Les bienfaits de la nouvelle colonisation
http://antiwar.com/casualties/
Cela valait bien la peine de faire son mea culpa sur les méfaits de la colonisation, si au final, au 21ème siècle, la France renoue avec une politique criminelle en Syrie.
Le gouvernement et les médias ont dépassé le premier stade où ils s'abritaient derrière le prétendu « printemps arabe », la révolte populaire spontanée et pacifique.
Ils n'ont plus de couverture.
Tout le monde sait, et les preuves ne manquent pas, qu'en matière de rébellion il n'y a que du terrorisme initié par les États du Golfe. Une guerre contre la Syrie faite par procuration et de la façon la plus ignoble.
La France fait partie de cette coalition qui a pour objectif, sinon une Syrie avec un régime auxiliaire des intérêts occidentaux, ce qui est l'idéal, un objectif néanmoins limité dans ses ambitions en éclatant la Syrie, voire en dévastant le pays, une sorte d'Afghanistan bis, Irak bis, Liban bis. Pourquoi changer de recette quand elle marche bien.
Cette dernière situation aboutit à la disparition de l'État, remplacé par une coquille vide s'apparentant superficiellement à l'État aux mains des seigneurs de la guerre et d'individus corrompus. La société civile n'aura plus aucun moyen de défense et ce pour plusieurs générations.
Le Royaume uni peut hypocritement qualifier le massacre de Amritsar au Penjab comme l'un des épisodes les plus honteux de son histoire. Il n'a toujours pas rompu avec son instinct de prédation en s'attaquant aux peuples. C'est bien beau de s'apitoyer et de se repentir sur le passé alors que le présent n'est pas exempt de politiques criminelles.
Les frères musulmans bloquent le processus de dialogue entre le CNS et le gouvernement syrien.
Ces islamistes, fabrication anglo-saxonne, que l'Occident juge modérés sont pour la politique de la terre brûlée. Leur objectif est simple : mettre en place un régime basé sur le confessionalisme, le seul et l'unique qui vaille, le sunnisme. Quant à l'application de la charia, c'est une marotte pour occuper les mondains. En Tunisie, des camps d'entraînement pour djihadistes cautionnés et protégés par les islamistes tunisiens, encore des islamistes modérés épris de liberté et de démocratie, des camps au vu et su de tout le monde, de même en Libye. Ce n'est pas d'actualité de pousser des cris d'orfraie
Tout le monde le sait et les preuves ne manquent pas.
Le Qatar finance l'idéologie, l'armement, la logistique, la politique et médiatisation de leurs interventions criminelles qui bafouent la souveraineté étatique. Tout ce que nos intellectuels et nos médias trouvent à redire c'est que tout cela est normal, le Qatar est un petit pays qui cherche à exister.
Oui un peu comme Monaco et Saint Marin, cherchent à exister. Rien de plus normal.
Tous ceux qui se sont fourvoyés en croyant à une rébellion armée visant juste à renverser le gouvernement « décrété » ipso facto illégitime, découvrent avec effroi que les combattants armés ne sont au final que des terroristes. Manipulés certainement, servant des agendas qui n'ont rien à voir avec l'intérêt du peuple syrien, mais ce qui semblait il y a plus de 23 mois comme marginal, à force de désinformation et de mensonges, devient évident, à moins de détourner les yeux et de se boucher les oreilles, à moins de continuer dans le déni de réalité, soutenant que les groupes armés sont des militaires déserteurs ou de pauvres paysans ayant pris les armes pour se défendre, soutenir un tel mensonge revient à se décrédibiliser ou donner la preuve d'une mauvaise foi sans faille.
Le pays est à feu et à sang. Les carnages de civils est quotidien. La politique de la terreur comme moyen de rassembler. Le sabotage et la destruction des infrastructure ont pour finalité d'affaiblir l'État et par conséquent fragiliser et faire souffrir la population civile, comptant sur l'épuisement moral et physique de cette dernière pour afin d'affaiblir indirectement le gouvernement syrien. Une population désarmée, épuisée et martyrisée dont la parole est confisquée. D'autres qui n'ont aucune légitimité parle en son nom.
Par deux fois le président du CNS a montré des signes pour dialoguer avec le gouvernement de Damas, et qu'il faut traduire par une sortie négociée du Bachar Al Assad. Tout est fait par les frères musulmans pour bloquer tout assouplissement des positions. Leur but est bien sûr non pas la paix et une solution politique, et a fortiori l'intérêt de la population syrienne. Ils sont déterminés de finir avec un État souverain et autonome, de l'abattre, s'il faut rayer la Syrie de la carte ils n'en hésiteront pas la fraction d'une seconde .
L'objectif des frères musulmans
Au vu de l'évolution de la situation sur le terrain, les Rebelles et Israël visent maintenant directement et indirectement le Hezbollah. Il est clair que cette guerre a pour objectif principal de réduire la résistance du Hezbollah, voire même de l'abattre définitivement.
Cet objectif a été mis en application sur le plan politique par la création et le soutien financièrement d'un parti politique créé artificiellement, lequel n'a pour finalité que de s'attaquer au Hezbollah, et notamment à ses armes.
Voir des djihadistes demander de l'aide à Israël en l'assurant d'établir des relations de paix et dans le même temps de combattre en priorité le Hezbollah et ceux qui le soutiennent n'est pas en soi une surprise, ce n'est pas une alliance contre nature.
En effet, le premier allié d'Israël ce sont les monarchies du Golfe. USA, Israël et les monarchies du Golfe sont liés historiquement et idéologiquement. Une trinité du mal.
Les frères musulmans sont un outil d'infiltration et de déstabilisation des pays qui ne s'inscrivent pas ou plus dans les intérêts de ce triumvirat maléfique.
Les frères musulmans en Égypte sont une calamité et pour les Égyptiens et pour les Palestiniens. Ces derniers se voient enfermés comme des rats. Leurs seuls points d'ouverture sur le monde, qui consistent dans les tunnels entre Gaza et le Sinaï sont bloqués et détruits. Le blocus est total.
Le nombre de morts sous le régime de Morsi a largement dépassé celui comptabilisé sous Moubarak lors des manifestations place Al Tahrir. Bien sûr, les exactions et l'arbitraire dont se plaignaient les Égyptiens sont toujours là. Ce qui a changé c'est le commanditaire. Si sous Moubarak vous êtes épargné si vous vous vous éloignait de la critique ouverte de la politique, sous les frères musulmans, la suspicion est la règle si vous ne affichez pas une soumission totale et absolue au leur credo.
Les Frères musulmans tunisiens ne sont pas en reste par rapport à leurs semblables égyptiens. Quant à la Libye, c'est une parfaite réussite pour l'OTAN. Un Afghanistan très discret, pour le moment, si l'on mis de côté la parenthèse malienne.
Le Drian, notre ministre de la défense, qui a supervisé une guerre contre le terrorisme depuis le mois de janvier, a déclaré dernièrement que la VRAIE guerre vient de commencer. Il y a en effet des morts de côté des djihadistes.
Cela veut dire que depuis le déclenchement de « l'opération serval » notre armée faisait un FAUSSE guerre, ou tout au plus pratiquait des manœuvres d'entraînement.
Rassurez-vous, aux dires de Fabius, la France n'a pas vocation pour rester au Mali.
Après une décennie, trois décennies, ou un siècle, on nous rappellera qu'un certain homme politique visionnaire a prédit effectivement que la France n'a pas pour vocation de rester au Mali.
Le Drian : "Vers une sortie progressive du Mali" par Europe1fr
Le bon islamiste de l'ivraie
Des attentas terroristes qui n'indignent pas l'opinion publique et encore moins les gouvernements occidentaux. Ces derniers si prompts à condamner le moindre fait d'armes de Hamas, même quand les dégâts sont de simples bris de glace. Une centaine de morts laisse impassible, quand les chancelleries occidentales ruaient dans les brancards en remuant ciel et terre, mobilisant tous l'arsenal médiatique, juridique, judiciaire se traduisant par une compagne médiatique sans précédents dans le seul but de diaboliser le gouvernement syrien, pour vendre l'image d'une révolte pacifique et héroïque d'un peuple assoiffé de liberté, pour mettre la pression sur d'autres États souverains leur intimant l'ordre de voter au Conseil de sécurité selon leurs consignes, accusant les réticents de complicité de massacres et de meurtres. Les dénonciations fusaient comme une pluie de météorites et l'indignation avait atteint le maximum.
Au début, ils s'imaginaient que cela devrait impressionnait les Russes ou les Chinois. Que l'opinion publique internationale allât se manifester et faire écho à cette propagande à l'échelle internationale. Les Russes et les Chinois ne sont pas des idiots et ne se laisseront pas abuser une deuxième fois. Le cas Libyen est trop récent pour que l'on les attendrisse avec des massacres et des égorgements quotidiens.
Tandis que l'opinion publique internationale et notamment les Européens, les gens ont leurs propres soucis et n'ont pas envie de s'occuper des autres. Que peuvent faire les Grecs, les Espagnols, les Portugais ou encore les Français ?? Ils sont eux mêmes confrontés à une guerre que leur livre l'Europe des banksters et des technocrates, l'Europe de la libre circulation, de la concurrence libre et non faussée, l'Europe de Bruxelles qui prépare en catimini le traité transatlantique. Une autre forfaiture qui parachèvera l'œuvre magistrale de l'Europe de l'Euro.
L'Européen est surtout très médiocre et a du mal à comprendre l'équation qui consiste à aider des terroristes en Syrie alors qu'il faut les combattre au Mali.
Que ces mêmes terroristes soient une réelle menace et non pas hypothétique menace contre la sécurité et la paix sociale en Europe c'est à n'en pas douter.
Qu'à cela ne tienne, ils mettent momentanément en sourdine leur propagande, tout en faisant de temps à autre une piqûre de rappel, pointant un doigt accusateur pour désigner le gouvernement syrien comme le coupable idéal lors de massacres de masse, systématiquement perpétrés la veille d'un sommet ou d'une conférence des amis du peuple syrien. Ce peuple qui ne demande rien d'autre que de le laisser tranquille.
C'est bientôt l'anniversaire de la « révolte », déjà deux ans. Et les médias vont nous faire des émissions spéciales pour nous réapprendre comment tout cela fut déclenché, des reportages sur le crépuscule des Assad, leur règne, la société multi-confessionnelle, nous expliquant ce que c'est que la charia, la différence entre chiisme et sunnisme, d'où viennent les Alaouites, qui gouverne la Syrie et le tutti quanti.
France culture, comme c'est une radio d'intellectuels, symbole de la boboïtude, nous a servi dès ce vendredi 22 février, en primeur s'il vous plaît, une émission qui ne déroge pas à la tradition de propagande, toute en finesse pour faire pleurer dans les chaumières, avec la touche de culture pour les mondains et les intellos.
A tout seigneur tout honneur, c'est le propagandiste en chef Ignace Leverrier qui s'est attelé à l'honorable tâche de nous décrire le malheur du peuple syrien, sa révolte face à un pouvoir sanguinaire qui n'a pour vocation que de tuer son peuple.
Mais il y a bien un contraste saisissant entre le début de la prétendue révolte qui suscitait des condamnations et faisait pousser des cris d'orfraie sans retenue, amplifiés par la diffusion de plus en plus d'images sanglantes, l'emballement irréfléchi dans l'accusation systématique des forces de sécurité et de l'armée, accusation absolue et totale, sans concessions. Pas d'autre coupable excepté le « régime de Damas ». l'accusation est toujours de mise, rien n'a changé, mais il devient très difficile de ne pas admettre que des mains étrangères sont en train de sévir en Syrie avec la complaisance des monarchies du Golfe et d'autres pays complices.
Dans ce cas, le mieux c'est de continuer le décompte macabre des morts, sans entrer dans le détail de qui tue et qui détruit. Tout en restant dans la posture de condamnation du « régime de Damas » par des sous-entendus du genre : un régime aux abois est capable du pire. Ou de justifier l'injustifiable, parce que la liberté n'a pas de prix et donc les Syriens sont prêt à en payer le prix fort pour se débarrasser de leur dictateur.
C'est pourtant curieux, même les corbeaux du CNS condamnent l'attentat du 21 février qui a fait plus de 80 morts.
Un attentat qui a eu pour objectif de faire le plus de morts civils et uniquement des civils puisque l'heure et le lieu n'ont pas été choisis par hasard ou fortuitement. Avec ce genre d'attentat, ce n'est ni l'armée ni les forces de sécurité qui sont visées, ce n'est pas non plus une légitime défense comme cela fut chanté au tout début et tout au long de la prétendue révolte.
On nous a rebattu les oreilles que les civiles ont pris les armes pour se défendre. C'est curieux de voir que nos médias ont du mal à admettre l'élément terroriste qui a pour fonction de déstabiliser l'État syrien. Ils s'aveuglent alors que ceux-là mêmes qui veulent l'élimination du gouvernement de Damas avouent publiquement et condamnent depuis un certain temps les attentats terroristes contre les civils, tout en les attribuant à Al Qaida. Il n'y a que nos intellectuels pour persister à croire que la terreur salafistes n'est qu'une infime minorité et à la marge d'une Armée Syrienne Libre.
Combien durera encore cette agression ? Pour combien de temps souffrira le peuple Syrien ?? La réponse est très facile à imaginer, surtout que l'on sait que depuis l'invasion de l'Irak où il fut question de « libérer le peuple irakien de son dictateur ». Sadam Hussein est bien mort, mais en assassinant un homme il a fallu aussi sacrifier plus d'un million d'irakien.
L'équation n'est pas que Sadam Hussein a utilisé ce plus d'un million de mort comme bouclier humain. Le plus d'un million de morts est enregistré après la mort de Sadam Hussein. Si l'on avait dit à l'opinion publique et surtout aux irakiens, on éliminant Sadam Hussein, l'Irak perdra plus d'un million de civils, il n'y a aucun doute que personne n'aurait trouvé dans l'élimination du dictature une opportunité ou une utilité. Toute action doit être appréciée en fonction de son coût humain et matériel afin d'en juger de son utilité et de son opportunité. L'horizon de l'Irak est bien sombre. L'avenir de plusieurs génération est bien confisqué.
C'est trop tard maintenant pour le cas de l'Irak, également le cas libyen. Pourtant, qui pourra juger les responsables de tant de morts et de souffrance ? Quelqu'un a-t-il la réponse ???
Ce fut le scénario de la petite fiole et des schémas représentant les armes de destruction massive dont aucune trace n'a été trouvée qui a fait gagner l'opinion publique à la cause de la guerre de 2003.
Pour quelle raison ? Tout ne fut que mensonge.
L'Irak est un champs de ruine pour les civils, un champs de ruine menaçant mort et semant la mort. Mais qu'importe, les affaires se font dans l'intérêt de l'oncle Sam et c'est ce qui compte.
Le même scénario a été rejoué en Libye, en Égypte et en Tunisie. La Syrie résiste mais pour combien de temps ??
voici deux dépêches de l'AFP, l'une concernant l'attentat du 21/02/2013, à comparer avec une des premières dépêches consacrée à la prétendue révolte syrienne.
« Attentat de Damas : 90 morts (OSDH)
Reuters Mis à jour le 22/02/2013 à 11:58 | publié le 22/02/2013 à 11:55
Damas a connu hier une de ses journées les plus sanglantes depuis le début du soulèvement contre Bachar al Assad il y a près de deux ans, avec 90 morts dans quatre attentats, selon un nouveau bilan établi aujourd'hui par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
L'OSDH, une organisation proche de l'opposition qui dresse quotidiennement le bilan des violences, dit avoir compilé les chiffres donnés par les hôpitaux et d'autres sources médicales.
L'attentat le plus meurtrier, commis à la voiture piégée près du siège du parti Baas au pouvoir dans le quartier de Mazraa, dans le centre de la capitale, a fait au moins 60 morts. Les médias officiels ont donné un bilan de 53 morts et plus de 200 blessés. La plupart des victimes sont des civils.
Les autres victimes ont péri dans trois attentats coordonnés à la bombe dans le quartier nord-est de Barzeh.
Selon l'OSDH, les combats dans le reste du pays, ce qui englobe les banlieues de Damas et les villes de Deraa (sud) et Alep (nord), ont fait plus de 200 morts. Les Nations unies évaluent à 70.000 le nombre de morts dans le conflit syrien depuis les premières manifestations de mars 2011 contre le président Bachar al Assad. »
« Syrie : Paris condamne la répression
AFP Publié le 31/07/2011 à 16:35
Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a condamné aujourd'hui "avec la plus extrême fermeté" la poursuite de la répression en Syrie, "particulièrement inacceptable en cette veille du mois de ramadan", après une offensive de l'armée dans plusieurs villes dont Hama.
La France "exprime sa très vive préoccupation concernant les opérations menées aujourd'hui par l'armée à Hama, à Deir Ez Zoor et à Abou Kamal, qui auraient déjà fait plus d'une centaine de victimes", indique le ministre dans une déclaration.
"La poursuite de la répression et des exactions contre la population est particulièrement inacceptable en cette veille du mois de ramadan et ne peut conduire qu'à davantage encore d'instabilité et de violence à travers le pays", poursuit-il.
"Les responsables politiques, militaires et sécuritaires syriens doivent savoir, maintenant plus que jamais, qu'ils devront rendre compte de leurs actes", a encore déclaré Alain Juppé.
"Plus que jamais, dans ce contexte effroyable, la France souhaite que le Conseil de sécurité des Nations unies prenne ses responsabilités en s'exprimant fortement et clairement, comme l'a fait à plusieurs reprises le Secrétaire général des Nations unies", a conclu le ministre.
La France et trois autres pays européens (Grande-Bretagne, Allemagne, Portugal) ont depuis plusieurs semaines déposé un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie et appelant à des réformes politiques. Mais la Chine et la Russie, membres permanents du Conseil de sécurité, s'opposent au vote du texte.
Dimanche, 95 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, selon des militants, lors d'une vaste offensive de l'armée à Hama, ville rebelle du centre de la Syrie que le régime du président Bachar al-Assad tente de soumettre depuis plusieurs semaines.
Au total, selon ces sources, les attaques de l'armée dans plusieurs villes de Syrie ont fait dimanche au moins 121 morts et des dizaines de blessés »


