Commentaire de Christian Labrune
sur Toute la modernité d'un conte voltairien : Candide ou l'optimisme...
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« ce n’est nullement par hasard que l’auteur fait dire cette phrase par un derviche tourneur, le soufisme étant déjà très en vogue à l’époque »
@fatale,
Votre interprétation me paraît tout à fait fantaisiste ! L’auteur de « Mahomet ou le fanatisme » à la fin des années 30 de son siècle ne semble pas avoir une bien grande admiration pour l’islam et son prophète, même si, en attaquant violemment une religion ennemie, il en vise surtout une autre : le christianisme.
Si Voltaire fait quelquefois l’éloge, particulièrement dans Candide, d’un « bon musulman », s’il prête à Frère Giroflée, le moine théatin, l’intention, par désespoir, de se faire musulman, c’est surtout pour faire enrager le chrétien. Dans le Dictionnaire philosophique, il fera pareillement l’éloge d’un « catéchisme chinois ». Non pas qu’il soit particulièrement séduit par les religions de la Chine, mais les Jésuite y sont en difficulté depuis la querelle des rites, et cela l’amuse. Encore une autre manière de se foutre du monde, et du christianisme en particulier.
