Commentaire de jean-jacques rousseau
sur La civilisation des Celtes. Son origine cananéenne


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jean-jacques rousseau 11 février 2012 20:05

Justement c’est là qu’intervient la confusion entre origine ethnique et diffusion culturelle.

Il faut noter avant toute chose qu’un fond de peuplement caractérisé par un groupe de patrimoine génétique commun est tout a fait indépendant de l’influence culturelle qu’il reçoit. La diffusion de la culture néolithique par exemple ne se fait pas systématiquement par recouvrement des populations résidentes par des populations moyen-orientales (même si ces dernières bénéficient d’avantages sociaux culturels significatifs qui permettent leur expansion démographique) comme on l’a longtemps imaginé. Puisque les populations locales mésolithiques adoptent peu à peu par acculturation (et non assimilation) les innovations néolithiques orientales (agriculture, élevage, poterie, bronze-fer, etc.). C’est ce qui découle des observations sur la génétique qui sur ces périodes d’évolution culturelle témoignent d’une certaine stabilité du peuplement. 

Ainsi il n’est pas contradictoire de situer le peuplement celtique avec les migrations simultanées de l’ADN Y (M173) ou ADNmt H que l’on pourrait qualifier grossièrement de « peuple celte » autour de -30.000 à - 15.000 et l’associer avec la premier age du Fer qui est postérieur : avec la condition que ce peuple ait subit une influence moyen-orientale directe par la coexistence avec des colonies néolithique ou indirectement par des relations commerciales... Le National Geographic associe le marqueur Y R1b1 avec M173 et situe sa date d’apparition vers -35.000 en Europe de l’Ouest. 

«  Les archéologues s’accordent sur le fait que les techniques liées à l’agriculture naquirent au Levant-Proche-Orient et se répandirent ensuite en Europe. Néanmoins, il y a débat pour déterminer si elles furent le résultat des migrations en provenance du Proche-Orient, ou résultèrent simplement des contacts entre Européens et Proche-Orientaux. À l’heure actuelle, trois modèles résument les schémas de propagation proposés6 :
1. Théorie du remplacement : celle-ci postule qu’il y eut des migrations importantes d’agriculteurs du Croissant fertile en Europe. Étant donné leur avantage technologique, ils auraient repoussé ou absorbé les populations de chasseurs-cueilleurs moins nombreuses. Ainsi, les Européens modernes seraient les descendants de ces agriculteurs néolithiques.
2. Diffusion culturelle : en contraste, ce modèle suppose que l’agriculture atteignit l’Europe au moyen des idées et par le commerce entre la population européenne mésolithique et les agriculteurs d’Anatolie. Il n’y eut pas d’augmentation nette des migrations durant le processus, par conséquent, les Européens modernes sont les descendants des chasseurs-cueilleurs paléolithiques « originaux ».
3. « Modèle du pionnier » : celui-ci reconnaît que les modèles 1 et 2 ci-dessus représentent une fausse dichotomie. Ce modèle postule qu’il y eut une migration initiale et à petite échelle de cultivateurs du Proche-Orient vers l’Europe. Il se peut qu’ils aient profité d’expansions démographiques localisées en raison de leur meilleure organisation sociale. La diffusion subséquente des technologies agraires à travers le reste de l’Europe fut menée par les Européens du Mésolithique qui acquirent de nouveaux savoir-faire par le biais du commerce et de l’interaction culturelle. »
L’europe néolithique

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