Commentaire de nisco
sur Les causes de la délinquance, lettre d'une éducatrice à un éducateur
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Je ne vais, hélas, pas présenter mes idées pour arranger la situation, il me semble bien trop tot pour qu’elle soient comprises par vous. J’en profite pour vous dire que je n’ai rien à voir avec votre profession, mais alors rien du tout. Je suis un simple observateur critique de la société.
J’ai en effet été sidéré par la manière dont vous balayez d’un revers de la main mes argument centraux. Mais peut être est-ce un manque de lectures un peut « alternatives » car votre vision est quelque peut orientée, vous le dites vous-même : « c’est un fait, dans le sens ou elle appartient à un discours d’extrême gauche auquel je n’adhère pas. ». Je n’ai pour ma part aucune limite dans ma réflexion, seule mon bon sens me guide.
Je développe donc mes points clés : (notez les saut de ligne et les espaces, c’est bcp plus lisible
)
1. L’exlcusion Je n’ai JAMAIS dit quelque part que l’exclusion était un pretexte. Vous me faites porter ça dans le but de me décridibiliser et d’éviter le débat. Dommage. La socitété actuelle, régie par les institutions : de l’enseignement à l’enterrement des morts, les hommes d’aujourd’hui n’ont plus d’autonomie car ils sont contraints et forcés (par les lois, autre institution) de mandater des institutions pour le faire à leur place. Or cela a un cout qui, par conséquent, ne peut être assumé par une frange de la population. D’ou l’exclusion des plus pauvres, de ceux qui n’adhèrent pas avec la vision normalisé de l’institution, etc. en fait de plus en plus de personnes. Il ne s’agit aucunement des seuls « gamains » comme vous dites, mais bien de toute une part de la société. L’institution déresponsabilise, c’est un fait : on ne peut plus prendre le risque et donc la responsabilité de construire seul sa maison. Il faut l’intervention d’un architecte qu’on le veuille ou non. On ne peut plus prendre le risque et donc la responsabilité de se soigner par sois-même. On ne peut même plus aujourd’hui prendre le risque (? !!) et donc la responsabilité de fabriquer sois-même ses engrais pour son jardin ! Un auteur est en procès pour avoir osé faire paraître, l’inconscient !, un livre qui décrit les méthodes pour produire des engrais naturels ! En effet, cela fait appel à des mécanismes de micro-biologie qui peuvent entrainer certaines maladies (mais pas mortelles je vous rassure). Mais comme vous, et votre mentor, cherchez le risque zéro (dans tout) cela dois vous convenir à merveille !
2. La socitété de consommation Dans quel monde croyez-vous vivre ? Je pose la question suite à votre phrase « la différence entre l’être et le paraître, la possession, l’utilité des objets qui nous entourent, la manière dont on peut remplacer une heure de jeu vidéo par une partie de cartes, la question de la valeur de l’argent et du travail nécessaire pour l’obtenir. » On dirait du Pangloss tout craché. Permettez-moi de vous rappeler que vous vivez dans une socitété dite de consommation, ou la possession (on en est quand même arrivé à vendre la Lune !!!! que vous faut-il de plus ?) est au centre de toute dynamique humaine, ou doit l’être si l’on veut faire partie de cette société. Le paraître est aussi devenu composante de cette socitété. Un exemple parmit tant d’autres : les cyclistes professionnels vous le diront ; il ne faut pas arrêter de se doper ni de se faire attraper, le tout est de gagner le procès (j’ai tiré cela du livre de Lance Armstrong). Cette société n’a plus de valeurs puisque tout est régi par les Lois. On peut avoir aucune vergogne tant que l’on a raison devant le juge c’est bon. Jalabert a tout avoué (« vous pensez qu’on peut faire le plus de 250 km par jour à vélo en buvant de la volvic ?! ») on continu pourtant la « lutte anti-dopage ». N’est-ce pas le summum du paraître ??! En tout cas il faut prendre les « gamins » pour des buses en pensant qu’ils vont prendre au sérieux vos beaux préseptes (auquel j’adhère totalement, vous m’avez compris). Du travail nécessaire pour obtenir de l’argent. Je me répète en vous disant que ceux qui ont le plus d’argent ne travaillent pas le plus, et de loin !!!! c’est une valeur centrale à inculquer aux enfants, or toute la journée ils n’entendent parler que des riches « glandeurs » : footballeurs, artistes, gagnats aux jeux télévisés, etc., etc. Je vous donne ces exemple pour vous montrer qu’il est presque vain d’essayer d’inculquer ces valeurs tout en demandant aux enfant de « s’intégrer » dans la société qui a mis ces mêmes valeurs au placard depuis longtemps. D’où l’importance primordiale de la société, et donc des politiques qui la favorise, dans le « dérèglement » des comportements des enfants. Car il ne s’agit point de « dérèglements » mais bien d’INTEGRATION à une société que vous ne voulez pas voir.
3. Du « calage » culturel (notez ici que c’est bien vous qui avez utilisé ce terme, ou plutôt son antinomique « décalage » et non moi, pourquoi me faire porter le chapeau ?) « de situer leurs enfants dans une vrai problématique de »calage« » dites-vous. Donc le « décalage culturel » est un problème pour vous ? Qu’il serait simple le monde formé que de personnes pensant comme vous, s’habillant comme vous et pratiquant les mêmes règles judéo-chrétiennes que vous ! Il serait aussi tellement ennuyeux ! En tout cas cela me fait penser, de loin je l’admet, à une certaine volonté d’un certain peintre en bâtiment des années 30... Vous continuez avec :« es famillles d’origine étrangère n’ont pas toutes »joué le jeu« de l’intégration de la même manière ». Je vous pose alors la question : est-ce que « l’intégration » est de se fondre dans un moule en laissant derrière tout ce que l’on connaissait avant ? N’y a-t-il que du bon dans « nos valeurs » que vous défendez si fort ? J’habite pour ma part dans un pays ou les jeunes sont confrontés quatidiennement à des questionnements sur les « réalités culturelles » (60% de musulmans, dont peut-être la moitié de pratiquants, 40% de chrétiens dont plus de la moitié pratiquants et surtout 100% d’animistes). Il n’y a aucun jeune qui se « perd » mais bien une tolérance vis-à-vis des différences que l’on rencontre tous les jours. Sortez un peu de votre petit monde et voyagez, vous verrez que lq mixité culturelle ne fait pas que des dégats ! bien au contraire, cela favorise la tolérance.
4. des institutions « pourquoi parlez-vous de tout institutionnaliser ? » Mais je me bats contre cela !!! cf le point 1. sur l’exclusion et surtout le merveilleux livre de Ivan Illich « une société sans école », le seuil 1973 mais que vous ne pouvez pas lire car appartenant « à un discours d’extrême gauche auquel [vous] n’adhère[z] pas ». Alors continuez à lire les lvires qui vont dans votre sens sans poser les questions qui dérangent...
Quelle est la définition de « paroxystique » ? Excusez moi pour ce manque flagrant de culture...
« est-on passible d’une amende si l’on donne une gifle à un enfant ? » Oui, ma chère, on rique une amende et même, si on est prof, une sanction professionnelle si on giffle un enfant. Encore une merveille de la législation. Un précédent post traitait spécifiquement de la sur-législation de la société, je vous prie de le lire et de vous faire une idée la-dessus. quand à savoir si c’est la seule manière d’intervenir, non bien sûr, mais cela peut simplifier la situation si cette giffle n’a pas pour but de se soulager sois-même mais bien de remettre les idées en place à un enfant qui se perd dans une société destructurante.
Quelques mots en guises d’idées pour une autre société : responsabilité individuelle, convivialité, austérité, échange, mixité culturelle, don, sourire, dialogue, etc., etc., etc.
