nos agissements vers « l’optimisation » mèneraient inexorablement vers la situation actuelle. Situation qui par ailleurs ne cessera de s’envenimer, tant les tensions sur les ressources de base deviennent flagrantes. (Énergie, alimentations, eaux, et métaux rares dont tout objet technologique est friand). Cotés combats sociaux et acquit sociaux c’est un véritable carton rouge pour la génération efficace qui aura lâché en 20 années ce que d’autres auront mis des siècles à obtenir. Bref, je fais parti d’une génération dégoutante et de surcroit suicidaire !

    Alors que la nouvelle vague générationnelle ait un parfum amer au fond de la gorge cela est plus que compréhensible. Car il est vrai que rien nous ne voulons lâcher. Papy Boomer qui pour rien au monde n’acaperont d’avouer qu’ils ont connu une vie comme aucun être humain n’en aura connu avant eux, et génération efficace qui pour rien au monde ne lâchera sa poule au œuf d’or (Son taf avec heure sup en CDI) qui aujourd’hui et c’est triste à écrire est considéré comme le nec le plus ultra !

    Ajoutons à cela nos inepties d’accepter d’aller manifester contre telle ou telle réformes les samedis matin histoire de ne pas laisser trop de plumes et le raccourci vers lâches inconscients et suicidaires est aisé à trouver. Bref la rancœur qui s’installe est loin d’être sans fondement !

    MAIS, car il y à un grand MAIS, cette nouvelle génération se contente de jalouser les anciennes sans avoir pris conscience que notre mode de vie actuel n’est plus qu’une illusion voir une terrible utopie ! Cette génération peut être encore plus stupide que les deux autres (choses déjà bien complexe) ne voulant que la même chose que leurs ainées. En gros toujours plus ! Plus de travail, plus de ressources, plus de loisirs, plus d’objets technologiques. Ceci est profondément antinomique non pas avec la dette qui n’est ni plus ni moins qu’écritures comptable, mais simplement avec les ressources à notre dispositions. Comment fait on pour créer 6 Milliards d’emplois viable en 2050 quand aujourd’hui ont sait déjà qu’on n’est pas foutu d’en créer 4 ? Comment va-t-on partager le peu de ressources qui reste si tous le monde en veut toujours plus ? On ne va pas pouvoir continuer longtemps à piller sous couvert d’apporter la démocratie à d’autres peuples. Alors si cette nouvelle vague générationnelle n’a rien à proposer d’autres que l’utopie actuel, elle peut d’ors et déjà une balle dans la tête ce tirer ! Face aux gamins Chinois, Indiens, ou Brésiliens elle ne fait plus le poids. (Contrairement à nous les BRIC ont mis le paquet sur « l’éducation » et commence à produirent des surdiplômés qui sont 10 fois moins gourmant que nous en termes de prétentions salariales.

    Alors oui les reproches sont justifiés à notre encontre, mais si une autre manière de percevoir la vie ne ce dégage pas des nouvelles générations nous finiront comme d’hab par tous nous entre tuer. Les mots poser en réaction à ce post en sont déjà la version lite alors qu’ils restent hexagonal. Que pense un esclave chinois d’un petit smicard frenchi ????

    1er, 2eim, 3eim générations depuis papy boum Wake Up. Car ni les banquiers, ni les politiques, ni même les syndicats ne sont responsable du chaos actuel. NOUS en sommes les principaux responsables ! 


  • barbapapa barbapapa 14 septembre 2011 13:52

    Bien entendu il y a un problème générationnel.

    La génération 68 a tout détruit. 
    -Culturellement ultra gauchiste elle a dépensé les réserves de la génération précédente et dépensé les ressources des générations à venir.
    L’auteur se justifie comme il peut. 
    La génération a créé des dettes de fonctionnement et essayer de faire passer ces gabegies pour des dettes d’investissement qui aideraient l’avenir est une hérésie.

    La génération coupable est la génération qui avait entre 18 et 35 ans en 68. Une génération de profiteurs du système. L’auteur est hors propos. La génération de reconstruction ne fait pas partie de la génération dilapidatrice.

    La génération 68 est tout simplement criminelle par irresponsabilité et égoïsme.


    • chapoutier 14 septembre 2011 13:58

      Barbapapa
       peut-on avoir une analyse montrant comment les générations de 68 ont dilapidé l’héritage ?

      parce que c’est bien beau d’avancer des idioties mais il faut un minimum de vraisemblance.

      et barbapapa à quel age pour prétendre cela ?


    • barbapapa barbapapa 14 septembre 2011 18:25

      La génération antérieure ayant connu la guerre avait l’idée de sacrifice, en vue d’un futur meilleur pour ces enfants. 68 a instauré la philosophie d’abandon du long terme pour la jouissance au présent, le bonheur sans attendre.

      Une moralité douteuse poussée par des égoïstes des belles écoles déformé au trosquisme et fondateur d’un jacobinisme absolu.

      Une génération qui se justifie de ses manquements vis-à-vis de ses enfants en les mettant en dépendance financière ou morale. Une sale génération. Une génération qui accepte la compromission de l’instant sans envisager le futur du moment que c’est pas le sien.

      Pour ma part je suis rentré dans la vie active en 79. Je n’ai connu que la crise et les abus de cette génération. 


    • chapoutier 14 septembre 2011 18:33

      ça ce n’est pas une analyse étayée il s’agit juste d’impressions, fausses qui plus est.

      je ne pense pas que les OS qui travaillaient à la chaine à Flins soient responsables de quoi que se soit.

      vous ne faites que décrire la génération estudiantine de 68, combien de fils de prolos là dedans.
      mais , de toute façon, vous pensez vraiment qu’ils sont responsable de la crise mondiale de surproduction capitaliste ?

      depuis 35 ans on a déjà payé 1300 milliards d’euros d’intérêts de la dette. ce ne serait pas cela la raison ou une des raisons de la situation du pays ?


  • Tempérance Tempérance 14 septembre 2011 14:04

    @ Paul Villach

    il y a de l’idée dans votre développement.

    Seulement, ce que vous oubliez, c’est que l’on gère un ménage avec les moyens du bord (acquis par un échange chiffré de service ou de production à peine indexé) et que l’on s’adapte à ces moyens... si l’on crée du déficit, c’est que l’on se laisse manipuler par le marketing banquier...

    Si l’on est capable de construire un patrimoine.. c’est que l’on a un excédent une fois que les besoins primaires sont satisfaits... et que par besoin de sécurité, on les garde pour le cas où... juste par prudence... plutôt que de se faire plaisir..... 

    Cet excédent revient tout naturellement aux héritiers...

    Au pire, actuellement on ne parvient souvent qu’à faire une balance... recettes = dépenses. l’important c’est que les descendants puissent devenir autonome et responsable. Et capable à leur tour de s’assumer.

    L’état lui, fonctionne non pas comme un gestionnaire familiale, mais comme un commerce...une entreprise, il n’y a pas d’idées d’échange équitable de productions ou de services, dans le but d’épanouissement des membres. mais bien une idée de faire du profit à tout prix, ce qui veut dire qu’il y a un jeu de concurrence et donc des gagnants et des perdants...

    Que les dirigeants, s’attribuent de gros salaires sous prétexte qu’ils ont de grosses responsabilités et prennent de gros risques... comme les chefs d’entreprises.

    Que, qui dit gagner à tout prix... dit que la fin justifie les moyens... la fin étant l’argent... et non pas faire grandir les membres de la famille... alors, ces derniers sont utilisés comme esclaves (enfants mis au travail, enfants soldats, enfants sacrifiés) seuls les grands... mangent !

    Qui dit entreprises, dit obligation de progrès, dit recherches, dit investissement, dit emprunt, dit endettement... et comme le plus fort gagne dit : faillite des plus faibles... c’est à dire tous les autres... la majorité...

    C’est simple...

    Cessons d’accepter d’être des victimes impuissantes comme quand nous étions enfants... et pris pour des pions par ceux qui devaient se comporter en bon père de famille... comportons nous en adultes et réclamons nos droits à l’épanouissement, au respect et à la dignité !

    Réclamons des comptes justes et n’acceptons pas des budgets, gaspillés quand ils ont étés mal répartis... exigeons que les excédents soient redistribués à ceux qui sont en déficit.

    Exigeons que les parents se sacrifient pour nos études et nos besoins, (comme tous bons parents pauvres) nous laissent devenir indépendants... autonomes et cessent de nous soit disant assister... et ce, parce qu’ils font tout pour se passer de ressources humaines en les remplaçant par des automates, pour s’en mettre plein les poches et s’offrir des excédents de besoins primaires à gogo... .


  • velosolex velosolex 14 septembre 2011 16:10

    Décidément, les bas du front n’ont pas d’âge.
    Des réactions qu frisent une puberté mal maitrisée, et des notions d’histoire qui viennent droit de la guerre des boutons.
    Voilà que la génération 68 en prend plein la gueule. Qu’est ce ce truc ? Un raccourci de la pensée, une volonté de trouver des boucs émissaires. ?
    Ben non, une réaction moutonnière habituelle, tout simplement.

    Sarko n’en a jamais finit de s’en prendre à cette esprit 68, responsable selon lui de tous les ennuis de la France.
    En fait, il avait simplement repris le message de Pétain, en 40, qui s’en était pris à cette France paresseuse, démobilisée, responsable selon lui de la défaite, qui avait voulu faire la fête pendant le front populaire, oubliant le travail, ses vertus, le sacrifice, ect......
    Révisionniste historique, manipulation outrancière, falsification et inversement
    . Ca ne fait rien, le discours avait pris, et la France repentante avait courbé la tête, ayant envie de se faire botter les fesses, tellement paumée qu’elle s’en était remise à ce vieil escroc qui leur avait trouvé un bouc émissaire en pâture : L’égoïsme d’une génération et son esprit de jouissance.

    Du front populaire à ceux de 68, voilà les mêmes ficelles utilisées : Hier le front populaire, les congés payés, aujourd’hui les 35 heures, avec ces simplifications abusives reprises sans bronchées par le bon peuple parce qu’elle le flatte, faisant de la France un pays où il fait bon vivre, où l’on prend son temps, alors que les enquêtes internationales situent le travailleur français, comme le deuxième au monde, au niveau de la productivité.

    Robert Paxton, historien américain émérite et spécialiste de Vichy avait publié un article il n’y a pas très longtemps, appelé " Pétain a gagné la guerre de la mémoire !"
    Il y analysait les ressorts inconscients du peuple français, le traumatisme jamais résolu de l’occupation, et la virulence toujours entière du discours Pétainisme ; si l’homme est tombé en disgrâce, on le voit, ces préceptes et ces analyses courent toujours, curieusement, comme une pierre qui n’en finit pas de faire des ricochets.

    Les réactions, ci-dessus, qui se croient modernes et pertinentes, ne font qu’emprunter ce vieux discours réactionnaire, et montrent la validité de l’analyse de Robert Paxton..
    Tout en réjouissant nos gouvernants !


Réagir