samedi 23 février 2013 - par FRIDA

Les bienfaits de la nouvelle colonisation

Iraq Deaths Estimator

 

http://antiwar.com/casualties/

 

Cela valait bien la peine de faire son mea culpa sur les méfaits de la colonisation, si au final, au 21ème siècle, la France renoue avec une politique criminelle en Syrie.

Le gouvernement et les médias ont dépassé le premier stade où ils s'abritaient derrière le prétendu « printemps arabe », la révolte populaire spontanée et pacifique.

 

Ils n'ont plus de couverture.

Tout le monde sait, et les preuves ne manquent pas, qu'en matière de rébellion il n'y a que du terrorisme initié par les États du Golfe. Une guerre contre la Syrie faite par procuration et de la façon la plus ignoble.

La France fait partie de cette coalition qui a pour objectif, sinon une Syrie avec un régime auxiliaire des intérêts occidentaux, ce qui est l'idéal, un objectif néanmoins limité dans ses ambitions en éclatant la Syrie, voire en dévastant le pays, une sorte d'Afghanistan bis, Irak bis, Liban bis. Pourquoi changer de recette quand elle marche bien.

Cette dernière situation aboutit à la disparition de l'État, remplacé par une coquille vide s'apparentant superficiellement à l'État aux mains des seigneurs de la guerre et d'individus corrompus. La société civile n'aura plus aucun moyen de défense et ce pour plusieurs générations.

Le Royaume uni peut hypocritement qualifier le massacre de Amritsar au Penjab comme l'un des épisodes les plus honteux de son histoire. Il n'a toujours pas rompu avec son instinct de prédation en s'attaquant aux peuples. C'est bien beau de s'apitoyer et de se repentir sur le passé alors que le présent n'est pas exempt de politiques criminelles.

 

Les frères musulmans bloquent le processus de dialogue entre le CNS et le gouvernement syrien.

Ces islamistes, fabrication anglo-saxonne, que l'Occident juge modérés sont pour la politique de la terre brûlée. Leur objectif est simple : mettre en place un régime basé sur le confessionalisme, le seul et l'unique qui vaille, le sunnisme. Quant à l'application de la charia, c'est une marotte pour occuper les mondains. En Tunisie, des camps d'entraînement pour djihadistes cautionnés et protégés par les islamistes tunisiens, encore des islamistes modérés épris de liberté et de démocratie, des camps au vu et su de tout le monde, de même en Libye. Ce n'est pas d'actualité de pousser des cris d'orfraie

Tout le monde le sait et les preuves ne manquent pas.

Le Qatar finance l'idéologie, l'armement, la logistique, la politique et médiatisation de leurs interventions criminelles qui bafouent la souveraineté étatique. Tout ce que nos intellectuels et nos médias trouvent à redire c'est que tout cela est normal, le Qatar est un petit pays qui cherche à exister.

Oui un peu comme Monaco et Saint Marin, cherchent à exister. Rien de plus normal.

Tous ceux qui se sont fourvoyés en croyant à une rébellion armée visant juste à renverser le gouvernement « décrété » ipso facto illégitime, découvrent avec effroi que les combattants armés ne sont au final que des terroristes. Manipulés certainement, servant des agendas qui n'ont rien à voir avec l'intérêt du peuple syrien, mais ce qui semblait il y a plus de 23 mois comme marginal, à force de désinformation et de mensonges, devient évident, à moins de détourner les yeux et de se boucher les oreilles, à moins de continuer dans le déni de réalité, soutenant que les groupes armés sont des militaires déserteurs ou de pauvres paysans ayant pris les armes pour se défendre, soutenir un tel mensonge revient à se décrédibiliser ou donner la preuve d'une mauvaise foi sans faille.

 

Le pays est à feu et à sang. Les carnages de civils est quotidien. La politique de la terreur comme moyen de rassembler. Le sabotage et la destruction des infrastructure ont pour finalité d'affaiblir l'État et par conséquent fragiliser et faire souffrir la population civile, comptant sur l'épuisement moral et physique de cette dernière pour afin d'affaiblir indirectement le gouvernement syrien. Une population désarmée, épuisée et martyrisée dont la parole est confisquée. D'autres qui n'ont aucune légitimité parle en son nom.

 

Par deux fois le président du CNS a montré des signes pour dialoguer avec le gouvernement de Damas, et qu'il faut traduire par une sortie négociée du Bachar Al Assad. Tout est fait par les frères musulmans pour bloquer tout assouplissement des positions. Leur but est bien sûr non pas la paix et une solution politique, et a fortiori l'intérêt de la population syrienne. Ils sont déterminés de finir avec un État souverain et autonome, de l'abattre, s'il faut rayer la Syrie de la carte ils n'en hésiteront pas la fraction d'une seconde .

 

 

L'objectif des frères musulmans

Au vu de l'évolution de la situation sur le terrain, les Rebelles et Israël visent maintenant directement et indirectement le Hezbollah. Il est clair que cette guerre a pour objectif principal de réduire la résistance du Hezbollah, voire même de l'abattre définitivement.

Cet objectif a été mis en application sur le plan politique par la création et le soutien financièrement d'un parti politique créé artificiellement, lequel n'a pour finalité que de s'attaquer au Hezbollah, et notamment à ses armes.

Voir des djihadistes demander de l'aide à Israël en l'assurant d'établir des relations de paix et dans le même temps de combattre en priorité le Hezbollah et ceux qui le soutiennent n'est pas en soi une surprise, ce n'est pas une alliance contre nature.

En effet, le premier allié d'Israël ce sont les monarchies du Golfe. USA, Israël et les monarchies du Golfe sont liés historiquement et idéologiquement. Une trinité du mal.

 

Les frères musulmans sont un outil d'infiltration et de déstabilisation des pays qui ne s'inscrivent pas ou plus dans les intérêts de ce triumvirat maléfique.

Les frères musulmans en Égypte sont une calamité et pour les Égyptiens et pour les Palestiniens. Ces derniers se voient enfermés comme des rats. Leurs seuls points d'ouverture sur le monde, qui consistent dans les tunnels entre Gaza et le Sinaï sont bloqués et détruits. Le blocus est total.

Le nombre de morts sous le régime de Morsi a largement dépassé celui comptabilisé sous Moubarak lors des manifestations place Al Tahrir. Bien sûr, les exactions et l'arbitraire dont se plaignaient les Égyptiens sont toujours là. Ce qui a changé c'est le commanditaire. Si sous Moubarak vous êtes épargné si vous vous vous éloignait de la critique ouverte de la politique, sous les frères musulmans, la suspicion est la règle si vous ne affichez pas une soumission totale et absolue au leur credo.

Les Frères musulmans tunisiens ne sont pas en reste par rapport à leurs semblables égyptiens. Quant à la Libye, c'est une parfaite réussite pour l'OTAN. Un Afghanistan très discret, pour le moment, si l'on mis de côté la parenthèse malienne.

Le Drian, notre ministre de la défense, qui a supervisé une guerre contre le terrorisme depuis le mois de janvier, a déclaré dernièrement que la VRAIE guerre vient de commencer. Il y a en effet des morts de côté des djihadistes.

Cela veut dire que depuis le déclenchement de « l'opération serval » notre armée faisait un FAUSSE guerre, ou tout au plus pratiquait des manœuvres d'entraînement.

Rassurez-vous, aux dires de Fabius, la France n'a pas vocation pour rester au Mali.

Après une décennie, trois décennies, ou un siècle, on nous rappellera qu'un certain homme politique visionnaire a prédit effectivement que la France n'a pas pour vocation de rester au Mali.

 


Le Drian : "Vers une sortie progressive du Mali" par Europe1fr

 

Le bon islamiste de l'ivraie

Des attentas terroristes qui n'indignent pas l'opinion publique et encore moins les gouvernements occidentaux. Ces derniers si prompts à condamner le moindre fait d'armes de Hamas, même quand les dégâts sont de simples bris de glace. Une centaine de morts laisse impassible, quand les chancelleries occidentales ruaient dans les brancards en remuant ciel et terre, mobilisant tous l'arsenal médiatique, juridique, judiciaire se traduisant par une compagne médiatique sans précédents dans le seul but de diaboliser le gouvernement syrien, pour vendre l'image d'une révolte pacifique et héroïque d'un peuple assoiffé de liberté, pour mettre la pression sur d'autres États souverains leur intimant l'ordre de voter au Conseil de sécurité selon leurs consignes, accusant les réticents de complicité de massacres et de meurtres. Les dénonciations fusaient comme une pluie de météorites et l'indignation avait atteint le maximum.

Au début, ils s'imaginaient que cela devrait impressionnait les Russes ou les Chinois. Que l'opinion publique internationale allât se manifester et faire écho à cette propagande à l'échelle internationale. Les Russes et les Chinois ne sont pas des idiots et ne se laisseront pas abuser une deuxième fois. Le cas Libyen est trop récent pour que l'on les attendrisse avec des massacres et des égorgements quotidiens.

Tandis que l'opinion publique internationale et notamment les Européens, les gens ont leurs propres soucis et n'ont pas envie de s'occuper des autres. Que peuvent faire les Grecs, les Espagnols, les Portugais ou encore les Français ?? Ils sont eux mêmes confrontés à une guerre que leur livre l'Europe des banksters et des technocrates, l'Europe de la libre circulation, de la concurrence libre et non faussée, l'Europe de Bruxelles qui prépare en catimini le traité transatlantique. Une autre forfaiture qui parachèvera l'œuvre magistrale de l'Europe de l'Euro.

L'Européen est surtout très médiocre et a du mal à comprendre l'équation qui consiste à aider des terroristes en Syrie alors qu'il faut les combattre au Mali.

Que ces mêmes terroristes soient une réelle menace et non pas hypothétique menace contre la sécurité et la paix sociale en Europe c'est à n'en pas douter.

Qu'à cela ne tienne, ils mettent momentanément en sourdine leur propagande, tout en faisant de temps à autre une piqûre de rappel, pointant un doigt accusateur pour désigner le gouvernement syrien comme le coupable idéal lors de massacres de masse, systématiquement perpétrés la veille d'un sommet ou d'une conférence des amis du peuple syrien. Ce peuple qui ne demande rien d'autre que de le laisser tranquille.

C'est bientôt l'anniversaire de la « révolte », déjà deux ans. Et les médias vont nous faire des émissions spéciales pour nous réapprendre comment tout cela fut déclenché, des reportages sur le crépuscule des Assad, leur règne, la société multi-confessionnelle, nous expliquant ce que c'est que la charia, la différence entre chiisme et sunnisme, d'où viennent les Alaouites, qui gouverne la Syrie et le tutti quanti.

 

France culture, comme c'est une radio d'intellectuels, symbole de la boboïtude, nous a servi dès ce vendredi 22 février, en primeur s'il vous plaît, une émission qui ne déroge pas à la tradition de propagande, toute en finesse pour faire pleurer dans les chaumières, avec la touche de culture pour les mondains et les intellos.

 

A tout seigneur tout honneur, c'est le propagandiste en chef Ignace Leverrier qui s'est attelé à l'honorable tâche de nous décrire le malheur du peuple syrien, sa révolte face à un pouvoir sanguinaire qui n'a pour vocation que de tuer son peuple.

Mais il y a bien un contraste saisissant entre le début de la prétendue révolte qui suscitait des condamnations et faisait pousser des cris d'orfraie sans retenue, amplifiés par la diffusion de plus en plus d'images sanglantes, l'emballement irréfléchi dans l'accusation systématique des forces de sécurité et de l'armée, accusation absolue et totale, sans concessions. Pas d'autre coupable excepté le « régime de Damas ». l'accusation est toujours de mise, rien n'a changé, mais il devient très difficile de ne pas admettre que des mains étrangères sont en train de sévir en Syrie avec la complaisance des monarchies du Golfe et d'autres pays complices.

Dans ce cas, le mieux c'est de continuer le décompte macabre des morts, sans entrer dans le détail de qui tue et qui détruit. Tout en restant dans la posture de condamnation du « régime de Damas » par des sous-entendus du genre : un régime aux abois est capable du pire. Ou de justifier l'injustifiable, parce que la liberté n'a pas de prix et donc les Syriens sont prêt à en payer le prix fort pour se débarrasser de leur dictateur.

C'est pourtant curieux, même les corbeaux du CNS condamnent l'attentat du 21 février qui a fait plus de 80 morts.

Un attentat qui a eu pour objectif de faire le plus de morts civils et uniquement des civils puisque l'heure et le lieu n'ont pas été choisis par hasard ou fortuitement. Avec ce genre d'attentat, ce n'est ni l'armée ni les forces de sécurité qui sont visées, ce n'est pas non plus une légitime défense comme cela fut chanté au tout début et tout au long de la prétendue révolte.

On nous a rebattu les oreilles que les civiles ont pris les armes pour se défendre. C'est curieux de voir que nos médias ont du mal à admettre l'élément terroriste qui a pour fonction de déstabiliser l'État syrien. Ils s'aveuglent alors que ceux-là mêmes qui veulent l'élimination du gouvernement de Damas avouent publiquement et condamnent depuis un certain temps les attentats terroristes contre les civils, tout en les attribuant à Al Qaida. Il n'y a que nos intellectuels pour persister à croire que la terreur salafistes n'est qu'une infime minorité et à la marge d'une Armée Syrienne Libre.

 

Combien durera encore cette agression ? Pour combien de temps souffrira le peuple Syrien ?? La réponse est très facile à imaginer, surtout que l'on sait que depuis l'invasion de l'Irak où il fut question de « libérer le peuple irakien de son dictateur ». Sadam Hussein est bien mort, mais en assassinant un homme il a fallu aussi sacrifier plus d'un million d'irakien.

L'équation n'est pas que Sadam Hussein a utilisé ce plus d'un million de mort comme bouclier humain. Le plus d'un million de morts est enregistré après la mort de Sadam Hussein. Si l'on avait dit à l'opinion publique et surtout aux irakiens, on éliminant Sadam Hussein, l'Irak perdra plus d'un million de civils, il n'y a aucun doute que personne n'aurait trouvé dans l'élimination du dictature une opportunité ou une utilité. Toute action doit être appréciée en fonction de son coût humain et matériel afin d'en juger de son utilité et de son opportunité. L'horizon de l'Irak est bien sombre. L'avenir de plusieurs génération est bien confisqué.

C'est trop tard maintenant pour le cas de l'Irak, également le cas libyen. Pourtant, qui pourra juger les responsables de tant de morts et de souffrance ? Quelqu'un a-t-il la réponse ???

 

Ce fut le scénario de la petite fiole et des schémas représentant les armes de destruction massive dont aucune trace n'a été trouvée qui a fait gagner l'opinion publique à la cause de la guerre de 2003.

Pour quelle raison ? Tout ne fut que mensonge.

L'Irak est un champs de ruine pour les civils, un champs de ruine menaçant mort et semant la mort. Mais qu'importe, les affaires se font dans l'intérêt de l'oncle Sam et c'est ce qui compte.

Le même scénario a été rejoué en Libye, en Égypte et en Tunisie. La Syrie résiste mais pour combien de temps ??

 

voici deux dépêches de l'AFP, l'une concernant l'attentat du 21/02/2013, à comparer avec une des premières dépêches consacrée à la prétendue révolte syrienne.

 

« Attentat de Damas : 90 morts (OSDH)

Reuters Mis à jour le 22/02/2013 à 11:58 | publié le 22/02/2013 à 11:55

 

Damas a connu hier une de ses journées les plus sanglantes depuis le début du soulèvement contre Bachar al Assad il y a près de deux ans, avec 90 morts dans quatre attentats, selon un nouveau bilan établi aujourd'hui par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

L'OSDH, une organisation proche de l'opposition qui dresse quotidiennement le bilan des violences, dit avoir compilé les chiffres donnés par les hôpitaux et d'autres sources médicales.
L'attentat le plus meurtrier, commis à la voiture piégée près du siège du parti Baas au pouvoir dans le quartier de Mazraa, dans le centre de la capitale, a fait au moins 60 morts. Les médias officiels ont donné un bilan de 53 morts et plus de 200 blessés. La plupart des victimes sont des civils.

Les autres victimes ont péri dans trois attentats coordonnés à la bombe dans le quartier nord-est de Barzeh.

Selon l'OSDH, les combats dans le reste du pays, ce qui englobe les banlieues de Damas et les villes de Deraa (sud) et Alep (nord), ont fait plus de 200 morts. Les Nations unies évaluent à 70.000 le nombre de morts dans le conflit syrien depuis les premières manifestations de mars 2011 contre le président Bachar al Assad. »

 

 

« Syrie : Paris condamne la répression

AFP Publié le 31/07/2011 à 16:35

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a condamné aujourd'hui "avec la plus extrême fermeté" la poursuite de la répression en Syrie, "particulièrement inacceptable en cette veille du mois de ramadan", après une offensive de l'armée dans plusieurs villes dont Hama.

La France "exprime sa très vive préoccupation concernant les opérations menées aujourd'hui par l'armée à Hama, à Deir Ez Zoor et à Abou Kamal, qui auraient déjà fait plus d'une centaine de victimes", indique le ministre dans une déclaration.

"La poursuite de la répression et des exactions contre la population est particulièrement inacceptable en cette veille du mois de ramadan et ne peut conduire qu'à davantage encore d'instabilité et de violence à travers le pays", poursuit-il.
"Les responsables politiques, militaires et sécuritaires syriens doivent savoir, maintenant plus que jamais, qu'ils devront rendre compte de leurs actes", a encore déclaré Alain Juppé.

"Plus que jamais, dans ce contexte effroyable, la France souhaite que le Conseil de sécurité des Nations unies prenne ses responsabilités en s'exprimant fortement et clairement, comme l'a fait à plusieurs reprises le Secrétaire général des Nations unies", a conclu le ministre.

La France et trois autres pays européens (Grande-Bretagne, Allemagne, Portugal) ont depuis plusieurs semaines déposé un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie et appelant à des réformes politiques. Mais la Chine et la Russie, membres permanents du Conseil de sécurité, s'opposent au vote du texte.

Dimanche, 95 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, selon des militants, lors d'une vaste offensive de l'armée à Hama, ville rebelle du centre de la Syrie que le régime du président Bachar al-Assad tente de soumettre depuis plusieurs semaines.

Au total, selon ces sources, les attaques de l'armée dans plusieurs villes de Syrie ont fait dimanche au moins 121 morts et des dizaines de blessés »



23 réactions


  • JP94 23 février 2013 17:05

    100% d’accord avec ces analyses - et pas parce que j’ai peur de me faire trucider par une méchante féministe.

    Concernant les médias , y compris France Culture : ils mettent la gomme parce qu’au bout du compte l’enjeu de pouvoir est le même ici que là-bas 

  • Jacques_M 23 février 2013 17:08

    Article très intéressant qui replace les responsabilités là où elles sont.

    Vous écrivez : «  Pourtant, qui pourra juger les responsables de tant de morts et de souffrance ? »
    Il faudra bien que ça arrive un jour, si non le monde ne saura pas évoluer normalement.

    Cela me fait penser à la réponse de Madeleine Allbright suite à la mort de plus de 500.000 enfants irakiens à cause de l’embargo : ... c’est le prix à payer ... à payer par qui ? (ça on sait : par des enfants) et à payer pourquoi ?


  • FRIDA FRIDA 23 février 2013 18:26

    @Jacques_M

    "Cela me fait penser à la réponse de Madeleine Allbright suite à la mort de plus de 500.000 enfants irakiens à cause de l’embargo : ... c’est le prix à payer ... à payer par qui ? (ça on sait : par des enfants) et à payer pourquoi ?"

    Allbright n’a pas terminé sa phrase
    le prix c’est toujours le peuple qui le paye, ici la facture de la crise est réglée par le peuple et le plus désolant c’est que les gens y adhérent et y consentent.
    Ailleurs les peuples le pays au prix du sang et des souffrances physiques et morales.
    Tony Blair avouait dans un moment d’inattention que la guerre en Irak a eu pour but de renverser Sadam Hussein. Pour lui c’était juste comme décision. Mais pour la faire avaliser par son opinion publique, il a fallu une compagne qui présente Sadam Hussein comme une menace pour l’Occident et pour le peuple irakien.
    Ce qu’il regrette, ce n’est pas le mensonge, c’est la technique du mensonge. Selon Blair, si cela a été à refaire, il le refera mais avec d’autres méthodes.
    Pourquoi tant de guerres et de crises ? Faire tourner le libéralisme et faire gagner des multi-nationales sans entraves


    • le moine du côté obscur 23 février 2013 19:22

      Ces dégénérés disent la vérité à un moment ou à un autre c’est ça qui est « amusant », souvent après que le mal soit fait d’ailleurs. Le jour où un de ces dégénérés sera condamné à la prison à vie je saurais qu’il y a une justice dans ce monde. Moi ce qui me gêne ce n’est pas que ces dégénérés mentent, ils ne savent faire que ça. Ce qui me gêne c’est qu’il y ait encore autant de personnes pour les croire ! Les humains seraient-ils maso ? Je ne suis pas loin de le penser. Alors dès que vous critiquez la version officielle sur la situation en Syrie une bande d’idiots utiles zombifiés vous traite de pro-dictateurs. Je renvoie alors les gens à la situation en Iraq par exemple. je n’aime pas les personnes qui ont des visions simplistes des choses. La Syrie est un pays complexe qui à mon avis avait un certain équilibre. Après qu’on y trouve des gens qui veuillent du changement, c’est naturel. Des gens qui veulent du changement violemment ça l’est moins ! Des gens qui veulent du changement en perpétrant des attentats et en les revendiquant.... D’autant plus que ceux-ci ne sont pas condamnés par la « bien-pensante » communauté dite internationale ça sent mauvais. Et l’argument du « dictateur fou qui massacre son peuple », c’est l’argument le plus ridicule qui soit mais après Gbagbo (que je n’aimais pourtant pas), Kadhaffi c’est l’argument à la mode. Pour un « massacreur de peuple » le fils Assad n’est pas très efficace et ça c’est curieux. Si tant était qu’il voulait « génocider » son peuple avec les moyens dont il dispose on en serait à un million de morts voire plus, on a vu ce qui s’est passé au Rwanda et à quelle vitesse le nombre de morts à augmenter. Bref la version officielle des médias mainstream occidentaux est ridicule pour ne pas dire honteuse. Mais il y a des c... pour l’avaler. Si j’étais à la place des dégénérés au pouvoir dans les pays occidentaux face à une populace aussi naïve et facile à berner je n’allais pas me gêner. Quoiqu’il en soit le fait qu’Assad soit encore là et que la vie soit à peu près normale dans les zones contrôlées par l’armée perturbent pas mal de zombies qui ne comprennent pas. Gageons que la résistance du gouvernement Assad va réveiller pas mal de monde et c’est déjà ça. Mais que de souffrances pour le peuple syrien et pour ceux qui le portent dans leur coeur. 


    • FRIDA FRIDA 23 février 2013 20:01

      @le moine
      « on a vu ce qui s’est passé au Rwanda et à quelle vitesse le nombre de morts à augmenter »

      Vous faites bien de citer cet exemple, entre autres. Je me suis fatiguée à le dire au tout début. Nous avons en jeux deux acteurs qui ne disposent pas des mêmes forces, le peuple et le gouvernement.
       Ce dernier a la force pour lui, et il est capable d’anéantir le peuple en deux temps trois mouvements. Ce n’est pas de son intérêt.
      Quant au peuple, une bonne part ne s’occupe pas de politique et ne fait que s’occuper de son gagne de pain. Il y a ensuite une minorité qui est très politisée, mais ne cherche pas non plus la confrontation et la destruction. Il y a finalement un infinitésimal pourcentage qui cherche le changement à tout prix, y compris par le chaos. C’est ce pourcentage que l’on nous montre, ne représentant qu’eux mêmes, mais ils sont à l’étranger travaillant main dans la main avec les ennemis de leur propre pays.
      Mais pour arriver à ce qui se passe en Syrie, il faut bien sûr un plan concerté, une logistique, des hommes en nombre, ce que l’on appelle la chair à canon (ou plutôt la chair aux attentats suicides) et des terroristes. Tout ceci ne s’improvise pas.
      Les médias ont pour fonction de nous faire avaler un mythe, celui du peuple qui se soulève, pas un jour, pas deux, une semaine, deux mois (combien a duré la Commune ?? ?) et ensuite de nous romancer des rebelles qui ne sont pas armés, et le cynisme de l’Occident qui ne leur donne pas d’armes pour se défendre etc


  • gonehilare gonehilare 23 février 2013 19:30

    Saine indignation ! 

    Il y a en effet de quoi être révolté par cette manipulation qui perdure depuis les attentats du 11/9.
    Les cow-boys encouragent directement, ou par fantoches interposés, tous les communautarismes susceptibles d’asseoir l’emprise du papier-dollar-hygiénique sur la planète.
    Quittes à détruire les cultures ancestrales qui s’y opposent.
    Nos politiques ne sont pas en reste quand il s’agit d’enfumer l’opinion avec la coopération des tocards du paf labellisés « BHL-compatibles ».


  • jaja jaja 23 février 2013 19:46

    Les Révolutions arabes existent pourtant bel et bien y compris jusqu’au coeur des pays du Golfe comme à Bahrein où est ancrée la 5ème flotte US où les jeunes font flotter sur l’Émirat un parfum de Révolution !

    http://www.youtube.com/watch?v=Uf6clZakfzo


    • FRIDA FRIDA 23 février 2013 20:02

      @jaja

      Combien a duré la commune ????


    • jaja jaja 23 février 2013 20:54

      A mon avis la bonne question à se poser de nos jours ce n’est pas le temps qu’elle a duré mais pourquoi elle a été vaincue... Et elle dure encore cette Commune comme le dit la chanson :
      http://www.youtube.com/watch?v=WUUC7Z3aaqo

      En ce sens si Louise Michel avait été écoutée les Communards auraient marché sur Versailles alors peu défendue... Saisir la banque de France et son or aurait aussi dû être fait immédiatement...

      La défaite est loin d’être inéluctable.... De chaque soulèvement les peuples tirent des leçons !


    • FRIDA FRIDA 23 février 2013 21:19

      @jaja

      "En ce sens si Louise Michel avait été écoutée les Communards... " on peut refaire le monde avec des si,
      mais la réalité est tout autre. Le peuple peut se révolté, et il lui est arrivé de se révolter, je ne l’ai jamais nié.
      Mais le peuple ne sait rien faire que manifester momentanément sa colère, son impatience, son enthousiasme ...
      mais c’est toujours une élite qui gouverne soit contre le peuple soit pour le peuple, ce dernier est toujours satisfait du peu, de moment où sa survie n’est pas en cause. Et encore, quand le rapport des forces en jeux sont en sa défaveur il se laisse plumer voire même emmener à l’abattoir sans réagir. 


  • FRIDA FRIDA 23 février 2013 20:13

    @jaja
    « comme à Bahrein »

    Vous devez réfléchir au lieu de prendre vous désirs pour des réalités. Vous savez, personnellement je penche plus pour l’anarchie et la révolte contre un monde injuste et foncièrement cynique. Mais il faut se rendre à l’évidence, beaucoup de gens s’y complaisent....
    Vous parlez de Bahrein. Mais je suppose qu’il ne vous a pas échappé la différence de traitement médiatique entre ce qui est promu par l’Occident et ce qui ne fait pas parti de ses intérêts. Les morts à Barhein, sont uniquement des civils, et tués par des les forces de sécurité, et on n’assiste pas à des massacre en masse, pas d’attentats suicides et pourtant ce sont des chiites qui se révoltent...., tout le contraire de se qui se passe en Syrie.
    https://www.youtube.com/watch?v=dkWEEQDbxHk
    http://lesmoutonsenrages.fr/2012/06/16/bahrein-la-revolte-dont-personne-ne-parle/


    • jaja jaja 23 février 2013 21:10

      Ni vous ni moi Frida ne savons comment la situation va évoluer à Bahrein. C’est certain que l’Arabie saoudite va participer à nouveau à la répression en soutenant militairement l’émir...
      Il n’y a aucune chance de déboulonner pacifiquement ce dictateur à la solde des USA...
      J’espère que des forces armées issues du régime se retourneront contre la dictature...
      On verra bien...

      Je vois la différence de traitement médiatique entre Bahrein et la Syrie même si la situation n’est pas aussi tendue là bas. Mais bon, je n’oublie pas que les impérialistes dans tout soulèvement jouent leur propres cartes, cherchent à placer leurs hommes....

      Ainsi lors de la libération de l’Algérie les Américains avaient plus ou moins discrètement soutenus le FLN pour emmerder de Gaulle et ses velléités d’indépendance nationale...Ce qui est pourtant déterminant ce sont les peuples et eux seuls ! Ainsi pour les progressistes était-il naturel de soutenir l’indépendance de l’Algérie..

      Ce n’est pas toujours simple....


    • FRIDA FRIDA 23 février 2013 21:42

      @jaja

      "Ainsi lors de la libération de l’Algérie les Américains avaient plus ou moins discrètement soutenus le FLN pour emmerder de Gaulle et ses velléités d’indépendance nationale"

      Comparaison n’est pas raison.
      Le peuple n’est pas une abstraction. Le peuple sans un Etat et un gouvernement n’est qu’une foule désorganisée et à la merci de la loi du plus fort, voyez ce qui se passe pour les Palestiniens, et
      Dans votre raisonnement, vous mélangez beaucoup de choses.
      Qu’entendez par forces progressistes, c’est très vague ? Et comment entendez-vous concrètement aider un peuple (par exemple le peuple syrien) de se libérer de son dictateur comme vous dites ?
      Ce que j’observe, c’est que ce sont des Etats qui aident des groupes illégitimes lesquels parlent au nom du peuple syrien pour déstabiliser un Etat souverain, il est où le progrès et où sont les forces progressistes dans cette politique.


    • jaja jaja 23 février 2013 22:32

      Frida disons que parler de peuple relève de la facilité...Il m’arrive fréquemment de le faire. En raisonnant en terme de classes sociales les choses sont plus claires. Ainsi quand vous dites "mais c’est toujours une élite qui gouverne soit contre le peuple soit pour le peuple..." vous vous heurtez directement à ma conception du monde qui veut que "l’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes".(et non pas l’oeuvre de ces élites dirigeantes qui les ont toujours trahis et qui jamais ne gouvernent dans leur intérêt).

      Je suis donc pour que la classe dominée s’organise en syndicats et partis politiques révolutionnaires pour frapper ensemble ces oligarchies exploiteuses. Les couches que je qualifie de « progressistes » s’articulant autour de la classe ouvrière, composées des autres catégories de travailleurs salariés, des employés, des profs et des instituteurs, des chômeurs...

      Et pour cette classe dominée il n’y a pas de libération pacifique, « par les urnes » manipulées et contrôlées. C’est bien par la force du nombre qu’elle se libère. Que ce soit en Syrie ou partout ailleurs dans le monde.

      Dire que la Syrie a mené une politique anti-impérialiste,justifiant la défense de la dynastie Assad, est faux... pas un seul coup de fusil tiré sur le Golan depuis plusieurs décennies mais par contre écrasement de la Résistance palestinienne au Liban par Assad père en 1976.

      Pour ce qui est du régime : " il s’agit d’une domination clanique, dynastique basée sur l’écrasement de toute expression politique à commencer par celle du parti Baath dont il est issu, dont tous les dirigeants ont été exécutés, exilés, ou jetés en prison pour un quart de siècle ou jusqu’à leur mort en détention, dès le début des années 1970. Tous les autres courants politiques, Frères musulmans, libéraux ou de gauche ont été impitoyablement éliminés, toute société civile ou syndicalisme écrasés.

      L’arrivée au pouvoir de Bachar, fils du premier dictateur Haafez en 2000, a pu laisser croire quelques mois à un début de démocratisation, mais cet espoir a vite été étouffé, pendant que la prédation du clan se réinvestissait dans un libéralisme économique sauvage qui a balayé la plupart des acquis sociaux encore existant et creusé de manière galopante les inégalités.... La base sociale du régime reste la clientèle du clan Assad, une partie de la bourgeoisie et les tentaculaires services répressifs, avec la peur instrumentalisée d’un lendemain transformé sciemment en chaos.

      Sur le plan extérieur, le principal fait d’arme du régime, c’est l’écrasement de la gauche libanaise et des Palestiniens dans son intervention au Liban en 1975-76, poursuivie depuis par une politique de coexistence matamore mais pacifique avec Israël, qui explique que les dirigeants israéliens sont des plus réservés sur l’intérêt de la chute d’Assad. Celui-ci a soutenu les Américains pendant la guerre en Irak, il a cherché depuis un accord avec les impérialismes US et français, sous réserve de sa liberté d’action au Liban."

      Les forces qui se réclament de la gauche progressiste sont faibles en Syrie, mais pas inexistantes. J’espère qu’elles se renforceront afin de donner une issue favorable à ce conflit.


    • FRIDA FRIDA 24 février 2013 10:46

      @jaja

      "mais c’est toujours une élite qui gouverne soit contre le peuple soit pour le peuple..." vous vous heurtez directement à ma conception du monde qui veut que "l’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes".(et non pas l’oeuvre de ces élites dirigeantes qui les ont toujours trahis et qui jamais ne gouvernent dans leur intérêt).

      Quand je dis cela, je ne fais qu’exprimer une observation, c’est un constat. Après le mode de gouvernement peut varier, allant de la démocratie à la monarchie, en passant par la dictature ou ou l’oligarchie ou encore l’aristocratie, le mode de gouvernement peut varier et le peuple s’en désintéresse royalement. Ce qui compte c’est la distraction et l’amusement c’est un fait déterminant que les politiques savent utiliser à merveille.

      La politique demande un minimum d’engagement, de défendre ses idées et ses intérêt. Et de ne pas compter son temps libre à consacrer dans les réunions et les débats. Combien sont-ils prêts pour le faire ?? je n’en connais pas beaucoup qui sont prêts à se dévouer pour s’émanciper mentalement et encourager les autres à le faire. Les gens ne réagissent pas, même quand ils savent qu’ils sont grugés et spoliés. Vous n’avez qu’avoir la conviction de la majorité des Français qui adhère au mythe de la dette et au soit prétendu 3%... des nouveaux credo qui ne sont même pas discutés et sur la base desquels le libéralisme construit son asservissement.

      «  Je suis donc pour que la classe dominée s’organise en syndicats et partis politiques révolutionnaires pour frapper ensemble ces oligarchies exploiteuses. Les couches que je qualifie de « progressistes » s’articulant autour de la classe ouvrière, composées des autres catégories de travailleurs salariés, des employés, des profs et des instituteurs, des chômeurs... » C’est le nombre qui fait que la situation est irréalisable. Face à ce que vous qualifiez de l’oligarchies exploiteuses, très structurées, qui arrivent à s’entendre ou à éliminer le maillon faible, nous avons une masse hétérogène mue par des passions et pas des désirs multiples et variés, vous ne pouvez faire abstraction de l’élément psychologique : la paresse, l’envie, la jalousie, l’indifférence, l’apathie voire l’anémie de certains groupe.

      Il y a des haines et des rancunes qui font passer au dernier plan les vrais enjeux économiques de la classe laborieuse pour ne se consacrer que sur des questions d’ordre religieuse par exemple, qui n’est qu’une construction artificielle par ailleurs.

      « Et pour cette classe dominée il n’y a pas de libération pacifique, « par les urnes » manipulées et contrôlées. C’est bien par la force du nombre qu’elle se libère. Que ce soit en Syrie ou partout ailleurs dans le monde.

      Dire que la Syrie a mené une politique anti-impérialiste,justifiant la défense de la dynastie Assad, est faux... pas un seul coup de fusil tiré sur le Golan depuis plusieurs décennies mais par contre écrasement de la Résistance palestinienne au Liban par Assad père en 1976. »

      Vous reprenez les arguments des islamistes, et je vous propose de relire l’histoire de la Syrie, en dehors des clichés colportés. Des faits historiques en dehors de toute interprétation idéologique biaisée sont accessibles sur le net. Hafez Al Assad et son fils ne sont pas des anges et le but n’est pas de les défendre. Il y a beaucoup d’erreurs de part et d’autres que ce soient les Palestiniens ou les Egyptiens ou les Irakiens. Comme je l’ai dit plus haut, parfois des considérations d’ordre purement personnelles ou de domination d’un groupe ethnique sur un autre prend le pas sur l’intérêt commun.

      « Pour ce qui est du régime : " il s’agit d’une domination clanique, dynastique basée sur l’écrasement de toute expression politique à commencer par celle du parti Baath dont il est issu, dont tous les dirigeants ont été exécutés, exilés, ou jetés en prison pour un quart de siècle ou jusqu’à leur mort en détention, dès le début des années 1970. Tous les autres courants politiques, Frères musulmans, libéraux ou de gauche ont été impitoyablement éliminés, toute société civile ou syndicalisme écrasés. »

      Je ne suis pas idéaliste. Contrairement à vous, je fais la part entre ce qui est possible et ce qui ne l’ai pas. Entre la division et l’éclatement qui affaiblit le corps social et le rend ainsi une proie facile aux mains de ses ennemis, et une dictature qui étouffe les autres expressions, quand il s’agit pour la plus part qu’une expression d’ambition ou une expression qui a pour but d’entretenir les divisions, oui je préfère une main forte, la réalité l’exige.

      Les frères musulmans que vous citez n’auraient pas fait mieux que Al Assad, peut-être même pire au vu des exemples concrets sous nos yeux, en Tunisie et en Egypte.

      Le peuple est versatile, et ne peut de toute façon généré une forte majorité constante. D’où l’instabilité voire des conflits internes. C’est l’idéal pour l’exploitation en tous genre des masses laborieuses. Votre façon d’appréhender les conflits entre classes laborieuses et classes dominantes vous fait perdre de vue le côté psychologique, qui fait que les classes laborieuses ne peuvent avoir un compromis ou un consensus, outre le fait que vous omettez des facteurs qui divisent les classes laborieuses, vous en parlez comme s’il s’agit d’une masse homogène. Des classes laborieuses sont prêts à donner leur sang et leur vie pour défendre leurs croyances, et donc défendre un ordre préétabli contre tout bouleversement venant de l’extérieur, même s’il s’agit d’amélioration leur condition économique. A moins de faire un lavage de cerveau, je ne vois pas comment vous y arriverez.

      « L’arrivée au pouvoir de Bachar, fils du premier dictateur Haafez en 2000, a pu laisser croire quelques mois à un début de démocratisation, mais cet espoir a vite été étouffé, pendant que la prédation du clan se réinvestissait dans un libéralisme économique sauvage qui a balayé la plupart des acquis sociaux encore existant et creusé de manière galopante les inégalités.... La base sociale du régime reste la clientèle du clan Assad, une partie de la bourgeoisie et les tentaculaires services répressifs, avec la peur instrumentalisée d’un lendemain transformé sciemment en chaos. » Ce que vous dites est valable dans presque la majorité des sociétés sur la planète. Ici en France, nous vivons un libéralisme économique sauvage. Est-ce que la France est dépourvue de clan et de clientélisme ??? Alors pourquoi les gens ne prennent pas les armes, pourquoi les gens ne font pas la révolution ???? Souhaiteriez-vous une intervention étrangère pour soutenir une révolte, et pour quelles raisons philanthropiques l’étranger aidera les Français dans leur révolution. La normal c’est d’étouffer l’esprit révolutionnaire et non de le soutenir. La bataille de Valmy vous dit quelque chose ??

      « Sur le plan extérieur, le principal fait d’arme du régime, c’est l’écrasement de la gauche libanaise et des Palestiniens dans son intervention au Liban en 1975-76, poursuivie depuis par une politique de coexistence matamore mais pacifique avec Israël, qui explique que les dirigeants israéliens sont des plus réservés sur l’intérêt de la chute d’Assad. » Là vous dites tout simplement des contres vérités. Curieusement vous ne citez pas la dernière agression d’Israël contre la Syrie. Vous faites un tri sélective pour défendre votre thèse, cautionner une révolte qui n’en est pas une.

      https://www.youtube.com/watch?v=vQlqf_y633Y

      Le propos n’est pas de blanchir Al Assad. Une instruction uniquement à charge montre soit une attitude à courte vue soit de la désinformation.

      Je vous invite à lire l’histoire, d’abord que des faits historiques sur lesquels il y a unanimité, ensuite ce qui se discute, et pour fini voir quelle interprétation vous en ferez vous personnellement, en votre intime conviction, sans que vous soyez sujet à des considérations idéologiques ou partisanes. Vous serez étonné que la vérité n’est pas la où vous la croyez. Personnellement je ne défend ni Assad, ni un clan, je n’ai aucune sympathie pour le régime des mollah en Iran.

      « Celui-ci a soutenu les Américains pendant la guerre en Irak, il a cherché depuis un accord avec les impérialismes US et français, sous réserve de sa liberté d’action au Liban. » Je pense que vous vous tromper d’ennemi, au lieu de s’attaquer à la Syrie, vous devez consacrer aux US. S’il doit y avoir une révolution, il faut commencer là-bas. Parce que, quoique vous fassiez, si vous ne coupez pas la tête de l’Hydre, votre combat ressemble au combat de Don Quichotte face aux moulins à vent. Vous rendez service aux vrais exploiteurs sous prétexte de défendre la classe laborieuse.


  • Jacques_M 23 février 2013 20:30

    A propos du Golan syrien, une société US va exploiter le gaz et le pétrole.
     Des noms connus dans cette société : Jacob Rothschild, Rupert Murdoch, Dick Cheney.


  • plexus plexus 23 février 2013 21:21

    Vous faites ce que vous voulez, mais, à votre place, je ferais autre chose que de la géopolitique, qui ne présente qu’un aspect positif : c’est inattaquable. .
    Il faut laisser ça à des généraux en retraite, ils font ça très bien.
    Il y a une exception.
    Madame TABOUIS, que j’aimais bien, ne disait pas que des bêtises, en plus elle était rigolote, et en tout cas ses messages étaient percutants.
    Je me permets de vous dire que le vôtre est beaucoup trop long, il faut ramasser, faire bref.
    Je ne circule pas au dessus de la terre en U2 à 18 000 mètres d’altitude, je regarde juste au niveau des pâquerettes.
    Vouloir implanter LA DEMOCRATIE, dans ces pays est utopie, je crois que vous le dites
    Le fonctionnement féodal et collectif de ces sociétés (tout le monde est sauvé « ensemble », c’est pour cela qu’il faut matraquer l’impie, car il menace le salut de tous) n’est pas près de s’amodier. 
    Mon propos est le suivant : pour sauver notre pré carré, et empêcher que ces zigues viennent foutre la pagaille chez nous, que faut-il faire ?
    Merci.


    • FRIDA FRIDA 23 février 2013 21:51

      @plexus
      "Mon propos est le suivant : pour sauver notre pré carré, et empêcher que ces zigues viennent foutre la pagaille chez nous, que faut-il faire ?"

      l’ingérence et la déstabilisation d’Etats souverains est comme la syphilis.
      On ne peut pas fricoter avec des Etats qui promeuvent le djihadisme, le salafisme, le wahabisme etc et en sortir indemne. La France joue à un jeu trouble et elle payera tôt ou tard le prix.


    • FRIDA FRIDA 24 février 2013 09:30

      @plexus

      "Vouloir implanter LA DEMOCRATIE, dans ces pays est utopie, je crois que vous le dites
      Le fonctionnement féodal et collectif de ces sociétés (tout le monde est sauvé « ensemble », c’est pour cela qu’il faut matraquer l’impie, car il menace le salut de tous) n’est pas près de s’amodier."

      Je vous conseille donc de revoir Mme TAMBOUIS, elle vous convient à merveille.
      Une fois qu’elle a digéré la Tambouille que lui sert TFou et autres média mainstream, elle vous fera quelque chose de bien convenable et bien concis à la hauteur de ce que vous attendez et vous désirez.


    • plexus plexus 24 février 2013 10:51

      Merci bien, c’est net, clair et précis.
      Et les prêcheurs hostiles installés chez nous, on leur paye le billet de retour.
      Maintenant, au niveau des hommes (les nôtres) reste à inventer le pot à miel au couvercle piégeur, qui se bloque quand ils mettent les pattes dedans !!
      Cordiales salutations.


  • Magma des cendres rouges rené descendre 24 février 2013 14:37

    enfin moi, juste une question comme ça.. pourquoi ces beau pays démocratiques comme la syrie, ne font pas des présidents élus ? Après on discutera


  • jaja jaja 24 février 2013 15:01

    Frida je crois qu’on a fait le tour de nos divergences.. Pour moi la classe ouvrière et ses alliés sont les moteurs de l’histoire et les élites, toutes les élites, sont le problème. Elles n’ont aucun rôle progressiste. Vous ne croyez pas à la capacité d’émancipation des couches populaires, je ne crois qu’en elles.
    La révolution qui vient se fera par en bas et partout....

    Quand à la question syrienne les dés ont été lancés, la partie se joue et ni vous ni moi ne pouvons l’arrêter donc on verra bien ce qu’il en sortira. Vous parlez de la dernière agression d’Israël contre la Syrie et me reprochez de la cacher. Qu’y a-t-il à en dire sinon qu’encore une fois il n’y a eu aucune riposte de Damas ?

    Pour ce qui est de la dénonciation de l’impérialisme américain bon...je donne régulièrement comme beaucoup d’autres. Et ceci pour moi depuis la Guerre du Vietnam. Maintenant pour ce qui est de la Révolution aux USA c’est au peuple américain de s’en charger.
    Pour le moment ce sont les Révolutions arabes pour renverser les gouvernements réactionnaires ayant confisqué la Révolution comme en Tunisie ou en Égypte. qui sont sur le devant de la scène....
    Il faut les soutenir...


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