Commentaire de Christian Labrune
sur De la contradiction de toute pensée de droite
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"J’ose espérer que le XXIème siècle déjà entamé sera celui d’un renouveau de la pensée, la marginalisation ou la disparation du marxisme, du libéralisme (culte de l’argent, nivellement par le bas), au profit d’une renaissance de l’individu, de l’être humain, broyé et marginalisé par les philosophes et les politiciens.«
@Axel de Saint Mauxe
Si les philosophes ont pour vocation de »broyer« et »marginaliser« l’être humain - idée qui me paraît tout à fait saugrenue !- je me demande bien d’où pourrait venir un »renouveau de la pensée« : tout homme qui s’efforce de penser le monde occupe nécessairement la place du philosophe. Cela signifie-t-il qu’il faudrait penser un peu, mais pas trop quand même ?
Et du »plus médiocre", que faut-il en faire ? Le laisser crever ? La charité n’imposerait-elle pas, pour reprendre l’idée d’un petit poème paradoxal de Baudelaire, d’assommer les pauvres ? Cela leur éviterait en tout cas bien des souffrances et le thème de l’euthanasie est très à la mode actuellement. Jonathan Swift proposait que, pour résoudre partiellement la question sociale on utilisât comme viande de boucherie les nourrissons des classes défavorisées : bien rôti, un enfant de deux ans, c’est vraiment délicieux. Et cela fait tout de suite un pauvre et un médiocre de moins. Quelquefois, on mangera bien un petit génie, on ne sait jamais, mais s’il fallait penser à tout, on ne dormirait plus.
