Commentaire de jaja
sur Les bienfaits de la nouvelle colonisation
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Frida disons que parler de peuple relève de la facilité...Il m’arrive fréquemment de le faire. En raisonnant en terme de classes sociales les choses sont plus claires. Ainsi quand vous dites "mais c’est toujours une élite qui gouverne soit contre le peuple soit pour le peuple..." vous vous heurtez directement à ma conception du monde qui veut que "l’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes".(et non pas l’oeuvre de ces élites dirigeantes qui les ont toujours trahis et qui jamais ne gouvernent dans leur intérêt).
Je suis donc pour que la classe dominée s’organise en syndicats et partis politiques révolutionnaires pour frapper ensemble ces oligarchies exploiteuses. Les couches que je qualifie de « progressistes » s’articulant autour de la classe ouvrière, composées des autres catégories de travailleurs salariés, des employés, des profs et des instituteurs, des chômeurs...
Et pour cette classe dominée il n’y a pas de libération pacifique, « par les urnes » manipulées et contrôlées. C’est bien par la force du nombre qu’elle se libère. Que ce soit en Syrie ou partout ailleurs dans le monde.
Dire que la Syrie a mené une politique anti-impérialiste,justifiant la défense de la dynastie Assad, est faux... pas un seul coup de fusil tiré sur le Golan depuis plusieurs décennies mais par contre écrasement de la Résistance palestinienne au Liban par Assad père en 1976.
Pour ce qui est du régime : " il s’agit d’une domination clanique, dynastique basée sur l’écrasement de toute expression politique à commencer par celle du parti Baath dont il est issu, dont tous les dirigeants ont été exécutés, exilés, ou jetés en prison pour un quart de siècle ou jusqu’à leur mort en détention, dès le début des années 1970. Tous les autres courants politiques, Frères musulmans, libéraux ou de gauche ont été impitoyablement éliminés, toute société civile ou syndicalisme écrasés.
L’arrivée au pouvoir de Bachar, fils du premier dictateur Haafez en 2000, a pu laisser croire quelques mois à un début de démocratisation, mais cet espoir a vite été étouffé, pendant que la prédation du clan se réinvestissait dans un libéralisme économique sauvage qui a balayé la plupart des acquis sociaux encore existant et creusé de manière galopante les inégalités.... La base sociale du régime reste la clientèle du clan Assad, une partie de la bourgeoisie et les tentaculaires services répressifs, avec la peur instrumentalisée d’un lendemain transformé sciemment en chaos.
Sur le plan extérieur, le principal fait d’arme du régime, c’est l’écrasement de la gauche libanaise et des Palestiniens dans son intervention au Liban en 1975-76, poursuivie depuis par une politique de coexistence matamore mais pacifique avec Israël, qui explique que les dirigeants israéliens sont des plus réservés sur l’intérêt de la chute d’Assad. Celui-ci a soutenu les Américains pendant la guerre en Irak, il a cherché depuis un accord avec les impérialismes US et français, sous réserve de sa liberté d’action au Liban."
Les forces qui se réclament de la gauche progressiste sont faibles en Syrie, mais pas inexistantes. J’espère qu’elles se renforceront afin de donner une issue favorable à ce conflit.
