Commentaire de rahsaan
sur L'euthanasie... enfin !
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@Christian Labrune :
« faudrait-il juger quelqu’un qui se suspendrait aux jambes d’un pendu qu’il a entièrement vu, de loin, se suicider, pour l’achever ? »
Exemple « romanesque », mais on ne peut pas décider d’une loi sur un cas particulier (même sur les cas spectaculaires, médiatisés, comme Chantale Sébire).
« L’Autre - Oh, non : on n’opère que si les familles sont consentantes et le patient aussi.
Moi - bref, tout le monde y trouve son compte. Enfin, pour les morts, on ne sait pas trop... »C’est ça que vous ne voulez pas admettre, que ce soit le patient qui le demande. Pour vous, ce cas est inconcevable : un homme à l’agonie souffre et, lucidement, consciemment, demande qu’on l’aide à en finir en douceur au lieu de prolonger ses souffrances jusqu’à un état de dégradation insupportable.
« Mais jamais un médecin digne de ce nom n’acceptera de décider de l’heure à laquelle doit mourir son patient »
Non, puisque ce serait au patient d’en faire explicitement la demande.
« la peur corrompt l’approche rationnelle du problème, et qui ne sait pas s’affranchir de la peur ne sera jamais capable de se comporter en homme libre »
C’est vous qui ne cessez de nous peindre des tableaux effrayants d’une société où l’on achève sans remords les gens dont on ne veut plus. Vous jouez en permanence sur ce pathos. Vous peignez à plaisir des atrocités (supposées) à venir, alors qu’une loi pour l’euthanasie s’intéresse au sort, présent, réelle, des gens qui souffrent trop.
Vous défendez une vision d’un homme libre (donc conscient et responsable), tout en présupposant en permanence que les autres (famille, entourage, médecins, Etat etc.) se comporteront de manière irresponsable, voire même criminelle.
Le fond de votre argumentaire est : non à l’euthanasie, car c’est la porte ouverte au meurtre légal des gens « encombrants ». Mais à ce compte-là, on n’accorderait jamais aucun droit, s’il est évident qu’on en abusera et même qu’on en fera le pire usage possible.
