Commentaire de Christian Labrune
sur Toute la modernité d'un conte voltairien : Candide ou l'optimisme...
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@ffi
Je suis assez d’accord avec votre propos : les « philosophes » du XVIIIe siècle n’ont pas grand chose à voir avec ce qu’on appelle, depuis les Grecs, la philosophie, dont les questionnements essentiels portent nécessairement sur la métaphysique et l’ontologie. Voltaire n’est pas, pour moi, un philosophe, et Rousseau n’est que l’un des premiers idéologues concepteurs du totalitarisme moderne. Cela n’a rien de bien glorieux ! Je ne suis cependant pas d’accord lorsque vous posez que la vraie philosophie doit nécessairement construire : Ockham, Descartes, sont de grands démolisseurs. Et ce qui reste de plus admirable dans Descartes, c’est quand même la tabula rasa des premières Méditations. De l’ambition constructive que révèle son esquisse d’un système du monde et de l’homme, il n’a pas résulté grand chose qui ait résisté longtemps aux progrès de la connaissance.
