Commentaire de Emile Mourey
sur A la recherche de l'illustre Orbandale
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@ Antenor
Réflexion faite, je ne pense pas qu’on puisse arriver ainsi à quelque chose de concluant. Je pense plutôt qu’il faut repenser l’histoire origine des voies comme je l’ai fait dans mon étude de la carte de Peutinger. Le problème est que mon étude figure dans un ouvrage que je projetais de publier mais que je n’ai pas publié compte tenu de l’hostilité que mes premiers ouvrages ont rencontrée. Un exemple caractéristique du malentendu actuel est la voie de la carte qui va de Chalon à Dijon que l’on identifie à une voie dite romaine comme tracée au cordeau, alors que la carte indique des distances supérieures. En réalité, il faut relier Chalon à Dijon (Tilena = Talant) en passant par la vallée de L’Ouche et la station de Vidubia (source de l’Ouche).
Rien de plus logique ; les vallées luxuriantes de l’Ouche et de la Cosane ont attiré le peuplement bien avant les terrains plats et sans eau qui s’étendent aux pieds des côtes et il est normal que ce soit d’abord là que soient apparues les premières voies... avant que des raccourcis plus directs soient établis.
Et cela nous ramène à Héraklès dont le grand mérite est d’avoir déterminé, autrement dit ouvert, une grande voie de l’étain en passant d’une voie à l’autre, d’une vallée à l’autre, par le raccourci le moins montagneux, le plus court et le plus facile.
