Commentaire de ffi
sur Toute la modernité d'un conte voltairien : Candide ou l'optimisme...
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Voir ici. Pêle-mêle :
- Calcul différentiel.
- Energie cinétique.
- la plupart des notations mathématiques actuelles.
- la prédiction des microbes.
- la déontique.
- L’inconscient (par lui relié à l’empirisme ou aux habitudes)
...etc, c’est impossible de tout citer. Mieux vaut le lire.
Extraits de la monadologie :
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31. Nos raisonnements sont fondés sur deux grands principes, celui de la
contradiction en vertu duquel nous jugeons faux ce qui en enveloppe, et vrai
ce qui est opposé ou contradictoire au faux
32. Et celui de la raison suffisante, en vertu duquel nous considérons
qu’aucun fait ne saurait se trouver vrai, ou existant, aucune énonciation véritable,
sans qu’il y ait une raison suffisante pourquoi il en soit ainsi et non pas
autrement. Quoique ces raisons le plus souvent ne puissent point nous être
connues
33. Il y a aussi deux sortes de vérités, celles de Raisonnement et celle de
Fait. Les vérités de Raisonnement sont nécessaires et leur opposé est impossible,
et celles de Fait sont contingentes et leur opposé est possible. Quand
une vérité est nécessaire, on en peut trouver la raison par l’analyse, la résolvant
en idées et en vérités plus simples, jusqu’à ce qu’on vienne aux primitives
34. C’est ainsi que chez les Mathématiciens, les théorèmes de spéculation
et les canons de pratique sont réduits par l’analyse aux Définitions, Axiomes et
Demandes.
35. Et il y a enfin des idées simples dont on ne saurait donner la définition
; il y a aussi des Axiomes et Demandes, ou en un mot, des principes
primitifs, qui ne sauraient être prouvés et n’en ont point besoin aussi ; et ce
sont les Énonciations identiques, dont l’opposé contient une contradiction
expresse
36. Mais la raison suffisante se doit trouver aussi dans les vérités contingentes
ou de fait, c’est-à-dire, dans la suite des choses répandues par l’univers
des créatures ; où la résolution en raisons particulières pourrait aller à un
détail sans bornes, à cause de la variété immense des choses de la Nature et de
la division des corps à l’infini. Il y a une infinité de figures et de mouvements
présents et passés qui entrent dans la cause efficiente de mon écriture
présente ; et il y a une infinité de petites inclinations et dispositions de mon
âme, présentes et passées, qui entrent dans la cause finale.
37. Et comme tout ce détail n’enveloppe que d’autres contingents antérieurs
ou plus détaillés, dont chacun a encore besoin d’une analyse semblable
pour en rendre raison, on n’en est pas plus avancé : et il faut que la raison
suffisante ou dernière soit hors de la suite ou séries de ce détail des contingences,
quelqu’infini qu’il pourrait être.
38. Et c’est ainsi que la dernière raison des choses doit être dans une substance
nécessaire, dans laquelle le détail des changements ne soit qu’éminemment,
comme dans la source : et c’est ce que nous appelons Dieu
39. Or cette substance étant une raison suffisante de tout ce détail, lequel
aussi est lié par tout ; il n’y a qu’un Dieu, et ce Dieu suffit.
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Génial !
