Commentaire de armand
sur Le retour du « péril jaune »
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L’échec en Irak - couronné par les chiffres astronomiques du coût de la guerre, qui dépasse, si je ne me trompe pas, celui de la 2ème G. mondiale - est imputable à un summum de la connerie humaine. Dans un premier temps, si Bush s’était contenté de renverser Saddam et de le remplacer par un général plus acceptable, l’affaire se serait déroulée quasiment sans dégâts et à peu de frais. Mais, pire qu’un crime, une faute, il a envoyé un proconsul congédier toutes les institutions, élites et cadres du pays, et le rebâtir selon des principes américains difficilement transposables. Et susceptibles de faire réagir une population qui n’a jamais été commode.
Pour répondre à l’auteur de l’article (que je salue au demeurant....), le péril jaune a surtout été brandi quand le Japon a donné une raclée à la Russie tsariste en 1905. Or, ironie de l’histoire, le Japon a été soutenu par les USA de Théodore Roosevelt et, en une moindre mesure, par la Grande Bretagne. Car les Japonais se sont présentés comme les « nouveaux Athéniens », incarnant l’esprit moderne face aux Russes arriérés. C’est pourquoi, quelques années plus tard, les impérialistes japonais ont très mal pris qu’on veuille les contenir en Asie alors qu’on les encourageait auparavant.
La peur qu’inspire la Chine actuellement résulte surtout de la double puissance, économique et militaire, même si la Chine n’a jamais eu pour tradition de s’étendre en dehors de ses frontières. Ceci dit, celles-ci sont discutables - voir le cas du Tibet et Taiwan...
