Commentaire de easy
sur Pour une Europe de l'intelligence et du cœur
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« »« »Ce qui est évident pour moi, globalement, c’est qu’un système mené par un esprit vertueux et intelligent serait assez différent, moins injuste, moins pathogène, plus serein, plus paisible à vivre, plus passionnant à parcourir. Au lieu d’une économie de la connaissance, je préfèrerai une Europe de l’intelligence et du cœur« »« »
Foin du savoir cataphatique, positiviste, scientifique, foin de ce savoir qui autorise et permet de traiter un autre d’ignare, oui.
(Mais jusqu’ici, vous vous seriez posé bien plus en sachant qu’en vivant)
A part ça, je vois les Francis Huster et Lalane, les Timsit et autres gentils sortir de leur manche des incantations du genre « Je préfèrerais une Europe de l’intelligence et du coeur »
Creuserie que ces chansons.
Dans ce coeur, jamais défini en l’occurrence, il y a plus de duretés que de douceurs.
Dans ce coeur jamais défini il y a au moins autant de haine et de jalousies qu’il y a d’amour et de générosité.
Il suffit de voir ce que réclament ceux qui sont touchés au coeur par quelque chose qui les révolte : ils veulent pendre, brûler, encager. Là soudain, en raison de justice, sous prétexte de quelque victime, vengeance ou talion, ils ont le droit voire le devoir de ne pas être bons.
La référence au coeur, quand il n’est rien dit du contenu de ce coeur, me semble être une comédie, une manipulation.
Ainsi, ce qui m’intéresserait ce serait d’entendre des gens appeler à plus de bonté.
Contrairement au coeur, la bonté est sans ambiguïté mais parce qu’elle ne permet pas d’interprétation, personne ne l’invoque. Chacun se réserve donc la possibilité de ne pas être bon ;
Et ne pas être bon, lors d’un litige, même d’amoureux, c’est être cruel.
Que Francis Huster, que Francis Lalane qui jouent du violon consensuel nous promettent de ne s’autoriser que la bonté (ou du moins qu’ils disent accepter un blâme s’ils ne sont pas toujours bons, s’ils dénotent de cruauté quand ils condamnent quelque monstre) et le monde commencera à changer.
En attendant c’est pipeau et compagnie.
Quant à l’intelligence, son cas est encore plus grave que celui du « coeur »
Tant il y a d’intelligence dans tous les réquisitoires de Saint Just, de Torquemada, de Cauchon, de Cicéron, de Fouquier Tinville...
Bien sûr, il existe une sorte d’intelligence servant la bonté, c’est celle dont Salomon avait fait preuve face aux deux « mères ». Celle de Voltaire aussi qui appelle à être bon pour le Chevalier de la Barre. Mais ce genre d’intelligence qui ne coupe personne en deux, qui ne voue personne au bûcher est rarement à oeuvre.
