Commentaire de Thierry Meyssan
sur Le ralliement d'André Glucksmann à Nicolas Sarkozy
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J’observe l’avalanche de réactions à mon article. Elles se répartissent en deux catégories :
1) des critiques ad hominem, qui tiennent exclusivement de l’injure et de la diffamation. Elles se nourrissent de fausses informations que j’ai plusieurs fois démenties. Elles n’appellent pas de réponses.
2) une discussion pour mieux cerner ce qui rapproche les diverses causes que MM. Glucksmann et Sarkozy défendent ensemble. Plusieurs intervenants soulignent que leurs prises de position se résument à défendre les intérêts des États-Unis et d’Israël. Pour ma part, je voudrais en revenir à mon propos initial : la rhétorique de l’ingérence humanitaire ou démocratique est une hypocrisie pour justifier des guerres de conquêtes. Il n’y avait rien d’humanitaire à bombarder le Kosovo et il n’y a rien de démocratique à occuper l’Irak. La seule ingérence humanitaire louable, c’est d’établir une solidarité Nord-Sud et de développer les économies des pays où l’on a faim. La seule ingérence démocratique louable, c’est de reconnaître la souveraineté populaire et d’aider à l’éducation des citoyens. Les révolutionnaires du 18e et 19e siècle que j’ai cité nous en ont donné l’exemple.
