Commentaire de Claudec
sur Le Réel contre-attaque
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A propos de réel :
Non au recrutement de 60 000 postes supplémentaires
dans l’Education nationale !
Notre système éducatif est en panne. C’est un fait.
Les enfants d’aujourd’hui ne savent plus lire ni écrire, et ne parlons même pas des règles de politesse de base !
Mais ce n’est certainement pas en continuant à créer des postes supplémentaires de fonctionnaires qu’on va régler le problème !
Avec près d’un million de salariés, l’Education nationale est
le troisième employeur au monde après l’armée chinoise et les chemins de fers indiens !
Avec 16 semaines de congés par an, et 14 à 18 heures de cours par semaine dans le secondaire, les enseignants français sont loin d’être surchargés de travail !
D’autant plus qu’en France « le temps que les enseignants doivent consacrer à des activités autres que l’enseignement n’est pas réglementé ». Autrement dit, libre à eux de s’investir ou non... Et quand on voit les chiffres de l’absentéisme, on a des doutes sur leur volonté à s’investir !
Pire encore, des dizaines de milliers d’enseignants ne voient jamais un élève !
Selon un rapport de la Cour des comptes de 2005, l’effectif global des professeurs qui n’exercent pas du tout, ou que partiellement, « le métier pour lequel ils ont été sélectionnés, recrutés et formés », équivaut à pas moins de 97 500 emplois équivalent temps plein ! 13% des effectifs !
De plus, l’enseignement (scolaire et supérieur) représente une dépense colossale : près du quart du budget total de l’État (87 milliards d’euros) ! L’augmenter encore, quand on cherche à rétablir l’équilibre de nos comptes, est totalement déraisonnable.
Surtout que non seulement notre enseignement public coûte 30 à 40% de plus que l’enseignement privé, avec des résultats inférieurs. Mais le coût par élève dans le secondaire est de surcroît disproportionné par rapport à nos voisins ( 62% de plus en France qu’en Allemagne), avec là encore des résultats bien inférieurs !
C’est pour toutes ces raisons que nous devons faire fléchir le gouvernement et nous opposer fermement au recrutement de 60 000 fonctionnaires de plus au sein de l’Education nationale !
